L’éternel émerveillé: Vincent Munier, photographe animalier

Je sais (parce qu’un de mes fidèles lecteurs me l’a dit) que quelques uns d’entre vous ont particulièrement aimé certains reportages de la Radio-télévision suisse de la série « Passe-moi les jumelles » dont j’ ai donné les liens pour que vous puissiez les découvrir ici, directement à partir de mes articles. Dans la même série, j’ai à nouveau découvert un documentaire très intéressant qui nous présente cette fois un photographe animalier passionné et passionnant: Vincent Munier.

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Je dirais plutôt « Poète-photographe-animalier », car sa façon de parler de son métier est tellement emplie de passion et de poésie que le terme photographe ne peut pas suffire dans son cas.

Il vous suffit de cliquer sur ce lien qui vous permettra de découvrir ce portrait de Vincent Munier . Un conseil: Commencez par ce reportage avant d’aller plus loin dans la lecture de cet article. C’est esthétiquement le plus beau!… Bloquez-vous un petit moment de 50 minutes pour le visionner tranquillement. Bouffée d’oxygène garanti!…

J’ ai beaucoup aimé les réflexions de cet artiste, sa liberté créative , acquise en partie grâce à son père qui l’a initié à la photographie, et la fraîcheur de sa vision qu’il essaie de conserver, malgré le succès et les années de métier qu’il a déjà dernière lui…

J’ai énormément apprécié ses conseils d’observation, sa définition de l’affût et tout ce que cela peut apporter à celui qui le pratique, (qui se rapproche un peu de ce qu’on éprouve lorsqu’on observe longuement un paysage pour le peindre), son insatiable curiosité pour le monde animal et la nature dans son ensemble, et son infatigable enthousiasme pour son activité. Et puis ses réflexions sur le fait que parfois, il faut savoir laisser tomber l’appareil photo pour apprendre à vivre des sensations d’autant plus intenses qu’elles sont vécues dans l’instant, sans le filtre des appareils photos.J’ai enfin été particulièrement touchée par la sincérité de son émotion et les larmes qu’on perçoit dans sa voix, à la fin du reportage, lorsqu’il finit par voir les loups blancs s’approcher de lui, après des jours et des jours d’attente.

C’est un plaisir de l’entendre parler de son bonheur à exercer ce métier qu’il fait avant tout, comme il le dit lui-même, non pas seulement pour gagner sa vie, mais pour continuer à recevoir ces magnifiques cadeaux de la nature, et continuer à vivre son rêve. Il est très soucieux, bien-sûr, d’écologie, mais comme il le dit lui-même, son militantisme a lui, c’est juste de montrer le beau…C’est sa manière à lui de réveiller les consciences.

Si le premier documentaire vous a plu, j’ai ajouté un lien vers cet interview de Vincent Munier dans l’émission Sept à Huit.

Il dresse un portrait magnifique du personnage. Il nous fait partager une partie de ses aventures, nous raconte la belle histoire qui se cache derrière chaque photo. On l’écouterait parler pendant des heures! Passionnant!… Et enfin, troisième film, si vous voulez continuer à voyager encore un peu, il y a aussi ce film « Arctique » réalisé par Vincent Munier lui-même

Images sublimes…

Je viens aussi de lire un article sur le site du Nikon Club à propos de Vincent Munier. Ils lui posent des questions sur les réflexions que la crise sanitaire et le confinement lui ont inspiré:

« On se doit d’être positif, dit-il. Nous n’avons pas le choix. Même si tous les signaux nous montrent à quel point, le fait de souhaiter vivre comme avant, nous mène droit dans le mur.  Ce confinement dû à la pandémie pourrait être une opportunité unique pour tendre vers une certaine décroissance, une sobriété heureuse, ralentir cette spirale infernale de la compétition, de la consommation à outrance et prendre le temps… Prendre de le temps de créer, de réfléchir, de penser, de rêvasser, de jouir, de faire plaisir, de s’émerveiller… »

J’adhère à 100%!…

Il ajoute: »La photographie comme je l’entends, c’est « attraper » des intuitions poétiques, les saisir c’est à dire avoir un regard, qui par notre histoire, éducation, épreuve, douleurs, joie… est singulier, personnel. J’aime dire qu’on ne photographie pas ce que l’on voit mais ce qu’on ressent.

Attention, la « nature » n’est pas un terrain de jeu de l’homme. Et ça, nous avons tendance à le croire, surtout avec ces voyages photographiques, qui parfois me font penser à ceux des chasseurs de trophées, entre autres. Mais aussi ce tourisme de proximité où on ne se contente plus de bonheur simple, mais il nous faut partir sur des projets délirants et écologiquement irresponsables. Voyez comment on « utilise » nos montagnes, comment le béton grignote le sauvage. c’est affligeant ! Pour des plaisirs futiles, éphémères… J’ai la sensation parfois qu’on se doit d’occuper le peuple qui s’emmerde, qui doit consommer car on il est formaté à ça, dès son plus jeune âge.

Enfin, cette dernière remarque, qui fait réfléchir…: « Il va arriver un temps ou ce sera « has been » d’enchaîner les voyages. Il arrive, ce temps où nous devrions avoir honte de prendre l’avion. C’est mon cas ! Depuis une dizaine d’années, je suis dans ce paradoxe que j’essaie de corriger. J’y arrive et me sens plus en harmonie avec ce que je défends. »

A méditer!…

Le défi fou d’un peintre amoureux de la nature…Laurent Willinegger:Une aquarelle par jour…

Je vous propose aujourd’hui de découvrir un nouveau documentaire produit par l’excellente chaîne de la Radio Télévision Suisse « passe-moi les jumelles ». J’ai déjà évoqué cette série d’émissions dans d’autres articles de ma rubrique « personnes passionnées et passionnantes », car leurs reportages (qu’on peut voir sur Youtube, pour la plupart) sont toujours d’une grande qualité et nous permettent de découvrir à chaque fois des artistes ou des êtres atypiques aux univers toujours étonnants et enrichissants.

Cette fois, il s’agit d’un documentaire sur un artiste qui s’appelle Laurent Willenegger. Amoureux fou de la nature, il a décidé de sortir tous les jours, quelles que soient les conditions météorologiques, pour peindre à l’aquarelle les paysages qu’il découvre, autour de chez lui.

Même si je ne vais pas dessiner dans des conditions aussi extrêmes que lui, (même les tempêtes de neige ne l’arrêtent pas), je comprends et j’admire sa démarche. Je partage avec lui ce plaisir de plonger corps et âme dans l’observation de la nature en la dessinant. Se laisser « absorber »par un paysage pour le peindre, a le pouvoir de nous projeter hors du temps…La concentration que l’on met à observer les lignes, les couleurs, les reflets, fait qu’on est comme hypnotisé et qu’on oublie tout!… Si vous faites partie des gens qui aiment pratiquer la peinture dans la nature, ou qui aiment dessiner dans des carnets de voyages, je suis sure que vous savez de quoi je parle…

Bien-sûr, en ce moment, on est un peu bridés dans les distances qu’on peut parcourir… Mais cette crise sanitaire aura bien une fin, et, en plus, vous pouvez profiter de la période actuelle pour commencer à apprendre chez vous quelques techniques, notamment celle de l’aquarelle… Et si vous n’avez encore jamais essayé de le faire, je vous invite à vous lancer! Même si vous pensez ne pas savoir dessiner, ça vaut vraiment la peine d’essayer!.. En tous cas, inspirez-vous de ce documentaire… Il est possible que cela vous tente d’essayer, dans le kilomètre autour de chez vous, à l’abri des regards!… Alors Cliquez sur ce lien…Bon visionnage!…

S’émerveiller… De la beauté des vaches, broutant dans nos prairies…

La plupart des gens aiment bien les vaches…

Avec ce reconfinement, beaucoup d’entre nous sont à nouveau coincés en ville, loin de la nature… Mais qui n’a pas quelques bons souvenirs de vacances à la campagne? De visites à la ferme, où l’on côtoie toujours avec autant plaisir des ânes, des moutons, des cochons, des poules… et des vaches, bien-sûr?… Les animaux de la ferme ont ce charme si particulier. Leur humilité nous touche.

Lors de mon dernier séjour prolongé dans l’Aveyron, j’ai vite pris l’habitude de passer de longs, de très longs moments, en compagnie d’un beau troupeau de vaches, qui paissaient tranquillement dans les champs, près du village où je me trouvais. Et j’étais si bien, assise, là… Juste à les regarder…

Je me suis posée la question des raisons de mon addiction très rapide à ces moments de communion partagées avec ces bêtes si attachantes.

J’ai vite compris que m’asseoir là, face à elles, et les regarder brouter et ruminer me procurait un sentiment de grande sérénité, de calme et de paix. Loin de toute agitation, la contemplation de ces vaches m’apaisait, tout simplement… J’ai donc découvert cette toute nouvelle forme de méditation…

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Aviez-vous remarqué cette petite houppette de poils sur le sommet de la tête… qui ressemble à une moumoute?… Trop chou!

Mon propos dans cet article n’est pas de polémiquer sur la cruauté de certains élevages ni de critiquer les techniques d’abattage des animaux destinés aux boucheries. D’autant plus que la ferme où je me rendais pour deviser avec ces jolies vaches semblait particulièrement respectueuse de ses bêtes qui broutaient toute la journée dans des champs immenses. Elles étaient chouchoutées, très propres et bichonnées comme des princesses!… J’ai beaucoup de respect pour les agriculteurs. C’est un métier difficile qui demande beaucoup de courage.

Et il ne s’agit pas non plus de faire l’apologie du régime végétarien, ni de jeter la pierre aux mangeurs de viande. Loin de là!… J’aime trop le pot au feu pour faire partie de ceux qui tirent à boulets rouges sur les carnivores.

Non, le propos de cet article est juste d’attirer votre attention sur la beauté et la douceur des vaches. Elles partagent la vie des hommes depuis la nuit des temps. J’ai simplement envie de leur rendre hommage, pour ce qu’elles nous offrent. Et vous faire partager mes images afin de vous donner envie à vous aussi (dès que cela vous sera possible), de vous rapprocher d’elles pour tester ce moyen original de méditer et de vous détendre: La contemplation des vaches!…

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C’est moi qui les regarde? ou ce sont elles qui m’observent?

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Baiser affectueux!…A bientôt, dans nos prés!… On vous attend!…

.. Et puis je ne résiste pas au plaisir d’ajouter un lien vers ce petit film réjouissant qui nous montre des vaches retrouvant leurs prés, après un long hivernage…avec un plaisir non dissimulé!… Leur réaction met en joie!… Les agriculteurs appellent cela « La danse des vaches »! ça me rappelle ma propre joie lorsque j’ai retrouvé les champs après le premier confinement!… J’étais un peu dans le même état!… Et je suis déjà impatiente de retrouver mes douces copines, le printemps prochain!…

« Et si la terre était unique? » Un reportage passionnant de Laurent Lichtenstein. Pour s’émerveiller du miracle de la vie sur Terre…

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Je viens de voir un film documentaire passionnant sur France 5: « Et si la terre était unique? » réalisé par Laurent Lichtenstein. Depuis quelques années, on entend dire beaucoup de choses sur la probabilité de l’existence d’une planète dotée d’un écosystème semblable au nôtre ou au moins d’une forme de vie quelconque. Or, en regardant cet excellent reportage, on se rend compte qu’il est vain pour les humains de chercher une planète aussi parfaite pour leur survie que ne l’est notre planète « Terre ».

En s’appuyant sur les travaux d’astronomes, de biochimistes et de biologistes, ce film propose un voyage au cœur de notre système solaire et nous fait découvrir l’incroyable concours de circonstances qui a permis l’essor de la vie terrestre depuis 4 milliards d’années. Car ne nous y trompons pas: la venue de la vie sur Terre est le fruit d’une histoire vraiment singulière dépendant d’une suite d’accidents cosmiques et d’un enchainement de hasards qu’on pourrait qualifier de miraculeux. En tous cas, pour ceux que l’on connait… Car il reste encore beaucoup de mystères et de questions auxquelles la science n’a pas encore répondu.

J’ai été particulièrement intéressée par cette histoire de collision de la planète Théia avec la Terre. Si la collision avait été plus violente, elle aurait pulvérisé la Terre, mais moins violente, elle n’aurait pas permis la fusion des deux planètes qui a engendré les conditions nécessaires à l’apparition de la vie. Et c’est sans évoquer cet autre miracle: la terre a juste la bonne quantité d’eau pour que la chimie de la vie ait pu commencer. S’il y avait eu plus d’eau, ou pas assez, les conditions n’auraient pas non plus permis le développement de la vie sur terre. Reportage à regarder en cliquant sur ce lien ( ici), en replay sur France TV seulement jusqu’au 23 Novembre. Il dure un peu plus d’une heure mais je peux vous garantir que vous ne regretterez pas de l’avoir regardé. Il renforcera certainement votre amour pour la magnifique planète qui est la nôtre, et qui ne ressemble à aucune autre… Sachez-le, nous ne trouverons jamais mieux ailleurs! Autant mettre tous nos moyens et nos forces dans la préservation de ce trésor qui nous accueille déjà si généreusement…

Il m’arrive de trouver certains reportages scientifiques ennuyeux et rébarbatifs, mais pour le coup, j’ai trouvé celui-là passionnant parce qu’il laisse de la place au rêve et au côté merveilleux de cette fabuleuse histoire qui est celle de notre Terre. A ne pas rater!…

Mes images d’un séjour bienfaisant en terre aveyronnaise…

Mes images d’un séjour bienfaisant en terre aveyronnaise…

« Choisissez toujours la route pittoresque », ais-je lu un jour …

C’est ce que j’essaie toujours de faire, partout où je vais… Je pourrais même dire que c’est le choix que je m’applique à faire dans tous les aspects de ma vie… Je suis très reconnaissante à cette région, à ses habitants, à ses arbres et ses animaux, pour leur accueil simple et chaleureux depuis plusieurs semaines, alors que j’étais à la recherche d’un endroit paisible pour vivre plus sereinement cette période de rentrée sur fond de crise sanitaire.

Je me suis sentie comme enveloppée, réconfortée par cette nature généreuse…

Alors, pour vous, qui êtes ailleurs, peut-être au milieu de la foule citadine et de ses obligations stressantes… ces quelques « impressions aveyronnaises », sous forme de photos… Pour vous faire partager en images, ma « route pittoresque »…

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Sur les plateaux

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Les raspes du Tarn

« Timestorm Films ». Des paysages sublimés par des Films en Timelapse d’une qualité exceptionnelle.

Lors de la rédaction de mon dernier article sur les étoiles filantes, je suis tombée sur un très beau film  appelé Nox Atacama. Le désert chilien d’Atacama est un endroit où le ciel est un des plus clairs et des plus purs au monde, mais aussi un des plus sombres la nuit. Il permet donc des images célestes d’une grande beauté, que je vous conseille vivement de visionner, pour vivre  un merveilleux moment d’évasion (enfin!…), dans un décors grandiose…(Nox Atacama)

Nox Atacama

Ce film m’a permis surtout de découvrir Timestorm Films, une maison de production basée en Allemagne, dirigée par Martin Heck, jeune cinématographe particulièrement doué, grand spécialiste de la technique du Timelapse.  C’est une technique qui consiste à filmer un sujet en mouvement en diminuant la cadence des prises de vue pour que le mouvement du sujet soit accéléré à la projection. (en français, « images accélérées », tout simplement).

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En allant sur cette page d’accueil de leur chaîne you tube, vous pouvez cliquer sur une l’icône « vidéos : tout regarder », qui vous amènera directement sur une liste de tous les films. Tournés aux quatre coins du monde, ils vous permettront de passer des instants magiques dans des paysages époustouflants. Cela va de la Nouvelle Zélande, à l’ Icelande, en passant par la Patagonie, l’Argentine, le pôle Sud…

Timestom films PatagonieA regarder sans modération…

Avec mon besoin énorme d’évasion très contrarié par les circonstances du moment, ces images m’ont fait un bien fou!… J’espère qu’elle vous donneront à vous aussi cette sensation d’évasion. Vous pouvez choisir dans la liste proposée les films dont les titres vous attirent le plus. De toutes façons, ils sont tous plus beaux les uns que les autres. Personnellement, j’ai particulièrement apprécié South Pole/Antarctic silence , avec des aurores boréales féériques. ( le mot n’est pas exagéré!…). J’aimais tellement les observer pendant les vols de nuit… J’ai aussi beaucoup aimé celui qui s’appelle Norway (à voir ici) et qui m’a rappelé un voyage en Norvège, pays dont la beauté sauvage m’avait particulièrement touchée..

Le tout à regarder de préférence sur ordinateur plutôt que sur téléphone portable… Toujours en réglant vos paramètres (en bas, à droite de l’image) sur HD, bien-sûr…

Je vous souhaite un très Bon Voyage!… virtuel… Mais bon!… En attendant mieux!…

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L’Observation de la voûte céleste… Source inépuisable d’émerveillement…

L’Observation de la voûte céleste… Source inépuisable d’émerveillement…

L’observation de la voûte céleste est une source inépuisable d’émerveillement… Et les étoiles filantes sont un cadeau du ciel…

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Il y a des averses d’étoiles filantes plus ou moins intenses tout au long de l’année. Mais le ciel est généralement plus dégagé en été et il est plus facile de les observer dans la chaleur des nuits d’été. Le début du mois d’Aout est donc le moment idéal pour cela. C’est la saison des Perséides.  Les Perséides sont de petites particules de la comète Swift Turtle, qui croisent l’orbite terrestre chaque année entre la mi-juillet et la fin du mois d’Août.  En entrant dans l’atmosphère, à plus de 54.000 km/heure, elles se désintègrent et se transforment en étoiles filantes.

C’est pour cette raison que les amoureux d’astronomie se donnent rendez-vous pour les fameuses « nuit des étoiles », un évènement qui a lieu tous les ans à cette période. (du 7 au 9 Août cette année). A cette occasion, diverses manifestations sont organisées partout en France , dans les planétariums, les  observatoires et les clubs d’astronomie. Cette année, le pic du nombre d’étoiles filantes se produira dans la nuit du 12 au 13 Août. A ne pas rater!… En tous cas, moi, je serai au rendez-vous, les regard plongé dans l’espace…

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Les hommes ont toujours été fascinés par ces phénomènes célestes, depuis la nuit des temps.  Je me demande parfois ce que nos ancêtres imaginaient lorsqu’ils voyaient une étoile filante traverser le ciel nocturne, alors qu’ils ignoraient encore tout ce que nous savons aujourd’hui sur le cosmos. Y voyaient-ils un signe? un bon présage? Un clin d’œil divin?…   Il parait que durant l’antiquité, les hommes pensaient tout simplement qu’il s’agissait d’étoiles en train de mourir qui se décrochaient du ciel avant de s’éteindre… J’aime ces interprétations ancestrales, venant d’époques où la science n’expliquait pas tout.

Lorsque je regarde rêveusement le firmament, je préfère oublier ce que la science dit des étoiles parce que les explications scientifiques manquent parfois de poésie et cassent un peu le rêve… Par ailleurs, il m’arrive de m’irriter de voir les milliards qui sont consacrés à la conquête spatiale, à la recherche d’une planète hypothétiquement vivable pour les humains (mais dans quelles conditions?!..), alors que tous nos moyens devraient être consacrés à la préservation de notre magnifique planète qui possède déjà naturellement tout ce dont nous avons besoin pour vivre… Sans parler de la mise en orbite de milliers de satellites qui commencent à polluer l’espace…

Je préfère orienter mes pensées vers les artistes qui, par leurs poèmes, leurs peintures, ou leurs chansons, savent si bien évoquer la magnificence d’un ciel étoilé.

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Dans l’hémisphère nord, en levant les yeux par une nuit claire, on voit les constellations boréales brillant comme des cristaux. Le mieux, pour se plonger dans les profondeurs du firmament, c’est de s’éloigner des villes où la pollution lumineuse gêne beaucoup l’observation des étoiles, et de partir dans des régions isolées et si possibles montagneuses, où l’absence de lumières parasites permet de profiter au maximum de ce spectacle grandiose (et gratuit!)… Le parc national des causses du Quercy (appelé triangle noir pour cette raison) est une des régions les plus sombres de France. Le ciel y est très pur et les conditions sont donc optimales pour admirer la voûte céleste et les étoiles filantes. Il y a aussi de bons endroits en Bourgogne, dans le morvan ( le mont Beuvray dans la Nièvre), les Cévennes, les Pyrénées (Pic du midi), les hauteurs alpines, les montagnes d’Auvergne… Alors réservez votre nuit, préparez une couverture, un coussin ou un transat, pour vous installer confortablement couché dans l’herbe, et profitez de ce spectacle magique… (et absolument gratuit!…). Vous pouvez éventuellement écouter une musique planante en même temps (là… A vous de voir, mais ça peut encore augmenter l’émotion. Musique ou silence… C’est une question de préférences personnelles…).

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Et si vous ne vous lassez pas du spectacle fabuleux de ces ciels étoilés, ou si vous n’avez pas la possibilité de les observer cette année, je vous invite à regarder 4 petites merveilles… D’abord, un film de Miche Shoshana, qui s’appelle Shooting stars. un pur moment de beauté, à regarder en plein écran et dans le noir, si possible… Ensuite,  ces deux films de la Yosemite channel (The Milky way-La voie lactée), cet autre, (Planet earth beneath the milky way) deux films absolument magnifiques de Barry Chall, réalisés pour la Yosemite Channel américaine.  Puis vous pourrez enchaîner avec ce film de Adrien Mauduit : « The night of shooting stars ». Le tout est à regarder de préférence en HD, sur votre ordinateur… Le téléphone portable, à cause de la petite taille de l’écran, ne pourra pas vous procurer la même émotion!…

Mais rien ne vaut l’immersion réelle dans ce décor cosmique, les yeux plongés dans les profondeurs de la nuit, le nez dans l’air frais, la peau caressée par l’atmosphère des nuits d’été… Moi, ce genre de vision me fait rêver et planer très très haut… Pas besoin de substances illicites…

En se plongeant dans les profondeurs de la voûte céleste, on se sent à la fois minuscule, et en même temps, on a la sensation d’appartenir à un tout, à quelque chose d’immense, d’éternel et de tellement mystérieux encore… L’impression de faire partie intégrante de ce mystère infini de l’univers et de la vie…

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Qu'est-ce que le Cosmos ? - Les Curieux du Cosmos

« L’awen en solitaire ». Avancer seul sur le sentier des druides. Un livre de Joanna van der Hoeven aux éditions Danaé.

Le druidisme est la tradition spirituelle « indigène » de Grande-Bretagne, d’Irlande, et de certaines parties d’Europe.9791094876336-200x303-1 C’est une ancienne tradition païenne axée sur la symbiose avec la nature. « Suivre le sentier du druidisme, c’est rendre hommage au monde naturel et à tout ce qui vit, développer une relation avec le monde et chercher à travailler avec lui en harmonie et en équilibre ». Longtemps pourchassé par la hiérarchie chrétienne, le druidisme existe toujours et connait même un regain d’intérêt ces dernières années. Les druides suivent de longues années d’enseignement. Ils peuvent être considérés comme les prêtres des anciens cultes celtiques, mais ils sont aussi des enseignants, des scientifiques, des érudits, des juges, voire des prophètes, véritables intermédiaires entre le monde surnaturel et les hommes. En général leur savoir est très vaste; il va de l’astronomie à la botanique, à la pharmacopée, en passant par la poésie et la philosophie.  Si l’on souhaite partager avec d’autres ce chemin de vie, il est possible de devenir membre d’un ordre de druides ou de découvrir ces pratiques dans certains festivals spécialisés. Soucieux de préserver leurs secrets, les druides tiennent des assemblées nocturnes en des lieux isolés, souvent connus d’eux seuls.

Mais il y a d’autres voies possibles.

Ce livre est écrit spécifiquement pour celles et ceux « qui se sentent appelés au druidisme mais préfèrent voyager seuls sur ce chemin de vie, libres des conventions et des restrictions sociales, en s’éloignant de l’humanité pour mieux connaitre le vaste monde ». 22_c1_eg_druideIl traite des bases du druidisme et nous montre comment les appliquer simplement à notre vie quotidienne pour l’enrichir d’un sentiment de beauté, de magie et de mystère. Sur ce chemin solitaire, nous finissons par nous rendre compte que nous ne sommes jamais seuls dans ce monde, et par notre lien avec la nature, nous voyons que l’idée même de séparation n’est qu’une illusion.

Le druide vit et apprend par « l’ Awen »,  ce qui veut dire littéralement « l’inspiration poétique qui vient de la nature ». Spirituellement, le druidisme peut être un chemin de vie merveilleux.

Beaucoup de druides sont animistes et croient qu’il y a une forme de conscience en toute chose, qu’il s’agisse d’une pierre, d’un arbre, d’une goutte d’eau ou d’un scarabée. Quand il marche dans la forêt, le druide devient la forêt. Il devient les arbres, les renards, les biches, les ruisseaux, les rochers, et apprend ainsi à voir quelle est sa place dans le vaste univers.

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Il est de la responsabilité du druide solitaire d’apprendre tout ce qu’il ou elle peut, que ce soit par les livres, en écoutant les orages et les tempêtes, en faisant de la musique ou en faisant l’amour. Nous pouvons apprendre de toutes les expériences de notre vie, si nous choisissons de les écouter. Le druide solitaire cherchera à se relier au monde naturel à son propre rythme, et selon ses propres termes. Il devra apprendre en tout premier lieu à garder les pieds sur terre, notamment par la méditation, ou la prière.

Lorsqu’on débute sur la voie de la méditation, on commence généralement par réapprendre à respirer. Or, la respiration est notre interaction la plus simple et la plus primitive avec notre environnement naturel, et le moyen le plus efficace de se rappeler que nous en faisons partie. Il est étonnant de se dire que l’air que nous respirons est le même que celui que respiraient nos ancêtres, il y a cinquante, cent ou milles ans. Renouvelé, certes, par les échanges naturels de notre respiration et de celle des arbres, mais il ne vient pas d’ailleurs…

Le druide voit également la prière comme une intention profonde visant à rendre hommage à toutes les choses, visibles ou invisibles, qui partagent notre existence. Toutes les relations sont à double sens. Tout est connecté. Pour le druide, prier, c’est rendre hommage à cette connexion. Si prier, c’est se relier, il faut à un certain moment s’arrêter et écouter les réponses éventuelles. Parfois, dans la vie, nous n’obtenons pas de réponse immédiate. Mais prendre le temps de s’arrêter, d’écouter, même si on n’entend rien, c’est apprécier le temps et le lien que nous partageons avec toutes les autres choses sur cette planète..

Ici ou ailleurs… Maintenant, ou dans le passé…

 

« Le bonheur est dans la nature ». un livre de Marc Giraud, aux editions Delachaux et Niestlé.

9782603025550-475x500-1Encore un livre de plus sur les bienfaits de notre reconnexion avec la nature, me direz- vous…

Mais celui-ci est particulièrement agréable à lire. L’éveil des sens qu’il propose à travers quelques exercices pratiques accessibles à tous, permet de faire taire le mental et de tester le lâcher prise. Quand vous traversez des difficultés, que les contrariétés s’amoncellent à l’horizon, ne perdez pas de vue ce moyen très efficace de vous remonter le moral. L’immersion dans la nature provoque une joie intense, un bonheur étrangement simple, mais fort, viscéral. .

« Nous sommes des enfants de la nature. Notre humanité et nos racines biologiques plongent dans la nature sauvage, nous y avons été pétris pendant des milliers d’années ».

La « biophilie » avance que les humains sont, de façon innée, attirés émotionnellement par les paysages naturels. Cette attirance pour la nature est universelle et partagée par toute l’humanité.

« L’immensité de la nature est une source infinie de curiosité et d’explorations. Elle ouvre l’imagination. Sa beauté extraordinairement diversifiée mais toujours harmonieuse, stimule l’inspiration et la création. »

Se réfugier dans la nature permet de refaire le plein d’équilibre, de sérénité et de hauteur, afin de pouvoir affronter ce monde avec plus de solidité.

Quelques chapitres intéressants du livre (avec des extraits choisis):

-Libérez vos sens: en prenant conscience du fonctionnement global de notre corps, il nous est possible de savourer cette joie simple d’exister, d’être là..

L’inspiration vient en marchant: « en marchant, on renoue avec son corps, on reprend le contact avec la terre et avec le ciel. On s’inscrit dans le paysage, on se réapproprie l’espace, on s’ouvre à la grandeur du monde. En marchant, on rejoint aussi d’autres sphères, celles qui font jaillir en nous les idées spontanées et l’inspiration. Jean-Jacques Rousseau, comme tant d’autres écrivains, poètes, philosophes, peintres, musiciens ou scientifiques, ne pouvait pas penser et créer sans marcher. En marchant, on avance aussi intérieurement.

-Le bonheur est dans le présent.

La musique de la nature: « les sons de la nature agissent comme des caresses vibratoires et nous transmettent du bien-être ».

Dessinez une fleur: « Tout comme la nature, il est un domaine qui nous soutient dans les épreuves de l’existence et qui nous accueille toujours, quel que soit notre moral, c’est l’art. L’un est propice à l’autre: pratiquer un art dans la nature réunit donc deux grands alliés de notre bien-être ».

Et ce chapitre, que je trouve absolument fabuleux et qui me donne l’envie d’écrire un article approfondi  sur le spectacle grandiose de la voûte céleste… ( Cet été, j’envisageais, avant le débarquement de cet inquiétant virus dans notre pays, de faire un séjour à l’Ile aux étoiles, dans le Quercy, juste pour cela… C’est sans doute remis à une date ultérieure… A la place, je vais observer les étoiles dans le ciel Aveyronnais… Ce qui est très bien aussi puisque la pollution lumineuse y est très faible…)

Passez une nuit à la belle étoile: « Au dessus de nos têtes, le ciel étoilé nous plonge dans une immensité vertigineuse. Nous prenons conscience que notre corps est une interface entre l’infiniment grand et l’infiniment petit, entre un espace extérieur et un espace intérieur insondables. Nous nous posons des questions sur notre place dans l’univers. Regarder un ciel étoilé procure toujours une impression magique de rêve et d’enchantement. La nuit, la lune et les étoiles, c’est de la poésie à l’état pur. Le ciel nocturne éveille en nous des fascinations primitives profondes. Au dessus de nos têtes s’étend une immensité semblable à celle que regardaient nos ancêtres, ouvrant un passage à travers le temps, nous faisant entrevoir l’éternité.

Une ballade dans la nature, en pleine conscience, et avec ce sentiments profond de connexion, est une moyen particulièrement efficace pour lutter contre le blues. C’est le moment idéal pour commencer à organiser vos prochaines ballades estivales pour vous ressourcer… Tout le monde en a grandement besoin…

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Et maintenant?… Il faut vraiment s’occuper de notre magnifique planète… Et c’est urgent!…

Et maintenant?… Il faut vraiment s’occuper de notre magnifique planète… Et c’est urgent!…

Je ne peux m’empêcher de comparer la crise sanitaire que nous venons de vivre, dont la survenue avait été largement évoquée depuis longtemps par certains spécialistes et qu’aucun pays n’a préparé comme il l’aurait fallu, à la catastrophe écologique planétaire annoncée depuis tant d’années, par tant de scientifiques, et que le monde entier semble refuser de regarder en face… Exactement de la même manière.

On entend partout les gens se réjouir de la réouverture des restaurants, des bars, des magasins de vêtements (alors que nos armoires débordent!…). Vite, vite, retournons à nos vies d’avant. A la sacro-sainte croissance! Consommons!… Achetons!.. Il ne s’est rien passé! ou presque!… On dirait que c’est derrière nous! Et on veut très vite oublier et reprendre nos activités, avec tous leurs excès, sans rien y changer, surtout!…

Et la terre étouffe à nouveau… Comme avant…

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On estime que 48 OOO personnes meurent chaque année en France à cause de la pollution de l’air. Entre 5 et 8 millions à travers le monde. Et c’est sans évoquer la pollution de l’eau que l’on boit, pleine de perturbateurs endocriniens, les pesticides agricoles et leurs effets cancérigènes avérés… Selon l’OMS (l’Organisation Mondiale de la Santé) 30 % des pathologies ont d’ores et déjà une origine environnementale. Mais fidèle à lui-même, l’homme attend que la catastrophe le touche personnellement pour s’en préoccuper. Mais cette fois, il faudrait vraiment se bouger avant qu’il ne soit trop tard. Car ce ne sera plus un problème touchant essentiellement les personnes âgées (argument qui semble en consoler certains, à propos de la pandémie de Covid 19). C’est la survie de l’humanité entière qui est directement menacée.

Arrêtons cette fuite en avant effrayante et sans conscience.

Qu’on ne s’y trompe pas, la terre, elle, n’est pas en danger. Et c’est tant mieux!… Lorsqu’on lit partout qu’il faut sauver la planète, il faut prendre conscience que la terre, débarrassée de l’humanité, continuera à exister! Même mieux, sans doute… En quelques centaines d’années, ce qui est très peu en comparaison de sa longue histoire, la nature aura utilisé sa faculté d’absorber la pollution, et débarrassée des êtres humains, elle retrouvera assez vite son bel équilibre!…

Ne vous y trompez pas… C’est bel et bien l’espèce humaine qui est en danger… A cause de son aveuglement… Je ne peux résister au plaisir de citer Albert Einstein à ce sujet… Une citation que j’adore:

« Deux choses sont infinies : l’univers et la bêtise humaine… En ce qui concerne l’univers, je n’en ai pas acquis la certitude absolue ». Excellent, non?…

Profitez de cet été un peu inhabituel pour prendre des vacances au sein de la nature. Immergez-vous dans la verdure, marchez sur les petits chemins, à travers les champs et dans les bois.  Longez les côtes et contemplez l’océan, baignez-vous dans la mer, ou dans les rivières… Respirez à pleins poumons cet air encore respirable à la campagne…(cet air qui m’a tant manqué pendant le confinement en région parisienne). Entrez en communion avec la nature, vraiment… Et pensez au trésor inestimable qu’est notre planète… Réfléchissez!… Sérieusement et profondément.