S’émerveiller… d’un jour de neige à la campagne… Quelques images d’une belle journée de neige, en Janvier dernier, qui m’a replongée dans les jours de neiges de mon enfance… Lorsque le paysage devient magique…
Auteur : Catherine
« Au cœur de la Nature… Retrouvez la connexion », écrit par Eric Seydoux.

Globe trotter au long cours, Eric Seydoux est un vagabond qui chemine sans cesse, en quête de vie, de sens et de beauté. Sa quête l’amène à rencontrer des personnages singuliers. Il s’imprègne de connaissances et de pratiques diverses, qu’il intègre progressivement et dont il fait une fusion toute personnelle. Il propose ici des moyens variés et concrets de se reconnecter à la Création, de méditer dans la nature, de retrouver la communion perdue avec le ciel, la Terre, l’air, le feu, avec les animaux… Je me reconnais tellement dans cette recherche de communion avec les éléments…
Ce livre est avant tout une expérience. On le lit comme on suit le cours d’une rivière. La balade en forêt se transforme en méditation . L’auteur nous montre comment nous pouvons, en une seule respiration, sentir le battement du cœur de la Terre… comment vibrer avec le souffle du vent, le clapotis du ruisseau, le rayonnement d’une étoile, ou le vol délicat d’une libellule… Des sensations devenues essentielles… Vitales.
Extraits
« Depuis un peu plus d’un siècle, nous avons été les témoins de considérables avancées techniques et scientifiques, qui ont bouleversé de fond en comble des millénaires de modes de vie traditionnels.[…] Malheureusement, ce qui, au départ, était une revendication légitime -se rendre la vie plus facile- ressemble aujourd’hui à une tornade folle que plus personne n’arrive à contrôler et qui emporte tout sur son passage. Nous sommes de plus en plus fatigués, de plus en plus désorientés. »
« L’être humain s’est éloigné de la nature. Oubliant qu’il en fait partie intégrante, il la considère trop souvent comme un grand supermarché dans lequel il a tous les droits. Au lieu de développer cette communion indispensable avec la Terre-Mère, il a érigé l’argent en souci primordial. Pour gagner le maximum d’argent, il est prêt à polluer, à répandre des insecticides, à élever des animaux en batterie, à éliminer les précieuses forêts du Brésil ».
« La Nature, obéissant à des lois immuables, a gardé son propre rythme. Les arbres ne font pas deux floraisons sous prétexte que c’est plus rentable, et les marmottes passent toujours l’hiver au chaud dans leur terrier. Même si, depuis quelques temps déjà, cette régularité rassurante est clairement chamboulée… Qu’on le veuille ou non, le changement qui est en route est une évidence. Mais malgré nos innombrables atteintes à son intégrité, la Terre, mère généreuse et patiente avec ses enfants terribles, continue pourtant à nous faire profiter de sa magnificence. Elle nous ouvre grand les bras pour nous accueillir, pour que nous puissions, à chaque fois que nous en éprouvons le besoin, nous y réfugier, retrouver pour un temps l’équilibre que nous avions perdu. »
« Ce qui est nécessaire maintenant, c’est d’ouvrir notre cœur à la nature, à notre Terre-Mère. C’est d’apprendre à l’aimer ».
« On peut ainsi passer toute sa vie en zombie, en regrettant le passé et en redoutant le futur. Or, le seul moment auquel nous avons vraiment accès, c’est le moment présent. Au delà d’une formule rabâchée, avec une meilleure attention et une plus grande qualité de présence, ma vie est plus intense, tout simplement plus vraie. Une vie authentique et belle, vécue les yeux et les oreilles grand ouverts, avec tout son corps, avec tout son cœur. »
« En développant notre connaissance de nous-même et notre capacité à ressentir de façon de plus en plus subtile, notre rapport avec la nature va s’en trouver enrichi, transformé. Car bien plus qu’un simple décor ou une toile de fond, elle est une entité en soi, une présence réelle. Elle est la présence de tout ce qui vit. Toutes les créatures vivantes autour de nous sont des extensions de cette même énergie, de cette même source que l’on peut appeler « Dieu » ou » l’Univers »… […] A notre niveau de conscience habituel, nous n’avons pas accès à toutes ces réalités, mais en développant notre sensibilité, la brume se dissipe peu à peu et la lumière peut alors nous visiter. »
« Les arbres sont les poumons de la Terre, les rivières en sont les veines et les artères… La Terre est composée des mêmes éléments que nous; comme nous, elle vit, elle respire, elle évolue. Et c’est finalement cette « énergie de vie », que nous allons connecter, à travers les différentes facettes de ce que nous appelons « Nature ».
« Énergie, Lumière, Ressenti, Vie… Il manque plein de mots pour pouvoir exprimer pleinement une certaine sensation ou une vibration particulière. Comment définir des sensations comme la « lumière de guérison » ou la sensation de vie qui pulse en nous en faisant la rencontre d’un renard au détour d’un chemin, ou la sensation d’immensité que l’on peut ressentir en entrant dans l’énergie d’un grand mélèze centenaire? Les mots sont trop petits pour ces réalités-là, sauf, peut-être pour le poète… »
« Dans nos contrées, deux mille ans après sa disparition officielle, nous sommes encore fortement imprégnés de la civilisation celte, qui, comme toutes celles qui l’ont précédée étaient animiste. Tout alors était sacré. Toutes les créatures avaient une âme et toutes avaient droit au respect. Quel que soit le problème auquel ils devaient faire face, les humains cherchaient la réponse en eux-mêmes en tenant compte des signes et des enseignements que leur offrait la nature […] C’est cet esprit qui revient si fort aujourd’hui. Et ce sont ces mémoires qui se réveillent en nous lorsque nous allons à la rencontre des éléments, toujours porteurs de tout cet enseignement. »
« Un univers entier de connaissance, de sensations et d’émotions s’offre à nous. La sensibilité est la clef qui va nous ouvrir ces portes vers l’infini. La réactiver, la redécouvrir même est essentiel pour avoir accès à toute la magie de la nature dans ses facettes infinies ».
Un livre qui fait réfléchir et nous ouvre les yeux et l’esprit sur notre lien avec la Planète et sur son infinie générosité.
Citations du jour: François Peltier… Sur l’art, la nature et sa beauté…

« Peindre est une prière »…
« La beauté, je l’ai découverte dans la nature, dès l’enfance. Autant de beauté ne pouvait être le résultat du hasard. C’était un don de « Dieu ». Car tant de beauté qui apaisait mon âme d’enfant, qui lui donnait une sérénité comblée, ne pouvait être sans signification. Et mes longues contemplations de la mer comme mes repas lovés dans le parfum de l’humus me faisaient recevoir chaque jour plus fort ce don de Dieu qu’est la beauté ».
« Face à notre monde dont nous percevons qu’il a pris de mauvais aiguillages, qu’il se dirige vers des jours sombres pour l’homme, sa vie, sa liberté, j’avais deux solutions: me créer un ailleurs, hors de ce monde… Ou tenter de réenchanter le monde. C’est ma tentative, peut-être ratée: l’espérance par la beauté. Honorer la vie et la Création. »
« J’ai pris mon baluchon et je me suis mis en quête de la beauté. Je me suis mis à chercher la ligne, la couleur. J’ai découvert le plaisir et la lumière qu’apporte la justesse d’un glacis outremer sur un semi-opaque rouge cadmium. Alors un monde d’une profondeur indicible se découvre. Il y a un ravissement à voir la couleur s’approfondir et se complexifier. »
« Sans doute parce qu’il y a au fond de soi une nostalgie du paradis perdu, l’homme, naturellement, se sent comblé par la nature. A part quelques citadins aux sens atrophiés, tout homme a ressenti un jour cette plénitude et cette paix que la beauté de la Nature nous offre. »
(Extraits du livre « En chemin vers la beauté » constitué de textes de plusieurs artistes, réunis par Mgr Dominique Rey).

Lumières d’automne sur la Côte de Granit Rose.
Même si, lorsque je l’ai quitté, mon métier d’hôtesse de l’air et le mode de vie qui allait avec, m’ont beaucoup manqués, le temps de la désorientation est bel et bien derrière moi, et aujourd’hui, j’apprécie énormément ce temps ralenti et cette liberté qui me sont offerts pour découvrir les splendeurs de notre doux pays de France, tranquillement, en prenant le temps de me poser, partout où je vais… Prendre le temps de respirer l’odeur des arbres, de la mer, des champs et des bois… Sentir le bien que cela fait d’entrer en communion avec les éléments naturels… Regarder, dessiner… Lire, bien-sûr, et rêver…Observer les comportement des animaux qui m’entourent (humains compris, quelquefois!).
Juste être là, au coeur de la nature, dans toute sa beauté, même simple… Je remercie le ciel chaque jour de m’offrir cette chance de pouvoir le faire…
Voici donc mes coups de cœur de ce mois de Novembre, passés sur la Côte de Granit Rose, à Beg Leguer, à côté de Trebeurden… Au calme, face à la mer…
Tredrez-Locquemeau et le Domaine du Dourven
Mon plus gros coup de cœur… Au bout de la Pointe du Dourven, on entre dans ce magnifique Domaine par une grille en fer forgé grande ouverte sur un parc planté d’arbres anciens, élancés et majestueux, juste au dessus de la mer. Somptueux…
Se trouvent là, deux des choses que j’aime le plus dans la nature: la mer et des arbres magnifiques. Ce très bel endroit se situe sur les hauteurs de Trédrez-Locquemeau, un joli village de pêcheurs, plein de charme. J’ai adoré l’atmosphère de ce lieu. A ne pas rater… Pour se ressourcer…






Ma vision du lieu…


Après le ressourcement dans le Domaine de Dourven, j’aimais descendre faire un tour jusqu’au petit port de Locquemeau. Dans un coin abrité de la digue, juste à côté d’une boutique d’antiquités à la façade magnifiquement décorée, on trouve sur les galets des quantités incroyables de coquilles Saint-Jacques vides, que le courant dépose et empile, là… Un paradis pour les amoureux de jolis coquillages… En vrai… (A mon avis)… Un cadeau discret de quelque sirène!…


Et juste à l’ouest de Locquemeau, les falaises de Tredrez… A faire à pied, bien-sûr.

La Côte de granit Rose
… Même s’il faut vraiment éviter Ploumanach, Trégastel et Perros-Guirec en pleine saison! (beaucoup trop de monde!)… A l’automne, il faut reconnaitre que ce coin de Bretagne est une splendeur!….
La lumière d’automne rehausse le ton rose et ocre du granit, donnant cette couleur si douce aux énormes rochers battus par les marées depuis des siècles…Le contraste avec le bleu profond de la mer laisse toujours un souvenir unique…




Trebeurden- L’ile Millau-La pointe de Bihit- Le château de Ker Nelly et le quartier de Lan Kerelen
J’ai bien aimé mes balades à Trebeurden. Il y a d’abord Le bourg lui-même qui est très agréable. L’Ile Millau est un lieu sauvage et préservé, juste en face de la plage et du port. On ne peut y accéder qu’à marée basse, et seulement pour deux heures environs, avant que le passage ne se referme sur le lieu… Magnifique balade. On se sent au bout du monde, tranquille et loin de la « civilisation »…
L’entrée de L’Ile Millau…

Et une fois au sommet de l’Ile…
A Trebeurden même, tout le quartier de Lan Kerellec est particulièrement agréable, avec ses jolies maisons de granit pleines de charme (on peut plutôt parler ici de manoirs)… Et puis il y a le remarquable château de Ker Nelly, qui a forcément titillé mon imaginaire…
La pointe du château (Plougrescant):
Un lieu assez sauvage et plutôt bien préservé, propice à de très belles balades à pied.


Une mention particulière aussi pour Le Sillon de Talbert, au dessus de Tréguier et pour la ville de Tréguier elle-même, qui a su garder tout le charme de la vieille ville…
La Presqu’île Renote à Trégastel, magnifique lieu de promenade.
Port-Blanc et Pors Scarf, avec ses rochers déchiquetés impressionnants.
Le château de Tonquédec, château féodal édifié au dessus de la rivière… Au milieu des bois parés des couleurs dorées de l’automne. Une belle atmosphère.
Les lumières d’automne sur la côte de granit rose.
Comme j’aime souvent le rappeler, je trouve que les lumières d’automne sont belles, claires et contrastées. Les couleurs explosent. Et même s’il fait gris ou s’il pleut, en bord de mer, les changements de couleurs et de tons sont fascinants, allant du gris, à l’anthracite, en passant par le mauve, le violet, le marine…Un festival pour les amoureux de couleurs et de lumières, les peintres et les photographes…


J’ai pris des centaines de photos comme celles-ci, qui inspireront mes exercices d’aquarelle et de peinture pour toute la durée de l’hiver qui arrive!… Et quel bol d’air on prend quand on arpente le sentier des douaniers, qui borde toute la côte!… Un bonheur dont j’ai profité chaque jour, sans exception!…(même par temps de pluie. Un tonifiant inégalable!)
Et puis je vous propose d’aller voir cette vidéo sur ma chaine Youtube… Un petit exercice créatif que j’aime de plus en plus… avec toute la modestie qui s’impose…
Ernst Haeckel
Je viens de découvrir Ernst Haeckel, grâce à un livre aperçu entre les mains de Valérie Lin, jeune artiste allemande que je suis sur YouTube. Un livre que j’ai commandé et que je viens de recevoir.
Artiste, biologiste et philosophe allemand, Ernst Haeckel est l’un des scientifiques les plus influents du XIXème siècle. Défenseur de la théorie de l’évolution et des idées de Darwin, Il est le créateur du terme « écologie » (science de l’ensemble des relations qu’un organisme entretient avec le monde qui l’entoure) et il est considéré comme le père de cette discipline. Si j’ai lu son intéressante biographie, en début d’ouvrage, c’est l’aspect artistique de sa vie qui m’a surtout intéressée. Le dessinateur de talent qu’il était a mis son don au service de la science en réalisant des planches intemporelles et des atlas de biologie dont le charme et la précision des illustrations restent inégalés. Et si elles étaient faites dans l’objectif d’expliquer la diversité infinie du vivant, elles provoquent surtout un sentiment de stupéfaction devant l’impressionnante beauté du monde naturel.

Si le succès était déjà présent dans ses monographies scientifiques, ses populaires ouvrages Kunstformen der Natur (« Formes artistiques de la nature » en français), qui parurent de 1899 à 1904 sous la forme de plusieurs cahiers, étaient présents dans le foyer de toute personne cultivée de l’époque.
Ces illustrations absolument splendides nous plongent dans un univers d’une féérie incroyable…
Si son livre « Les formes artistiques de la nature » servaient une ambition scientifique, Ernst Haeckel souhaitait surtout piquer la curiosité des personnes s’intéressant aux beautés de la nature. Il visait une cible bien spécifique et ses planches devaient en effet tout particulièrement attirer les artistes et les artisans. Les beaux-arts et les arts décoratifs ont effectivement trouvé dans ces formes artistiques véritables de la nature, de fabuleux motifs inédits et inspirants. De nombreux artistes et même des mouvements entiers, comme l’Art nouveau, se sont inspirés de ses illustrations.
« Comment expliquer le succès légendaire d’Ernst Haeckel de son vivant? Que dire de ses images qui continuent de fasciner tout un public bien après sa mort? » peut-on lire dans le livre. « Qui se plonge dans l’histoire de l’Occident et des liens séculaires entre art et science ne trouvera pas d’autre chercheur au rayonnement si vaste. Quel chercheur peut se targuer d’avoir, par son travail, marqué une esthétique et le goût de son époque?. Et un siècle après sa mort, à l’heure d’Internet, la reproduction de ses illustrations et de ses images s’est accélérée partout dans le monde, et sont devenues « virales »(en langage actuel) ».

Ernst Haeckel Art Forms in Nature 22 Pull-Out Posters von
J’ai déjà très envie de feuilleter ce très beau livre et ses illustrations qui me font rêver… Et me donnent envie de regarder les éléments naturels qui m’entourent d’encore plus près!…
Libre et Sauvage… la chaîne YouTube d’une jeune femme attachante…
Je suis une abonnée fidèle à quelques chaines Youtube. Des chaines que j’ai choisies avec beaucoup de soin et une certaine exigence sur l’esthétique des vidéos et sur les idées qui y sont exprimées… « Libre et Sauvage » fait partie de mes préférées. Je viens de recevoir la dernière video d’Orlane Paquet (Chaine « Libre et Sauvage »). Son sujet m’a interpellée car elle s’y exprime sur un sentiment que je ressens moi aussi depuis quelques années, depuis que j’ai découvert, comme elle, le plaisir immense de dessiner en pleine nature. Je partage complètement ses propos sur tout ce que dessiner dans la nature peut apporter à celui qui pratique cette activité toute simple mais tellement enrichissante. Je voulais juste vous faire partager…Je n’aurais pas dit mieux! Je pense tout pareil!…
Pour voir d’autres vidéos de « Libre et Sauvage »: cliquez sur le lien qui suit…
Contempler l’arrivée de l’automne au cœur du Perche.
Cette année, j’ai décidé de vivre l’arrivée de l’automne dans le Parc naturel régional du Perche.

Entre paysages champêtres, forêts, bocages et douces collines, le Perche est une destination parfaite pour les amoureux de la vie à la campagne. Un mois d’Octobre entier, à marcher dans les magnifiques forêts du Perche, de Réno-Valdieu, de Bellême ou de la Trappe, mais aussi à découvrir de ravissants manoirs en pierre blonde, et des fermes cossues entourées de prairies où paissent plein de vaches et de chevaux. Comblée!..
Et Voici les choses merveilleuses qui m’ont inspirée…
Les forêts du Perche:
Elles s’appellent « Forêt du Perche et de la Trappe », « Forêt de Bellême », de « Senonches », de « Réno-Valdieu » ou de « Perseigne »… Autrefois, elles ne formaient qu’une seule forêt immense, la Silva Pertica. Le côté féerique de ces forêts vient sans doute du fait qu’elles sont encore très riches d’essences ancestrales, des feuillus séculaires, (beaucoup de vieux chênes notamment), qui leur confèrent une beauté particulière à l’arrivée de l’automne, lorsque les feuilles se teintent d’or, de jaune, d’ocre et de roux. (Ceci dit, cette année, avec un mois d’octobre aussi doux qu’un mois d’été, les arbres ont mis bien longtemps a adopter leurs couleurs automnales et les arbres sont aujourd’hui encore bien verts!…)

A l’orée de la forêt de la Trappe

Les forêts du Perche sont humides et les nombreux étangs qui s’y cachent sont autant de miroirs où se réfléchissent les reflets flamboyants de la saison…






Les arbres classés « arbres remarquables » sont nombreux dans la région…

Et dans les sous-bois moussus, le mois d’Octobre, c’est la fête des champignons!… Même si ceux-là ne sont pas comestibles, ils sont tellement jolis à peindre!…



Deuxième source de joie pour moi:
Les chevaux et notamment les Percherons, symboles vivants du Perche:

Quel bonheur de juste passer un moment en leur compagnie. Et je ne m’en suis pas privée!… Nous avons eu de longs échanges plein de tendresse… qui m’ont inspirés quelques mots:
« Un grand percheron a doucement approché ses naseaux de mon cou. Il me respire prudemment… Je sens la chaleur de son souffle contre ma peau. Je respire son odeur chaude de cheval. Je pose ma main sur sa joue… Instants suspendus… Nous nous regardons. C’est comme si nos âmes fusionnaient pour tout apprendre l’une de l’autre, sans le filtre des mots. Humblement. Et oui, j’ose le dire: avec Amour… »




Une autre belle découverte: Le Château des rêves (La Ferté-Fresnel)
Un lieu merveilleux comme je les aime…. Ce château et ce Domaine, magnifiquement mis en valeur, sur le thème des contes de fées et des rêves…

La statue d’un cerf, figé pour l’éternité devant Le Château des rêves
Après une histoire riche en rebondissements, le château est aujourd’hui la propriété de Laurence et Bernard Chapelle, exploitants du renommé vignoble bourguignon du Clos Bellefond. C’est eux qui ont baptisé cette prestigieuse demeure » Le Château des Rêves » (cliquez sur ce lien vers le site très réussi du château des rêves; puis à gauche, cliquez sur « menu » pour visiter tous les chapitres de présentation). Ils en ont fait un lieu féérique et ouvert, qui m’a particulièrement touchée et dans lequel se déroulent des événements et des rencontres thématiques assez extraordinaires.
A cette période de l’année, l’intérieur du château est entièrement redécoré pour les festivités de Halloween. La visite se transforme en une découverte fabuleuse de « L’univers des sorcières ». Une mise en scène somptueuse, dans la pénombre, à peine éclairée par des chandeliers… La véritable entrée du château, avec son grand escalier magnifique, est encombré pour l’occasion de branchages et de toiles d’araignées… On y découvre des chaudrons bouillonnants dans lesquelles la sorcière fait mijoter ses potions magiques à base de crottes de chauve-souris, d’œil de crapaud ou autres délices…, des balais portant des chandeliers qui dansent doucement entre les visiteurs… une atmosphère fantastique, mais qui reste raffinée et esthétiquement très réussie. Un peu sceptique au début, parce que je ne suis généralement pas très enthousiaste concernant les fêtes de Halloween, qui sont en général grossièrement et vulgairement traitées, j’avoue que là, j’ai été emportée dans l’univers sorcier du château des rêves. Les photos à l’intérieur n’étaient bien-sûr pas autorisées, mais j’aurais aimé pouvoir fixer dans ma mémoire toutes les idées créatives absolument fabuleuses que j’y ai vues. … Oui, FABULEUX! Vraiment. Je n’ai pas trouvé d’autre mot. Et puis il y a l’ensemble du domaine dans lequel il y a plein de belles idées également…Un château des rêves qui porte décidément très bien son nom!…


Mon amour du patrimoine français m’a fait également apprécier les très jolis manoirs de la région à l’histoire très riche…

Château D’O
Et les maisons plus modestes sont souvent très jolies aussi, avec leur couleur blonde…
La Basilique Notre-Dame de Montligeon.


Adossée à la forêt de Réno-Valdieu, la Basilique de Montligeon est un édifice imposant de style néo-gothique, construit à la fin du XIX ème siècle à l’initiative de l’abbé Buguet, le curé du village de La Chapelle-Montligeon de l’époque. Sa taille et son implantation dans ce tout petit village de campagne lui a valu le surnom de « Cathédrale des champs ». Rien ne semble avoir changé depuis sa construction. Depuis 1884, la Basilique est devenue un haut-lieu de prière pour les défunts. Il se dégage quelque chose de cet édifice, Indéniablement… Il invite à la paix et au recueillement. On s’y sent bien, comme à l’abri de la folie de notre époque, protégé, peut-être… Au moins pour un instant… Les vitraux sont splendides et très colorés, projetant à toute heure du jour des reflets vifs sur les colonnes et les voûtes de pierre. L’impression de recueillement et de paix qui y règne est assez impressionnante.


Enfin, j’ai découvert ici un nouvel artiste :
–Pierre-Yves Bonnot:
Ses œuvres, dont j’ai pu voir quelques exemples dans une exposition au château de Senonches, sont peintes à la gouache, rehaussée de crayons et sont toutes peintes sur des papiers anciens (atlas, cartes d’état-major, papiers peint, livres de remises de prix…) Et c’est ce qui fait le charme et le côté unique de ses créations.
Après avoir parcouru le monde pendant plusieurs années en tant qu’architecte d’intérieur, Pierre-Yves Bonnot a décidé de poser ses valises à la campagne, dans le Perche où il vit et travaille à présent. Il peut ainsi observer avec passion la nature environnante, sa source d’inspiration.
Vous pouvez voir d’autres de ses œuvres sur le site de l’artiste: (site Pierre-Yves Bonnot)
Et bien-sûr, encore et toujours, mes amours… Les vaches…


Je logeais dans un gîte dans le petit village de Saint-Ouen de Sècherouvre, dans un gîte lumineux et très calme avec de grandes baies vitrées sur la campagne environnante et tous les matins, dès que j’ouvrais les yeux, j’avais une vue directe sur les vaches qui broutaient dans les champs qui entouraient la maison. C’était vraiment apaisant de les voir vivre, tranquilles, dans ces vertes prairies…
Pour terminer, je vous propose de visionner ce petit film réalisé par mes soins, résumant les émotions choisies parmi toutes celles que j’ai vécues ici, durant mon séjour… (choix forcément personnel et subjectif…), En vous connectant sur You tube…Un automne dans le Perche
Et si vous le souhaitez,
Franz Bodo: un artiste amoureux des animaux de la ferme.
Je séjourne actuellement dans le Perche pendant tout le mois d’Octobre, région où je peux assouvir mon besoin de vie à la campagne, de ballades en forêt, de jolies vues sur les prairies où paissent des vaches et des chevaux, créatures très attachantes qui comblent assez bien, je dois l’avouer, mon besoin d’échanges affectifs du moment…
Je suis entrain d’écrire un article sur toutes les merveilles que j’ai découvertes ici, et sur la beauté de l’arrivée de l’automne dans cette région pittoresque et bucolique. Un article que je vous promets de publier à la fin du mois. Je voulais y évoquer un artiste que j’ai découvert ici, grâce à deux petits livres que j’ai achetés dans la boutique de l’écomusée du Perche. Mais comme Franz Bodo n’est pas originaire du Perche, et vit apparemment en Alsace, il n’y avait aucune raison que j’attende la publication de mon article sur le Perche pour vous parler de lui. Voici donc ces deux livres:
Gros coup de cœur!…
J’ai toujours éprouvé une sorte d’amour spontané pour les animaux de la ferme. Depuis ma plus tendre enfance, que ce soit les vaches que je côtoyais dans les alpages savoyards où j’ai passé tant d’étés, ou bien les chevaux, les moutons, les chèvres, les cochons, ou même les animaux de la basse-cour, toutes ces « bêtes », comme on les appellent étrangement, m’ont toujours particulièrement touchée, par leur humilité, leur expressivité, leurs attitudes parfois si drôles dans lesquelles nous nous reconnaissons parfois si bien… Le contact avec elles est tellement enrichissant! Et ceux qui ne ressentent pas ce sentiment à leur égard passent, je le pense sincèrement , à côté de quelque chose…
Ce n’est pas le cas de Franz Bodo. Car pour passer sa vie d’artiste à peindre des bovins, des cochons, des poules, et des oies, il faut beaucoup les aimer, et savoir apprécier leur grâce particulière et leur beauté humble.
J’ai souvent essayé de dessiner des vaches, parce que c’est un sujet qui m’inspire énormément, mais je trouve l’exercice particulièrement difficile. D’abord, parce qu’elles bougent tout le temps! Et ensuite parce qu’il est très compliqué de rendre fidèlement leurs expressions si étonnantes, furtives, et les reflets de la lumière sur leur poil… Et Franz Bodo sait particulièrement bien capter ces choses subtiles.



On ne peut pas peindre avec autant de virtuosité un sujet comme celui-là, sans une bonne dose d’amour…Et des heures de contemplation attentionnée. Un vrai talent et des œuvres qui me touchent.
Citation du jour… Extraits du livre de Sylvain Tesson « Petit traité de l’immensité du monde ».
« Jusqu’à un certain jour où le ciel s’embrunit, je voyageais pour rencontrer les hommes. A ceux qui demandaient une raison à mes brusques départs, je décrivais l’humanisme -cet élan sentimental qui nous porte vers nos semblables- comme présidant à tout élan vagabond […] Je me méfie à présent de l’homme comme d’une eau claire que les yeux croient bonne et que le gosier découvre salée. J’ai déboulonné l’homme de mon piédestal intérieur… Je n’ai donc plus tellement soif de mes semblables.
Une fois que l’humanisme a perdu du terrain dans son âme, le vagabond ne se met plus en route sur les chemins du monde dans l’unique souci de rencontrer des hommes. Parfois même, il lui arrive de les éviter ostensiblement. Il choisit des régions dépeuplées. Il fait un détour quand il parvient en vue d’une ville ou d’un campement. Il n’a pas besoin de converser; il possède ses poèmes et le chant du monde. Il a d’autres rendez-vous: avec la beauté des forêts, avec le soupir des marais, avec le vol des insectes et le ressac des mers. Et ces rendez-vous-là sont offerts à la solitude, fidèle amante du voyageur à laquelle devrait être donné le nom de félicité.
J’ai découvert (si tard) combien un homme seul était en bonne compagnie.
[…] Apprendre à rester seul, pour vivre plus densément. Encore faut-il préciser qu’un vagabond romantique solitaire n’est jamais vraiment seul. Il a recours à la présence[…] des fées. Celui qui a fait sien le mot de Novalis invitant à « être perpétuellement en état de poésie », saura reconnaitre dans chaque expression de la nature la manifestation de leur existence.
[…] Le « recours aux forêts » (Junger) semble être la seule chose qui reste quand on a tout essayé. Dans la réclusion forestière réside peut-être la solution à nos tristesses. La forêt nous tend ses bras! Puisqu’on ne peut pas changer le monde, pourquoi ne pas se carapater dans la beauté des bois? »
