« Et si la terre était unique? » Un reportage passionnant de Laurent Lichtenstein. Pour s’émerveiller du miracle de la vie sur Terre…

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Je viens de voir un film documentaire passionnant sur France 5: « Et si la terre était unique? » réalisé par Laurent Lichtenstein. Depuis quelques années, on entend dire beaucoup de choses sur la probabilité de l’existence d’une planète dotée d’un écosystème semblable au nôtre ou au moins d’une forme de vie quelconque. Or, en regardant cet excellent reportage, on se rend compte qu’il est vain pour les humains de chercher une planète aussi parfaite pour leur survie que ne l’est notre planète « Terre ».

En s’appuyant sur les travaux d’astronomes, de biochimistes et de biologistes, ce film propose un voyage au cœur de notre système solaire et nous fait découvrir l’incroyable concours de circonstances qui a permis l’essor de la vie terrestre depuis 4 milliards d’années. Car ne nous y trompons pas: la venue de la vie sur Terre est le fruit d’une histoire vraiment singulière dépendant d’une suite d’accidents cosmiques et d’un enchainement de hasards qu’on pourrait qualifier de miraculeux. En tous cas, pour ceux que l’on connait… Car il reste encore beaucoup de mystères et de questions auxquelles la science n’a pas encore répondu.

J’ai été particulièrement intéressée par cette histoire de collision de la planète Théia avec la Terre. Si la collision avait été plus violente, elle aurait pulvérisé la Terre, mais moins violente, elle n’aurait pas permis la fusion des deux planètes qui a engendré les conditions nécessaires à l’apparition de la vie. Et c’est sans évoquer cet autre miracle: la terre a juste la bonne quantité d’eau pour que la chimie de la vie ait pu commencer. S’il y avait eu plus d’eau, ou pas assez, les conditions n’auraient pas non plus permis le développement de la vie sur terre. Reportage à regarder en cliquant sur ce lien ( ici), en replay sur France TV seulement jusqu’au 23 Novembre. Il dure un peu plus d’une heure mais je peux vous garantir que vous ne regretterez pas de l’avoir regardé. Il renforcera certainement votre amour pour la magnifique planète qui est la nôtre, et qui ne ressemble à aucune autre… Sachez-le, nous ne trouverons jamais mieux ailleurs! Autant mettre tous nos moyens et nos forces dans la préservation de ce trésor qui nous accueille déjà si généreusement…

Il m’arrive de trouver certains reportages scientifiques ennuyeux et rébarbatifs, mais pour le coup, j’ai trouvé celui-là passionnant parce qu’il laisse de la place au rêve et au côté merveilleux de cette fabuleuse histoire qui est celle de notre Terre. A ne pas rater!…

« L’esprit de solitude »: extraits du livre de Jacqueline Kelen.

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« Solitaire je suis… »

« Solitaire comme un défi à la banalité, comme un refus de se résigner. Solitaire pour continuer à m’aventurer ».

« Notre époque, friande de grand public et de rassemblements, parle très peu de cette conduite de vie solitaire qui favorise la réflexion et affermit l’indépendance, de cette solitude belle et courageuse, riche et rayonnante, que pratiquèrent tant de sages, d’artistes, de saints et de philosophes. »

« Le solitaire sait qu’il a beaucoup à apprendre. Il lit, écoute, réfléchit, mûrit ses pensées comme ses sentiments. »

« Dès qu’on a le goût de l’intelligence, la passion de l’étude, on se retrouve immanquablement seul. Dès que l’on a soif de nouveau, d’originalité, on s’éloigne de la collectivité humaine, des gros remous et des menus plaisirs du monde. On se tourne vers soi, vers le silence et vers les livres. Vers tous ceux qui, avant nous, ont pensé. »

« Vivre solitaire demeure la seule façon de ne pas se compromettre, de sauvegarder son irréductible étrangeté et d’accéder à ce qui ne périt pas. »

« Les uns vivent en couple dès qu’ils quittent leurs parents, les autres se précipitent dans des aventures toujours décevantes, d’autres sortent sans arrêt pour rencontrer quelqu’un, en fait pour ne pas se retrouver seul; tous, à leur manière, croient briser ou conjurer leur solitude, mais ce besoin des autres, ce besoin d’être à deux va aggraver plus encore leur sentiment d’isolement. Bien-sûr, tout l’environnement social, les joyeuses familles et les couples satisfaits sont là pour asséner à l’individu qu’être seul, c’est vivre mal, c’est vivre à moitié. Peu rétorquent qu’à vivre toujours ensemble, on devient l’ombre de soi-même. »

« A vivre en groupe continument, un homme régresse dans sa vie émotionnelle, intellectuelle et spirituelle. C’est pourquoi dès que quelqu’un, même un enfant, veut réfléchir ou faire le point sur une situation, il se met à l’écart.C’est que l’intelligence va seule et qu’elle s’accroît d’autant plus qu’elle ne se laisse pas troubler par les manifestations, les modes et les préjugés de la foule. »

« Personne ne nous apprend à être seul. Au contraire, toute éducation, qu’elle soit dispensée par la famille ou à l’école, vise à ne jamais laisser l’enfant dans le silence, face à lui-même: on l’oblige à jouer avec ses camarades, à faire partie d’une équipe sportive, bref à « communiquer » et à s’intégrer, ces deux poncifs tyranniques de la société contemporaine. Plus tard, il voyagera en groupe ou au moins avec quelqu’un. Très vite aussi, s’il ne choisit pas de s’incruster chez ses parents, il se mettra en ménage ou bien se mariera puisqu’on lui a appris que l’homme ne doit pas rester seul. Dépossédé de lui-même, l’être humain devient nécessairement dépendant des autres. On appellera cela l’esprit de famille, la camaraderie, le sens de la communauté. De fait, ce sont tous ces dispositifs sociaux qui empêchent l’individu de demeurer seul, qui l’empêchent d’être autonome et de penser par lui-même. Ainsi, dans le monde moderne contemporain, l’être humain ne vit jamais avec soi. Tout est programmé pour égayer ou briser ses rares moments de silence et de solitude. (et cela est encore plus évident avec l’envahissement exponentiel des réseaux sociaux). Lorsque cet homme affrontera des ruptures sentimentales, des deuils ou tout simplement s’il se retrouve au chômage ou à la retraite, il s’épouvantera et perdra pied; depuis qu’il est né, on lui a fait croire que sans les autres il n’est rien, il ne sert à rien. »

« Le célibat désigne un état civil. La solitude est un état d’esprit. On veut la faire passer pour une malédiction alors qu’elle est le sceau de notre nature humaine, sa chance d’accomplissement. »

« La solitude s’avère toujours féconde voire heureuse pour qui l’honore au lieu de la fuir. »

« Pour devenir soi et devenir quelque peu libre, il faut lâcher le recours permanent à l’autre, au regard de l’autre. Marcher seul. »

« Ceux qui ne l’ont pas goûtée qualifient volontiers la solitude de vie égoïste. Mais les vrais solitaires y savourent des moments d’exaltation intérieure et de multiples joies, des bonheurs infimes à longue résonance. Dans le jardin bruissant de la solitude, l’attention aux choses est le maître mot: la fleur que l’on contemple et que l’on frôle, le baiser envoyé aux nuages, le salut aux oiseaux. Le livre qu’on hume et qu’on entrouvre n’est plus une marchandise, un produit fait de carton et de papier, il est craquant de vie, de mots et de secrets. Plus rien n’est ordinaire, tout devient très précieux-un insecte, une brindille, une pierre, une rafale de vent. Dans la solitude, je redécouvre l’émouvante fragilité des choses ».

« Être solitaire, tel un diamant étincelant, c’est:

Être unique, singulier,

-Être rassemblé, unifié, un, entier,

-Être libre et disponible, garant de son existence,

-Être capable d’aimer sans accaparer ou nuire,

-Être ouvert à tout le monde vivant, se sentir relié, fraterniser avec toute la création,

-Se verticaliser, se spiritualiser, s’approcher de la solitude divine voire se fondre en elle ».

« Il y a en chacun de vous une solitude qui est ce que vous avez de plus précieux. Une solitude inaliénable, magnifique, qui est la solitude même de l’esprit ».

Toutes ces phrases sont extraites du livre qui m’ accompagne en ce moment: « l’esprit de solitude » de Jacqueline Kelen, publié en 2005 chez Albin Michel.

Le propos de ce livre fait beaucoup réfléchir, surtout en cette période où tant de gens se plaignent de souffrir d’isolement, et encore plus depuis qu’il nous est demandé de « limiter » nos contacts sociaux. Un empêchement qui semble plonger certains dans des angoisses insurmontables… Jacqueline Kelen exprime son point de vue. On peut ne pas être d’accord d’emblée avec ses propos, mais elle a le mérite de déranger toutes nos idées toutes faites et de nous faire entrevoir certains de nos conditionnements. Pourquoi avons-nous tendance à fuir la solitude et le silence par tous les moyens possibles. De quoi avons-nous peur? Pourquoi cherchons-nous si souvent à nous divertir, à sortir, à nous étourdir le plus souvent possible de moments festifs, à être toujours entouré? Pourquoi avons-nous si peur de rester seuls avec nous-mêmes?..

Jacqueline Kelen nous encourage à découvrir les bienfaits d’une vie solitaire… Bien-sûr, dés le début du livre, elle dégage le paysage et précise qu’elle ne parle pas de la solitude malheureuse , celle des êtres hautains qui méprisent les autres, ni celle des plaintifs et des dépressifs perpétuels, qui passent leur temps à médire et à maugréer, ni la solitude des égocentriques qui s’isolent et font le vide autour d’eux. Pas de cette solitude qui enferme, rétrécit et conduit au ressassement et à la désespérance. Non: ce qu’elle évoque dans son livre, c’est la belle solitude. Celle qui est à la fois remplie et légère, celle qui, au final, ouvre et relie. Elle déplore que, dans nos sociétés, à force de vouloir combattre toutes les formes d’isolement, on aura toujours tendance à « soigner  » tout sentiment de solitude comme s’il sagissait d’une maladie. Il serait dommage de vouloir s’en guérir ou s’en débarrasser complètement, parce que ce sentiment « signe en nous la conscience humaine: une conscience qui s’élève au dessus des conditions et des besoins de survie élémentaire et qui envisage, la mort, le destin et le sens de la vie ». « Accepter ce sentiment de solitude (que tout être humain a forcément déjà ressenti dans sa vie) et l’étudier au fond de soi, équivaut à aller explorer les frontières de l’humain, à imaginer, à inventer, à accéder à nos ressources insoupçonnées, et à nos énergies endormies. Une solitude qui peut être poignante et douloureuse, mais qui mène à la liberté et à la souveraineté de soi »;

Un livre réconfortant et très intéressant pour les gens qui vivent déjà seuls (ils y découvriront tout ce que leur solitude-choisie ou non- peut leur apporter intellectuellement, émotionnellement et spirituellement)… Mais un livre particulièrement questionnant, sans doute, pour tous les autres…

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Mes images d’un séjour bienfaisant en terre aveyronnaise…

Mes images d’un séjour bienfaisant en terre aveyronnaise…

« Choisissez toujours la route pittoresque », ais-je lu un jour …

C’est ce que j’essaie toujours de faire, partout où je vais… Je pourrais même dire que c’est le choix que je m’applique à faire dans tous les aspects de ma vie… Je suis très reconnaissante à cette région, à ses habitants, à ses arbres et ses animaux, pour leur accueil simple et chaleureux depuis plusieurs semaines, alors que j’étais à la recherche d’un endroit paisible pour vivre plus sereinement cette période de rentrée sur fond de crise sanitaire.

Je me suis sentie comme enveloppée, réconfortée par cette nature généreuse…

Alors, pour vous, qui êtes ailleurs, peut-être au milieu de la foule citadine et de ses obligations stressantes… ces quelques « impressions aveyronnaises », sous forme de photos… Pour vous faire partager en images, ma « route pittoresque »…

plateau de l'Aubrac

Sur les plateaux

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Les raspes du Tarn

Une petite dose de John Bon Jovi…Ou, au choix, les défilés Victoria Secret… Ou les deux!

Une petite dose de John Bon Jovi…Ou, au choix, les défilés Victoria Secret… Ou les deux!

Certains seront surpris, peut-être, par la teneur de cet article, et penseront qu’il est hors-sujet sur mon blog. Mais je leur répondrai: « pas du tout! »… Et pour le justifier, je vous ai trouvé une citation magnifique de George Sand:

« Le véritable artiste est celui qui a le sentiment de la vie. Qui jouit de toutes choses, qui obéit à l’inspiration sans la raisonner, et qui aime tout ce qui est beau sans faire de catégories« …

Alors, Voilà!… Pour les artistes, donc… La première partie de cet article s’adresse plus particulièrement à mes lectrices (ou mes lecteurs qui préfèrent les garçons, ou tous les autres, s’ils sont curieux!…). Si vous traversez une petite période de solitude (ce qui peut être le cas, surtout pour les célibataires, dans cette période de crise sanitaire!…), j’ai un petit remède rapide pour vous redonner un peu de baume au cœur…

c2b287c6097c00414892e27e2e7f1ee6--band-photos-jon-bon-joviRegardez ces vidéos de John Bon Jovi, au summum de sa beauté et de ses capacités vocales. Bed of roses , bien-sûr, et Always…

Moments de plaisir assurés!… Il n’y a pas de mal à se faire du bien avec un peu de rêve sur la toile… Je sais qu’il a changé depuis, comme nous tous… Mais il nous reste ces images pour profiter encore de ce qu’il a été… Alors, ne boudez pas votre plaisir! Ce n’est que du bonheur!…

Et pour la pêche que cela donne en cas de coup de blues (et ça, c’est pour tout le monde!!!) , un petit coup de Livin’ on a prayer . Bien-sûr, les coupes de cheveux sont un peu datées, mais la musique, elle, n’a pas pris une ride!… Et là, vous repartez comme neuf pour le reste de la journée!… Et si vous en voulez encore, il y a aussi It’s my life, pour lequel j’ai choisi cet extrait du concert de Bon Jovi à Times Square en 2002… Il faut bien admettre que john Bon Jovi est un exemple de ce que le genre humain peut avoir de particulièrement réussi d’un point de vue esthétique.  Passez un bon moment!…Et rappelez-vous que vous êtes vivants!…

 Et pour ne pas faire de sexisme, j’aimerais aussi vous faire découvrir (si vous ne les connaissez pas encore) les très beaux défilés de la marque de sous-vêtements « Victoria secret », que j’ai découverts lors de mes escales aux États-Unis. Là-bas, ils sont diffusés sur écrans géants dans tous les magasins Victoria secret… Il s’agit de spectacles visuellement et artistiquement somptueux, toujours raffinés et jamais vulgaires, auxquels participent les plus beaux mannequins du monde. Pour elles, être choisie pour faire le défilé Victoria secret est une véritable consécration.

Je vous en ai sélectionné deux que je trouve particulièrement réussis: il s’agit du défilé « Fairy tale » (forcément!… j’aime les Contes de fées!… et je trouve les costumes magnifiques), accompagné par le chanteur Hozier… Les filles y sont divinement belles et souriantes, ce qui change des défilés habituels. Ou cet autre : « 2012 Victoria Secret fashion show », sur la chanson « Diamond » interprêtée par Rihanna.

Et oui! Non seulement physiologiquement et biologiquement, le corps humain est une création prodigieuse, mais il peut être aussi particulièrement esthétique… Les défilés « Victoria Secret » ont cette qualité de les mettre magnifiquement bien en valeur… Et là, on a la beauté des corps, des sourires, des lumières,des costumes, des décors…et de la musique. Tout, dans ces défilés est artistiquement et esthétiquement sublime. Le sujet a  donc tout à fait sa place dans ce blog!…

Je vous rappelle la citation de George Sand: « Un véritable artiste aime tout ce qui est beau… sans faire de catégories »!…

« S’émerveiller »… Le très bon livre de Belinda Cannone sur le sujet de l’émerveillement.

Je suis une « émerveillée » de nature. C’est comme ça depuis que je suis toute petite. Disposition naturelle… Ou génétique… Ou aptitude acquise, grâce à l’éducation… (Mon père était aussi un contemplatif et un rêveur… Il attirait toujours mon attention sur les belles choses)… Ou acquise grâce à mon métier d’hôtesse de l’air, qui m’a permis de sillonner le monde et de découvrir tant de merveilles? Ou peut-être un peu tout ça à la fois…

La pandémie de Covid 19 et le confinement qui a suivi m’ont donné l’occasion de réaliser de manière encore plus vive, l’importance de préserver ses facultés d’émerveillement, pour traverser plus sereinement l’étrange période que nous vivons. Et, plus généralement, pour vivre une vie plus riche et plus intense…

Je me suis donc organisé une sorte de « retraite post-confinement », pour réfléchir à tout ça, et pour cela, j’avais besoin de trois choses essentielles:

  • Un endroit en pleine nature. Un endroit calme où l’air est pur… où je n’aurai qu’à passer la porte pour être au milieu des champs et des arbres et pour marcher autant que j’en aurai besoin. Un endroit silencieux pour écouter juste le chant des oiseaux, les nuages qui passent et le bruit de l’herbe sous mes pas… (La campagne m’a tellement manquée pendant le confinement. Hors de question d’avoir à passer cette rentrée en région parisienne! Trop flippant à mon goût! Trop de monde! trop de bruit! trop de pollution!…). J’ai la chance inouïe de pouvoir le faire, alors je le fais et je savoure…
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  • J’avais bien-sûr également besoin de mon matériel de dessin, pour mes incontournables carnets créatifs. Dessiner les choses est le meilleur moyen qu’on ait trouvé pour observer profondément. Et la contemplation est une forme de méditation vraiment très efficace… Et tellement agréable!…

-Enfin, j’avais besoin d’une sélection de livres à savourer sur le sujet de l’émerveillement et de la beauté de la nature. Ces sujets qui me passionnent tant.

Ah! Et puis j’avais quand même aussi besoin de mon ordinateur… Pour écrire!… Une autre de mes activités favorites… Et pour la rédaction des articles de ce blog, dont je vous rappelle le sujet de base, depuis sa création en 2017: « cultiver ses facultés d’émerveillement »…

Et aujourd’hui, j’aimerais vous parler d’un de ces livres, dont je viens de terminer la lecture. Il s’agit du livre de Belinda Cannone, qui s’intitule « S’émerveiller ». L’auteur introduit son livre comme ceci:

« J’étais comme toujours émerveillée par les objets et les paysages simples qui m’entouraient, sentant que dans les années à venir, atteindre la concentration indispensable pour vivre plus continûment dans un état de vigilance poétique serait ma grande affaire, car seules cette concentration et cette vigilance permettent de ressentir pleinement la puissance de l’existence, des lieux et de la joie. Je décidais d’écrire un essai où j’explorerais ce travail intérieur qui permet d’ouvrir assez les yeux sur le monde pour en percevoir toute la beauté.

Très consciente du fait que le monde va souvent mal, et face à sa déception, parfois, face à la nature humaine, Belinda Cannone écrit:

« J’ai toujours déploré que le XXème siècle se soit à ce point complu dans le négatif […]? Cela ne m’a pourtant jamais empêchée de percevoir la beauté et d’accueillir la joie, quand elle venait, en dépit de l’inquiétude ». A méditer, par les temps qui courent!…

« L’émerveillement résulte du regard désirant posé sur le monde […]. Parce que le monde est fait pour nous, il recèle ce que notre désir sait y convoquer. Un hasard n’est souvent qu’une vigilance inconsciente. »

« Le désir général de vivre, comme celui, plus aigu, d’aimer, est une réponse à l’enténèbrement. Soudain se présente sous nos yeux une chose, un paysage, une personne (qu’on ne savait pas attendre) et dont on réalise qu’il correspond pourtant à un désir; inimaginé, inespéré, et cependant accordé au plus secret, connivent. Cet écart -l’objet est inattendu mais mystérieusement ajusté- est la condition (la définition) de l’émerveillement dont on peut dire, en ce sens, qu’il n’est jamais ce qu’on cherche mais ce qui survient.« 

« Je sais que le retrait dans la solitude des champs est la situation propice à la concentration et donc à l’ émerveillement.

« Tous les hommes ont vécu cette expérience du regard levé vers la voûte étoilée. Quel sentiment nous étreint alors? L’émerveillement devant l’immensité de l’univers, l’immuabilité du ciel, la sensation d’un temps qui nous précède et nous suivra ».

« S’émerveiller, c’est d’abord saisir la présence des choses et des êtres ».

« Les circonstances de la vie ordinaire sont de nature à contrarier notre capacité d’émerveillement et c’est pourquoi la solitude, souvent, accroit les chances de l’éprouver. Faire taire les bruits et l’agitation du monde pour se rassembler en soi, se concentrer. »…

Et c’est ce que je fais dans cette « retraite » si particulière, au sein de cette nature si calme et si paisible…

« L’émerveillement est une foudre délicate qui s’inscrit fugitivement au ciel- pauvre écrivain qui prétendrait la fixer! ». Et pourtant, Belinda Cannone le fait très bien!

« Ils (les oiseaux qui pépient) manifestaient la joie d’être en vie, de se répandre dans le ciel vaste, de faire courir leurs trilles selon les mille lignes de fuite qui nous relient à l’univers, de sentir l’existence, c’est-à-dire l’énergie pure du désir. Les oiseaux venaient de lui rappeler la possibilité d’éprouver le désir de vivre. L’émerveillement n’est-il pas, à travers l’expérience déroutante (qui nous fait sortir de notre route) de la beauté, le rappel de notre intime relation avec le monde et le profond assentiment au fait simple d’être vivant?« 

Tout est dit ici… Et de la plus belle façon. J’ai vraiment beaucoup aimé le style d’écriture, et la manière dont certains sujets sont abordés.

Lecture vivement conseillée+++

L’artiste Jean A. Mercier: Les aquarelles inoubliables des livres de mon enfance.

L’artiste Jean A. Mercier: Les aquarelles inoubliables des livres de mon enfance.

Jean A Mercier est un peintre, illustrateur et affichiste renommé du XXème siècle. Il a créé beaucoup d’affiches publicitaire, mais personnellement, je l’apprécie surtout pour les aquarelles finement colorées et raffinées avec lesquelles il a illustré tant de livres de contes et de comptines pour enfants dans les années 60. Je me souviens surtout d’un livre de chansons françaises magnifiquement illustré, offert par mes parents lorsque j’étais toute petite, et que j’ai encore à ce jour dans ma bibliothèque.

La fraîcheur des couleurs et la poésie des scènes que je voyais dans mes livres de petite fille, me projetaient  dans un monde féérique plein de rêve et de beauté. Ils ont certainement grandement participé à mon goût pour les couleurs et les atmosphères féériques, puisque je les apprécie toujours autant aujourd’hui.

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Ses illustrations à l’aquarelle sont peuplées de silhouettes féminines en robe à panier, de fleurs, d’oiseaux et de châteaux fantastiques…

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« Flow », mon magazine préféré…

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J’ai connu le magazine « Flow » aux Etats-Unis, à l’époque où mon métier m’amenait à faire de fréquents séjours là-bas. Je passais des heures dans les grandes librairies du style « Barnes and Noble »… A l’époque, il n’existait pas encore de version française du magazine.  Mais je trouvais mon bonheur avec le graphisme particulièrement attirant de la version américaine; j’en découpais les pages avec enthousiasme pour créer des collages et autres carnets artistiques.

Dès que les éditions Prismashop ont décidé de lancer la version française, je me suis jetée sur le numéro 1 et je me suis abonnée sans attendre… et je n’ai plus arrêté depuis…

C’est véritablement LE magazine dont je ne veux plus me passer!… Il me fait rêver, m’inspire, me donne des idées, me fait réfléchir et m’apaise aussi… Bref, il me fait du bien!

« Flow célèbre les gens et les passions, l’aspiration et l’inspiration. Véritable ode au papier, hors du temps et des tendances, Flow invite à rêver, à prendre son temps et à réfléchir à des sujets variés »…à « savourer la douceur de vivre et le bonheur des choses imparfaites » est-il écrit sur les premières couvertures…

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Le parti pris créatif et l’esthétique du graphisme participent beaucoup à l’expérience de lecture. Les illustrations sont poétiques et colorées, un brin rétro, juste ce qu’il faut, la texture du papier est un délice sous les doigts (et oui, tout cela compte!…). Il y a des surprises à chaque numéro (stickers, carnets, cartes postales, papier décoratifs etc…) et les photos et les illustrations sont très belles… Une mine d’or et une grande source d’inspiration pour les amoureux des collages et des carnets créatifs…

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« Timestorm Films ». Des paysages sublimés par des Films en Timelapse d’une qualité exceptionnelle.

Lors de la rédaction de mon dernier article sur les étoiles filantes, je suis tombée sur un très beau film  appelé Nox Atacama. Le désert chilien d’Atacama est un endroit où le ciel est un des plus clairs et des plus purs au monde, mais aussi un des plus sombres la nuit. Il permet donc des images célestes d’une grande beauté, que je vous conseille vivement de visionner, pour vivre  un merveilleux moment d’évasion (enfin!…), dans un décors grandiose…(Nox Atacama)

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Ce film m’a permis surtout de découvrir Timestorm Films, une maison de production basée en Allemagne, dirigée par Martin Heck, jeune cinématographe particulièrement doué, grand spécialiste de la technique du Timelapse.  C’est une technique qui consiste à filmer un sujet en mouvement en diminuant la cadence des prises de vue pour que le mouvement du sujet soit accéléré à la projection. (en français, « images accélérées », tout simplement).

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En allant sur cette page d’accueil de leur chaîne you tube, vous pouvez cliquer sur une l’icône « vidéos : tout regarder », qui vous amènera directement sur une liste de tous les films. Tournés aux quatre coins du monde, ils vous permettront de passer des instants magiques dans des paysages époustouflants. Cela va de la Nouvelle Zélande, à l’ Icelande, en passant par la Patagonie, l’Argentine, le pôle Sud…

Timestom films PatagonieA regarder sans modération…

Avec mon besoin énorme d’évasion très contrarié par les circonstances du moment, ces images m’ont fait un bien fou!… J’espère qu’elle vous donneront à vous aussi cette sensation d’évasion. Vous pouvez choisir dans la liste proposée les films dont les titres vous attirent le plus. De toutes façons, ils sont tous plus beaux les uns que les autres. Personnellement, j’ai particulièrement apprécié South Pole/Antarctic silence , avec des aurores boréales féériques. ( le mot n’est pas exagéré!…). J’aimais tellement les observer pendant les vols de nuit… J’ai aussi beaucoup aimé celui qui s’appelle Norway (à voir ici) et qui m’a rappelé un voyage en Norvège, pays dont la beauté sauvage m’avait particulièrement touchée..

Le tout à regarder de préférence sur ordinateur plutôt que sur téléphone portable… Toujours en réglant vos paramètres (en bas, à droite de l’image) sur HD, bien-sûr…

Je vous souhaite un très Bon Voyage!… virtuel… Mais bon!… En attendant mieux!…

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L’Observation de la voûte céleste… Source inépuisable d’émerveillement…

L’Observation de la voûte céleste… Source inépuisable d’émerveillement…

L’observation de la voûte céleste est une source inépuisable d’émerveillement… Et les étoiles filantes sont un cadeau du ciel…

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Il y a des averses d’étoiles filantes plus ou moins intenses tout au long de l’année. Mais le ciel est généralement plus dégagé en été et il est plus facile de les observer dans la chaleur des nuits d’été. Le début du mois d’Aout est donc le moment idéal pour cela. C’est la saison des Perséides.  Les Perséides sont de petites particules de la comète Swift Turtle, qui croisent l’orbite terrestre chaque année entre la mi-juillet et la fin du mois d’Août.  En entrant dans l’atmosphère, à plus de 54.000 km/heure, elles se désintègrent et se transforment en étoiles filantes.

C’est pour cette raison que les amoureux d’astronomie se donnent rendez-vous pour les fameuses « nuit des étoiles », un évènement qui a lieu tous les ans à cette période. (du 7 au 9 Août cette année). A cette occasion, diverses manifestations sont organisées partout en France , dans les planétariums, les  observatoires et les clubs d’astronomie. Cette année, le pic du nombre d’étoiles filantes se produira dans la nuit du 12 au 13 Août. A ne pas rater!… En tous cas, moi, je serai au rendez-vous, les regard plongé dans l’espace…

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Les hommes ont toujours été fascinés par ces phénomènes célestes, depuis la nuit des temps.  Je me demande parfois ce que nos ancêtres imaginaient lorsqu’ils voyaient une étoile filante traverser le ciel nocturne, alors qu’ils ignoraient encore tout ce que nous savons aujourd’hui sur le cosmos. Y voyaient-ils un signe? un bon présage? Un clin d’œil divin?…   Il parait que durant l’antiquité, les hommes pensaient tout simplement qu’il s’agissait d’étoiles en train de mourir qui se décrochaient du ciel avant de s’éteindre… J’aime ces interprétations ancestrales, venant d’époques où la science n’expliquait pas tout.

Lorsque je regarde rêveusement le firmament, je préfère oublier ce que la science dit des étoiles parce que les explications scientifiques manquent parfois de poésie et cassent un peu le rêve… Par ailleurs, il m’arrive de m’irriter de voir les milliards qui sont consacrés à la conquête spatiale, à la recherche d’une planète hypothétiquement vivable pour les humains (mais dans quelles conditions?!..), alors que tous nos moyens devraient être consacrés à la préservation de notre magnifique planète qui possède déjà naturellement tout ce dont nous avons besoin pour vivre… Sans parler de la mise en orbite de milliers de satellites qui commencent à polluer l’espace…

Je préfère orienter mes pensées vers les artistes qui, par leurs poèmes, leurs peintures, ou leurs chansons, savent si bien évoquer la magnificence d’un ciel étoilé.

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Dans l’hémisphère nord, en levant les yeux par une nuit claire, on voit les constellations boréales brillant comme des cristaux. Le mieux, pour se plonger dans les profondeurs du firmament, c’est de s’éloigner des villes où la pollution lumineuse gêne beaucoup l’observation des étoiles, et de partir dans des régions isolées et si possibles montagneuses, où l’absence de lumières parasites permet de profiter au maximum de ce spectacle grandiose (et gratuit!)… Le parc national des causses du Quercy (appelé triangle noir pour cette raison) est une des régions les plus sombres de France. Le ciel y est très pur et les conditions sont donc optimales pour admirer la voûte céleste et les étoiles filantes. Il y a aussi de bons endroits en Bourgogne, dans le morvan ( le mont Beuvray dans la Nièvre), les Cévennes, les Pyrénées (Pic du midi), les hauteurs alpines, les montagnes d’Auvergne… Alors réservez votre nuit, préparez une couverture, un coussin ou un transat, pour vous installer confortablement couché dans l’herbe, et profitez de ce spectacle magique… (et absolument gratuit!…). Vous pouvez éventuellement écouter une musique planante en même temps (là… A vous de voir, mais ça peut encore augmenter l’émotion. Musique ou silence… C’est une question de préférences personnelles…).

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Et si vous ne vous lassez pas du spectacle fabuleux de ces ciels étoilés, ou si vous n’avez pas la possibilité de les observer cette année, je vous invite à regarder 4 petites merveilles… D’abord, un film de Miche Shoshana, qui s’appelle Shooting stars. un pur moment de beauté, à regarder en plein écran et dans le noir, si possible… Ensuite,  ces deux films de la Yosemite channel (The Milky way-La voie lactée), cet autre, (Planet earth beneath the milky way) deux films absolument magnifiques de Barry Chall, réalisés pour la Yosemite Channel américaine.  Puis vous pourrez enchaîner avec ce film de Adrien Mauduit : « The night of shooting stars ». Le tout est à regarder de préférence en HD, sur votre ordinateur… Le téléphone portable, à cause de la petite taille de l’écran, ne pourra pas vous procurer la même émotion!…

Mais rien ne vaut l’immersion réelle dans ce décor cosmique, les yeux plongés dans les profondeurs de la nuit, le nez dans l’air frais, la peau caressée par l’atmosphère des nuits d’été… Moi, ce genre de vision me fait rêver et planer très très haut… Pas besoin de substances illicites…

En se plongeant dans les profondeurs de la voûte céleste, on se sent à la fois minuscule, et en même temps, on a la sensation d’appartenir à un tout, à quelque chose d’immense, d’éternel et de tellement mystérieux encore… L’impression de faire partie intégrante de ce mystère infini de l’univers et de la vie…

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Qu'est-ce que le Cosmos ? - Les Curieux du Cosmos

La fée-violoniste Lindsey Stirling, à découvrir dans son dernier clip « between twilight »… Tout ce que j’aime…

Linsey SterlingElle a tout pour elle. Elle est jolie, pétillante, lumineuse, douée. C’est une violoniste exceptionnelle et pas conventionnelle. Ses choix artistiques sont intelligents. Elle danse très bien. (je viens d’apprendre qu’elle a participé à la version américaine de l’émission « Danse avec les stars » en 2017, où elle a décroché la deuxième place… Quand même!..). Elle est expressive, gracieuse, touchante… Ses vidéos sont esthétiquement très réussis, et tout particulièrement le dernier, sorti en Juin 2020… Lindsey y incarne une fée qui joue du violon et danse dans une forêt dans laquelle règne une atmosphère féérique, comme je les aime. Elle suit une fée-luciole virevoltante, qui l’entraine vers un prince… très très charmant… Ce qui donne lieu à un joli pas de deux, léger et aérien. Ah!… Quand les fées décident de mettre deux êtres en présence l’un de l’autre!… Elles sont joueuses!… Et parfois si taquines!…

La mélodie est belle et reste efficacement dans la tête!… Quant à la chorégraphie, elle est juste parfaite…

Je vous invite à savourer ce joli moment de féérie, de rêve et de beauté…(Between twilight, ici)

Lindsey Stirling - Between Twilight - YouTube

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