« Célébration de la beauté »(Roland de Miller). Ce livre devrait être lu par tous les êtres humains…

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Petit matin

Depuis le jour où j’ai créé ce blog, j’ai eu envie de mettre en avant l’importance de la beauté et de l’émerveillement dans nos vies quotidiennes. Mes articles sont essentiellement consacrés à la beauté (dans l’art, dans la nature…), et à l’importance d’entretenir nos facultés d’émerveillement.

Sans trop m’en expliquer les raisons, depuis mon plus jeune âge, j’ai expérimenté le fait que nos capacités d’émerveillement étaient un vecteur essentiel de notre bien-être et de notre joie de vivre…

La lecture de ce livre m’a permis de comprendre de manière concrète le mécanisme qui opère en nous lorsque nous entretenons cette faculté d’émerveillement devant la beauté. Et il m’a conforté dans cet instinct que j’ai, depuis toujours, de la chercher et de m’en nourrir chaque jour.

Pour Roland de Miller, l’auteur de ce livre, la civilisation occidentale, complètement droguée par le mythe de la croissance économique et démographique, court tout droit à son effondrement. L’auteur n’est pas tendre dans ses réflexions sur l’humanité en général, sur la surconsommation, sur l’univers de l’argent et du profit, sur la sacralisation de la technologie, et notamment sur la mentalité des français:  » Ce qui est effarant, ce ne sont pas tant les catastrophes en elles-mêmes que l’aveuglement avec lequel on continue à les répéter par un système suicidaire et intouchable: c’est l’idéologie de la croissance (du PIB surtout!)… et de la crétinisation des masses. […] Notre pays est extraordinairement beau et varié mais les français ne s’en montrent pas dignes. Le français, technophile et automobiliste acharné, gros consommateur de pesticides et de médicaments, bouliste, téléspectateur, grégaire mais individualiste, chauvin, souvent fumeur et chasseur, friand de polémique politicienne et de matchs de football mais ignorant en matière de nature, d’écologie et d’art, est un fossoyeur de la Beauté, même s’il ne le veut pas consciemment » (Oui, je vous l’ai dit: il y a des vérités qui sont difficiles à entendre!…). Il ajoute: « Dans quelques décennies, les pays d’Europe n’auront plus qu’un seul visage uniforme à offrir. C’est consternant. On appelle ça la mondialisation. ça me donne la chair de poule! Car ce qui fait la beauté de notre planète, c’est sa diversité, et non son uniformité. Perdre ses racines, sa culture, ses paysages naturels, son folklore, c’est perdre son identité ».[…] Pour des milliards de citadins à travers le monde, le cadre de vie urbain est donc devenu de plus en plus absurde et invivable. »[…] « Il y a des millions d’âmes dans notre monde qui ne peuvent supporter le silence; il leur faut constamment être baignées de bruit et d’agitation. Quel sentiment de la nature peut-il y avoir chez des individus dont les oreilles sont en permanence trépanées par le rugissement des motos, le hurlement des sirènes de police, et des musiques agressives? Cette agitation frénétique est le reflet de la profonde aliénation psychique et spirituelle qui rend nos contemporains incapables de sérénité et d’élan sincère vers la beauté.[…] Désormais, les compétitions sportives, la musique techno, la bagnole, Internet, la politique-spectacle et les milles frivolités de la consommation ostentatoire ont un attrait bien plus fort auprès du grand public que tout ce qu’on pourra dire sur l’Art, la Nature ou la culture. »

L’auteur est plutôt alarmiste: « Nous allons à la catastrophe, nous le savons depuis longtemps mais nous y allons quand même ». Il va très loin dans ses propos (parfois même un peu trop, à la limite de théories complotistes auxquelles je n’adhère pas personnellement). Mais la plupart de ses affirmations sont tout de même pertinentes, et difficiles à contester, même si elles peuvent déplaire. Et surtout, son propos essentiel sur l’importance capitale de la beauté pour la survie de l’humanité et la manière dont tout cela s’opère en nous, est franchement passionnante. Il constate avec inquiétude que, dans tous les domaines, le sens et la présence de la beauté sont en passe de s’étioler, et désertent nos vies quotidiennes de citadins pressés.

Roland de Miller est ainsi devenu un des précurseurs de ce qu’on appelle « l’écologie profonde », c’est-à-dire la réflexion sur les liens entre l’écologie et la spiritualité. Et j’aime cette phrase dont la lecture a eu un écho tout particulier en moi, sans doute parce qu’elle correspond pleinement à mon ressenti actuel:

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« J’ai le sentiment océanique et puissant que dans la valeur suprême de la Beauté, sous ses formes multiples, viennent converger toutes les motivations de mon existence. Tous mes écrits antérieurs aboutissent maintenant à cette quête essentielle. Je sais maintenant que j’ai trouvé mon Graal: ce que j’ai de plus précieux au fond de mon cœur, c’est l’adoration mystique de la Beauté divine de la Création. »

« Toutes les conditions se sont progressivement réunies pour faire de moi un être mystique, à la fois fasciné par les beautés de la Nature et engagé dans le combat chevaleresque pour sa sauvegarde »‘.

« Je reçois les rayons du soleil en plein cœur et je n’aurai de cesse de chanter la magnificence de l’univers ».

« La nature est un talisman: j’y cherche sa vibration magique, des élans et des visions cosmiques… […] J’y cherche aussi une vie, de l’inspiration pour mes jours… » (et là encore, je me reconnais dans cette quête…)

 » Chacun a sa voie. La mienne est celle de la Beauté. Je suis un apôtre de la Beauté ».

Pour Roland de Miller, il est maintenant urgent de redonner à l’écologie ses lettres de noblesse en approfondissant ses dimensions culturelles et philosophiques. Cette approche de l’écologie me touche particulièrement… Tellement plus qu’une approche faite de chiffres, de courbes et de théories scientifiques glaçantes.

« Pour célébrer la beauté cristalline du monde, je crois qu’il faut la porter déjà en soi-même, cultiver un sens de l’harmonie sans lequel nous traversons la vie en aveugles indifférents et bornés. Il y faut un regard de poète, d’artiste ou de créateur engagé au service de la vie et de la Terre. »

« A quoi sert la beauté? A nous rendre plus humains, plus sensibles, c’est-à-dire à élever notre conscience de la Vie et de l’Univers. Rien de moins. »

« Face à la société folle et déboussolée, la célébration de la Beauté comme antidote. C’est le plus grand défi de ma vie ».

« Face à l’actualité qui nous apporte son lot quotidien de laideur, de crimes et de catastrophes, la meilleure façon de se ressourcer et de se fortifier, c’est d’élever son âme et de contempler la beauté ».

L’écologie et l’esthétique sont intimement liées, et derrière le combat écologique, c’est bien la beauté de la Terre qui doit fonder nos vraies motivations et déterminer nos plus profondes raisons de sauvegarder la Nature.

Au niveau individuel, la beauté peut littéralement nous guider spirituellement. Mais l’auteur va encore plus loin:

 » Aujourd’hui, je suis de plus en plus convaincu que la Beauté est une de ces valeurs maîtresses qui peut, au niveau individuel, nous guider spirituellement, et au niveau collectif, enrayer l’effondrement culturel sous le coup de la mondialisation économique. » A propos de l’effondrement culturel, Roland de Miller fait ce constat: « Les gens lisent de moins en moins et c’est dramatique. La culture ne passe pas forcément par le livre mais avec l’abandon de la lecture, disparaissent aussi des qualités intellectuelles essentielles comme la structuration du langage, la diversité du vocabulaire, la concentration mentale, l’imaginaire, la réflexion personnelle, la mémoire collective, la liberté d’opinion, la créativité artistique, le sens de la beauté et du patrimoine ».

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« La beauté ne se perçoit pas du premier coup d’œil. Il y a une éducation des sens. Entraîner, éduquer, affiner ses sens nous permet de garder ou retrouver l’esprit de finesse. Enrichi par le goût de la découverte, de l’aventure et de la méditation solitaire, le sens de la beauté est donc assez personnel. »

« Dans les grandes villes, avec l’explosion des modes, des manières de vivre et des gadgets, est-ce que demain la notion de beauté aura encore un sens? C’est le despotisme de l’insignifiance. Les gens ne s’intéressent plus qu’à eux-mêmes : la maladie mortelle de notre époque c’est le narcissisme.[…] La Beauté qui leur est éventuellement proposée de temps à autre est celle du futile, du clinquant, du prédigéré, du luxe voyant et provocateur, des modes passagères… Cette beauté superficielle, décorative, plus ou moins artificielle, est l’expression de l’ignorance, de la pauvreté intellectuelle et morale » (je vous avais prévenu: certains arguments sont un peu durs à entendre dans ce livre, mais qui peut dire qu’ils sont faux? Ces réflexions me font penser à cette mode des selfies et des réseaux sociaux sur lesquels les gens aiment poster le moindre de leurs faits et gestes, même les plus anodins, comme si leur petite personne était la chose la plus intéressante du monde!))

Le livre est un sacré pavé (600 pages! Quand même!…). Il faut être motivé ( je l’étais!). Mais il est vraiment passionnant. Roland de Miller y fait un usage important de citations, nous faisant découvrir au passage de nombreuses personnalités remarquables (écologistes, artistes, écrivains, philosophes…). Et rien que la bibliographie, à la fin de l’ouvrage, fait 35 pages à elle toute seule!… C’est une mine d’or pour découvrir de nombreux autres livres sur le sujet de la Beauté, de la Nature, de l’art, de l’écologie. Une longue liste de trésors…

Quelques citations du livre:

Nicolas Hulot: « Souvent nous regardons sans voir, nous nous contentons du spectaculaire. Il faut probablement un long parcours initiatique, semé de grands chocs émotionnels, de rencontres bouleversantes qui petit à petit exercent la réceptivité, libèrent la sensibilité, pour enfin accéder à la vue. Les choses insignifiantes deviennent alors remarquables et soudain tout vous parle. »

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Claire Fabre: « Qui n’a jamais fait dans sa vie l’expérience d’être bouleversé par la beauté d’un paysage, d’un chant d’oiseau, d’une œuvre d’art, ou même d’un geste ou d’un regard? Ces moments fugitifs font oublier toute pesanteur, tout souci, toute barrière culturelle, jusqu’à la notion du temps. C’est l’être qui affleure alors, dans un moment de plénitude où l’homme se trouve à la fois unifié en lui-même et relié au monde. »

Ralph Waldo Emerson: » La Nature sert un des plus nobles besoins de l’homme, à savoir le besoin de beauté. Le monde existe donc pour l’âme dans le but de satisfaire le désir de beauté. J’appelle cela une fin ultime. On ne peut demander ni donner la raison pour laquelle l’âme recherche la beauté. La beauté, en son sens le plus large et le plus profond est une expression de l’univers ».

Dostoïevski: « La beauté sauvera le monde »

John Keats: « La beauté est vérité, la vérité est beauté, voilà tout ce que vous devez savoir, et tout ce qu’il faut savoir ».

Bertrand Vergely:  » L’émerveillement est un art de vivre. Mieux, une condition vitale. Une réponse à un monde désenchanté. Nous pouvons quelque chose face à la tristesse et à la violence du monde. Cela commence par une attitude intérieure, une façon de penser. S’émerveiller, c’est se réveiller. Ce qui nous fait mourir, ce n’est pas la mort, c’est de ne pas vivre. Il n’y a pas d’autre tragique. »

Rachel Carson: « Le monde de l’enfant est pur, neuf et beau, plein de merveilles et d’émotions. C’est notre malheur à la plupart d’entre nous que cette vision clairvoyante et limpide, cet élan instinctif pour ce qui est beau et impressionnant, soient obscurcis et même perdus avant d’atteindre l’âge adulte. Si j’avais une influence sur la bonne fée qui est supposée présider au baptême de tous les enfants, je lui demanderais que son don à chacun soit un sens de l’émerveillement si indestructible qu’il puisse durer toute une vie, comme un antidote infaillible contre l’ennui et le désenchantement ultérieurs, la préoccupation stérile pour des choses artificielles… »

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« Célébration de la Beauté » Ecologie profonde: la femme, la nature, l’art et la spiritualité. de Roland de Miller aux éditions Sang de la Terre.

La lecture de ce livre devrait être obligatoire!… Pour tout le monde.

L’âme des vaches

J’aime la compagnie des vaches. Elles me reposent de la folie des hommes…

J’aime passer de longs moments en compagnie de quelques troupeaux qui paissent paisiblement dans les prés alentours. J’aime la façon qu’elles ont de me fixer droit dans les yeux en ruminant… Quel humain parvient à dévisager l’autre avec autant de franchise et d’humilité, sans jugement, juste comme ça, pour se regarder mutuellement?… Tant de choses passent par le regard.

J’aime leur humilité… Destin de bovin… Vache à lait, bœuf ou veau de boucherie… Leur mission de vie est de nourrir les hommes… Savons-nous leur rendre ce qu’elles nous donnent?

J’aime leurs grands yeux ronds et doux bordés de longs cils droits…

Leur houppette de poils frisottés sur le dessus de la tête m’attendrit…

Leur poils roux, blancs, tachetés de noir ou de brun, sont lisses et brillants. Leur peau frissonne sous les taquineries des mouches omniprésentes sur leurs flancs, et au bord de leurs yeux.

leurs pis gonflés de lait bougent au rythme de leur marche lente.

Elles tendent leur naseau mouillé pour renifler ma main et passent avec délicatesse leur grande langue râpeuse sur mes doigts, si gentiment, prudentes et douces à la fois…

Je passe de longs moments à les regarder, à les prendre en photos. Elles en valent tellement la peine… Ses beautés pleines d’humilité.. Voici mon dernier montage sur you tube… « L’âme des vaches » sur une musique de Ajeet Kaur.

L’âme des vaches sur You tube.

L’Aveyron que j’aime

Je vous présente mon dernier petit montage posté sur ma chaine You tube. Dans la série « S’émerveiller… »: « L’Aveyron que j’aime » (cliquer sur l’image…)

Il ne s’agit pas d’une vidéo sur les sites incontournables en Aveyron. C’est au contraire un choix extrêmement personnel sur les choses et les créatures qui me touchent et m’accompagnent lorsque je séjourne dans cette magnifique région…

Entre Forêt de Huelgoat et Landes de Locarn : Tranquillité et sérénité au cœur de la Bretagne…

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Le chaos de Huelgoat

J’ai posé ma valise, mes carnets et mon matériel artistique, au cœur de la Bretagne. Un mois entier de grandes balades, de communion avec la nature, de vraie « respiration » », et de pauses dessin/écriture/lecture, au vert, à la campagne… Tout ce que j’aime… Puisque les hommes sont fous, et que je parviens de moins en moins à comprendre leur fonctionnement, pour m’apaiser, je n’ai en ce moment pas d’autre solution que de m’en éloigner encore un peu… Je préfère côtoyer les arbres, les oiseaux et les vaches qui broutent paisiblement dans leurs jolies prairies… Et je suis consciente d’être infiniment chanceuse de pouvoir le faire librement et sereinement…

J’ai trouvé une petite maison à louer près du village de Carnoët, non loin de la très belle et magique forêt de Huelgoat.

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Une petite maison (« La jolie verte ») simple, juste avec le confort nécessaire pour s’y sentir bien, et surtout sans télévision, afin de faire cesser le bruit des informations anxiogènes distillées abondamment par les  médias, qui nous dictent en permanence ce qu’il convient de penser sur tout… (Tant et si bien qu’ on n’arrive plus à se faire une opinion personnelle sur rien!)… Donc, pour moi : Silence (juste le chant des oiseaux et le bruissement du vent dans les feuilles) ! Communion avec la nature! Dessin! Poésie! Écriture!… Et lectures choisies!…

Même si je suis convaincue que les sources d’inspiration dépendent de la personnalité et du vécu de chacun, je vous invite ici à partager les lieux et les atmosphères qui ont été, pour moi, une source d’émerveillement, dans ce Centre-Bretagne trop méconnu, juste entre côtes d’Armor et Finistère.

La forêt de Huelgoat d’abord, bien-sûr… Belle et envoûtante Elle fait partie du parc naturel régional d’Armorique, et dispute à la Forêt de Brocéliande le titre de « forêt des mythes et légendes ».

Le côté féérique de cette forêt vient déjà de cette mousse d’un vert vibrant qui recouvre le tronc des arbres et le sol presque partout dans les sous-bois, et donne cet aspect vraiment doux et mystérieux… Enveloppant… Et puis il y a surtout ces énormes rochers polis, absolument uniques…

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La forêt de Huelgoat est réputée pour son décor singulier composé d’un chaos de blocs de granit arrondis et impressionnants, sous lequel coule sourdement la rivière d’Argent . Leur rondeur participe aussi de cette esthétique accueillante et douce au regard.

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Le siège du géant (Huelgoat)

Le « Toul Goulic » est un autre chaos de granit spectaculaire , situé dans les gorges du Corong, au coeur des Landes de Locarn.

Tout près de la forêt de Huelgoat, J’ai aussi découvert La Vallée des Saints: cet endroit unique, est à la fois un site historique, une terre de légendes et le berceau d’incroyables sculptures monumentales. Un lieu à l’atmosphère assez étonnante. Pour rendre hommage aux saints fondateurs bretons et à la dévotion populaire qui les accompagne, il a été décidé d’élever dans ce paysage vallonné du Poher, des statues monumentales de 3 à 4 mètres de haut, créées par différents artistes tailleurs de pierres, dans des blocs de granit breton.

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Aujourd’hui, une centaine de statues se dressent sur l’herbe, représentant les moines venus d’Irlande, du Pays de Galles ou de Cornouailles anglaises pour évangéliser la Bretagne. Saint Tugdual, saint Hernin, saint Gildas, saint Brieuc, saint Malo… ont été les premiers à illustrer l’histoire légendaire de la Bretagne. Dans un demi-siècle, Il y aura 1000 statues sur cette colline….

Pour les voir toutes… : (Liste des sculptures et nom de leurs créateurs)

Quand on se retrouve entouré de toutes ces statues, J’avoue qu’elles sont assez impressionnantes et elles sont parvenues à titiller mon imaginaire. La Vallée abrite une fontaine gauloise dont l’eau aurait le pouvoir de guérir les animaux. Elle s’écoule en contrebas d’une charmante chapelle.

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Je ne peux pas terminer cet article sans évoquer la beauté de la saison des Camélias au Domaine de Trévarez. J’ai déjà présenté ce château dans un article précédent. Je l’affectionne particulièrement parce que j’aime son style art nouveau, son faste, et surtout sa couleur Rose-corail, parfaite pour en souligner tout le charme. J’aime aussi y retourner, parce que ses jardins s’adaptent en permanence au fil des saisons. Et le mois de Mars est celui de la floraison des Camélias, fêtée chaque année magnifiquement au Domaine de Trévarez.

Pour terminer, voici deux liens pour visionner deux courtes vidéos sur ma chaine You tube, inspirées par mon séjour.

« Libre et sauvage »… Enfin!.. Un vlog que j’aime en français!

« Libre et sauvage »… Enfin!.. Un vlog que j’aime en français!

La solitude… Vaste sujet… Pour certains, elle est absolument insupportable. Ils sont prêts à tout pour l’éviter… Pour la fuir, même! Tant il leur semble effrayant de se retrouver en tête-à-tête avec eux-mêmes. Le silence et l’ennui qui l’accompagnent sont pour eux comme un gouffre angoissant .

Pourtant, je fais partie de ceux qui l’apprécient de plus en plus (et encore davantage dans les périodes déroutantes et chaotiques que nous traversons), parce que j’ai compris que, selon la manière dont nous l’abordons, la solitude peut se transformer en cadeau, aux effets insoupçonnés… Même si dans un premier temps elle peut déstabiliser, parce qu’elle n’aura pas forcément été « choisie », ça vaut vraiment la peine de prendre le temps d’en explorer courageusement les bienfaits cachés…

Premier constat indéniable: la solitude nous permet de ressentir une extraordinaire sensation de liberté et d’indépendance. Ensuite, elle nous rend plus autonome: bien sûr, on a besoin les uns des autres pour affronter certaines difficultés de la vie. Mais dans certains cas, apprendre à se débrouiller seul permet de grandir, de trouver des solutions par nous-même, et ainsi de découvrir les ressources insoupçonnées que nous avons tous au fond de nous pour régler certains problèmes, au lieu de dépendre toujours des autres… Enfin, et surtout, la solitude offre une opportunité formidable de mieux se connaitre, parce qu’elle permet de plonger au cœur de nos propres pensées. Lorsqu’on est seul, plus de masque, plus de rôle à jouer : il n’y a plus de public auquel il faut plaire, ni pression familiale énergivore, ni « followers » à contenter. Juste un vaste espace pour écouter ses propres pensées, sans être parasité par celles des autres… La solitude offre alors à ceux qui parviennent à l’apprivoiser, la possibilité de retrouver l’authenticité de leur propre voix. C’est une des raisons pour lesquelles elle a toujours été essentielle pour les artistes, les poètes et les philosophes, depuis la nuit des temps…

Les vlogs que je vous ai fait découvrir ces derniers temps sont ceux de jeunes femmes qui ont éprouvé ce besoin de partir vivre seules, à la campagne, ou dans des lieux où la nature est encore préservée, belle et apaisante ( comme « Jona Jinton », Paola et « The Cottage Fairy », ou encore « Annabel Margaret »…). Et elles ont eu le courage et l’audace de le faire vraiment… Comme elles, J’ai découvert que lorsqu’on prend le temps d’entrer vraiment en communion avec la nature, une sensation d’unité avec tout ce qui nous entoure nous enveloppe peu à peu, et la solitude devient alors beaucoup plus douce et change complètement de visage… On peut même dire qu’elle change de « nature »… Paola (The cottage Fairy) parle très bien de tout cela ‘mais en anglais!…

Je viens de découvrir récemment une jeune femme qui a également choisi ce mode de vie solitaire mais qui parle français!… Ce qui est plus facile à partager avec certains de mes lecteurs, qui ne sont pas parfaitement bilingues, et se plaignent quelquefois de mes découvertes trop souvent « anglophones »!…

« Libre et sauvage », est donc le nom de la chaine YouTube d’Orlane Paquet, une jeune artiste qui a décidé de quitter la région parisienne pour vivre seule, dans la campagne normande, une vie plus sereine, plus écologique aussi… Et tout ce qu’elle dit sur son besoin de solitude, de communion avec la nature, son goût pour l’expression artistique, est en résonance avec ce que je ressens moi-même……

Je vous propose de commencer par ce ce premier reportage d’Orlane qui nous fait visiter la petite maison qu’elle loue en Normandie: (cliquer sur l’image)

Voici ensuite un lien vers une vidéo sur la pratique du carnet artistique en pleine nature, qui est devenue une de mes activités préférées. Je vous le propose parce que je trouve qu’il donne vraiment envie de s’y mettre!… Je comprends tellement le plaisir qu’elle exprime à propos de cette activité qui fait un bien fou, car dessiner la nature oblige à la regarder avec intensité et favorise efficacement notre communion avec elle!… Il a été tourné quelques mois avant qu’Orlane ne décide de quitter la ville pour aller vivre à la campagne…(cliquer sur l’image)

Bien-sûr, tout le monde n’est pas fait pour vivre seul à la campagne, en permanence… Ou n’a pas la possibilité de le faire… Mais s’inspirer de cette philosophie de vie pour vivre des parenthèses de ressourcement au milieu de la nature…Franchement, je trouve que cela fait un bien fou et l’introspection à laquelle cette solitude-là nous oblige peut être extrêmement enrichissante… Et comme je l’écrivais plus haut, au contact de la nature, le sentiment de solitude est très différent de celui qu’on éprouve en ville. On peut prendre le temps d’entrer en communion avec elle. Et on n’est jamais seul lorsqu’on est entouré de toute cette beauté simple…

Si vous êtes coincé en ville pour des raisons professionnelles ou familiales, voici quelques bonnes idées pour transformer quand même vos petites balades de proximité en micro-aventures…

Pour choisir vous-même parmi toutes les vidéos de « Libre et Sauvage »:

https://www.youtube.com/c/LibreetSauvage/videos

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The Fairy cottage…Encore un vlog à découvrir pour partager la vie d’une belle artiste…

Paola est une jeune américaine qui a décidé de quitter sa vie de citadine énergivore pour venir vivre une vie d’artiste plus en accord avec ses aspirations profondes, dans une région rurale et paisible du Nord de l’état de Washington (Okanogan County). Elle a loué pendant deux ans un chalet dans lequel elle a vécu seule avec son chien et son lapin noir (Mr Darcy!…). Elle vit de ses créations artistiques, de ses vlogs et des jobs ponctuels qu’elle est parvenue à trouver (comme éducatrice pour de jeunes enfants à l’école de son village, ou quelques heures par semaines dans la librairie du coin). S’inspirant essentiellement de l’environnement naturel exceptionnel dans lequel elle vit, elle aime peindre, écrire, créer des objets de toutes sortes mais aussi, et surtout, elle réalise de très belles vidéos, dont le but est de mettre en avant la beauté de la nature et d’inciter les gens à l’aimer et à tout faire pour la préserver. Elle nous fait aussi partager les petits moments de sa vie quotidienne, ses idées sur des sujets qui peuvent toucher tout le monde et nous fait partager cette vie simple pleine de sens. ( pour ceux qui ne comprennent pas l’anglais, possibilités de sous-titres en français sur certaines vidéo- cliquer sur « paramètres » ; puis « traduire » et enfin sélectionner « français »).

Pour le coup, cette fois, je conseille vivement d’utiliser les traductions automatiques parce que les commentaires et les réflexions de Paola sont intéressantes et tellement profondes… Il serait dommage de ne pas les comprendre et de passer à côté…

Paola a déjà de nombreuses vidéos réalisées et disponibles sur you tube. Elles sont généralement assez courtes (10 minutes en moyenne), et m’apportent à chaque fois un grand bol d’oxygène. Paola a une manière délicieuse de faire partager ses réflexions personnelles, une certaine façon de voir la vie et toutes ses surprises. Une certaines façon d’aborder les difficultés… Après ces deux années de vie solitaire dans son petit chalet, Paola vient de rencontrer un compagnon avec lequel elle prévoit de se marier prochainement. Mais elle restera vivre dans cet endroit, et habitera dans une grange transformée en habitation, au fond du jardin de ses beaux-parents. Un style de vie très similaire, en quelques sortes. Et c’est tant mieux car elle va ainsi pouvoir continuer à nous inspirer!…

Je fais dorénavant partie des fidèles abonnés de « Cottage Fairy » et ne peut que vous conseiller d’aller voir tous ces petits moments de beauté, de douceur et de paix que Paola nous offre… cliquez sur ce lien:

Cottage Fairy

Le charme du Cotentin… Ballade hivernale entre mer, falaises, sentiers et marais.

Ces derniers mois, j’ai découvert le charme des grandes ballades hivernales au bord de la mer et dans ces régions côtières que la plupart des gens préfèrent visiter en été. Le bord de mer en hiver est d’une beauté inouïe… Je suis maintenant complètement séduite… J’aimerais aujourd’hui partager avec vous quelques impressions d’un séjour que je viens de faire dans le Cotentin, au cœur de l’hiver…

La première chose qui frappe, ici, c’est la lumière changeante et la beauté époustouflante des paysages.

Des falaises cabrées face à la mer comme celles du nez de Jobourg, aux dunes lunaires de Biville, en passant par le phare de Goury, la nature offre ici un spectacle saisissant.

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Le nez de Jobourg

Le cap de La Hague est un endroit exceptionnel pour les amoureux de photographie et les artistes peintres, poètes et écrivains. Les couleurs y sont tellement vibrantes et belles.

Ici, on a vraiment l’impression d’assister à la rencontre passionnée de la Terre, de la mer et du ciel. Rencontre parfois douce et langoureuse, lorsque la brume ouate le contour des falaises, que le vent est tombé et que la mer lèche les plages immenses avec volupté… Ou rencontre frontale, vive et forte en émotions, lorsque les éléments se déchainent et que le vent en rafales fait défiler l’ombre des nuages sur la lande…

Côté terre, les prés sont couverts d’une herbe rase et drue d’un vert vif, et sont sagement séparés par des murets de pierres sèches, qui descendent doucement vers la Manche. Un petit côté irlandais…

Au dessus des dunes de Biville, le panorama depuis le calvaire laisse en état de grâce…

Et dans le bocage, haies et chemins creux mènent à des villages qui n’ont pas perdu leur âme…

Il y a Vauville, et son château si inspirant…

Il y a aussi Omonville-la-petite, où l’on peut voir la maison natale du poète Jacques Prévert, qui a choisi d’être enterré là-bas, dans le petit cimetière de son village. Le minuscule port-Racine, blotti à l’abri du vent… Landemer, accroché sur les hauteurs, avec ses villas cossues datant d’une époque où l’infante d’Espagne aimait séjourner pour respirer l’air de la mer. Tout près, le chateau du Dur Ecu, et son charmant gite, avec vue sur la mer…

Une atmosphère pleine de charme et de magie, dans une nature magnifique… Un peu de rêve… et pas besoin d’aller au bout du monde!…

Annabel Margaret… « Tales of my life ». Les vlogs d’une jeune américaine à découvrir sans attendre…

Annabel Margaret… « Tales of my life ». Les vlogs d’une jeune américaine à découvrir sans attendre…

Je viens de découvrir cette nouvelle chaine You tube (« Tales of my life »). Après Laetitia Miéral (créatrice de « Merveilles en papier ») et Jonna Jinton, jeune artiste vivant dans les grands espaces du Nord de la Suède, J’aimerais vous présenter les vlogs d’ Annabel Margaret. Il s’agit d’ une jeune américaine qui a décidé en 2020, de tenter l’expérience d’une vie plus solitaire et plus authentique, en immersion dans les forêts du Nord des États-Unis. Elle y a donc vécu, seule avec ses deux chiens, les périodes d’isolement induits par la pandémie, dans un environnement naturel calme et vaste dans lequel elle a trouvé la sérénité à laquelle elle aspirait. Cette nouvelle vie lui a appris beaucoup sur elle-même. Les vidéos sont belles à regarder et font beaucoup de bien. Pour commencer, sa première vidéo…

Je sais que ces vidéos sont encore une fois en anglais. On peut, sur certaines, régler les sous-titres pour les avoir en français (en cliquant sur « paramètres », puis sur « sous-titres » et « Français »), mais les traductions automatiques de Youtube sont souvent très approximatives. Je continue de penser que la beauté des images et des musiques peuvent suffire à saisir l’esprit du propos et d’apprécier quand même les vidéos.

Dans ce vlog, Annabel nous fait partager son mode de vie et ses questionnements. Souffrant depuis la naissance d’une maladie génétique,diagnostiquée seulement en 2016, et qui lui cause de nombreux soucis de santé, elle est particulièrement touchante lorsqu’elle nous fait partager ses doutes et ses peurs, mais aussi lorsqu’elle parvient à nous transmettre  sa force et nous parle de sa philosophie de vie pour faire face aux difficultés que nous devons tous affronter un jour ou l’autre, d’une manière ou d’une autre… Des évènements qui nous font souvent grandir, si on intègre les messages qu’ils nous apportent… Elle évoque l’importance de l’immersion au sein de la nature et de son inépuisable beauté, qui reste selon elle le meilleur moyen de redonner un nouveau souffle et de nouvelles perspectives, tellement essentiels à la vie…

Il y a des gens, comme ça, dont la trajectoire nous inspire, nous interpelle. Parfois, on y capte quelque chose qui nous touche et nous remotive. Cette jeune femme fait partie de ceux-là. Pour moi, en tous cas…

« Caméras espions en terre animale »: des reportages animaliers d’un genre nouveau. Avec l’aide d’animaux animatroniques incroyables!

Je viens de voir un reportage animalier sortant vraiment de l’ordinaire. C’était un numéro d’une série de documentaires qui s’appelle « Caméras espions en terre animale ».

Cette nouvelle série documentaires diffusée au départ sur BBC One et filmée en UHD, infiltre littéralement les animaux en filmant leur comportement à l’aide… d’animaux animatroniques ! Autrement dit, des objets de paille, des leurres animés mais vraiment très réalistes ! Résultat: Outre les prises de vues spectaculaires que ce procédé autorise, il résulte de cette immersion dans l’intimité des animaux, des interactions inespérées et souvent très touchantes, entre l’objet animé et l’animal vivant, et des situations que la BBC a filmées là pour la première fois.   

animatronic

Pour ce projet pharaonique, les producteurs du programme ont collecté jusqu’à 8000 heures de rushes compilés durant 800 jours de tournage dans 21 pays. Au total 34 créatures espionnes ont interagi avec une trentaine d’animaux tels que des orangs-outans, des crocodiles, des hippopotames, des semnopithèques, des éléphants ou encore des suricates.

les animaux animatroniques créés par la BBC

Une somme d’images et de scènes qui permettent à BBC One de diffuser au final 300 minutes réparties en 5 documentaires que nous pouvons voir chez nous en ce moment sur France 5.

Le reportage animalier a décidément bien changé avec ce style de productions. Les images sont exceptionnelles et ce procédé permet de saisir des moments très inattendus, tels un vol de vêtements appartenant à l’équipe par les loups arctiques, ou le harcèlement d’un léopard par une meute de lycaons. Et ce que j’ai particulièrement aimé, ce sont les gros plans sur tous les visages et les attitudes si touchantes de tous ces animaux filmés de si près…

Si vous souhaitez voir ces films, il vous est possible de vous connecter sur le site de France TV pour voir ces replay de la série. Bien-sûr, pour les visionner, il est nécessaire de s’inscrire aux replays de France TV. Mais c’est très facile, vite fait et gratuit. Et cela vous permettra de voir ou revoir des dizaines d’autres documentaires de France TV, de grande qualité, en général. A garder en tête pour les soirées d’hiver où le programme TV est sans grand intérêt!…

« La panthère des neiges »… Le film.

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Après le livre de Sylvain Tesson, le film tiré de l’aventure, et réalisé par Vincent Munier et Marie Amiguet, sort au cinéma ce mercredi 15 Décembre.

Au cœur des hauts plateaux tibétains, le photographe Vincent Munier décide d’entraîner l’écrivain Sylvain Tesson dans sa quête de la panthère des neiges. Il l’initie à l’art délicat de l’affût, à la lecture des traces et à la patience nécessaire pour entrevoir les bêtes. En parcourant les sommets habités par des présences invisibles, les deux hommes tissent un dialogue sur notre place parmi les êtres vivants et célèbrent la beauté du monde.

L’écrivain Sylvain Tesson a tiré de cette extraordinaire aventure un livre, « La panthère des neiges », publié en 2019, vendu à plus de 500 000 exemplaires, et couronné du prix Renaudot la même année. Aujourd’hui, Vincent Munier, en collaboration avec la réalisatrice Marie Amiguet, sa compagne, en a fait un film magnifique. « Vincent à eu l’idée de convier Sylvain » en mode « prête-moi ta plume, je te montrerai la panthère des neiges », a expliqué à l’AFP Marie Amiguet, pour qui le film peut aider à « découvrir les vertus de l’affût »: « notre cerveau mouline, mouline, s’apaise, se calme, puis se met au diapason des lieux ».

Volontiers contemplatif, le film, tourné dans des conditions extrêmes, parfois par -25°, est également une ode à la nature immaculée. Je vous propose de regarder ici la bande-annonce du film

Vous avez peut-être lu mon article sur Vincent Munier, extraordinaire photographe animalier, publié en novembre 2020 dans la catégorie « Personne passionnée et passionnante » de mon blog. Vous pouvez, si vous le souhaitez relire l’ article ici…