En cette période difficile à traverser…

Le mot est lâché: nous faisons face à une pandémie mondiale… Et l’angoisse a très vite envahi la terre entière… De nombreux pays à travers le monde se sont figés dans la peur. Des millions d’êtres humains sont confinés chez eux, les plus chanceux dans leurs maisons avec jardin à la campagne, d’autres dans leurs petits appartements citadins. D’autres sont encore obligés d’aller travailler, la peur au ventre… Nous allons tous devoir faire face à beaucoup d’incertitudes et faire preuve de grandes facultés d’adaptation, de calme, de patience et de courage… aussi. Nos vies sont subitement comme suspendues… l’avenir est inquiétant, aussi bien sanitairement, socialement, qu’économiquement. Bien-sûr, certaines régions sont un peu moins impactées pour l’instant, parce que le confinement a démarré à un moment où les cas n’étaient que sporadiques. Mais dans l’Est et en région parisienne, la situation s’est très vite compliquée. Et nous nous surprenons à prier avec ferveur pour que nos soignants tiennent le coup…

La vocation de ce blog est d’offrir une vision belle et positive de la vie et d’en apprécier la beauté infinie… De vous inciter à retrouver et à cultiver vos facultés d’émerveillement. J’avoue que l’exercice est un peu compliqué aujourd’hui… Pas facile de publier un article foncièrement optimiste, lorsqu’on subit la menace de cet ennemi invisible, et lorsqu’on doit rester confiné chez soi, sans possibilité de se réfugier au sein de la nature dont je prône si souvent les bienfaits… Et surtout, difficile d’imaginer comment sortir sereinement de cette période si étrange, à l’issue incertaine et imprévisible…

Je me souviens de cette conférence prémonitoire de Bill Gates (à voir ici) , en 2015… Il s’était montré particulièrement visionnaire et disait déjà que la prochaine guerre que le monde devait craindre d’affronter ne serait pas une guerre nucléaire, mais plus probablement une pandémie mondiale déclenchée par un virus…. Et qu’aucun pays au monde ne semblait s’en préoccuper ni s’y préparer…

On dit parfois que c’est souvent lors de ce genre de grande crise, que certaines questions essentielles remontent à la surface:

-Y a-t-il un sens aux difficultés que nous traversons?

-Qu’est-ce qui est essentiel dans nos vies? Et surtout, au delà du malheur qui s’abat sur nous, Y-a-t-il quelque chose de positif qui peut sortir de tout cela? Un enseignement?

-Doit-on y voir comme une sorte de message de l’univers à l’humanité toute entière? Un avertissement?…

Les drames peuvent être des tremplins pour prendre conscience de certaines choses, remettre en question nos habitudes, comprendre nos erreurs, reconsidérer nos priorités, et identifier ce qui est fondamental dans nos vies et ce qui ne l’est pas. Encore faut-il en prendre conscience… On entend souvent dire qu’il y aura un « avant » et un « après » Coronavirus. Et quelque part, il faut l’espérer… Parce qu’il y a tant de choses à changer dans nos mentalités et dans nos modes de vie… Pensez-y…

Parmi  les dizaines de messages reçus de toutes parts, j’ai choisi de vous faire partager Cette vidéo qu’une amie m’a fait parvenir et que je trouve assez réussie. Ce film très court nous fait prendre conscience de certaines choses que nous devons bien admettre sur notre fonctionnement et sur certains aspects de l’humanité. Il est en anglais, mais assez facile à comprendre (avec quelques bases…). Et son propos est tellement juste. Si ce virus pouvait nous permettre de réévaluer ce qui est important dans nos vies et ce qui ne devrait pas l’être!…

Pour ceux qui sont confinés chez eux, il va falloir essayer d’utiliser ces semaines (voire ces mois) à vivre autrement. Je vous conseille de ne pas rester branchés en permanence sur les infos angoissantes qui passent en boucle sur nos écrans. Une demi-heure par jour est une dose suffisante. Il ne sert à rien de s’angoisser pour des choses que l’on ne peut pas contrôler. Essayez plutôt de vous concentrer sur ce que vous pouvez contrôler et de vous ancrer dans le présent. L’important, c’est de rester confiné chez soi au maximum pour éviter la saturation des hôpitaux.

Alors puisque les voyages sont impossibles, il nous reste la possibilité d’entreprendre un voyage intérieur, de partir vraiment à la découverte de ce qui nous habite. De méditer, ou d’apprendre à le faire. De se relaxer en visualisant des paysages que nous aimons ou d’en imaginer de nouveaux. De lire… beaucoup… De créer (pour ceux qui ont une âme d’artiste… ou qui ignorent encore qu’ils en ont une…). De bricoler. De jardiner, si on a la chance d’avoir un jardin. (C’est aussi une forme de méditation). D’écrire ce que l’on ressent aussi, pourquoi pas? Ou simplement écrire aux gens qu’on aime. Bref, continuer à vivre, différemment certes, mais vivre quand même. Pour que ces mois à venir ne soient pas « perdus », mais fassent partie intégrante de notre expérience de vie, dans toute sa diversité, avec ses moments merveilleux, agréables, joyeux, inoubliables, mais aussi avec ses épreuves à traverser et à surmonter… C’est la totalité de toutes ces expériences humaines qui constitue la richesse de nos vies… et de nos âmes.

Alors, Courage à tous!… L’humanité va traverser cette épreuve comme elle en a traversé d’autres.

Et pendant ce temps, la terre respire un peu… et nous observe.

 

Citation du jour: extrait du livre « Si j’étais Dieu » de Barjavel.

« Le combat que l’homme mène pour un bonheur futur l’empêche d’être heureux aujourd’hui. Le bonheur de demain n’existe pas. Le bonheur, c’est tout de suite ou jamais. Ce n’est pas organiser, enrichir, dorer, capitonner la vie, mais savoir la goûter à tout instant. c’est la joie de vivre quelles que soient l’organisation et les circonstances. C’est la joie de boire l’univers par tous ses sens, de goûter, sentir, entendre, le soleil et la pluie, le vent et le sang, l’air dans les poumons, l’outil dans le poing, dans l’œil le ciel et la marguerite. Si tu ne sais pas que tu es vivant, tout cela tourne autour de toi sans que tu y goûte, la vie te traverse sans que tu retiennes rien des joies ininterrompues qu’elle t’offre. »

« Faire des pauses pour se (re)trouver. » Le bon moment pour lire ce livre de Anne Ducrocq. Ed Leduc pratique, (et en livre de poche également.)

Nous traversons en ce moment une période un peu angoissante d’épidémie potentielle qui peut donner envie à certains d’entre nous de moins sortir et de rester tranquillement chez eux, (du moins lorsqu’ils ne sont pas obligés de sortir pour aller travailler)… J’avoue que j’ai tendance à faire partie de ceux-là… En plus, la météo n’étant pas très clémente ces jours-ci, l’envie de faire de grandes ballades à la campagne est moins grande. C’est donc le moment idéal pour lire, écrire, peindre, créer… réfléchir…  et se ressourcer (au moins le temps du week-end, pour ceux qui travaillent!..)

Cette étrange période que nous nous apprêtons à traverser peut devenir un moment propice à l’introspection et à la réflexion, auxquelles on laisse généralement peu de place , dans nos vies trop souvent surchargées d’activités.

41IB4ZES3LL._SX347_BO1,204,203,200_Je viens de retrouver ce livre, publié en 2018 et sur lequel j’avais écris un article à cette époque: « Faire des pauses pour se (re)trouver », écrit par Anne Ducrocq. Je trouve le moment idéal pour revenir dessus et mettre en pratique les idées très intéressantes qui y sont développées sur l’importance de faire des pauses dans nos vies survoltées. Il fait partie de ces livres qu’il est bon de garder précieusement pour s’y replonger régulièrement.

Voici de quoi il s’agit:  nous vivons dans un monde qui nous laisse peu de temps pour réfléchir, peu de temps pour nous exprimer, peu de temps pour nous arrêter. L’auteur nous donne des pistes pour faire cesser ce mouvement de remplissage qui nous avale comme une spirale. « On ne cesse de faire des pleins: plus de travail, plus de divertissements, plus de vêtements, plus d’appareils technologiques, plus d’amis, plus d’amants, plus de voyages, plus de sport… » . Ce monde tourne trop vite. Anne Ducrocq nous propose de nous retirer de l’agitation du monde, SEUL, pour quelques heures ou (encore mieux) pour quelques jours, afin de renouer avec notre dimension intérieure. Et son livre est un véritable guide pour organiser et profiter au maximum de ces sortes de « retraites spirituelles » solitaires, indispensables pour se recentrer sur l’essentiel.

Bien-sûr, certains peuvent rétorquer que tout le monde n’a pas un tempérament d’ermite, ni une semaine devant soi, ni la chance de vivre à la campagne. Mais une seule journée de pause peut déjà faire beaucoup de bien.

Le livre nous explique clairement et simplement l’importance de telles retraites, le moyen de les aborder le mieux possible, et d’en comprendre les bienfaits…

Quelques extraits choisis pour vous

-« Faire le vide, de pensées, d’activités, de projets, de relations, d’obligations, est une expérience qui porte des fruits à nulle autre comparables.

-« Il est urgent de revenir à soi, à un « chez soi », et de cesser d’habiter chez l’autre et ce qu’il pense, ce qu’il va dire, ce qu’il va faire… Ces autres qui nous cannibalisent sont nombreux. Nous sommes enfant de, époux ou épouse de, mère ou père de, secrétaire de, directeur de… même le sans-emploi célibataire sans enfant sera toujours le voisin ou l’ami de quelqu’un. On a trop tendance à vouloir plaire, s’adapter,se défendre… Pour celui qui mène tant de vies en simultané-amoureuse, familiale, professionnelle, amicale, associative, politique, religieuse…-, s’offrir un temps rien que pour soi n’est pas un luxe, mais une nécessité dont il n’a pas suffisamment conscience.

– » Pour plusieurs jours de retraite personnelle, nous alternerons des moments centrés sur notre corps (relaxation, repas, marche, repos), d’autres sur notre psyché ( activités créatives, artistiques, culturelles, intellectuelles, introspection, réflexion), et d’autres, enfin, rien que pour nourrir notre esprit (méditation, contemplation, communion avec la nature). »

-« Comme les moines; nous devrions essayer d’éviter de penser à l’activité suivante. Concentrons-nous au contraire sur le moment présent. Attachons-nous à ce que nous sommes entrain de faire. »

-« La plupart d’entre nous n’avons pas reçu d’éducation à la voie solitaire. On a perdu l’habitude de s’ennuyer, on préfère fuir. […] Pourquoi craint-on à ce point de faire l’expérience de l’ennui? C’est pourtant une belle rencontre, souvent étonnante… »

-« Il faut apprendre à apaiser notre mental. […] Notre incapacité à nous arrêter de penser est un véritable poison. La pensée n’est qu’une image mentale, une interprétation du réel. »

Sur l’écriture

– » Une retraite spirituelle est un temps idéal pour descendre dans le puits des mots enfouis, des non-dits, des merveilles oubliées ou jamais partagées. […] Je me régale de ces journées entièrement dédiées à l’écriture. J’entre dans un autre temps que celui des horloges, comme quand on peint, quand on sculpte… Je suis prise par l’enchantement de l’écriture et de la vigilance qu’elle exige. Écrire, aimer écrire, savoir écrire est l’un des plus beaux cadeaux que la vie m’ait fait. Cela me console de tout. »

Évidemment, le thème de l’émerveillement m’a interpellée…

-« L’émerveillement, c’est un moment d’éclaircie, un état de stupeur: on croyait les choses finies, limitées, et l’on s’aperçoit qu’elles commencent, que tout rebondit » (citation de Bertrand Vergely).

-« S’émerveiller du plus extraordinaire au plus banal, c’est introduire une fêlure dans l’ordre du temps; un étonnement, un trouble, une joie, une émotion s’y glisse. Exister suffit. S’émerveiller, c’est se réveiller intérieurement […]. Il faut laisser monter en nous cet enthousiasme qui est capable de transformer de fond en comble le quotidien. Ce qui nous fait mourir, ce n’est pas la mort, c’est de ne pas vivre. »

-« La vie n’est pas une quantité mais une qualité! S’émerveiller, c’est revenir sur Terre habiter le monde tel qu’il est et le trouver bon. »

-« La nature est par excellence un lieu de rencontre avec le sacré ».

-« Il ne faut jamais hésiter à s’offrir un moment de contemplation de la beauté […]. Dessiner, peindre, faire des collages, faire un bouquet… »

L’ouvrage contient également des conseils de lectures et de films à découvrir pour élargir l’expérience, pendant ces périodes de retraites spirituelles…

Lecture vivement conseillée***.

Continuer à s’émerveiller…  Pourquoi est-ce si important?

Continuer à s’émerveiller… Pourquoi est-ce si important?

L’émerveillement est certainement l’une des plus grandes sources de bien-être au monde.

La beauté est partout, lorsqu’on sait la voir. S’en émerveiller est vital.

N’imaginez-pas que je vis perpétuellement dans un monde de Bisounours. Je suis parfaitement consciente des choses effrayantes qui se passent un peu partout dans le monde. J’ai aussi beaucoup d’empathie pour les personnes qui souffrent et qui traversent des épreuves dans leur vie. J’ai moi-même parfois eu des moments difficiles à affronter, comme tout le monde… Les périodes compliquées n’épargnent personne et la vie n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Mais j’ai vite compris que le choix d’entretenir ses facultés d’émerveillement aidait énormément à la résilience. Et c’est pour ça que j’ai consciemment décidé de me concentrer sur les belles choses, notamment celles qu’on ressent au contact de la nature, et sur les pépites qui subsistent encore dans le cœur de certaines personnes inspirantes. Je choisis volontairement de focaliser sur la beauté et sur le côté merveilleux de la vie et c’est ma façon à moi de tenir à distance la peur,  et les idées négatives. Et j’aimerais vous aider à y parvenir vous aussi… En vrai… Vous le savez déjà: c’est la vocation de ce blog…

Passer du temps à admirer la course des nuages dans le ciel. Se dire que cette fine couche d’atmosphère qui enveloppe la terre est un vrai miracle. Observer les couleurs moirées des scarabées, continuer à s’étonner de celles des arcs en ciel… Tourner son visage vers la lumière du soleil qui joue avec le feuillage. Caresser un bout de soie, passer ses doigts dans le sable chaud et irisé d’une plage. Respirer le parfum inouï d’une fleur. Jouir de la beauté d’un texte bien écrit… Ressentir l’émotion d’un bon film dont l’histoire résonne avec la vôtre… Percevoir l’âme lumineuse de quelqu’un à travers un regard croisé… qui vous touche de manière inattendue… Tant de choses, dans la vie peuvent être source d’émerveillement… Il faut juste essayer de les voir et d’en prendre conscience, VRAIMENT.

J’ai lu récemment un article passionnant sur le livre « Du récit merveilleux ou l’ailleurs de l’enfance » de Alain Montandon (Ed Imago). L’auteur explique pourquoi il est si important de garder ses capacités d’émerveillement. La méthode pour y parvenir: Continuer à découvrir le monde avec enthousiasme et curiosité, tout en préservant ses facultés à s’émouvoir de choses simples. Et c’est cet aspect qui me plait. L’auteur nous rappelle la puissance radicale des premières sensations de l’enfance.

pexels-461202« La première cerise que l’enfant mange est une merveille; cette sensation est un absolu, car elle est détachée de toute référence, elle est unique. La première cerise vous foudroie de délice. Seuls le temps et l’expérience, qui relativise toutes choses, arracheront l’enfant à cette vive émotion, pour l’entrainer dans le cercle des habitudes, des compromissions, des fatigues de l’existence »…

DSC01122 - Copie - Copie (2)Cette réflexion m’a fait comprendre l’importance de préserver coûte que coûte nos facultés d’émerveillement. Regarder les choses avec la curiosité des premières fois, Croire que tout est possible, que les forces de l’univers sont capables de conspirer en notre faveur. Croire en l’existence des fées, en la magie de leurs interventions, me permet de conserver, envers et contre tous, ce regard d’enfant et cette vision étonnée sur la vie et sur le monde. Et c’est le meilleur moyen que j’ai trouvé pour m’aider à vivre, à me réparer lorsque c’est nécessaire, à retrouver cette sensation d’unité avec l’univers, d’osmose avec la nature et d’y puiser une sorte de douceur réconfortante…

Pensez-y, la prochaine fois que quelque chose vous touche par sa beauté. Gardez précieusement cette belle émotion au fond de votre cœur. Collectionnez précieusement ces moments. Et n’hésitez-pas à les faire remonter à la surface lorsque vous en éprouvez le besoin…

Très belle journée à vous…

« La création met l’homme debout ». Un livre jubilatoire et inspirant… Ecrit par Brigitte Sénéca.

appel_silence.jpg.ashxDe la même manière que le reportage sur Frédérique Lemarchand m’avait immédiatement donné envie de la rencontrer et de faire un stage avec elle, la lecture de ce livre me pousse aujourd’hui à espérer une rencontre prochaine avec cette femme tellement inspirante qu’est Brigitte Sénéca.

Artiste peintre, art-thérapeute, guide de méditation et philosophe, Brigitte Sénéca anime depuis plus de 40 ans des ateliers de création. Elle a fondé en Bourgogne ( près de Cluny), un « centre de création, de silence et de beauté », où elle dispense des formations d’art-thérapie, dans une école de « passeurs de vie », comme elle les nomme. Elle propose également des  retraites individuelles, dans lesquelles elle accompagne toutes les personnes désireuses de se retirer de l’agitation pour descendre dans leurs profondeurs, à l’aide de la création artistique, du silence, et de méditations marchées ou assises, dans la nature environnante… Et si vous allez voir cette courte vidéo (la beauté selon Brigitte Sénéca) , ou celle-ci (« L’appel du silence ») il est possible que cette aventure qui allie silence, création artistique et méditation en pleine nature, vous tente autant que moi…

Pour Brigitte Sénéca, la beauté nous entoure, elle est partout, y compris en nous. Elle nous invite à découvrir notre beauté intérieure, et à voir le sacré et la beauté en nous et chez tous les êtres vivants qui nous entourent. Grâce à la peinture, la contemplation et le silence… Il ne s’agit pas de religion. C’est juste une manière de regarder la vie. « Le sacré,  c’est rendre l’ordinaire extraordinaire ».

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J’ai découvert son livre « la création met l’homme debout », un peu par hasard dans le rayon librairie d’une boutique d’arts créatifs..

 

J’ai choisi ces quelques extraits de son livre pour vous les faire partager:

-Je dis souvent en riant: » Je suis une bonne sœur en liberté et ma bible est infinie, car elle est beauté, et mon ordre est le vivant ».

-L’art est le langage de l’âme, cette part de sensible destinée à unir Matière et Esprit.

-L’art n’est pas un savoir. Il ne vient pas de la tête. Il vient du vivant. Je dis cela pour rappeler notre réelle condition d’être humain: nous sommes nés pour écrire, danser, peindre, chanter, aimer, chercher, rendre grâce et participer à l’éveil de l’univers.

– Le monde est d’une beauté à couper le souffle.[…] Regardez l’étincelante beauté du monde…

– J’ai naturellement goûté le vent, le sel de l’océan, la merveille du vivant. Humblement, je n’ai eu besoin de personne pour capter la beauté des choses. Cela m’a été donné.

– Peindre me réconcilie avec la vie. Quelque chose de profond qui me dit combien la vie est belle autour de moi et en moi.

Le rôle de l’art est de nourrir l’âme, de l’éveiller, de la faire respirer ample, large, de chanter et de danser la joie de vivre.

– Nous oublions trop souvent que nous voguons en plein espace, en plein ciel, qu’une boule bleue aux chairs infinies nous porte, et que la lumière nous cherche, et que tout cela, c’est tout sauf… ordinaire. Redécouvrir cette réalité, chaque jour, suffit à rire, à aimer, à ouvrir les yeux comme les enfants les ouvrent, et à avoir soif d’innocence, d’intensité, de légèreté. Chaque instant « ordinaire » peut se vivre, dans le secret du cœur, de façon « extraordinaire ».

Franchement?… Une femme qui écrit ce genre de chose? Cela ne vous donne pas envie de la rencontrer?

le lien pour vous renseigner sur ce lieu:

Centre de Création de Silence et de beauté

 

« Fantaisies pour un palais »…Une exposition pour redécouvrir le charme irremplaçable de l’esthétique rocaille…   Au château de Maisons-Laffitte.

« Fantaisies pour un palais »…Une exposition pour redécouvrir le charme irremplaçable de l’esthétique rocaille… Au château de Maisons-Laffitte.

Mon amie-fée Laetitia Miéral, merveilleuse artiste magicienne du papier ( n’hésitez pas à visiter son site… Merveilles en papier si vous ne l’avez pas encore fait… Il ne faut pas passer à côté de cette pépite!…) Lætitia, donc, vient d’annoncer sa participation à l’exposition « Fantaisies pour un palais », au château de Maisons-Laffitte. Connaissant la qualité et la beauté des  créations de Lætitia,  je me suis bien-sûr rendue à cette exposition, qui m’a permis de découvrir, par la même occasion, le château de Maisons-Laffitte que je n’avais encore jamais visité.

Le chateau de Maisons-Laffitte.jpg

Organisé par le centre des monuments nationaux, l’exposition explore toute la richesse de la thématique théâtrale et fantaisiste de l’art rocaille à travers plusieurs tableaux et mises en scènes, toutes plus belles les unes que les autres.

L’exposition est esthétiquement très réussie. Installée dans la pénombre des soubassements du château, quatre très beaux tableaux ont été mis en scène.

L’île enchantée: Les organisateurs ont demandé à Lætitia de créer pour eux une nef de style Rococo inspirée par le tableau de Watteau « l’embarquement sur l’île de Cythère », pièce maîtresse du tableau baptisé « L’Ile enchantée »……. Lætitia elle-même, a réalisé  une vidéo  dans laquelle elle nous fait partager les étapes de la création de cette très jolie pièce, et fait un petit résumé de son escapade à Maisons-Laffitte pour cette occasion. Ses petits films sont toujours un régal à visionner… Elle y parle en anglais, mais même si vous ne comprenez pas la langue, ses vlogs sont toujours très agréables à regarder et nous permettent de plonger dans son univers tellement féérique. (Une âme sœur…).

le salon des miroirs avec de fabuleux jeux de reflets du plus bel effet .

La grotte mystérieuse, avec ce miroir étrange dans lequel on voit les ondulations d’une sirène au fond des mers, dans une grotte fabuleuse ornée de coquillages et de pierres précieuses… Comme vous êtes plongé dans le bleu des profondeurs océanes, vous avez l’inpression d’être une sirène qui découvre un trésor après le naufrage d’un navire corsaire…

-Le bosquet des fées, composition bucolique, couverte de fleurs et de perles, éclairée par des candélabres.

Ce qu’on apprend sur l’art rocaille:

En 1699, Louis XIV, endeuillé et las de toutes les guerres qui ont assombri la France, déclare dans une lettre concernant la décoration des appartements de Versailles, son désir de délaisser le faste pour plus d’élégance et de fantaisie. « Il faut de l’enfance répandue partout », écrit-il.

En rupture majeure, donc, avec l’art baroque qui le précède, ce nouveau style qu’on nommera dans un premier temps Art rocaille, fut appelé plus tard péjorativement « Rococo ». Ce terme,  entendait tourner en dérision l’ancien style en forgeant un néologisme résultant de la contraction de rocaille et de barroco (baroque en espagnol). Mais s’il prend racine dans le baroque, le rococo s’en distingue nettement par l’esprit. Léger, badin, sentimental, facétieux, il marque une rupture avec la grandiloquence et la solennité du baroque.

C’est dans les contes de fées apparus à la fin du XVIIème siècle, que sont décrits ce style de décors merveilleux: pierreries, porcelaines, jeux de miroirs, mais également grottes en coquillages, dorures, parterres de fleurs… Autant d’éléments qui annoncent l’art Rococo et son esthétique qui nous transporte dans un monde féerique et qui va métamorphoser les palais, les châteaux et les  hôtels particuliers.

Ces décors féériques s’inspirent aussi des grandioses mises en scènes de l’opéra et des fêtes royales.

Grâce à d’ingénieuses machines, des palais magiques ou des jardins fabuleux surgissent sous les yeux éblouis des spectateurs, survolés par des dieux emportés par des chars de nuages.

Cette exposition m’a permis de replonger dans le souvenir d’une expérience magnifique que j’ai vécue, il y a quelques années, lors du tournage de Vatel auquel j’ai eu le plaisir de participer en tant que figurante.  J’ai surtout gardé un souvenir inoubliable des scènes tournées de nuit, dans les jardins et autour des fontaines et des pièces d’eau du parc de Saint-Cloud. La scène était une reconstitution de ces fêtes galantes offertes à la cour du roi Soleil. Des centaines de figurants déambulaient dans les allées, dans de magnifiques costumes d’époque. Et il y avait ce spectacle sur l’eau. Des machineries incroyables, fonctionnant avec des cordes tirées par des chevaux, actionnaient un chariot couvert d’or survolant les pièces d’eau, et dans lequel était embarqué un castrat  qui chantait au milieu d’un feu d’artifice éblouissant.

Et le plus merveilleux, c’est que les scènes ont été tournées plusieurs fois, sous plusieurs angles… Et à chaque fois, les techniciens rechargeaient les feux d’artifices, repartaient au point de départ avec les chevaux… Et tout le spectacle reprenait!… Cette merveille a duré toute la nuit, jusqu’au petit matin. Ce n’est pas rien de passer ainsi une nuit entière habillée en courtisane au milieu de ces fêtes royales…

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J’ai eu la troublante impression de faire un saut dans une sorte de faille spacio-temporelle!… Vatel (bande annonce) … Sans doute un de mes plus beaux souvenirs de tournages…

 

 

 

 

 

Stage « art et spiritualité » à Vezelay. Rencontre avec Frédérique Lemarchand

Stage « art et spiritualité » à Vezelay. Rencontre avec Frédérique Lemarchand

Pour comprendre mon envie de suivre ce stage et de rencontrer Frédérique Lemarchand, je vous propose de visionner d’abord cette interview qui permet de découvrir cette jeune femme incandescente et son parcours de vie à la fois bouleversant et miraculeux. S’en remettant avec confiance à celui qu’elle appelle « le grand semeur de destinée », elle y raconte son étrange parcours avec force,  simplicité, et même, quelquefois, avec beaucoup d’humour…Visionnez les 20 minutes de ce témoignage (c’est vraiment important!… Vous allez voir: ça décoiffe!…), et seulement ensuite…revenez à cet article…

En cherchant davantage de renseignements sur Frédérique Lemarchand, j’ai donc trouvé un article annonçant ce stage « art et spiritualité » organisé par le forum 104, animé par Frédérique elle-même, à Vezelay,  du 13 au 15 Décembre.

Pour moi, la création artistique est une activité à la fois sensorielle et spirituelle. Particulièrement impressionnée par ce témoignage et par la personnalité de Frédérique Lemarchand, j’ai donc été tout naturellement très attirée par l’idée de m’inscrire à ce stage mêlant peinture et spiritualité. Une de mes meilleures idées récentes!..

Pas facile de décrire fidèlement le ressenti intime de mon expérience… Il est des rencontres qui vous font faire des bonds en avant dans votre évolution spirituelle, des personnes qui savent ouvrir des portes de lumière sur votre chemin, et nourrir votre âme avec les choses dont elle a besoin, juste au bon moment… Frédérique est une de ces personnes.

Photo de Frédérique Lemarchand, extraite de son site

 

Lumineuse, donc… Courageuse, rescapée étincelante, touchée par la grâce, intense, voire incandescente, lorsqu’elle parle de son Dieu solaire, revivifiante, et apaisante en même temps, une âme belle, constituée d’or et de diamant pur… Incarnation bouleversante …

Difficile d’expliquer concrètement ce que Frédérique Lemarchand est capable de vous apporter en deux petits jours… Tout simplement, parce que c’est une expérience personnelle qu’il faut vivre soi-même pour en saisir toute la richesse et la portée spirituelle. En fait, je crois que ce qui m’a touchée, c’est qu’elle parle de « Dieu » comme j’ai toujours eu envie qu’on m’en parle… Loin des dogmes, des systèmes et des doctrines religieuses. Elle, parle d’Amour, de confiance, de gratitude.

Le stage a débuté par une découverte de la calligraphie hébraïque. Le but premier de mon inscription étant surtout de rencontrer Frédérique elle-même, de découvrir son art et sa façon de le pratiquer, j’abordais donc ce chapitre un peu dubitative… Mais avec curiosité et confiance quand même, me disant que cela devait faire partie d’un cheminement nécessaire à la compréhension de la suite du stage. Parce qu’elle est née des textes sacrés, la  calligraphie est un art sacré. Complètement novice en la matière, j’ai découvert l’utilisation du Calame, l’outil  avec lequel on trace les lettres, dans le souffle de la respiration. Toute une philosophie se cache derrière chaque trait. D’après les maîtres de la calligraphie hébraïque, la pratique est intéressante parce qu’elle est « révélatrice de la façon dont nous mettons en œuvre ou non les forces de vie en nous ». Frédérique considère que c’est la connaissance des lettres hébraïques, auxquelles elle a été initiée par Annick De Souzenelle, qui lui a permis de retrouver « le vivant du verbe », et l’a ressuscitée à la vie. C’est une force de vie qu’elle a aujourd’hui envie de transmettre aux autres.

Mais je ne cache pas que le meilleur moment du stage pour moi, a été le spectacle de peinture en direct, offert par Frédérique en communion avec l’improvisation musicale du jeune musicien qui l’accompagnait, Albin. Au début, elle est assise dans la pénombre, en méditation devant une grande toile blanche. Elle se lève, un pinceau dans chaque main (une main pour le feu, l’autre pour l’eau). Puis doucement, elle commence. Il s’agit de faire entrer en résonance les particules de peinture, avec la texture sonore de la musique,  dans une sorte de danse amoureuse, dans laquelle elle entraine nos âmes avec la sienne. En peignant, Frédérique entre dans une forme de prière, calant sa respiration au geste.

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Et le lendemain, ce fut notre tour de nous livrer à l’expérience… Première tentative de descente dans les profondeurs de l’âme… Ce n’est pas rien. « Il faut accepter de se perdre, de se mettre face à nos peurs pour mieux se trouver ». Ce qui compte, ce n’est pas le résultat qui est sur la toile à la fin… Le résultat est bien ailleurs… Ce qui compte, c’est  » la manifestation de la lumière en nous ».

Il m’en reste… L’envie de renouveler l’exercice, sur une toile encore plus grande… Et d’aller encore plus loin.

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Deuxième descente…

Frédérique Lemarchand ajoute l’écriture à sa vie. Elle a écrit « Le cantique du cœur », un livre dans lequel elle raconte son chemin de vie avec un style très personnel. Je vous en ai choisi quelques extraits qui me touchent particulièrement:

– » Je comprend vite que la création est mon langage le plus élevé. Créer est mon verbe. Peindre répond à tout mon désir d’aimer. Un amour qui aime sans se lasser d’aimer ».

– » Je traverse ma vie comme mon œuvre, les bras grands ouverts »

– » Je peux déconcerter les religieux comme les agnostiques et les athées, prisonniers de leurs certitudes au sujet du feu sacré qu’ils n’ont, pour la plupart jamais touché »

– » En peignant j’y retrouve ma folie d’amour. J’aime ce qui est libre, ce qui respire, vibre et rayonne ».

Des mots qui résonnent en moi. J’aime son vocabulaire inhabituel… Les fulgurances de son style…

Enfin, même si le village de Vézelay lui-même n’est pas le sujet principal de cet article, je vous conseille de le visiter. La basilique Sainte Madeleine, haut-lieu de la spiritualité, est une merveille architecturale qui vaut le détour… (J’avais déjà écris sur ce blog un article sur Vézelay en 2018). La saison hivernale, permet de profiter pleinement de la paix offerte par  » la colline éternelle »… C’est ce que j’ai fait dès mon arrivée sur place. Seule, dans l’immense basilique, vaisseau de pierre blanche et de lumière, avec pour seul compagnon le bruit du vent contre les murs.

Et comme « regarder ne suffit pas pour voir »(comme il est indiqué sur leur brochure), si vous voulez vraiment entrer dans cet univers d’harmonie et comprendre ses lois, je vous conseille, comme nous l’avons fait au début du stage, de commencer votre visite par une halte à « La maison des visiteurs ». Des guides très compétents vous feront découvrir le savoir-faire des artisans et des moines bâtisseurs de l’époque, et comment ils  « dialoguaient » avec le soleil. Avec une maquette restituant la course du soleil sur la basilique au solstice d’été et au solstice d’hiver, ils vous feront comprendre l’approche symbolique de la lumière dans la conception de la Basilique. Et pourquoi on peut dire qu’elle contient véritablement l’univers… L’homme fait partie de l’univers; il vit en symbiose avec lui.

Ils vous aideront aussi à décrypter les messages intemporels des images sculptées en haut des chapiteaux. Car la construction entière de la Basilique est une métaphore de la rencontre de l’homme avec la lumière. Elle nous porte le message que, même au cœur des ténèbres, la lumière peut toujours briller pour chacun de nous.

Ci-dessous, la maison Saint Bernard, la belle demeure de caractère dans laquelle nous étions accueillis pour la durée du séjour.

Enfin, voici un lien vers le site de Frédérique Lemarchand… Si l’aventure de ce stage vous tente… Vous y trouverez, au chapitre Actualités, toutes les dates de stages prévus un peu partout en France, ainsi que des reportages filmés passionnants sur Frédérique, des explications sur ses spectacles de peinture en direct et une galerie de photos de ses œuvres.

Pour terminer, je vous fait partager ce que je retiens de cette première rencontre avec Frédérique:

-« Cette incarnation est notre trésor… »

– » Les épreuves ne nous sont pas données pour nous écraser ou nous punir, mais comme force d’apprentissage. »

– » Il faut choisir de consentir à ce qui s’offre à nous… Ne pas résister à son destin, mais plutôt s’ouvrir à toute expérience qu’il nous est donné de vivre. »