La poésie peut changer nos vies…

Comme beaucoup d’entre vous, j’ai découvert la poésie à l’école… Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette découverte ne m’a pas laissé de souvenirs très marquants. J’ai toujours aimé lire et écrire, mais, comme beaucoup de gamins, et bien à tort,  je considérais la poésie comme un style un peu désuet et un peu trop éloigné de nos modes d’expression actuels pour parvenir à y être vraiment sensible. Mais récemment, en me plongeant dans l’univers des Haïkus (poèmes très courts), sur lesquels je viens d’écrire un article, j’ai (enfin!) complètement redécouvert la puissance des mots et des sons, et la force étonnante et inattendue de la poésie.

soyez-poete-de-votre-vie-9782228904483_0J’ai retrouvé un livre acheté il y a bien longtemps, puis abandonné pendant plusieurs années sur une étagère (cela m’arrive souvent!), qui s’intitule « Soyez poète de votre vie », écrit par Jacques de Coulon. La lecture de ce livre m’a clairement fait comprendre pourquoi et comment la poésie peut nous aider à vivre mieux. Difficile à croire, mais les mots ont un pouvoir magique. J’ai appris que la lecture d’un poème entraîne véritablement des réactions organiques.  Par leurs sonorités, leurs couleurs ou le rythme de leur agencement, ils s’habillent d’images et agissent sur nous en profondeur, calmant l’agitation mentale. La poésie libère véritablement nos émotions et notre imaginaire. Elle nous vivifie et nous élève.

Il y a aujourd’hui un certain renouveau poétique. Les jeunes redécouvrent la poésie, par le biais des haïkus, qui reviennent à la mode ces dernières années, et surtout, bien-sûr, par l’intermédiaire du slam. « Certains jeunes semblent repus : saturés d’informations, leur esprit s’ouvre worldwide par écrans interposés mais, revenus de tout, ils ne s’émerveillent plus de rien. La poésie leur donnera une nouvelle fraîcheur », nous dit Jacques de Coulon.

De mon côté, moi aussi, je découvre peu à peu, et avec bonheur, tout ce que la magnifique suggestion de Hölderlin peut apporter à ma vie:

« Il faut habiter poétiquement le monde » disait-il…  Et lorsqu’il parlait « d’habiter poétiquement le monde », il ne suggérait pas simplement de se mettre à écrire des poèmes. Son invitation consistait, beaucoup plus largement, à nous inciter à retrouver nos facultés d’émerveillement et notre sens de la beauté, dans tous les aspects de nos vies. Et cette suggestion d’habiter poétiquement le monde est d’ailleurs, depuis le début, le thème essentiel de ce blog, mais aussi ma philosophie de vie en général, et le premier commandement de ma religion personnelle…

Mais ceci dit, écrire de la poésie est un chemin de plus, parmi d’autres, pour parvenir à retrouver ses facultés d’émerveillement…

« Les gens courent et s’affairent, ployant sous le poids de leurs soucis. Le plus souvent, ils évoluent dans un matérialisme crasse et leur vie tourne autour du métro-boulot-dodo. Que leur manque-t-il? Un brin de poésie, une petite étoile qui danse dans leur ciel intérieur »

Cette dernière phrase me fait beaucoup réfléchir à l’utilité qu’aurait pu revêtir pour le monde occidental, cette pause étrange que nous  impose la crise sanitaire que nous traversons depuis plus d’un an maintenant. Ne faudrait-il pas essayer de percevoir dans cette période qui nous oblige à lever le pied dans nos activités et nos déplacements, une occasion, même ponctuelle, de se tourner vers notre  intériorité. Trop impatients de retrouver leur rythme d’avant, leurs interactions sociales, leur consumérisme, leur agitation  habituelle, trop de gens ne perçoivent malheureusement pas la possibilité  que cette étrange pause imposée peut nous offrir, malgré tout. Nous avons un esprit, et cet esprit est capable de s’évader vers des paysages magnifiques, ceux qu’on connait, ou ceux qu’on peut imaginer.  Et surtout, Il nous permet de nous envoler sur les ailes du rêve… « Plutôt que de traîner notre spleen dans les couloirs gris de l’affliction ou de gamberger des idées noires, essayons de  rêver en couleurs,[…] Pourquoi fixer l’esprit sur la douleur alors qu’il peut voyager partout? », nous suggère ce livre sur la poésie…

Nous avons en ce moment, plus de temps pour rêver mais aussi plus de temps pour lire… Pour redécouvrir les grands auteurs, les philosophes, et les poètes… Or, la poésie nous aide vraiment, de bien des manières, à traverser les circonstances difficiles.

Extraits du livre:

« Le poète nous apprend à sortir du ventre immense de nos mégapoles pour nous tourner vers les fleurs, les arbres, les nuages dans le ciel… Pour comprendre aussi leur langage ».

« Qui de nos jours sait encore écouter la nature et comprend sans efforts le langage des fleurs et des choses muettes? », nous dit Baudelaire.

« Nous passons à côté de l’essentiel, qui se trouve dans les plus petites choses, ces étincelles d’éternité, telle cette minuscule fleur qui éclaire la forêt. Il ne s’agit donc pas de nier notre monde ni même de s’en détourner, mais bien de le rendre incandescent dans la lumière d’une nouvelle conscience ».

« Imaginer, créer : le poète fait exister des mondes nouveaux […]Vous pouvez certes échapper à la morosité ambiante dans les paradis artificiels des drogues ou du cyberespace. Vous pouvez aussi le faire sous le ciel d’azur de la poésie. A vous de choisir! »

« Rêver sa vie! Vivre son rêve! Mais qui sait encore vivre ses propres rêves en allant chercher ses propres perles au fond de son imaginaire?.[…]Nourrir son imaginaire… Nous vivons dans un monde saturé d’images qui, le plus souvent configurent notre intériorité aux normes marchandes du système. Or, l’image enferme l’esprit dans une seule représentation voulue par son concepteur. (Pensons à la publicité!). Le mot libère au contraire l’imaginaire et nous permet de créer notre propre représentation. Richesse de l’imaginaire qui vous permet de vous approprier le monde en le recréant en vous! Conclusion: pour développer cette créativité, LISEZ plutôt que de vous laisser imposer vos représentations. Et si la lecture se porte sur des poèmes, des contes ou des mythes, le jardin de votre âme fleurira d’autant mieux. Ces textes contiennent en effet de nombreux symboles qui sont autant de noyaux d’énergie venus du fond des âges et qui agiront puissamment sur votre vie. Le rêve vient habiter la vie ordinaire pour la tisser de fils d’or et lui donner de l’étoffe. Elle devient alors extraordinaire ».

« Le poète brode la réalité pour en faire une toile plus belle. La poésie s’inscrit en lettres d’or sur la trame de la vie ».

Quelques conseils puisés dans ce livre pour écrire de la poésie:

« Arrêtez-vous dans la nature et contentez-vous d’ouvrir vos cinq sens, sans faire quoi que ce soit, sans penser à quoi que ce soit. Ici et maintenant ».[…]

Rimbaud suggère d’élargir notre perception en observant la nature avec toute la palette de nos sens : « Nous avons seulement à ouvrir nos sens à la sensation, puis fixer avec des mots ce qu’ils ont reçu. Notre unique soin doit être d’entendre, de voir et de noter. Sans choix, sans intervention de notre intelligence. Le poète doit écouter et noter (quoi que ce soit) ».

 » Suivre les conseils de Rimbaud: Tout observer, en pleine conscience et sans le filtre du mental, puis noter les sensations dans un carnet qui contiendra les premiers balbutiements de poésie. Dans ce déferlement du ressenti, vous allez découvrir quelques perles. Noter! noter toute cette profusion de sensations! Les sensations alimentent les passions qui soulèvent notre vie en l’enflammant. Sans passions, nous sommes des branches de bois mort ».

L'agenda du poète

  Il y a aussi aux éditions de La Martinière, un autre livre très ludique pour découvrir l’écriture poétique. Destiné à l’origine à de jeunes lecteurs, « L’agenda du (presque) poète » de  Bernard Friot, fonctionne comme un agenda poétique : Chaque page correspond à un jour de l’année et propose une séquence sur un point précis : qu’est-ce qu’un poème? D’où vient l’inspiration? C’est quoi un alexandrin?…

On comprend ainsi que la poésie ce n’est pas seulement des mots mais aussi l’éveil de tous les sens. Et que tous ces sens contribuent au développement de la créativité et de l’imagination.

Un ouvrage qui se démarque des classiques de la poésie, et donne envie de s’essayer à l’écriture poétique.

 

Écouter les oiseaux chanter…

En ce dimanche de printemps, que beaucoup d’entre nous n’aurons pas la chance de passer à la campagne, j’avais envie de vous faire partager cette vidéo de chants d’oiseaux qui font tellement de bien… Ils ne remplacent pas, bien-sûr, la beauté d’un moment réellement passé au milieu des champs et des bois, mais ça peut quand même faire un peu de bien quand on est coincé en ville ou dans des banlieues à l’urbanisation esthétiquement douteuse!… Alors, si les trilles des rossignols, des mésanges, des hirondelles et autres oiseaux « de toutes plumes » vous manquent, je vous propose de cliquer sur ce lien pour profiter de ces chants d’oiseaux apaisants... Bon courage à tous…

Découvrir l’écriture des haïkus… et tout ce que cette pratique peut vous apporter…

pexels-photo-1558336Vous connaissez sans doute ces très courts poèmes venus du japon, qu’on appelle les haïkus. Un exemple:

Dans le creux de ma main

en tremblant tristement

s’éteint une luciole

(Kyoraï)

Il y a quelque chose de très attirant dans ces mini-poèmes dont l’origine remonte au 16ème siècle. Leur simplicité de forme y est sans doute pour beaucoup. Mais il y a tellement plus à comprendre…

Je pensais déjà connaitre un peu le sujet. Mais je viens de lire le livre « L’art du haïku- Pour une philosophie de l’instant » écrit par Vincent Brochard et Pascale Senk, dans lequel sont présentés des textes de Bashô, Issa et Shiki, trois des plus grands maîtres du genre. Et j’ai découvert un tas de raisons qui m’ont donné envie d’approfondir mes connaissances en la matière. L’écriture de haïkus se révèle beaucoup plus enrichissante que je ne l’imaginais…

J’ai compris grâce à la lecture de ce livre à quel point la pratique du haïku peut influencer l’existence de celui qui en lit, mais aussi, et surtout, de celui qui en écrit. « Les haïkistes sont un peu comme des chasseurs de papillons. Ils avancent dans la vie avec leur filet ». Et lorsque celle-ci leur amène une minute joyeuse, ou miraculeuse, ou touchante, bref un instant d’émotion, ils osent « la notation spontanée d’un instant d’élite » (expression utilisée par Roland Barthes pour qualifier l’écriture de haïkus). Le livre nous amène à comprendre de quelle manière « la fréquentation régulière des haïkus affine notre capacité à reconnaitre et à conserver les évènements heureux de notre vie. Ils sont réellement une invitation à capter les plaisirs les plus simples, ceux qu’on atteint quand on prend le temps de s’arrêter et de regarder ». Mais l’écriture de haïkus ne peut pas non plus se réduire à de jolis instants. Elle consiste aussi à accueillir tous les fruits d’une véritable attention au réel; des instants d’éveil, comme des « balafres légères tracées dans le temps » (encore une expression de Roland Barthes qui est souvent cité dans le livre).

Regarder, écouter, goûter, sentir… L’écriture incisive et directe de Haïkus nous encourage à témoigner des plus infimes découvertes. Mais elle nous oblige à avoir pleinement expérimenté ces sensations pour pouvoir les transmettre. Santoka, maître japonais, disait: « Tout ce qui n’est pas réellement présent dans le coeur ne relève pas du haïku ». Ce qui compte, c’est le paradoxe, la contradiction, ou la surprise, le pur plaisir et la vibration qui en suit la lecture…

Quelques exemples de haïkus:

Par moments les nuages                                  Lune pleine

à ceux-là donnent un répit                              Pourquoi te cacher

qui contemplent la lune                                   on voit ta lumière

(Bashô)                                                              (Mizen)

Pour celui qui cherche l’inspiration, l’immersion dans la nature est incontournable. Pour le haïkiste, la nature n’est pas « l’environnement », mais « l’essence même de l’existence, l’unique source à laquelle on peut toujours s’abreuver. L’homme s’y contemple et y apprend les rythmes justes, l’acceptation et l’humilité ».

Accepter l’impermanence… Entrer dans le monde du haïku revient aussi à faire face à l’impermanence de toutes choses. Tout, dans l’univers naît puis meurt. « La vision de l’existence humaine perçue comme un souffle, un épisode infime, marque l’appartenance du haïku au zen. » Comment alors ne pas sentir naître en soi des sentiments d’humilité et de compassion?

Le haïku est ainsi un des chemins possibles vers la sagesse et l’équilibre intérieur.

Le livre nous donne également les éléments de base pour se lancer dans cette pratique.

Ainsi, pour écrire des haïkus:

-Partez toujours de votre propre expérience, de votre ressenti le plus soudain et le plus profond.

-Ayez toujours un petit carnet sur vous (Mais ce conseil est ,selon moi, valable pour tout le monde, tout le temps, quelle que soit votre activité! et surtout pour les artistes…)

-Ce sont surtout des sentiments imprévus, des impressions inhabituelles, des surprises du quotidien qui vous donneront envie d’écrire un haïku. Comme le recommande le poète Yves Leclair: « Surtout ne pas se mettre à sa table de travail et se dire: je vais écrire maintenant un haïku. Le haïku s’écrit à l’improviste, de lui-même, comme ça, d’un seul trait, en passant ». Retranscrivez l’image principale qui vous a frappé et si possible en 3 vers de 5, 7 et 5 syllabes. Les poètes dérogent quelques fois à cette règle, mais au début, mieux vaut essayer de s’y tenir. Essayez d’écrire ce que vous avez vu, sans jugement, sans longue description, sans vérité générale, sans trop de métaphores ou de figures de style. Allez au plus direct et au plus simple.

« Le haïku ne cherche pas la poésie dans le rêve, l’idéal, l’imaginaire, mais dans la réalité la plus matérielle, la plus anodine. Il ne poursuit pas pas la beauté dans le raffinement, la somptuosité, la grandeur, mais dans la simplicité, la petitesse. Il s’écarte de tout ce qui, sous le prétexte de l’embellir, vient surcharger, travestir, solidifier la spontanéité du vivant. Le haïku tente de capter la vie au plus près de son jaillissement. Par le contact avec la nature qui est son principe, il est avant tout une poésie de la sensation ». Un très bon exercice de dépouillement, de simplicité.

« Par cette disposition de l’âme qu’il réclame, cette écoute de la nature et des rythmes cosmiques à laquelle il convie, le haïku est tout à la fois l’instrument, le signe, la trace d’une expérience humaine vécue dans la vérité ».

Pour se résumer, « le haïku est un exercice spirituel, une manière de vivre et de mourir. Il indique une certaine attitude à l’égard du monde . Il est une école et un chemin. Il est une voie. Une voie vers la beauté. »

                                                             .                                                      Le livre l'art du Haïku                     

  Ce livre est juste un excellent point de départ à la découverte de l’univers passionnant des haïkus.

feuille verte sur pile de livres

A regarder également ce film court sur l’écriture du haïkus…

« Trouver du réconfort dans la création »: Le dernier vlog de Laétitia Miéral (Merveilles en papier) à savourer sans attendre…

21.2.2020Abonnée au blog de Laétitia Miéral, artiste et magicienne du papier, et créatrice de « Merveilles en papier », je reçois régulièrement ses vlogs et c’est à chaque fois pour moi un véritable moment de délice et d’émerveillement. La suivre, l’écouter me parler de ses découvertes, de ses créations, me fait beaucoup de bien, et ces moments qu’elle partage avec ses abonnés sont à chaque fois une source d’inspiration et un moment de plaisir délicat (ma madeleine de Proust à moi!…). J’ai reçu il y a quelques jours ce petit vlog intitulé « Finding confort and joy in creating », dans lequel elle explique, de manière très poétique, les bienfaits de la création artistique sur son état d’esprit, son humeur et sur son bien-être psychologique. Encore une fois, le film est en anglais, mais sincèrement, même en ne captant que partiellement ce qu’elle dit, vous n’aurez pas de mal à comprendre le propos; et de plus, la vidéo est esthétiquement très réussie..

.A voir ABSOLUMENT… (en cliquant ici)

Vous pouvez également aller voir son magnifique site et toutes ses vidéos.Elles sont toutes extrêmement agréables à regarder. Vous y découvrirez son univers de contes de fées,  ses magnifiques créations de papier, ainsi que le détail de ses ateliers en ligne. Je vous promets un moment de rêve et d’évasion. Et surtout, SURTOUT!… N’hésitez pas à vous abonner à sa newsletter et à sa chaine You Tube…  C’est la promesse de recevoir régulièrement des nouvelles d’un monde magique et enchanté!..Par les temps qui courent, ça ne se refuse pas!…Merveilles en papier (lien)

« S’émerveiller »… Un court-métrage de Simon Maurissen, primé au festival « Nature » de Namur en 2017 .

Aujourd’hui, j’aimerais vous faire partager ce petit cadeau matinal… En vous proposant un réveil en douceur avec

ce film primé au festival de Namur… « S’émerveiller ».   Bonne journée à vous…

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La beauté des flocons de neige…

Vous savez déjà, sans doute, que les flocons de neige sont tous différents les uns des autres. Et leurs magnifiques motifs sont tous uniques. En fait, j’ai entendu dire l’autre jour dans un de ces films de Noël qui passent en boucle à la télévision en ces périodes de fêtes, que c’est au moment où les flocons de neige tombent en tourbillonnant jusqu’au sol, que se forment les petits cristaux de glace qui donnent à chaque flocon de neige son motif et sa beauté absolument unique. Et que la constitution des flocons de neige pouvait être interprétée comme une belle métaphore de la nature humaine. En effet, chacun de nous traverse la vie en tourbillonnant, d’une expérience à l’autre. Et chacune de ces expériences qui constituent notre vie fait de nous ce que nous sommes, c’est-à-dire des personnes uniques, toutes différentes les unes des autres… Comme les flocons de neige.

Aussi, comme il neige ces jours-ci dans beaucoup de régions, j’ai eu envie d’écrire cet article sur la beauté féérique des flocons de neige. Pour vous donner envie d’aller marcher sur une couche de poudreuse blanche et ouatée, la bouche grande ouverte vers le ciel pour y goûter les flocons de neige virevoltants, qui viennent fondre sur votre langue, comme lorsque vous étiez enfant…

La plupart du temps, les flocons de neige ne sont pas de beaux cristaux solitaires de glace réguliers. En général, ce sont des agrégats assez complexes de cristaux, parfois recouverts de micro-gouttelettes glacées, qui tombent en abondance. La géométrie de ces formations fragiles est assez mal connue car il est difficile de les observer en plein vol avant qu’elles ne s’écrasent au sol, perdant ainsi une partie de leurs propriétés.
Des chercheurs de l’université de l’Utah ont donc mis au point, avec le partenariat financier de la Nasa et de l’armée américaine, un dispositif permettant de photographier les flocons pendant leur chute. Constitué de trois appareils à déclenchement ultra-rapide (1/40.000 s) et de capteurs de vitesse, il permet de saisir sur le vif des milliers de flocons en une seule nuit. Les trois appareils sont espacés de 36°, ce qui doit permettre de reconstituer des images en 3D.
(Source : Le Figaro).

L’Organisation météorologique mondiale a pu recenser ainsi sept catégories principales de cristaux de neige : plaquettes, étoiles, colonnes, aiguilles, dendrites, boutons de manchette, cristaux irréguliers, la septième regroupant trois autres formes de précipitation, la neige roulée, les granules de glace et la grêle. À l’intérieur de ces catégories, les formes, les poids, les volumes varient énormément. Mais quel que soit leur aspect, les flocons ont une caractéristique commune : ils ont tous une symétrie hexagonale. Ce qui reste un mystère.

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Encore une des merveilleuses énigmes de notre belle planète…Alors, si vous voyez la neige tomber, derrière la fenêtre, n’hésitez pas à mettre le nez dehors et à marcher sous les flocons qui tombent du ciel en virevoltant. Transformez les chutes de neige en fête!…

Et que dire de la beauté d’un champ recouvert de neige poudreuse sur laquelle personne n’a encore marché?… Une beauté éphémère à ne pas rater quand elle s’offre à nous…

S’émerveiller… De la beauté des vaches, broutant dans nos prairies…

La plupart des gens aiment bien les vaches…

Avec ce reconfinement, beaucoup d’entre nous sont à nouveau coincés en ville, loin de la nature… Mais qui n’a pas quelques bons souvenirs de vacances à la campagne? De visites à la ferme, où l’on côtoie toujours avec autant plaisir des ânes, des moutons, des cochons, des poules… et des vaches, bien-sûr?… Les animaux de la ferme ont ce charme si particulier. Leur humilité nous touche.

Lors de mon dernier séjour prolongé dans l’Aveyron, j’ai vite pris l’habitude de passer de longs, de très longs moments, en compagnie d’un beau troupeau de vaches, qui paissaient tranquillement dans les champs, près du village où je me trouvais. Et j’étais si bien, assise, là… Juste à les regarder…

Je me suis posée la question des raisons de mon addiction très rapide à ces moments de communion partagées avec ces bêtes si attachantes.

J’ai vite compris que m’asseoir là, face à elles, et les regarder brouter et ruminer me procurait un sentiment de grande sérénité, de calme et de paix. Loin de toute agitation, la contemplation de ces vaches m’apaisait, tout simplement… J’ai donc découvert cette toute nouvelle forme de méditation…

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Aviez-vous remarqué cette petite houppette de poils sur le sommet de la tête… qui ressemble à une moumoute?… Trop chou!

Mon propos dans cet article n’est pas de polémiquer sur la cruauté de certains élevages ni de critiquer les techniques d’abattage des animaux destinés aux boucheries. D’autant plus que la ferme où je me rendais pour deviser avec ces jolies vaches semblait particulièrement respectueuse de ses bêtes qui broutaient toute la journée dans des champs immenses. Elles étaient chouchoutées, très propres et bichonnées comme des princesses!… J’ai beaucoup de respect pour les agriculteurs. C’est un métier difficile qui demande beaucoup de courage.

Et il ne s’agit pas non plus de faire l’apologie du régime végétarien, ni de jeter la pierre aux mangeurs de viande. Loin de là!… J’aime trop le pot au feu pour faire partie de ceux qui tirent à boulets rouges sur les carnivores.

Non, le propos de cet article est juste d’attirer votre attention sur la beauté et la douceur des vaches. Elles partagent la vie des hommes depuis la nuit des temps. J’ai simplement envie de leur rendre hommage, pour ce qu’elles nous offrent. Et vous faire partager mes images afin de vous donner envie à vous aussi (dès que cela vous sera possible), de vous rapprocher d’elles pour tester ce moyen original de méditer et de vous détendre: La contemplation des vaches!…

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C’est moi qui les regarde? ou ce sont elles qui m’observent?

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Baiser affectueux!…A bientôt, dans nos prés!… On vous attend!…

.. Et puis je ne résiste pas au plaisir d’ajouter un lien vers ce petit film réjouissant qui nous montre des vaches retrouvant leurs prés, après un long hivernage…avec un plaisir non dissimulé!… Leur réaction met en joie!… Les agriculteurs appellent cela « La danse des vaches »! ça me rappelle ma propre joie lorsque j’ai retrouvé les champs après le premier confinement!… J’étais un peu dans le même état!… Et je suis déjà impatiente de retrouver mes douces copines, le printemps prochain!…

« Et si la terre était unique? » Un reportage passionnant de Laurent Lichtenstein. Pour s’émerveiller du miracle de la vie sur Terre…

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Je viens de voir un film documentaire passionnant sur France 5: « Et si la terre était unique? » réalisé par Laurent Lichtenstein. Depuis quelques années, on entend dire beaucoup de choses sur la probabilité de l’existence d’une planète dotée d’un écosystème semblable au nôtre ou au moins d’une forme de vie quelconque. Or, en regardant cet excellent reportage, on se rend compte qu’il est vain pour les humains de chercher une planète aussi parfaite pour leur survie que ne l’est notre planète « Terre ».

En s’appuyant sur les travaux d’astronomes, de biochimistes et de biologistes, ce film propose un voyage au cœur de notre système solaire et nous fait découvrir l’incroyable concours de circonstances qui a permis l’essor de la vie terrestre depuis 4 milliards d’années. Car ne nous y trompons pas: la venue de la vie sur Terre est le fruit d’une histoire vraiment singulière dépendant d’une suite d’accidents cosmiques et d’un enchainement de hasards qu’on pourrait qualifier de miraculeux. En tous cas, pour ceux que l’on connait… Car il reste encore beaucoup de mystères et de questions auxquelles la science n’a pas encore répondu.

J’ai été particulièrement intéressée par cette histoire de collision de la planète Théia avec la Terre. Si la collision avait été plus violente, elle aurait pulvérisé la Terre, mais moins violente, elle n’aurait pas permis la fusion des deux planètes qui a engendré les conditions nécessaires à l’apparition de la vie. Et c’est sans évoquer cet autre miracle: la terre a juste la bonne quantité d’eau pour que la chimie de la vie ait pu commencer. S’il y avait eu plus d’eau, ou pas assez, les conditions n’auraient pas non plus permis le développement de la vie sur terre. Reportage à regarder en cliquant sur ce lien ( ici), en replay sur France TV seulement jusqu’au 23 Novembre. Il dure un peu plus d’une heure mais je peux vous garantir que vous ne regretterez pas de l’avoir regardé. Il renforcera certainement votre amour pour la magnifique planète qui est la nôtre, et qui ne ressemble à aucune autre… Sachez-le, nous ne trouverons jamais mieux ailleurs! Autant mettre tous nos moyens et nos forces dans la préservation de ce trésor qui nous accueille déjà si généreusement…

Il m’arrive de trouver certains reportages scientifiques ennuyeux et rébarbatifs, mais pour le coup, j’ai trouvé celui-là passionnant parce qu’il laisse de la place au rêve et au côté merveilleux de cette fabuleuse histoire qui est celle de notre Terre. A ne pas rater!…

Une petite dose de John Bon Jovi…Ou, au choix, les défilés Victoria Secret… Ou les deux!

Une petite dose de John Bon Jovi…Ou, au choix, les défilés Victoria Secret… Ou les deux!

Certains seront surpris, peut-être, par la teneur de cet article, et penseront qu’il est hors-sujet sur mon blog. Mais je leur répondrai: « pas du tout! »… Et pour le justifier, je vous ai trouvé une citation magnifique de George Sand:

« Le véritable artiste est celui qui a le sentiment de la vie. Qui jouit de toutes choses, qui obéit à l’inspiration sans la raisonner, et qui aime tout ce qui est beau sans faire de catégories« …

Alors, Voilà!… Pour les artistes, donc… La première partie de cet article s’adresse plus particulièrement à mes lectrices (ou mes lecteurs qui préfèrent les garçons, ou tous les autres, s’ils sont curieux!…). Si vous traversez une petite période de solitude (ce qui peut être le cas, surtout pour les célibataires, dans cette période de crise sanitaire!…), j’ai un petit remède rapide pour vous redonner un peu de baume au cœur…

c2b287c6097c00414892e27e2e7f1ee6--band-photos-jon-bon-joviRegardez ces vidéos de John Bon Jovi, au summum de sa beauté et de ses capacités vocales. Bed of roses , bien-sûr, et Always…

Moments de plaisir assurés!… Il n’y a pas de mal à se faire du bien avec un peu de rêve sur la toile… Je sais qu’il a changé depuis, comme nous tous… Mais il nous reste ces images pour profiter encore de ce qu’il a été… Alors, ne boudez pas votre plaisir! Ce n’est que du bonheur!…

Et pour la pêche que cela donne en cas de coup de blues (et ça, c’est pour tout le monde!!!) , un petit coup de Livin’ on a prayer . Bien-sûr, les coupes de cheveux sont un peu datées, mais la musique, elle, n’a pas pris une ride!… Et là, vous repartez comme neuf pour le reste de la journée!… Et si vous en voulez encore, il y a aussi It’s my life, pour lequel j’ai choisi cet extrait du concert de Bon Jovi à Times Square en 2002… Il faut bien admettre que john Bon Jovi est un exemple de ce que le genre humain peut avoir de particulièrement réussi d’un point de vue esthétique.  Passez un bon moment!…Et rappelez-vous que vous êtes vivants!…

 Et pour ne pas faire de sexisme, j’aimerais aussi vous faire découvrir (si vous ne les connaissez pas encore) les très beaux défilés de la marque de sous-vêtements « Victoria secret », que j’ai découverts lors de mes escales aux États-Unis. Là-bas, ils sont diffusés sur écrans géants dans tous les magasins Victoria secret… Il s’agit de spectacles visuellement et artistiquement somptueux, toujours raffinés et jamais vulgaires, auxquels participent les plus beaux mannequins du monde. Pour elles, être choisie pour faire le défilé Victoria secret est une véritable consécration.

Je vous en ai sélectionné deux que je trouve particulièrement réussis: il s’agit du défilé « Fairy tale » (forcément!… j’aime les Contes de fées!… et je trouve les costumes magnifiques), accompagné par le chanteur Hozier… Les filles y sont divinement belles et souriantes, ce qui change des défilés habituels. Ou cet autre : « 2012 Victoria Secret fashion show », sur la chanson « Diamond » interprêtée par Rihanna.

Et oui! Non seulement physiologiquement et biologiquement, le corps humain est une création prodigieuse, mais il peut être aussi particulièrement esthétique… Les défilés « Victoria Secret » ont cette qualité de les mettre magnifiquement bien en valeur… Et là, on a la beauté des corps, des sourires, des lumières,des costumes, des décors…et de la musique. Tout, dans ces défilés est artistiquement et esthétiquement sublime. Le sujet a  donc tout à fait sa place dans ce blog!…

Je vous rappelle la citation de George Sand: « Un véritable artiste aime tout ce qui est beau… sans faire de catégories »!…