« Mister Finch », créateur de personnages fantasmagoriques en tissu.

Je viens de retrouver sur les étagères très chargées de ma bibliothèque, un livre que j’avais acheté il y a deux ans, qui s’appelle « Mister Finch, La vie dans un monde féerique », et qui présente le travail et l’univers imaginaire de cet artiste textile anglais plein de poésie.

« Mister Finch » (puisque c’est son vrai nom) fabrique des créatures fantasmagoriques en tissu en utilisant uniquement des matériaux recyclés. Il trouve son inspiration dans la nature, et fabrique donc surtout des fleurs, des animaux, des insectes et des oiseaux. Il aime humaniser les animaux en leur faisant porter des chaussures et des costumes inspirés des contes et légendes que nous connaissons tous, comme des sorcières aux formes diverses, des lièvres envoutés par la lune, des insectes étranges, des araignées parées de perles, des papillons de nuit avec des ailes en tapisserie, des escargots…

Ses créations sont particulièrement expressives et oscillent souvent entre la vie et la mort, entre la mélancolie et la gaité, la beauté et le bizarre. Et comme beaucoup d’artistes dont le travail me plait, il essaie d’insuffler un peu de magie et de poésie dans ses créations. Il aime partir à la chasse de pièces pour son travail, objets perdus, matériaux de récup, vieux tissus, non seulement pour des raisons éthiques, mais surtout parce qu’il trouve que c’est ce qui donne un charme si particulier à ses créations. Les rideaux de velours d’un vieil hôtel, une robe de mariée en lambeaux, un vieux tablier se transforment en oiseaux, en papillons de nuit et en bêtes sauvages fantaisistes.

Vous pouvez voir quelques unes de ses créations sur la vidéo you tube qui suit:

« Mister Finch » a également un site que je vous invite à visiter en cliquant ici.

« Lettres à un jeune auteur ». de Colum Mc Cann chez Belfond.

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Si vous aimez écrire, il est fort probable que vous connaissiez déjà le livre de Rainer Maria Rilke: « lettres à un jeune poète ». Sur le même principe, Colum Mc Cann propose dans son livre ses propres conseils personnels à destination des amoureux d’écriture.

Différent du livre de Rainer Maria Rilke dans son style, plus moderne et plus adapté, peut-être, aux pratiques littéraires actuelles (même si le livre de Rainer Maria Rilke reste toujours un incontournable pour les aspirants écrivains).

Quelques extraits choisis pour vous:

-La panne d’inspiration est une excuse bien trop facile. Tu dois t’asseoir et repousser le vide. Reste à ton bureau. Ne quitte pas la pièce. Ne te laisse divertir d’aucune manière avant d’avoir le sentiment d’avoir vraiment essayé, de t’être vraiment battu. Tu dois y consacrer le temps nécessaire. Si tu n’es pas là, les mots ne viendront pas. C’est aussi simple que cela.[…] L’écrivain est celui qui pose son cul sur la chaise, même s’il a envie de tout sauf ça.

-« Où allez-vous chercher vos idées? » Vous savez quoi? La plupart du temps, les écrivains l’ignorent. Elles sont là, c’est tout. […] Les écrivains s’adressent à leurs obsessions. L’astuce consiste à être ouvert au monde. Il faut écouter. Regarder. Guetter l’inspiration. L’idée générale provient peut-être d’un journal, d’une phrase entendue dans le métro; peut-être est-ce une histoire tapie dans le grenier familial. Elle peut découler d’une photographie, d’un autre livre.

-Aie toujours un carnet sur toi. Trouves-en un qui soit assez souple et assez petit pour tenir dans ta poche. Assez fin pour ne pas t’encombrer. Griffonne dans ses pages à toute occasion. Images, idées, bribes de dialogues, recueillies dans la rue, descriptions- tout ce qui est susceptible, à terme, de se glisser dans une phrase.De simples étincelles, glanées ici ou là…

-Tes personnages doivent être difficiles, compliqués, imparfaits. Ce sont des sacs de nœuds, d’os et de chair, qui vous brisent le cœur.[…] Ce que tu dois faire, c’est créer quelqu’un de réel. Tu dois être capable, en fermant les yeux, d’habiter le corps de ton personnage. le son de sa voix. Le rythme de ses pas. Promène-toi un moment avec elle. Installe-la dans le bazar de ta mémoire.

-L’intrigue compte, bien évidemment, mais elle n’est pas essentielle. Elle sera toujours soumise à ta langue. Ce qui arrive n’est jamais aussi intéressant que la manière dont c’est raconté. N’importe qui peut raconter une grande histoire, mais tout le monde ne chuchotera pas à ton oreille un souffle de beauté.

-Les recherches sont le soubassement de presque tout bon travail d’écriture, poésie comprise. Nous devons être capables de nous projeter dans des vies, des périodes, des géographies éloignées de nous. Cela nécessite des recherches approfondies. Va à la bibliothèque. Google est utile, mais le monde est bien plus vaste que cela.[…] Ouvre les casiers pleins de photographies. Apprend à écouter. […] Concentre-toi sur le petit détail qui révèle tout un monde.

-La prose doit être aussi bien rédigée que la poésie. Cheville des mots que personne n’a encore jamais assemblés. C’est ainsi que l’on obtient un style unique. Il t’arrivera peut-être de passer des semaines sur une seule phrase. Voire des mois. Sans rire.

-Un jeune auteur doit lire. Lire, lire et lire. Comme un aventurier, sans discrimination. […] Tu lis pour t’embraser le cœur. Un bon bouquin fera basculer ton univers. Bouleversera ta façon d’écrire. Nous apprenons à faire en imitant, en résonnant… Si tu ne lis pas, tu ne nourriras jamais ta propre écriture.

-N’oublie jamais qu’écrire, c’est distraire. Oui, ton devoir est de dépeindre le monde, mais aussi de lui apporter un peu de brillance. Mets de la couleur. les meilleurs livres nous gardent éveillés, nous interpellent et nous rendent heureux d’être vivants-aussi bref cela soit-il.

-Fais une pause, une fois de temps à autre. Pars en vacances. Oublie tout, sauf ton carnet. Apprends à retrouver le plaisir d’écrire.

« Lettre à un jeune auteur » est un livre très riche et drôle, « vitaminé », je dirais même!… qui donne envie de s’y remettre! J’y ai puisé beaucoup de conseils enrichissants et extrêmement motivants. Je vous en conseille la lecture si vous aimez écrire. Et si le sujet vous intéresse,prenez une minute pour visionner  cet extrait de La grande librairie consacrée à ce livre.

« Créer, c’est exister ». Le livre de Valérie Belmokhtar, aux Editions Pyramid.

 Voici un manifeste résolument optimiste qui invite chacun à laisser entrer la création artistique dans sa vie… Si vous avez envie de vous mettre sérieusement à une pratique artistique quelle qu’elle soit, mais que vous ne parvenez pas à vous y mettre, pour des milliers de raisons, ce livre est fait pour vous.

Ce que j’en retiens…content

-Où trouver la matière première de l’inspiration?: La vie de chacun de nous est une expérience unique… « Depuis l’enfance, vous avez emmagasiné des images et une expérience de vie qui vous sont propres.Tous vos sens ont expérimenté des évènements et des sensations particulières, qui sont les vôtres. C’est ce qui fait votre richesse et votre singularité, et c’est aussi ce qui constitue la matière dans laquelle vous pourrez puiser votre inspiration. »

-« Pour être créatif, il faut renouer avec l’enfant que vous avez été. Un enfant crée sans peur et sans inhibition. Il teste et expérimente au gré de ses envies. C’est cette liberté d’action qu’il faut retrouver ».

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-Nourrir son « enfant intérieur », c’est:

– Être curieux et ouvert au monde extérieur comme à son monde intérieur.

– Vous intéresser au monde de l’art en général (textiles, arts plastiques, design, architecture,décoration intérieure).

– Lire, écouter de la musique, voir des films, des spectacles (lorsque cela sera possible!…), voyager (lorsque cela sera possible aussi!!!…Et oui; ce livre a été écrit avant l’arrivée « très remarquée » de la Covid 19 dans nos vies!… ), se promener, marcher dans la nature, faire du sport…

-Quelle que soit notre pratique artistique, l’auteur nous conseille de pratiquer d’autres activités créatives. « Cela pourra vous apporter de nouvelles pistes, nourrir votre créativité et votre univers personnel. Dansez, jouez d’un instrument, écrivez des histoires, lisez, sculptez, brodez, faites de la céramique… Tout peut alimenter votre travail! ».

 – Accueillir les nouvelles idées qui surgissent sans jugement et sans auto-critique. Le perfectionnisme n’a pas sa place dans la création: c’est un ennemi à fuir.

  – Créez librement, sans arrière pensée et sans projection du résultat. Si vous pratiquez le dessin, autorisez-vous à sortir du dessin d’observation pour aller vers le dessin d’imagination.

-Un conseil: Toujours avoir un carnet sur soi. « Observez le monde un crayon à la main, afin de consigner vos observations, noter les idées qui traversent votre esprit. Votre carnet deviendra pour vous une source d’inspiration indispensable. »

« Un artiste doit être une personne curieuse, toujours à la recherche de sources d’inspiration différentes et personnelles. En effet, on trouve aujourd’hui des images sur Internet qui font le tour du monde. Internet ne doit pas constituer la seule source d’inspiration, sinon, nous finirons tous par créer la même chose, par suivre les mêmes tendances mondiales formatées, ce qui constituerait un tarissement terrible de la créativité ».

-Le choix des thèmes que vous traitez dans vos créations est essentiel. Vous devez aborder des thèmes qui vous plaisent et vous intéressent personnellement. Au fur et à mesure de votre pratique, vous développerez des affinités avec certains sujets, et cela définira votre style personnel.

-Il y a un chapitre consacré aux bienfaits de la tenue de carnets de voyages. Ils nous incitent à nous poser, à regarder pleinement ce que l’on a devant les yeux. Lorsqu’on dessine quelque chose, on est obligé de l’observer dans le détail… Dans une profonde concentration… Et cela procure un sentiment de bien-être inestimable.

A défaut de pouvoir voyager en ce moment, il vous est permis de découvrir que « le voyage intérieur dans votre monde sensible et personnel participe également à l’émergence de votre création singulière. Trouver sa voie, c’est avant tout parvenir à exprimer ce que l’on est intérieurement, être proche de son ressenti et de ses sensations, sans à-priori. Il est très important d’arriver à vous écouter, à ressentir et à prendre le temps de savoir ce qui se passe en vous, sans jugement.[…] Pour mieux vous connaitre, tenez un carnet personnel, et consignez-y chaque jour vos idées, vos envies, vos œuvres préférées et vos découvertes« . (Pour cela, apprenez également à vous couper du monde en laissant votre portable et les réseaux sociaux de côté).

L’auteur nous donne une autre astuce efficace pour enclencher le processus créatif: mettre de la musique et écouter vos morceaux favoris peut vous porter pour commencer à créer. La musique peut-être très inspirante pour commencer une production.

Après un chapitre sur l’inspiration, Valérie Belmokhtar aborde également dans son livre, le sujet de la formation, des cours en ligne, des tutoriels destinés à nous aider à nourrir et à mûrir notre pratique artistique, et termine sur un chapitre concernant la diffusion éventuelle de nos créations. Plein de conseils, donc, pour vous aider à nourrir votre créativité.

En guise de conclusion:«  L’art et la création vous accompagneront toujours, dans les moments joyeux comme dans les moments difficiles. Ils vous aideront et pourront même jouer le rôle de thérapie ou d’aide psychologique. C’est une bouée anti-naufrage dans la vie, un atout précieux pour traverser l’existence. Créer, c’est donner une dimension supplémentaire à sa vie ».

Le défi fou d’un peintre amoureux de la nature…Laurent Willinegger:Une aquarelle par jour…

Je vous propose aujourd’hui de découvrir un nouveau documentaire produit par l’excellente chaîne de la Radio Télévision Suisse « passe-moi les jumelles ». J’ai déjà évoqué cette série d’émissions dans d’autres articles de ma rubrique « personnes passionnées et passionnantes », car leurs reportages (qu’on peut voir sur Youtube, pour la plupart) sont toujours d’une grande qualité et nous permettent de découvrir à chaque fois des artistes ou des êtres atypiques aux univers toujours étonnants et enrichissants.

Cette fois, il s’agit d’un documentaire sur un artiste qui s’appelle Laurent Willenegger. Amoureux fou de la nature, il a décidé de sortir tous les jours, quelles que soient les conditions météorologiques, pour peindre à l’aquarelle les paysages qu’il découvre, autour de chez lui.

Même si je ne vais pas dessiner dans des conditions aussi extrêmes que lui, (même les tempêtes de neige ne l’arrêtent pas), je comprends et j’admire sa démarche. Je partage avec lui ce plaisir de plonger corps et âme dans l’observation de la nature en la dessinant. Se laisser « absorber »par un paysage pour le peindre, a le pouvoir de nous projeter hors du temps…La concentration que l’on met à observer les lignes, les couleurs, les reflets, fait qu’on est comme hypnotisé et qu’on oublie tout!… Si vous faites partie des gens qui aiment pratiquer la peinture dans la nature, ou qui aiment dessiner dans des carnets de voyages, je suis sure que vous savez de quoi je parle…

Bien-sûr, en ce moment, on est un peu bridés dans les distances qu’on peut parcourir… Mais cette crise sanitaire aura bien une fin, et, en plus, vous pouvez profiter de la période actuelle pour commencer à apprendre chez vous quelques techniques, notamment celle de l’aquarelle… Et si vous n’avez encore jamais essayé de le faire, je vous invite à vous lancer! Même si vous pensez ne pas savoir dessiner, ça vaut vraiment la peine d’essayer!.. En tous cas, inspirez-vous de ce documentaire… Il est possible que cela vous tente d’essayer, dans le kilomètre autour de chez vous, à l’abri des regards!… Alors Cliquez sur ce lien…Bon visionnage!…

Quelques idées et conseils de femmes créatives à travers le monde…

J’ai lu il y a quelques années un livre publié aux Etats-Unis, qui s’appelait : « 12 secrets of highly creative women », de Gayle McMeekin. L’ouvrage regroupait toutes sortes de conseils et d’idées récoltées auprès de femmes artistes, du monde entier et de toutes disciplines, pour aider toutes les femmes créatives à stimuler leur inspiration et développer leur propre style artistique. Je viens de retrouver un carnet dans lequel j’avais traduit quelques unes de ces notions que j’ai voulu garder pour pouvoir m’en inspirer régulièrement (comme je le fais pour presque toutes mes lectures… Je trouve que c’est le meilleur moyen d’en retenir l’essentiel…Et ça, c’est un conseil personnel que je vous donne pour vos propres lectures).

Je vous fait partager ici une petite sélection … Il va sans dire que ces notions concernent tout autant les hommes créatifs que les femmes… Évidemment!…

-Beaucoup de femmes interviewées pour ce livre ont insisté sur l’importance de la marche quotidienne, du jardinage et du contact avec la nature, qui est une source d’inspiration inépuisable.

-« Je veux vivre dans un endroit paisible, à la campagne. Un endroit où je peux sentir l’herbe sous mes pieds, voir les étoiles la nuit… Ma petite voix intérieure me dit de rechercher toutes ces choses qui nourrissent à la fois ma créativité et ma spiritualité ». (Leslie Neal).

-Les vrais choix positifs de la vie sont: vivre dans un endroit qui vous plait, faire un métier que vous aimez, vous entourer de gens qui vous font du bien, et prendre soin de votre corps, votre esprit et votre spiritualité.

-Personne ne peut vous dire ce qui est bon pour vous. Nous sommes tous des individualités uniques avec nos propres individualités uniques avec nos propres réactions aux évènements de la vie.

survivre aux périodes de vide créatif… Il y a des cycles dans la vie elle-même. Il y a des moments où nous sommes vidées d’idées, noyées dans une mer de néant… Les femmes sages l’acceptent et sont confiantes dans le fait qu’à un moment, l’inspiration va revenir. Il faut lâcher prise et rester fidèle à soi-même. Et surtout croire fermement que quelque chose va apparaitre. La vie est faite de cycles et n’est jamais toute droite. Prenez au minimum une semaine de vraies vacances par trimestre pour explorer de nouveaux centres d’intérêt, terminer un projet artistique qui vous tient à cœur, ou simplement pour recharger vos batteries. Faites confiance à l’univers. Les choses trouvent le moyen de s’arranger…

-Lisez les biographies des gens qui vous inspirent.

-Ménagez-vous de grands moments de solitude. Votre créativité doit être une priorité pour vous. Passez des journées entières à méditer, dessiner, écrire, lire et jouer avec vos idées. Apprenez à dire non aux gens qui pompent votre temps et votre énergie. Faire de votre créativité artistique une priorité veut dire que vous acceptez de ne pas être parfaite dans votre ménage, votre métier, vos relations amicales et sociales…

-Beaucoup de femmes créatives tiennent un journal de leurs réflexions et de leurs idées. Écrire est beaucoup plus qu’une « technique ». C’est un appel pour aller explorer ses propres profondeurs.

Réfléchissez et répondez à ces questions:

-Qu’est-ce qui vous inspire?

-Qu’est-ce qui vous passionne?

-Quel genre de livres ou de magazines lisez-vous?

-Avec quel genre de personne aimez-vous discuter?

-Quel genre d’activité stimule votre créativité?

Et surtout : -Qui êtes-vous VRAIMENT? Quelles sont vos valeurs, vos croyances? A quoi sert votre passage sur terre? Qu’est-ce qui est important pour vous? Pourquoi? Quelles sont vos idées sur la religion? La vie après la mort?… Au fur et à mesure que vous réfléchirez à ces questions, vous constaterez alors que le paysage va commencer à être de plus en plus dense, vous allez commencer à creuser les vraies questions de vos peurs, vos espoirs, vos rêves… Cela constituera votre « matière artistique ».

Laissez cet exercice être le début d’un journal créatif, un cahier d’idées et d’images. Un carnet d’inspiration…

Amusez-vous avec vos idées et faites de cette recherche artistique une véritable aventure de vie.

 

« La création met l’homme debout ». Un livre jubilatoire et inspirant… Ecrit par Brigitte Sénéca.

appel_silence.jpg.ashxDe la même manière que le reportage sur Frédérique Lemarchand m’avait immédiatement donné envie de la rencontrer et de faire un stage avec elle, la lecture de ce livre me pousse aujourd’hui à espérer une rencontre prochaine avec cette femme tellement inspirante qu’est Brigitte Sénéca.

Artiste peintre, art-thérapeute, guide de méditation et philosophe, Brigitte Sénéca anime depuis plus de 40 ans des ateliers de création. Elle a fondé en Bourgogne ( près de Cluny), un « centre de création, de silence et de beauté », où elle dispense des formations d’art-thérapie, dans une école de « passeurs de vie », comme elle les nomme. Elle propose également des  retraites individuelles, dans lesquelles elle accompagne toutes les personnes désireuses de se retirer de l’agitation pour descendre dans leurs profondeurs, à l’aide de la création artistique, du silence, et de méditations marchées ou assises, dans la nature environnante… Et si vous allez voir cette courte vidéo (la beauté selon Brigitte Sénéca) , ou celle-ci (« L’appel du silence ») il est possible que cette aventure qui allie silence, création artistique et méditation en pleine nature, vous tente autant que moi…

Pour Brigitte Sénéca, la beauté nous entoure, elle est partout, y compris en nous. Elle nous invite à découvrir notre beauté intérieure, et à voir le sacré et la beauté en nous et chez tous les êtres vivants qui nous entourent. Grâce à la peinture, la contemplation et le silence… Il ne s’agit pas de religion. C’est juste une manière de regarder la vie. « Le sacré,  c’est rendre l’ordinaire extraordinaire ».

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J’ai découvert son livre « la création met l’homme debout », un peu par hasard dans le rayon librairie d’une boutique d’arts créatifs..

 

J’ai choisi ces quelques extraits de son livre pour vous les faire partager:

-Je dis souvent en riant: » Je suis une bonne sœur en liberté et ma bible est infinie, car elle est beauté, et mon ordre est le vivant ».

-L’art est le langage de l’âme, cette part de sensible destinée à unir Matière et Esprit.

-L’art n’est pas un savoir. Il ne vient pas de la tête. Il vient du vivant. Je dis cela pour rappeler notre réelle condition d’être humain: nous sommes nés pour écrire, danser, peindre, chanter, aimer, chercher, rendre grâce et participer à l’éveil de l’univers.

– Le monde est d’une beauté à couper le souffle.[…] Regardez l’étincelante beauté du monde…

– J’ai naturellement goûté le vent, le sel de l’océan, la merveille du vivant. Humblement, je n’ai eu besoin de personne pour capter la beauté des choses. Cela m’a été donné.

– Peindre me réconcilie avec la vie. Quelque chose de profond qui me dit combien la vie est belle autour de moi et en moi.

Le rôle de l’art est de nourrir l’âme, de l’éveiller, de la faire respirer ample, large, de chanter et de danser la joie de vivre.

– Nous oublions trop souvent que nous voguons en plein espace, en plein ciel, qu’une boule bleue aux chairs infinies nous porte, et que la lumière nous cherche, et que tout cela, c’est tout sauf… ordinaire. Redécouvrir cette réalité, chaque jour, suffit à rire, à aimer, à ouvrir les yeux comme les enfants les ouvrent, et à avoir soif d’innocence, d’intensité, de légèreté. Chaque instant « ordinaire » peut se vivre, dans le secret du cœur, de façon « extraordinaire ».

Franchement?… Une femme qui écrit ce genre de chose? Cela ne vous donne pas envie de la rencontrer?

le lien pour vous renseigner sur ce lieu:

Centre de Création de Silence et de beauté

 

« Comme par magie »… Un livre de Elizabeth Gilbert qui nous invite à découvrir les trésors cachés qui sommeillent en chacun de nous.

Elizabeth Gilbert est une ancienne journaliste américaine. Elle a acquit une notoriété internationale avec son roman autobiographique « Mange, prie, aime » adapté au cinéma avec succès en 2010.

1274653448Dans son livre « Comme par magie », elle nous fait partager sa sagesse et son point de vue unique sur un sujet qui me tient à cœur: la créativité. Elizabeth Gilbert est convaincue que nous sommes tous les « dépositaires vivants de trésors enfouis, de pépites singulières », que l’univers enfouit profondément en chacun de nous, attendant de voir si nous seront capables de les découvrir par nous-mêmes. Selon elle, le courage de se lancer dans cette quête de nos pépites est ce qui distingue une vie banale d’une existence créative et enchantée…

Lorsqu’elle parle d’existence créative, elle ne veut pas nécessairement dire qu’il faut mener une vie exclusivement consacrée à l’art. Elle parle de mener, d’une manière plus générale, une vie gouvernée davantage par la curiosité que par la peur, et ce, dans tous les aspects de nos vies, quelles que soient nos activités, nos passions. Lire la suite

Le sage dans le coeur: Un stage de « Journal créatif » animé par Anne-marie Jobin, au coeur de l’Ardèche.

En cette fin de Juin caniculaire, je me suis rendue aux « jardins intérieurs », une calme résidence au bord de l’Ardèche, tout près de Aubenas, pour suivre ce stage de journal créatif, animé par la créatrice de l’école Le jet d’Ancre  au Québec: Anne-Marie Jobin

Plus habituée à la pratique du « Art journaling » (ou journal d’artiste), et à la tenue de carnets créatifs, de carnets de voyages, etc…, dont le but est de créer des pages visuellement esthétiques et artistiques, j’étais justement curieuse de tester moi-même la différence entre les deux pratiques.

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Le nouveau journal créatif de Anne-Marie Jobinntrer une légende

« Le journal créatif est un outil d’exploration de soi qui allie avec originalité les techniques de l’écriture créative, du dessin et du collage. »* Jusque là, je ne voyais donc pas trop de différence avec les pratiques que je connaissais.Voici d’ailleurs (ici) un lien vers la page d’accueil de l’école « le jet d’Ancre », pour vous permettre de mieux appréhender en quoi consiste précisément le journal créatif…(avec notamment la présentation du livre d’Anne-Marie, « le nouveau journal créatif », aux éditions Le Jour).

Mais au fil de ce stage vraiment intéressant et riche en émotions de toutes sortes, au sein d’un groupe de femmes très différentes mais toutes bienveillantes, j’ai peu à peu identifié la différence essentielle: le journal créatif PEUT être artistique, mais pas nécessairement. J’ai également trouvé que la partie introspection prenait davantage de place que la recherche de l’esthétique. Donc, une méthode sans doute plus « thérapeutique » qu’artistique.

Pour Anne-Marie Jobin, « l’approche spontanée est l’approche de base du journal créatif. Pour que les effets bénéfiques de la pratique du journal créatif se fassent sentir, il est essentiel de travailler de façon libre et dégagée, sans jugement sur ce qui apparait sur la page. Plus votre expression sera spontanée, plus le matériel inconscient, intuitif et imaginaire aura de chance d’émerger et de révéler ses mystères et de vous guider dans votre vie »*. Il ne faut donc pas juger ce qui émerge de vos pages, mais accueillir ses créations avec curiosité et ouverture. C’est aussi une autre différence avec le journal d’artiste. Le journal créatif n’est pas destiné à être montré. C’est un outil personnel; on peut choisir de ne jamais le montrer. Et cette différence permet sans doute une plus grande liberté d’expression.

« Savoir jouer est l’un des ingrédients essentiels de l’approche spontanée. Faire les choses de manière inhabituelles, se mettre dans la peau de l’enfant créateur ou du fou, faire des collages surréalistes et utiliser sa main non dominante… et surtout, surtout, ne pas se prendre au sérieux »*.

C’est pourquoi la méthode d’Anne-Marie Jobin se base sur de nombreux exercices ludiques d’écriture, de collage et de dessin, qu’elle propose dans ses stages mais aussi dans son livre « le Nouveau journal créatif », qui est vraiment l’ouvrage indispensable pour découvrir cette pratique et ses bienfaits. Tout y est parfaitement expliqué, argumenté. C’est un livre passionnant auquel on peut se référer encore et encore, même si d’autres livres ont suivi celui-ci, c’est l’ouvrage de référence de toute la méthode du journal créatif.  cette vidéo d’Anne-Marie Jobin (sur you tube) vous permettra d’avoir une présentation plus vivante…

Voici deux extraits du livre qui me touchent particulièrement:

-« Donnez-vous du temps en solitaire. Prenez soin de vous et entourez-vous de gens qui sont bons pour vous. C’est votre façon de vous donner eau et lumière, de prendre soin de la vie qui vous est prêtée »* (J’adore cette phrase d’Anne-Marie!)

-« Le simple fait d’utiliser l’art de façon spontanée stimulera votre énergie de vie […]. Rappelez-vous que la créativité est un processus naturel qui est un lien direct avec votre vitalité. Savoir jouer, travailler spontanément et accueillir ce qui vient sans jugement sont les 3 éléments essentiels à la pratique du « journal créatif »*. (Tout est résumé dans cette phrase, non?)

J’ai surtout été ravie de rencontrer Anne-Marie Jobin, que je rêvais de rencontrer depuis l’achat de son tout premier livre dans une librairie de Montréal, il y a presque 20 ans et grâce auquel j’ai découvert avec curiosité et enthousiasme les débuts de cette pratique. Je n’ai pas été déçue par cette rencontre. Une adorable personne, simple, attachante, extrêmement bienveillante, patiente et tellement compétente…

Je suis déjà impatiente de la retrouver pour un autre stage…

*extraits tirés du livre de Anne-Marie Jobin: « Le nouveau journal créatif » aux éditions Le Jour.

 

 

Salon Créations et savoir-faire en Mars 2019: rencontre avec Ina Georgeta Statescu, artiste brodeuse…

Le salon « créations et savoir-faire » de Paris, est toujours une véritable fête pour toutes les personnes créatives, qui y viennent découvrir toutes sortes de nouvelles techniques, de nouveaux produits et faire le plein de bonnes idées inspirantes…

J’y ai trouvé des choses vraiment intéressantes, notamment les tissus absolument uniques et magnifiques de la petite boutique d’odile bailloeul , créatrice de textiles imprimés auxquels je ne peux jamais résister…

Cette année, j’ai été particulièrement séduite par les artistes qui étaient exposés dans le cadre le l’exposition d’art textile. Il y avait notamment « le Patch », un immense patchwork collaboratif et intergénérationnel constitué de 1300 pièces de 20cmx20cm , une création magnifique par sa taille, par sa variété culturelle et ses couleurs. Une belle oeuvre collective…

 

°°°

… Mais j’ai surtout découvert les travaux magnifiques de Ina Georgeta Statescu, une artiste passionnée depuis sa plus tendre enfance par les tissus chatoyants , les fils colorés, les belles broderies  fines. Un petit tour sur le site de Ina vous renseignera sur son parcours et vous permettra de voir quelques photos de ses œuvres merveilleuses et toujours très poétiques. Sa maîtrise de la broderie, de l’appliqué et autres techniques textiles,  lui permettent de créer des paysages peuplés d’arbres, d’oiseaux, d’insectes, de fleurs et de fruits, tout en transparence et dans des couleurs lumineuses. Vous trouverez également sur son site une liste de ses expositions à venir dans toute la France. A ne pas rater***…

 

Les stages de Catherine Mazarguil à l’atelier du Laurier Rouge

Je suis actuellemement en formation à l’atelier du Laurier rouge. (Aller voir le très beau site de l’atelier en cliquant sur cette image:)

J’ai découvert un jour ce site en surfant sur Internet à la recherche d’un endroit où effectuer un stage pour stimuler ma créativité artistique, si possible à la campagne, pour bénéficier en même temps des bienfaits du contact avec la nature…

Le site de l’atelier du Laurier Rouge est très bien fait et les stages y sont très attirants. Les journées sont ponctuées de séances de Yoga Nidra et je voulais justement découvrir le Yoga depuis longtemps. Je n’ai donc pas hésité longtemps à m’inscrire…

Mon premier stage était intitulé « Collage et auto-louange ». Un titre intriguant pour la novice que j’étais. Je savais juste que j’aimais utiliser les collages dans mes créations.

Je n’ai pas été déçue…

Il est difficile de faire partager son vécu de ces stages originaux et uniques en leur genre. C’est vraiment une expérience qu’il faut vivre par soi-même pour se rendre compte. La démarche de l’inscription doit être personnelle (même si je vous conseille vivement d’essayer!…), mais il est indéniable que ces moments apportent à chaque fois des découvertes différentes et des enseignements toujours extrêmement enrichissants. L’atelier est magnifique, grand et lumineux. On y rencontre très souvent de belles personnes qui deviennent vite des fidèles de ces « retraites créatives et spirituelles ». Je suis personnellement convaincue que la création artistique est une activité spirituelle. J’ai donc trouvé en ce lieu unique un enseignement d’une grande richesse à tous points de vue.. Catherine Mazarguil nous fait part de ses connaissances techniques, de ses convictions spirituelles mais en nous incitant toujours à faire l’expérience des choses par nous mêmes, et à partir à la découverte de ce qui fonctionne  pour chacun d’entre nous, personnellement.

Depuis, je me suis inscrite à son module de formation « techniques d’animation » en suivant les 5 stages requis: « Le livre de mes rêves » (créations dans un format que j’affectionne particulièrement, plus proche du cahier d’artiste), « La puissance des couleurs », « Auto-portrait de mon âme »(un de mes préférés), et « Mandala et relaxation ».

On peut aller jusqu’à dire que ces stages sont addictifs…  Car dans ce lieu très particulier et plein de bonnes ondes qu’a su créer Catherine Mazarguil,  je sais d’avance que je vais à chaque fois vivre des moments magiques et bienfaisants. En immersion totale au sein d’une nature environnante magnifique.