Ernst Haeckel

Ernst Haeckel

Je viens de découvrir Ernst Haeckel, grâce à un livre aperçu entre les mains de Valérie Lin, jeune artiste allemande que je suis sur YouTube. Un livre que j’ai commandé et que je viens de recevoir.

Artiste, biologiste et philosophe allemand, Ernst Haeckel est l’un des scientifiques les plus influents du XIXème siècle. Défenseur de la théorie de l’évolution et des idées de Darwin, Il est le créateur du terme « écologie » (science de l’ensemble des relations qu’un organisme entretient avec le monde qui l’entoure) et il est considéré comme le père de cette discipline. Si j’ai lu son intéressante biographie, en début d’ouvrage, c’est l’aspect artistique de sa vie qui m’a surtout intéressée. Le dessinateur de talent qu’il était a mis son don au service de la science en réalisant des planches intemporelles et des atlas de biologie dont le charme et la précision des illustrations restent inégalés. Et si elles étaient faites dans l’objectif d’expliquer la diversité infinie du vivant, elles provoquent surtout un sentiment de stupéfaction devant l’impressionnante beauté du monde naturel.

800px-Haeckel_Actiniae

Si le succès était déjà présent dans ses monographies scientifiques, ses populaires ouvrages Kunstformen der Natur (« Formes artistiques de la nature » en français), qui parurent de 1899 à 1904 sous la forme de plusieurs cahiers, étaient présents dans le foyer de toute personne cultivée de l’époque.

Ces illustrations absolument splendides nous plongent dans un univers d’une féérie incroyable…

Si son livre « Les formes artistiques de la nature » servaient une ambition scientifique, Ernst Haeckel souhaitait surtout piquer la curiosité des personnes s’intéressant aux beautés de la nature. Il visait une cible bien spécifique et ses planches devaient en effet tout particulièrement attirer les artistes et les artisans. Les beaux-arts et les arts décoratifs ont effectivement trouvé dans ces formes artistiques véritables de la nature, de fabuleux motifs inédits et inspirants. De nombreux artistes et même des mouvements entiers, comme l’Art nouveau, se sont inspirés de ses illustrations.

« Comment expliquer le succès légendaire d’Ernst Haeckel de son vivant? Que dire de ses images qui continuent de fasciner tout un public bien après sa mort? » peut-on lire dans le livre. « Qui se plonge dans l’histoire de l’Occident et des liens séculaires entre art et science ne trouvera pas d’autre chercheur au rayonnement si vaste. Quel chercheur peut se targuer d’avoir, par son travail, marqué une esthétique et le goût de son époque?. Et un siècle après sa mort, à l’heure d’Internet, la reproduction de ses illustrations et de ses images s’est accélérée partout dans le monde, et sont devenues « virales »(en langage actuel) ».

Ernst Haeckel Art Forms in Nature 22 Pull-Out Posters von

Ernst Haeckel Art Forms in Nature 22 Pull-Out Posters von

J’ai déjà très envie de feuilleter ce très beau livre et ses illustrations qui me font rêver… Et me donnent envie de regarder les éléments naturels qui m’entourent d’encore plus près!…

Libre et Sauvage… la chaîne YouTube d’une jeune femme attachante…

Je suis une abonnée fidèle à quelques chaines Youtube. Des chaines que j’ai choisies avec beaucoup de soin et une certaine exigence sur l’esthétique des vidéos et sur les idées qui y sont exprimées… « Libre et Sauvage » fait partie de mes préférées. Je viens de recevoir la dernière video d’Orlane Paquet (Chaine « Libre et Sauvage »). Son sujet m’a interpellée car elle s’y exprime sur un sentiment que je ressens moi aussi depuis quelques années, depuis que j’ai découvert, comme elle, le plaisir immense de dessiner en pleine nature. Je partage complètement ses propos sur tout ce que dessiner dans la nature peut apporter à celui qui pratique cette activité toute simple mais tellement enrichissante. Je voulais juste vous faire partager…Je n’aurais pas dit mieux! Je pense tout pareil!…

Pour voir d’autres vidéos de « Libre et Sauvage »: cliquez sur le lien qui suit…

Libre et sauvage

Franz Bodo: un artiste amoureux des animaux de la ferme.

Franz Bodo: un artiste amoureux des animaux de la ferme.

Je séjourne actuellement dans le Perche pendant tout le mois d’Octobre, région où je peux assouvir mon besoin de vie à la campagne, de ballades en forêt, de jolies vues sur les prairies où paissent des vaches et des chevaux, créatures très attachantes qui comblent assez bien, je dois l’avouer, mon besoin d’échanges affectifs du moment…

Je suis entrain d’écrire un article sur toutes les merveilles que j’ai découvertes ici, et sur la beauté de l’arrivée de l’automne dans cette région pittoresque et bucolique. Un article que je vous promets de publier à la fin du mois. Je voulais y évoquer un artiste que j’ai découvert ici, grâce à deux petits livres que j’ai achetés dans la boutique de l’écomusée du Perche. Mais comme Franz Bodo n’est pas originaire du Perche, et vit apparemment en Alsace, il n’y avait aucune raison que j’attende la publication de mon article sur le Perche pour vous parler de lui. Voici donc ces deux livres:

Gros coup de cœur!…

J’ai toujours éprouvé une sorte d’amour spontané pour les animaux de la ferme. Depuis ma plus tendre enfance, que ce soit les vaches que je côtoyais dans les alpages savoyards où j’ai passé tant d’étés, ou bien les chevaux, les moutons, les chèvres, les cochons, ou même les animaux de la basse-cour, toutes ces « bêtes », comme on les appellent étrangement, m’ont toujours particulièrement touchée, par leur humilité, leur expressivité, leurs attitudes parfois si drôles dans lesquelles nous nous reconnaissons parfois si bien… Le contact avec elles est tellement enrichissant! Et ceux qui ne ressentent pas ce sentiment à leur égard passent, je le pense sincèrement , à côté de quelque chose…

Ce n’est pas le cas de Franz Bodo. Car pour passer sa vie d’artiste à peindre des bovins, des cochons, des poules, et des oies, il faut beaucoup les aimer, et savoir apprécier leur grâce particulière et leur beauté humble.

J’ai souvent essayé de dessiner des vaches, parce que c’est un sujet qui m’inspire énormément, mais je trouve l’exercice particulièrement difficile. D’abord, parce qu’elles bougent tout le temps! Et ensuite parce qu’il est très compliqué de rendre fidèlement leurs expressions si étonnantes, furtives, et les reflets de la lumière sur leur poil… Et Franz Bodo sait particulièrement bien capter ces choses subtiles.

franz7

Franz Bodo 10

Franz Bodo 6

On ne peut pas peindre avec autant de virtuosité un sujet comme celui-là, sans une bonne dose d’amour…Et des heures de contemplation attentionnée. Un vrai talent et des œuvres qui me touchent.

Valérie Lin : La chaine Youtube d’une jeune artiste berlinoise vraiment intéressante à écouter et à regarder pratiquer …

Voici encore une jeune artiste très intéressante à découvrir . Malgré son jeune âge, la réalisation de ses vidéos est toujours très réussie et artistiquement, elle a déjà beaucoup de technique et de savoir-faire. Ses réflexions et ses conseils sont toujours judicieux. Elle est assez calme et solitaire, mais elle reste quand même une jeune femme de son époque et j’apprécie aussi les quelques petites choses qu’elle nous montre de sa vie quotidienne, souvent avec humour. Quand je pense à ces jeunes « influenceuses » botoxées qui se targuent d’avoir des millions de vues sur les réseaux sociaux, en postant des images photoshopées d’elles-mêmes, et des inepties sans intérêt et complètement abêtissantes , je me dit qu’il est bien regrettable qu’il n’y ait pas plus de gens qui préfèrent s’inspirer de jeunes femmes comme elle…. Elle est intelligente, douée, concentrée sur sa passion pour les arts, et surtout naturelle et spontanée, et j’ai beaucoup de plaisir à recevoir et à regarder ses vlogs.

Toutes les vidéos de la chaine Youtube de Valérie Lin en suivant ce lien:

https://www.youtube.com/c/ValerieLin/featured

« Libre et sauvage »… Enfin!.. Un vlog que j’aime en français!

« Libre et sauvage »… Enfin!.. Un vlog que j’aime en français!

La solitude… Vaste sujet… Pour certains, elle est absolument insupportable. Ils sont prêts à tout pour l’éviter… Pour la fuir, même! Tant il leur semble effrayant de se retrouver en tête-à-tête avec eux-mêmes. Le silence et l’ennui qui l’accompagnent sont pour eux comme un gouffre angoissant .

Pourtant, je fais partie de ceux qui l’apprécient de plus en plus (et encore davantage dans les périodes déroutantes et chaotiques que nous traversons), parce que j’ai compris que, selon la manière dont nous l’abordons, la solitude peut se transformer en cadeau, aux effets insoupçonnés… Même si dans un premier temps elle peut déstabiliser, parce qu’elle n’aura pas forcément été « choisie », ça vaut vraiment la peine de prendre le temps d’en explorer courageusement les bienfaits cachés…

Premier constat indéniable: la solitude nous permet de ressentir une extraordinaire sensation de liberté et d’indépendance. Ensuite, elle nous rend plus autonome: bien sûr, on a besoin les uns des autres pour affronter certaines difficultés de la vie. Mais dans certains cas, apprendre à se débrouiller seul permet de grandir, de trouver des solutions par nous-même, et ainsi de découvrir les ressources insoupçonnées que nous avons tous au fond de nous pour régler certains problèmes, au lieu de dépendre toujours des autres… Enfin, et surtout, la solitude offre une opportunité formidable de mieux se connaitre, parce qu’elle permet de plonger au cœur de nos propres pensées. Lorsqu’on est seul, plus de masque, plus de rôle à jouer : il n’y a plus de public auquel il faut plaire, ni pression familiale énergivore, ni « followers » à contenter. Juste un vaste espace pour écouter ses propres pensées, sans être parasité par celles des autres… La solitude offre alors à ceux qui parviennent à l’apprivoiser, la possibilité de retrouver l’authenticité de leur propre voix. C’est une des raisons pour lesquelles elle a toujours été essentielle pour les artistes, les poètes et les philosophes, depuis la nuit des temps…

Les vlogs que je vous ai fait découvrir ces derniers temps sont ceux de jeunes femmes qui ont éprouvé ce besoin de partir vivre seules, à la campagne, ou dans des lieux où la nature est encore préservée, belle et apaisante ( comme « Jona Jinton », Paola et « The Cottage Fairy », ou encore « Annabel Margaret »…). Et elles ont eu le courage et l’audace de le faire vraiment… Comme elles, J’ai découvert que lorsqu’on prend le temps d’entrer vraiment en communion avec la nature, une sensation d’unité avec tout ce qui nous entoure nous enveloppe peu à peu, et la solitude devient alors beaucoup plus douce et change complètement de visage… On peut même dire qu’elle change de « nature »… Paola (The cottage Fairy) parle très bien de tout cela ‘mais en anglais!…

Je viens de découvrir récemment une jeune femme qui a également choisi ce mode de vie solitaire mais qui parle français!… Ce qui est plus facile à partager avec certains de mes lecteurs, qui ne sont pas parfaitement bilingues, et se plaignent quelquefois de mes découvertes trop souvent « anglophones »!…

« Libre et sauvage », est donc le nom de la chaine YouTube d’Orlane Paquet, une jeune artiste qui a décidé de quitter la région parisienne pour vivre seule, dans la campagne normande, une vie plus sereine, plus écologique aussi… Et tout ce qu’elle dit sur son besoin de solitude, de communion avec la nature, son goût pour l’expression artistique, est en résonance avec ce que je ressens moi-même……

Je vous propose de commencer par ce ce premier reportage d’Orlane qui nous fait visiter la petite maison qu’elle loue en Normandie: (cliquer sur l’image)

Voici ensuite un lien vers une vidéo sur la pratique du carnet artistique en pleine nature, qui est devenue une de mes activités préférées. Je vous le propose parce que je trouve qu’il donne vraiment envie de s’y mettre!… Je comprends tellement le plaisir qu’elle exprime à propos de cette activité qui fait un bien fou, car dessiner la nature oblige à la regarder avec intensité et favorise efficacement notre communion avec elle!… Il a été tourné quelques mois avant qu’Orlane ne décide de quitter la ville pour aller vivre à la campagne…(cliquer sur l’image)

Bien-sûr, tout le monde n’est pas fait pour vivre seul à la campagne, en permanence… Ou n’a pas la possibilité de le faire… Mais s’inspirer de cette philosophie de vie pour vivre des parenthèses de ressourcement au milieu de la nature…Franchement, je trouve que cela fait un bien fou et l’introspection à laquelle cette solitude-là nous oblige peut être extrêmement enrichissante… Et comme je l’écrivais plus haut, au contact de la nature, le sentiment de solitude est très différent de celui qu’on éprouve en ville. On peut prendre le temps d’entrer en communion avec elle. Et on n’est jamais seul lorsqu’on est entouré de toute cette beauté simple…

Si vous êtes coincé en ville pour des raisons professionnelles ou familiales, voici quelques bonnes idées pour transformer quand même vos petites balades de proximité en micro-aventures…

Pour choisir vous-même parmi toutes les vidéos de « Libre et Sauvage »:

https://www.youtube.com/c/LibreetSauvage/videos

Screenshot 2022-02-27 at 22-54-51 How Far We've Come Vlog 7

The CottageFairy…Encore un vlog à découvrir pour partager la vie d’une belle artiste…

Paola est une jeune américaine qui a décidé de quitter sa vie de citadine énergivore pour venir vivre une vie d’artiste plus en accord avec ses aspirations profondes, dans une région rurale et paisible du Nord de l’état de Washington (Okanogan County). Elle a loué pendant deux ans un chalet dans lequel elle a vécu seule avec son chien et son lapin noir (Mr Darcy!…). Elle vit de ses créations artistiques, de ses vlogs et des jobs ponctuels qu’elle est parvenue à trouver (comme éducatrice pour de jeunes enfants à l’école de son village, ou quelques heures par semaines dans la librairie du coin). S’inspirant essentiellement de l’environnement naturel exceptionnel dans lequel elle vit, elle aime peindre, écrire, créer des objets de toutes sortes mais aussi, et surtout, elle réalise de très belles vidéos, dont le but est de mettre en avant la beauté de la nature et d’inciter les gens à l’aimer et à tout faire pour la préserver. Elle nous fait aussi partager les petits moments de sa vie quotidienne, ses idées sur des sujets qui peuvent toucher tout le monde et nous fait partager cette vie simple pleine de sens. ( pour ceux qui ne comprennent pas l’anglais, possibilités de sous-titres en français sur certaines vidéo- cliquer sur « paramètres » ; puis « traduire » et enfin sélectionner « français »).

Pour le coup, cette fois, je conseille vivement d’utiliser les traductions automatiques parce que les commentaires et les réflexions de Paola sont intéressantes et tellement profondes… Il serait dommage de ne pas les comprendre et de passer à côté…

Paola a déjà de nombreuses vidéos réalisées et disponibles sur you tube. Elles sont généralement assez courtes (10 minutes en moyenne), et m’apportent à chaque fois un grand bol d’oxygène. Paola a une manière délicieuse de faire partager ses réflexions personnelles, une certaine façon de voir la vie et toutes ses surprises. Une certaines façon d’aborder les difficultés… Après ces deux années de vie solitaire dans son petit chalet, Paola vient de rencontrer un compagnon avec lequel elle prévoit de se marier prochainement. Mais elle restera vivre dans cet endroit, et habitera dans une grange transformée en habitation, au fond du jardin de ses beaux-parents. Un style de vie très similaire, en quelques sortes. Et c’est tant mieux car elle va ainsi pouvoir continuer à nous inspirer!…

Je fais dorénavant partie des fidèles abonnés de « Cottage Fairy » et ne peut que vous conseiller d’aller voir tous ces petits moments de beauté, de douceur et de paix que Paola nous offre… cliquez sur ce lien:

Cottage Fairy

Annabel Margaret… « Tales of my life ». Les vlogs d’une jeune américaine à découvrir sans attendre…

Annabel Margaret… « Tales of my life ». Les vlogs d’une jeune américaine à découvrir sans attendre…

Je viens de découvrir cette nouvelle chaine You tube (« Tales of my life »). Après Laetitia Miéral (créatrice de « Merveilles en papier ») et Jonna Jinton, jeune artiste vivant dans les grands espaces du Nord de la Suède, J’aimerais vous présenter les vlogs d’ Annabel Margaret. Il s’agit d’ une jeune américaine qui a décidé en 2020, de tenter l’expérience d’une vie plus solitaire et plus authentique, en immersion dans les forêts du Nord des États-Unis. Elle y a donc vécu, seule avec ses deux chiens, les périodes d’isolement induits par la pandémie, dans un environnement naturel calme et vaste dans lequel elle a trouvé la sérénité à laquelle elle aspirait. Cette nouvelle vie lui a appris beaucoup sur elle-même. Les vidéos sont belles à regarder et font beaucoup de bien. Pour commencer, sa première vidéo…

Je sais que ces vidéos sont encore une fois en anglais. On peut, sur certaines, régler les sous-titres pour les avoir en français (en cliquant sur « paramètres », puis sur « sous-titres » et « Français »), mais les traductions automatiques de Youtube sont souvent très approximatives. Je continue de penser que la beauté des images et des musiques peuvent suffire à saisir l’esprit du propos et d’apprécier quand même les vidéos.

Dans ce vlog, Annabel nous fait partager son mode de vie et ses questionnements. Souffrant depuis la naissance d’une maladie génétique,diagnostiquée seulement en 2016, et qui lui cause de nombreux soucis de santé, elle est particulièrement touchante lorsqu’elle nous fait partager ses doutes et ses peurs, mais aussi lorsqu’elle parvient à nous transmettre  sa force et nous parle de sa philosophie de vie pour faire face aux difficultés que nous devons tous affronter un jour ou l’autre, d’une manière ou d’une autre… Des évènements qui nous font souvent grandir, si on intègre les messages qu’ils nous apportent… Elle évoque l’importance de l’immersion au sein de la nature et de son inépuisable beauté, qui reste selon elle le meilleur moyen de redonner un nouveau souffle et de nouvelles perspectives, tellement essentiels à la vie…

Il y a des gens, comme ça, dont la trajectoire nous inspire, nous interpelle. Parfois, on y capte quelque chose qui nous touche et nous remotive. Cette jeune femme fait partie de ceux-là. Pour moi, en tous cas…

Les merveilleux décors de Noël de Laetitia Miéral, magicienne du papier…Pour un moment de vraie féerie.

Pour vous… A regarder…

Les vidéos de Laetitia Miéral (« Merveilles en papier »), m’offrent à chaque fois l’occasion de m’évader dans un univers féerique que j’aime depuis longtemps. Je suis abonnée à sa chaîne Youtube depuis quelques années maintenant, et à chaque fois que je reçois une de ses vidéos, je sais que je vais vivre un petit moment rare de délice, de féerie et de beauté . L’univers de Laetitia est pour moi une source d’inspiration unique dont je ne me lasse pas. Je vous ai déjà fait partager certains de ses films dans mon blog. Ils sont tous sur youtube et je ne peux que vous inciter à aller les voir. Ils sont en anglais parce que Laetitia est une artiste qui est suivie par des abonnés du monde entier. Mais, ses films sont visuellement si réussis, que c’est un plaisir de les regarder même si vous ne comprenez pas tout…

J’ajoute ici un lien pour accéder au menu de sa chaîne… Ses vidéos (et elles sont nombreuses) y sont classées par catégories. (Sa vie d’artiste, ses visites, ses trouvailles de brocantes, ses techniques artistiques, les saisons, Noël, Halloween, ses ateliers, voyages dans l’univers du papier etc…). Je vous assure que chacun d’eux mérite d’être vu, et ils ont tous le don de nous faire vivre des moments de magie et de grâce extraordinaires… des moments à côté desquels il serait tellement dommage de passer, surtout en ces temps un peu particuliers…

Cliquez ici pour le menu de toutes les vidéos de Laetitia Miéral

Que l’esprit et la magie de Noël soient avec vous…

Sinon… Si vous en voulez encore… Le Noël de l’année dernière…

Et enfin, une de mes vidéos préférées d’un point de vue esthétique…

Enfin, une dernière information: site de Laetitia Miéral: « Merveilles en papier »

« La panthère des neiges »… Le film.

https://phototrend.fr/wp-content/uploads/2021/12/panthere-neige-vincent-munier.jpg

Après le livre de Sylvain Tesson, le film tiré de l’aventure, et réalisé par Vincent Munier et Marie Amiguet, sort au cinéma ce mercredi 15 Décembre.

Au cœur des hauts plateaux tibétains, le photographe Vincent Munier décide d’entraîner l’écrivain Sylvain Tesson dans sa quête de la panthère des neiges. Il l’initie à l’art délicat de l’affût, à la lecture des traces et à la patience nécessaire pour entrevoir les bêtes. En parcourant les sommets habités par des présences invisibles, les deux hommes tissent un dialogue sur notre place parmi les êtres vivants et célèbrent la beauté du monde.

L’écrivain Sylvain Tesson a tiré de cette extraordinaire aventure un livre, « La panthère des neiges », publié en 2019, vendu à plus de 500 000 exemplaires, et couronné du prix Renaudot la même année. Aujourd’hui, Vincent Munier, en collaboration avec la réalisatrice Marie Amiguet, sa compagne, en a fait un film magnifique. « Vincent à eu l’idée de convier Sylvain » en mode « prête-moi ta plume, je te montrerai la panthère des neiges », a expliqué à l’AFP Marie Amiguet, pour qui le film peut aider à « découvrir les vertus de l’affût »: « notre cerveau mouline, mouline, s’apaise, se calme, puis se met au diapason des lieux ».

Volontiers contemplatif, le film, tourné dans des conditions extrêmes, parfois par -25°, est également une ode à la nature immaculée. Je vous propose de regarder ici la bande-annonce du film

Vous avez peut-être lu mon article sur Vincent Munier, extraordinaire photographe animalier, publié en novembre 2020 dans la catégorie « Personne passionnée et passionnante » de mon blog. Vous pouvez, si vous le souhaitez relire l’ article ici…

Sylvain Tesson: un écrivain-voyageur passionnant à découvrir, à lire, à écouter… très inspirant, en somme…

Sylvain Tesson: un écrivain-voyageur passionnant à découvrir, à lire, à écouter… très inspirant, en somme…

sylvain Tesson

J’ai cité quelques fois Sylvain Tesson dans ce blog (notamment dans un article sur Vincent Munier écrit en novembre 2020, avec lequel il a voyagé et écrit un livre). … Cet écrivain-voyageur, géographe de formation, est un personnage atypique, connu pour ses voyages et ses expéditions souvent extrêmes ( ses traversées de continents entiers, à vélo ou à pied) dont il rapporte des carnets de notes ou des films. Il est aussi un auteur prolifique, devenu à présent un de mes écrivains préférés.

Sans avoir lu ses livres, j’avais entendu parler de l’auteur fantasque et de l’aventurier qu’il était avant son accident. En 2014, il chute du toit d’une maison qu’il avait escaladée, après une de ces soirées bien arrosées dont il était coutumier à l’époque. Il reste plusieurs jours dans le coma et sort de cet accident cassé de partout et en partie défiguré.

Ces derniers mois, je suis tombée plusieurs fois sur des reportages le concernant. L’intelligence de ses interventions à la télévision ou à la radio, a commencé à m’interpeller. Je trouve ses propos brillants et toujours très pertinents. J’ai notamment regardé l’émission littéraire « la grande librairie » de François Busnel dans laquelle Sylvain Tesson parlait de son parcours d’écrivain et de voyageur solitaire. Il racontait aussi son accident, sa convalescence et son cheminement pour se sortir de l’état dans lequel cette chute l’a plongé. Son histoire, sa façon de s’exprimer, son éloquence, ses idées et sa vision de la vie m’inspirent. J’ai commencé par lire le livre qu’il présentait ce soir-là ( « un été avec Rimbaud »). J’ai eu naturellement envie d’en lire un autre (« Une très légère oscillation »), puis un autre (« Sur les chemins noirs », dans lequel il raconte la marche « rédemptrice » qu’il entreprend après son accident, à pied et en solitaire, entre Le Mercantour et le Cotentin). Puis j’ai lu sa « Géographie de l’instant »… Et je me suis vraiment régalée avec chacun de ces livres.

Tesson-800x445.png

J’aime son style insolent, parfois drôle, parfois poétique… ses propos sont toujours plein de bon sens et d’intelligence…Je partage la plupart de ses idées sur la société, sur la marche du monde, sur la nature humaine, ainsi que son amour de la nature et des grands espaces. J’aimerais juste avoir un peu de sa virtuosité verbale.

Je ne suis pas la seule à m’intéresser au personnage, à ses idées et à son écriture, puisque je viens d’apprendre qu’un film inspiré de son livre « Sur les chemins noirs » est en tournage actuellement, avec le comédien Jean Dujardin dans le rôle de Sylvain Tesson. Il s’appellera « Sur les chemins de pierres », et je suis déjà impatiente de le voir.

Un autre film inspiré de son livre « Dans les forêts de Sibérie » était déjà sorti en 2016. Je vous propose de cliquer sur le lien qui suit pour visionner la bande annonce du film ( « Dans les forêts de Sibérie« )

Alors si aujourd’hui, un deuxième film est tourné sur ce personnage particulièrement inspirant, c’est plutôt une bonne nouvelle. Si c’est le moyen pour qu’un plus large public puisse le découvrir et ait envie de lire ses livres, ce sera une très bonne chose.

En attendant le plaisir de voir ce film, je vous propose ici de découvrir quelques extraits de ses livres, dont je vous conseille vivement la lecture.

-« Le bloc-notes est le genre qui convient le mieux au voyageur, à celui qui souffre de ne pouvoir consigner par écrit tout ce que sa curiosité lui offre d’émerveillement ou lui cause de chagrin. Qu’est-ce qu’un bloc-note? Un herbier. Sur le chemin, on cueille une aimable vision, dans un livre, on rafle une pensée. Une scène de la vie quotidienne nous émeut, nous indispose […] Dans le ciel, un nuage prend la forme d’un visage aimé. Ces copeaux, tombés de la roue du temps, sont jetés dans le carnet de notes. De l’harmonisation de ces instantanés jaillira une géographie de l’instant ».( Comme j’aimerais écrire comme ça!!!…)

« Il y a des êtres comme cela, insolents, désinvoltes, étrangers aux circonstances. La grotesque agitation de leurs semblables les ennuie au suprême. Ils savent le chant d’un oiseau ou le vers d’un poète plus importants que les affaires des hommes. A l’humanité empêtrée dans ses guerres, ils semblent dire: »un peu de silence, s’il vous plait! « . C’est vrai, quoi, dans ce monde, on n’entend plus le rossignol! »

-« Nous sommes entrés dans le temps de la connexion permanente […]Les auteurs explorent les bouleversements qu’Internet a provoqué dans tous les champs de nos existences, se félicitent de l’accélération cybernétique, s’enthousiasment de la révolution qui point. Peut-on se permettre un bémol? Et signaler que souvent, Fogel et Patino confondent la puissance de réseau, son avancée fulgurante, sa force virale, sa capacité d’envahissement, avec se valeur intrinsèque. Ce n’est pas parce que nous sommes tous connectés en permanence qu’il en sortira quelque chose. Disposer en un clic de tout le savoir du monde ne rend personne intelligent et Aristote a pu produire sa Métaphysique sans logiciel ».

« Il faut militer pour le recul des écrans qui envahissent le champ de nos existences. Et lutter contre ce discours marchand qui nous promet une société et un monde meilleur grâce aux nouvelles technologies. Nous sommes encore quelques mohicans à préférer le sens de l’orientation au GPS, le sentiment de la Nature à Google Earth, la truculence aux dictionnaires en ligne […] Ils oublient vite, ces hypnotisés du virtuel qu’en matière de technologie, il y a une chose sous nos cheveux qui s’appelle le cerveau. Et que cette très ancienne invention est autrement plus mystérieuse, puissante, passionnante, évolutive et prometteuse que toute application numérique clignotant tristement sur un écran livide. » (parvenir à critiquer la technologie avec poésie… Trop fort!)

-« Marcher, c’est célébrer la lenteur dans un monde qui s’agite; accepter l’ennui dans une société qui ne croit qu’au divertissement; s’adonner à un plaisir modeste dans un système où tout se paie; se replier dans ses pensées dans le brouhaha ambiant […] Flâner, courir les bois, se promener, musarder, sont des actes de liberté, minuscules certes, mais qui appartiennent à celui qui les accomplit ».

-« La marche est un alambic qui distille les scories du corps ».

-« J’ai identifié dans la marche et dans l’écriture des activités qui permettent, sinon d’arrêter le temps, du moins d’en épaissir le cours ».

« La lecture est un refuge par temps de laideur.[…]. Lire nous confirme que la solitude est un trésor. Lire c’est laisser une parole s’élever dans le silence, vous traverser, vous emporter et vous laisser, métamorphosé, sur le rivage de la dernière page. Pour que cette alchimie opère, il faut être seul ».

Extraits du livre « Une très légère oscillation »:

-« Ces derniers mois, j’ai souffert des bavasseries électorales, des huées des députés, des harangues de nos intellectuels. Tous ces gens clamant leurs certitudes sont passablement vulgaires. Si les bêtes et les fleurs sont si nobles, c’est par la grâce de leur mutisme suppliant. Comme il parait doux, le ballet silencieux des cumulus, après ces coulées logorrhéiques »

-« C’est l’aube, le ciel est pur, neuf. Les passereaux se réveillent en pépiant, une tourterelle, déjà, roucoule sous le toit, l’air a gagné quelques degrés de température et l’on entend le crépitement de la neige réchauffée par un rayon mauve. Un chat s’étire en craquant, une araignée répare sa toile éventrée par un drame nocturne, les premières pensées s’ébrouent dans la tête, encore gauches, encore engluées de sommeil. Et c’est dans un tel moment de jeunesse, de gloire et de grâce qu’il faudrait allumer la radio pour écouter les « matinales »?

-« La seule leçon que nous donnent les morts, c’est de nous hâter de vivre. De vivre plus, de vivre avidement. De s’échiner à un surplus de vie. De bénir tout instant.Et d’offrir ce surcroît de vie à eux, les disparus, qui flottent dans le néant, alors que la lumière du soir transperce les feuillages ».

« Le seul inconvénient de la disparition de l’humanité est qu’il n’y aura personne pour se réjouir de l’évènement ».

« La politique de l’enfant unique vient d’être supprimée en Chine. Désormais, chaque petit chinois pourra partager avec son petit frère ou sa petite sœur son désespoir de vivre dans un monde pollué à mort ».

-« Alain Peyrefitte avait raison, la Chine s’est réveillée. Les européens ne se sont pas encore rendu compte qu’ils étaient au menu du petit-déjeuner ».

Sylvain Tesson2

Extraits du livre « Sur les chemins noirs » (dont sera tiré le film évoqué plus haut):

« Il ne s’agirait pas de mépriser le monde, ni de manifester l’outrecuidance de le changer. Non! Il suffirait de ne rien avoir de commun avec lui. L’évitement me paraissait le mariage de la force avec l’élégance. Orchestrer le repli me semblait une urgence. Les règles de cette dissimulation existentielle se réduisaient à de menus impératifs: ne pas tressaillir aux soubresauts de l’actualité, réserver ses colères […] demeurer entre les murs de livres et les haies forestières ». ( Se souvenir de ce conseil génial!)

-« Les nouvelles technologies envahissaient les champs de mon existence, bien que je m’en défendisse. Il ne fallait pas se leurrer, elles n’étaient pas de simples innovations destinées à simplifier la vie. Elles en étaient le substitut.[…] Il était ingénu de penser qu’on pouvait les utiliser avec justesse. Elles remodelaient la psyché humaine. Déjà, elles régentaient la langue, injectaient leurs bêta-bloquants dans la pensée. La vie avait-elle plus de grâce depuis qu’elle transitait par les écrans? « 

-« Expression lue sur un panneau à l’entrée d’un chemin: »La praticabilité de cet itinéraire n’est pas garantie ». On devrait annoncer cela à tous les nouveaux-nés au matin de leur vie! »

Je vous propose de visionner l’émission « Thé ou Café » et de regarder cet ( Entretien avec Sylvain Tesson) dans lequelle Catherine Ceylac dresse un joli portrait de l’écrivain. Il y exprime sa passion des livres, nous parle de son travail d’écrivain, et nous parle un peu de lui. Je ne peux m’empêcher de penser que la richesse et l’aisance de son discours changent agréablement de ceux qu’on entend trop régulièrement sur la plupart des réseaux sociaux actuels, et se distinguent des discours tenus par tous ces « influenceurs » à la mode, venus de nulle part, souvent caractérisés par la pauvreté de leur vocabulaire et leur absence totale d’intérêt.

Et il y a aussi cet interview de 2013 :« Une liberté vertigineuse » dans laquelle il nous parle de sa passion des livres…