Bonjour jolies fées et gentils gnomes

Jeglitterfy7151802310B81 m’appelle Catherine…

Je suis Artiste-Ecrivain-Voyageuse… et chercheuse de merveilles…

« Artiste »… dans l’âme… parce que j’aime patouiller les couleurs… La création artistique occupe une grande place dans ma vie, particulièrement la pratique du carnet créatif (ou journal d’artiste). Je crois aussi que la façon dont nous décidons de vivre nos vies, est un art à part entière.

« Écrivain »… Car j’aime écrire de belles histoires… travailler l’écriture… Et partager ce qui m’habite avec des mots choisis avec amour…

« Voyageuse »… Car j’ai sillonné le monde pendant trente ans en tant qu’hôtesse de l’air. Je poursuis maintenant d’autres aventures. je sillonne davantage la France (et j’adore!…) Je  m’intéresse également aux voyages intérieurs (tout aussi passionnants)…

« Chercheuse de merveilles »… Parce que j’ai toujours réussi à préserver mes facultés d’émerveillement, et que cela m’a toujours aidé à traverser les coups durs que la vie met parfois sur le chemin… Aujourd’hui je pense modestement que ma « mission de vie » est peut-être d’inciter les gens  qui me lisent à retrouver ces facultés d’émerveillement, s’ils les ont perdues ou sont entrain de les perdre…

J’ai commencé récemment  l’écriture de ce blog pour essayer de faire partager ma vision de la vie. J’y écris des articles sur des lieux magiques à visiter,  sur mes découvertes inspirantes, sur  mes rencontres avec des personnes passionnées et passionnantes,  sur l’intérêt de développer sa créativité artistique,  sur l’importance de se reconnecter avec la nature, et tout plein d’idées pour  vous aider à réenchanter votre vie quotidienne en la saupoudrant de petits bonheurs pailletés.   Aujourd’hui, je sillonne la France et le monde, toujours à l’affût de belles choses à découvrir et de belles personnes à rencontrer.

Je vous invite à me suivre dans mon univers féérique, à renouer avec le merveilleux, avec le monde de l’enfance et de la pensée magique…

Ce blog s’adresse tout particulièrement aux âmes d’artistes qui sont à la recherche de sources d’inspiration.

Je crois également beaucoup à l’importance de rester le plus souvent possible en contact avec la nature. En vrai, la beauté est partout. Tout est une question de disposition d’esprit…

Alors, n’hésitez pas à me suivre en vous abonnant…(il suffit de cliquer sur l’étiquette bleue « suivre inspirations et merveilles », en haut et à droite de cette page d’accueil).

Vous pouvez déjà  aller voir quelques une de mes créations sur mon site: » la petite fabrique de merveilles  « .

Mon credo: créer du beau. Parce que créer du beau fait du bien à l’âme…

 

 

| La petite fabrique de merveilles sur WordPress

« La petite fabrique de merveilles »…

C’est le nom que j’ai donné à mon atelier d’artiste… Enfin… à celui que je rêve d’avoir, large, spacieux, lumineux, avec de grandes baies vitrées donnant sur la mer… Pour le moment, je vous l’avoue, je créé dans ma salle à manger!… Qui elle, est transformée en atelier d’artiste très créatif (c’est le mot que les artistes utilisent pour dire « encombré »), et dans laquelle je ne peux même plus recevoir mes amis!…

Je suis actuellement en phase active de création…
Vous pouvez déjà voir quelques unes de mes créations, pour la plupart, des objets et accessoires pour fées-bohèmes, sur mon site:

https://lapetitefabriquedemerveilles.com

« C’est véritablement utile, puisque c’est joli… » (Le Petit Prince de Saint Exupéry).

 

 

 

« La douane de mer » de Jean d’Ormesson

« La douane de mer » de Jean d’Ormesson

Je me demande ce que Jean d’Ormesson aurait pensé de cette pandémie. Lui qui aimait tant les voyages, l’Italie, Venise, les bains de mer, les livres et tous les plaisirs de l’existence…

Ce grand enfant émerveillé par la vie, manque à beaucoup de gens. Je fais partie de ceux-là. Heureusement, il nous reste ses livres. Des trésors précieux à savourer…

J’ai toujours aimé la lecture, mais la période de confinement que nous venons de vivre, m’a permis de renouer avec le plaisir intemporel des grandes lectures romanesques. Ces dernières années, je favorisais la lecture de livres pratiques et d’essais sur la création artistique, le développement personnel, la spiritualité… J’ai redécouvert ces temps-ci le plaisir immense de m’évader en lisant de grandes et belles histoires dépaysantes.

Je viens de lire « La douane de mer ». J’aime beaucoup Jean d’Ormesson. Sa très grande culture, sa personnalité attachante, sa franchise désarmante et le charme irrésistible de ses conversations solaires et joyeuses, sa légèreté teintée de profondeur… Un délice. Je vous propose un lien pour aller voir cet interview de Jean D’O par Léa Salamé , dans lequel il joue de son charme coutumier avec une sincérité touchante,  ou encore ce numéro de La Grande librairie… Il y a sur la toile de nombreux interviews de Jean d’Ormesson. Ces deux-là méritent vraiment d’être écoutés avec attention… Il était aussi le roi des citations d’autres auteurs, toujours parfaitement choisies et dites avec tant d’éloquence.

Quel bonheur de retrouver le style unique et si caractéristique de cet amoureux des mots. Un exemple pour tout aspirant écrivain… Sa vision du monde et de la vie, est également une source d’inspiration pour tout être humain qui, comme lui, aime la vie et tente, tant bien que mal, d’y trouver un sens.

Le propos de « La douane de mer »: l’auteur (O), meurt dès la première page. Alors qu’il s’apprête à quitter la terre pour s’envoler vers une destination inconnue, il croise A, un esprit venant d’une galaxie lointaine, dans le but d’étudier la terre et ses habitants. A demande à O de lui accorder trois jours avant de quitter définitivement la terre, afin de l’aider à comprendre le fonctionnement du monde, et surtout celui des hommes,  leur histoire, leurs modes de vie… Tout cela dans le but de rédiger un rapport qu’il doit ramener dans sa galaxie. Survolant la terre, trois jours durant, les deux esprits parcourent ainsi l’espace et le temps…

Ce sujet en or est évidemment le prétexte à une présentation haute en couleurs du monde, des aléas de son histoire… C’est aussi l’occasion d’un portrait touchant: celui des êtres humains, créatures vulnérables et attachantes, aux comportements parfois déroutants, qui doivent affronter, depuis la nuit des temps, leurs destins de mortels avec courage, tout en essayant d’être aussi heureux que possible.

Quelques extraits choisis:

-« Même achevée par la mort, la vie est une splendeur ».

-« Le temps emporte les hommes. Mais ils passent leur vie, leur vie si courte et si belle à penser à autre chose […]. A l’argent. Au travail. Au confort. Au plaisir. Au temps qu’il fait. Aux vêtements à porter. Aux gens qu’il s’agit de voir. Aux affaires à traiter. A toutes les règles du jeu. A presque rien et à tout.[…] Les hommes se débattent comme ils peuvent au milieu des pièges et des désastres qui surgissent de partout. Le monde est surtout un bonheur parmi tant de malheur. C’est une fête en larmes. C’est un échec radieux. Je savais qu’un jour ou l’autre mon histoire ici-bas allait finir assez mal et que j’allais mourir puisque j’étais un homme. J’ai fait ce que j’ai pu de cette stupeur ardente qui m’a été donnée sous forme de jours et de nuits, de forêts où me promener, de mers où me jeter, de mots à lire ou à écrire, de beauté et de rires. »

-« Aucune aventure humaine n’est une aventure solitaire. Les hommes sont liés entre eux par des liens innombrables. Aucun de ces liens n’est aussi fort que l’amour qui emporte en même temps les corps et les âmes ».

-« Rien de plus flou que l’amour. Ni de moins scientifique. Il n’est fait que de détails, d’accidents, de paradoxes, de surprises. Et de silences ».

-« Partir est un grand bonheur. J’ai beaucoup aimé partir. J’ai beaucoup aimé le monde. J’ai beaucoup aimé la vie. J’ai beaucoup aimé les femmes, les routes, les paysages. J’ai beaucoup aimé le plaisir. J’ai beaucoup aimé l’amour. »

-« Je cherchais dans mes souvenirs ce que j’avais aimé – Peut-être le monde lui-même. La vie, bien-sûr, mais plus encore le monde. Le monde et son spectacle […] J’aimais regarder le monde d’un peu loin, comme si j’étais de passage.  Et je l’étais en effet. Une sorte de touriste en vacances sur les plages de cette planète, dans ses collines, dans ses campagnes. […] Le monde est un théâtre. Nous y bâclons tous notre numéro sous les projecteurs de l’histoire. Nous récitons notre texte, on nous applaudit, on nous siffle et, après avoir fait de la figuration à peine intelligente dans la plus belle des pièces – un succès universel, un triomphe, un chef d’œuvre: l’histoire des hommes sur la terre – , nous rentrons à jamais dans les loges de l’oubli et de l’éternité ».

-« Il y a eu sur cette terre des machines à faire rêver qui ont laissé un nom dans la mémoire de ses hôtes. On les appelle les livres. »

-« Peut-être parce que chacun d’eux est lui-même une histoire, les hommes aiment à la folie qu’on leur raconte des histoires. Le monde n’est qu’une histoire où s’emboitent des histoires. La tienne, la mienne, la nôtre… »

-« L’important est de jouer avec notre destin pour nous distraire du temps qui passe et de détourner vers des voies de garage l’angoisse de notre condition […] Tout est histoire, les guerres, les maladies, les larmes, les souffrances, le savoir, l’inconscient, la mort […]. Il y a des histoires plus complètes, plus achevées, plus cohérentes que d’autres. On les appelle des chefs-d’œuvre. Le chef-d’œuvre le plus achevé, le plus cohérent, le plus complet, c’est l’histoire du monde dont les héros sont les hommes. »

-« La vraie gloire des hommes, ce ne sont pas les génies, les talents, ceux qui se distinguent des autres. La vraie gloire des hommes est ailleurs. Dans le silence, dans le travail, dans la patience, dans le courage. La vraie gloire des hommes, ce sont les hommes eux-mêmes, dans leur diversité et leur totalité. Les milliards et les milliards d’hommes dont les noms sont perdus mais dont la seule existence a fait marcher l’histoire.

Je profite de cet article pour ajouter quelques extraits d’autres livres écrits par Jean d’Ormesson et que j’aimerais vous faire partager:

-« Rien n’est plus proche de l’absolu qu’un amour entrain de naître. Le stupéfiant, le merveilleux, c’est que cet absolu nait du hasard ».(Dieu, sa vie, son oeuvre)

-« Souvent, je suis triste. Le monde n’est pas gai. Alors, je trompe mon monde en riant. La gaité est la forme de ma mélancolie ».(Un jour je m’en irai sans en avoir tout dit »)

-« Les hommes veulent d’abord survivre. Et tout de suite après, les meilleurs d’entre eux au moins, ceux qui font bouger l’ordre établi et qui laissent derrière eux des traces de leur passage, se désespèrent de voir leur vie se perdre dans les sables et tomber dans l’oubli. Ils veulent qu’elle prenne un semblant de sens. Alors, ils chantent, ils peignent, ils se servent de la terre ou du bois ou de la pierre ou de la toile ou du papier pour inventer des objets, ils font la révolution, ou des livres, ils laissent derrière eux des sortes de monuments. Ils souffrent et ils espèrent. Et ils regardent les nuages dans le ciel, l’eau qui coule, la mer si elle est là, les étoiles la nuit. Je crois qu’ils aimeraient tous savoir ce qu’ils font là. » ( Un jour je m’en irai sans en avoir tout dit).

-« Ce qu’il y a de plus remarquable dans l’histoire de l’univers, c’est que les malédictions ne tardent jamais longtemps à se changer en bénédictions. » ( Un jour je m’en irai sans en avoir tout dit).

-« Ce que j’ai aimé le plus au monde, je crois que c’était la vie.[…]. J’aimais beaucoup les matins, le soleil, la lumière qui est si belle. Et les soirs avec leurs secrets. Et les nuits aussi. Après les surprises et l’excitation du jour, je m’enfonçais dans l’absence avec une silencieuse allégresse. J’aimais beaucoup dormir. Et j’aimais me réveiller et aller me promener dans les forêts ou le long de la mer. » […] Il y avait dans cette attitude quelque chose d’audacieux: elle n’était pas répandue chez ceux de mon époque. Ils cultivaient leur refus et leur mauvaise humeur avec ostentation. […] Le bonheur d’être au monde que j’ai éprouvé avec tant de violence n’était pas très bien vu.[…] Il y avait du mal dans ce monde, le sang y coulait à flots, des mères cherchaient leurs enfants au milieu des décombres, l’homme allait peut-être disparaitre, victime de son propre génie, et il n’en finissait pas de souffrir. Est-ce que je l’ignorais? A côté des horreurs qui n’avaient jamais cessé de s’enchaîner les unes aux autres et en attendant les désastres qui ne pouvaient manquer de survenir, il y avait aussi des roses […], il y avait de jolies choses à lire, à voir, à écouter, de très bonnes choses à manger et à boire, des coccinelles pleines de gaité, de la neige sur les montagnes, des îles dans une mer très bleue.. »( C’était bien)

J’espère que ce choix vous donnera envie de replonger dans l’œuvre de cet enchanteur de la littérature et de la vie.

Et vous pouvez terminer par cette belle émission hommage  datant de Décembre 2017 (La grande librairie de François Busnel.)

-C’est « Épatant »!… dirait Jean d’Ormesson.

 

 

Le syndrome de la cabane.

Le syndrome de la cabane.

ça y est!… Je pense avoir mis un nom sur ce que je ressens:

Je suis atteinte du « syndrome de la cabane »…

Qu’est-ce donc? me demanderez-vous… On commence à entendre parler de ce phénomène post-confinement dans les médias .

Dans cette période incertaine, où le danger reste bien présent partout, le domicile apparait comme un refuge, un havre de paix dans lequel on se sent plus en sécurité qu’ailleurs. Lorsqu’on vit un long moment, seule, chez soi, isolée mais protégée, comme cela a été le cas pendant cette période de confinement dû à la pandémie de Covid 19, il peut arriver que certaines personnes n’aient plus très envie de ressortir du cadre rassurant de leur domicile, même lorsqu’elles en ont le droit, parce qu’elles se sentent plus sereines chez elles, à l’abri. C’est le « syndrome de la cabane »… Apparemment, beaucoup de gens  sont atteints de ce syndrome en ce moment, et ressentent cette envie de rester planqués tranquillement chez eux, même après le déconfinement!… Surtout après! Ressortir vite pour retrouver la fébrilité de sa vie d’avant, n’est pas forcément la priorité de tout le monde…

Certains diront que c’est à cause de la peur du virus. Bien-sûr, on ne va pas se le cacher, c’est la raison essentielle. Cette « saloperie » (car c’en est une…) circule toujours, surtout en Ile de France. Et oui, lorsqu’on connait personnellement des victimes qui ont vraiment été « sonnées » par cette maladie sournoise aux ravages inconnus et dévastateurs, il est normal d’essayer d’éviter de l’attraper. Lorsqu’on sort, on croise encore tellement de gens inconséquents (ou inconscients?) qui touchent à tout dans les supermarchés, qui ne portent pas de masque et continuent à répandre allègrement leurs miasmes partout… Il y a de quoi être inquiet. On nous dit qu’il va falloir apprendre à vivre avec le virus… Certes…

Je veux bien essayer, mais doucement… Car en même temps, on nous incite à ne rien changer à nos modes de vie, notre consumérisme, nos habitudes, et tout est fait pour que tout le monde recommence très vite à dépenser son argent dans les magasins, réserve vite ses vacances pour sauver le secteur touristique. Les facultés d’adaptation des hommes sont parfois étonnantes, et pour inciter les vacanciers à venir sur les plages, des techniciens travaillent activement sur l’installation de blocs de plexiglas sur le sable (Si si!  il y en a qui l’envisagent!… partir en vacances! coûte que coûte! Quelles que soient les conditions!…) Est-ce que « apprendre à vivre avec le virus », implique ce genre de chose? Sincèrement, je ne suis pas très tentée… Je peux comprendre le désarroi des commerçants ( oui, sincèrement, je le comprends) et cette envie folle des français de partir en vacances, ( et Dieu sait combien la France est belle et combien je l’aime!). J’ai beaucoup d’empathie pour les êtres humains, dont je fais partie… Pauvres créatures que nous sommes, empêtrés dans nos contradictions. Nous voulons sincèrement sauver la terre mais nous avons tant de mal à changer nos habitudes de vie, à élever notre conscience, alternant maladroitement des gestes de fraternité parfois si touchants et les manifestations incorrigibles d’un individualisme jamais bien loin… Cette pandémie est pourtant un avertissement. La nature humaine n’en tient pas compte, ou si peu, trop préoccupée qu’elle est à reprendre très vite ses activités habituelles, à retrouver ses repaires…

Mais la peur du virus, et les moyens désarmants et peu attirants envisagés pour « vivre avec le virus » ne sont  pas les seules raisons de rechigner à ressortir.

Il peut y avoir plein d’autres motifs de prolonger une sorte de semi-confinement. Certains ont trouvé dans cette curieuse période l’occasion de faire les choses différemment, de découvrir les bons côtés du télé-travail, par exemple, ou l’envie de consommer de manière plus responsable, de bricoler chez eux pour améliorer leur habitat, d’avancer sur des projets qu’ils avaient depuis longtemps et qu’ils remettaient toujours à plus tard, de trouver du temps pour créer… Le moment est venu pour beaucoup de s’engager dans de nouveaux défis. De se remettre en question. De déplacer ses priorités. Certains ont pu partager des moments de complicité avec leur compagnon, leurs enfants et sentent que passer plus de temps en famille est devenu plus important qu’user toute leur énergie dans leur travail… D’autres au contraire, ont pris la décision de se séparer… De donner un coup de pied dans la fourmilière. Ce moment de repli sur nos vies personnelles a parfois provoqué des changement de cap, de priorités… Ou pas.

De mon côté,  j’ai traversé seule ce confinement, et j’ai fait l’expérience de longs moments de solitude, et d’ introspection.  Il y a dans la vie des moments pleins, des moments intenses où les expériences s’enchainent à un rythme parfois démentiel… On court d’une activité à l’autre… Pourquoi cette fébrilité continuelle? Pourquoi cherchons-nous absolument à « remplir » notre temps? Bien-sûr, certains étaient obligés de continuer à travailler, parfois la peur au ventre.  Je les ai trouvé extrêmement courageux. Ne travaillant plus, j’ai trouvé un certain charme à ces instants de calme imposés par la situation. Et quelques bons côtés à l’absence de sollicitations extérieures continuelles… J’ai découvert l’intérêt de faire un peu de place à l’ennui. L’ennui fait  partie de la vie. Pourquoi, dans nos sociétés occidentales modernes, cherche-t-on à l’éviter à tout prix? La peur de descendre dans nos profondeurs, sans doute… Ces moments sont pourtant riches d’enseignements. En tous cas, c’est la sensation que j’ai eue.

Pas immédiatement… C’est vrai… Le premier mois, comme beaucoup de gens, j’étais trop désarçonnée par le cataclysme brutal qu’a été l’extension fulgurante de cette pandémie, pour être capable d’envisager quoi que ce soit de positif à cette situation. J’étais juste profondément triste parce que j’avais l’impression que le destin me volait quelque chose… Des semaines, des mois, des années? Du temps de vie, en tous cas. Un temps qui passe déjà si vite, trop vite!… Mais à quoi bon se révolter? Peu à peu, au fil des semaines, je me suis calmée… puis posée… Enfin, j’ai accepté les choses telles qu’elles sont… Puis j’ai doucement (très doucement!) commencé à trouver quelques bons côtés à ce confinement. Un peu ceux d’une retraite spirituelle…

Retrouver du temps pour entrer en soi-même, d’abord Pour faire le point sur sa vie, et le tri entre ce qui est important, et ce qui l’est moins. Et je sais que je ne suis pas la seule à avoir utilisé cette période figée pour beaucoup réfléchir à ce qui se passait en moi. Contrairement à beaucoup de gens, ce n’est pas la vie sociale qui m’a manqué le plus. (même si je suis très attachée à mes amis, et notamment  à mes camarades danseurs, avec lesquels j’ai partagé tant de moments de bonheur). Non, ce qui m’a manqué le plus, c’est le contact avec la nature. Un manque viscéral que j’ai ressenti au plus profond de mes tripes, et plus intensément que jamais. Quelque chose d’animal, de presque violent, qui m’a fait comprendre à quel point la proximité avec les éléments naturels devait dorénavant devenir  une priorité dans ma vie. Je sais que beaucoup de gens ont ressenti cela, surtout en région parisienne. J’aurais tellement préféré vivre cette période de confinement (et de déconfinement!) dans un « chez moi » à la campagne, au milieu des arbres ou avec une vue -même lointaine- sur la mer… en communion avec la nature, amie fidèle et confidente indéfectible des âmes solitaires…

Puis Il y a eu ce plaisir renouvelé de la lecture… Replonger dans de bons gros bouquins pleins de belles et grandes histoires m’a littéralement permis de m’évader, m’a réconforté tout en douceur, et m’a reboostée en me remettant sur les rails de mes envies (d’écrire, entre autres…). Certains romans ont pour décors des paysages sauvages, des lieux de rêve, ou des sites naturels décrits de si belle façon que vous avez l’impression d’y être transporté instantanément… Ce sont des moments d’évasion incomparables! On suit les aventures d’autres êtres humains de toutes sortes, vivant à des époques différentes de la nôtre, mais partageant les mêmes préoccupations que les nôtres, finalement, les mêmes peines, les mêmes rêves et on se sent tout à coup si proches d’eux… Et puis il y a les romans philosophiques, qui sont d’un grand soutien émotionnel. Découvrir les idées de grands auteurs, dans le calme de la nuit, entrer en résonance avec les grands penseurs du passé, ou du présent, s’inspirer d’eux, de leur philosophie de vie, blottie sous la couette, au chaud, la tête calée aux creux de trois oreillers douillets, en sachant qu’on a toute la nuit devant nous, si on a envie… Franchement: c’était bien !…

Autre bon côté: l’absence de sollicitations extérieures perpétuelles m’a permis de dégager beaucoup plus de temps pour écrire.  L’écriture est une pratique difficile, même lorsqu’on prétend aimer ça!… C’est un véritable travail. Il est  extrêmement facile de trouver toutes sortes d’excuses pour ne pas s’y mettre. Le confinement m’a retiré ces mauvaise excuses... Et m’a obligé à m’engager dans cet espace-temps consacré à l’écriture. Mes lectures m’ont inspirée… La période que nous traversons est par ailleurs une expérience de vie particulièrement riche en émotions de toutes sortes … Une véritable tempête intérieure, faite d’une succession  de sentiments exacerbés: de la tristesse due à tous les  empêchements, les renoncements, de la peur, de la déception, du découragement, de l’impatience, de la compassion, des doutes, de l’empathie, des questionnements. Bref… Les montagnes russes!… Et tout ceci constitue un terreau extraordinaire pour y puiser de la matière littéraire, de l’inspiration, des idées… Alors j’ai beaucoup écrit, et j’ai envie de continuer à le faire; et parce que ça, au moins, je peux le faire sans sortir… D’habitude, j’aime partir à la campagne pour écrire au contact de la nature. Et si je suis honnête avec moi-même, lorsque j’y suis, je passe beaucoup plus de temps à arpenter les champs et les forêts qu’à écrire!…  Cet été, de toutes façons,  je crois qu’il va être très compliqué de trouver des endroits calmes et tranquilles… Alors il est urgent d’attendre, et de patienter… Et ma retraite spirituelle à domicile risque de se prolonger, encore un peu… Mais mon envie d’écrire est relancée pour de bon…

Quoi qu’il en soit pour chacun d’entre vous, victimes du « syndrome de la cabane » ou pas… Bon courage à tous, pour ce « déconfinement progressif »!… … Et, zones rouges ou zones vertes, surtout, restez humbles et prudents!!!…La bestiole est toujours là… Pour le moment… l’épidémie finira bien par s’arrêter un jour… C’est l’impermanence de toutes choses… Il faut juste essayer d’être patient, malgré l’envie de vivre, plus forte que tout.

 

Riya Sokol: une artiste à l’origine de très beaux poèmes de gratitude qui circulent actuellement sur you tube.

Riya Sokol est une artiste, auteur-interprête, prônant de la plus belle manière les bienfaits de la gratitude. Elle nous invite à affronter cette période étrange avec courage et confiance. Dans mon dernier article, j’avais mis un lien pour aller écouter un poème illustré par de très belles images,(Thank you coronavirus), dit par Riya Sokol elle-même. Un regard clair, des messages simples, touchants, qui vont droit au cœur et à l’âme.

Depuis, elle a écrit un deuxième poème de gratitude qui s’appelle tout simplement « Thank you Coronavirus – part 2 », que je vous fait partager ci-dessous. J’aime sa voix,  extrêmement apaisante. Les textes sont bien écrits Ils sont toujours en anglais et ne sont pas traduits… Mais encore une fois, faciles à comprendre, surtout avec les images qui illustrent le propos, et cette voix qui touche directement, même si vous n’en comprenez pas tous les mots…

Traduction de certains passages de cette « prière » de gratitude:

« -Merci… Comme nous ne pouvons pas sortir, nous avons le temps d’ explorer notre vie intérieure…

L’angoisse, la frustration, le désespoir…

… Merci de nous apprendre comment gérer ces sentiments…

Oui, nous sommes terrifiés, mais nous ne pouvons plus fuir, et nous devons faire face avec courage. Nous devons continuer à respirer à travers ça… Une respiration après l’autre…

Nous apprenons à donner un sens à ce moment étrange et à apprécier les choses les plus simples, sans savoir de quoi demain sera fait.

Et face à cette peur dévastatrice, nous sommes là quand même…

… Merci de nous obliger à ne regarder que le moment présent. Tout le reste est incertain…

Le déconfinement (progressif) est prévu pour bientôt. Moment périlleux, s’il en est… Et autre ambiance… Certains sont très pressés de retrouver leurs vies d’avant. D’autres, plus inquiets de l’évolution de cette pandémie resteront prudents jusqu’à l’été, voire au delà… Mais quel que soit le comportement de chacun d’entre nous, n’oublions pas ce que tout le monde prétendait au début de  cette étrange crise sanitaire: « rien ne sera plus comme avant… Il y aura un « avant » et un « après » Coronavirus »…

Or, à voir cette folle envie de beaucoup de gens de retrouver coûte que coûte leur mode de vie d’avant, (on a tous vu à la télévision l’image de cette file de voitures faisant la queue pendant 3 heures lors de la réouverture d’un fast-food de la région parisienne… Comme si c’était la chose qui avait le plus manqué dans ce confinement!…), on ne peut s’empêcher de craindre que toutes les belles résolutions de changer nos habitudes de consommation ne s’envolent en fumée, en même temps que le retour à ce que beaucoup considèrent comme la « Normale »… Dès le lundi 11 mai, les bouchons vont reprendre aux abords des grandes agglomérations… Fini l’air pur…

… Fin de pause pour la terre et la nature?…

Alors ce dernier poème… « We need to trust »…

La folle vie d’un aventurier philosophe de 95 ans…Les rencontres étonnantes de la série suisse « Passe-moi les jumelles ».

J’ai découvert la nuit dernière sur you tube, une chaîne suisse proposant une série appelée « Passe-moi les jumelles ». Il s’agit de courts reportages nous permettant de rencontrer toutes sortes de personnes passionnées et passionnantes qui méritent vraiment d’être découvertes.

Souvent, ce sont des êtres qui, par leur mode de vie, leur métier, ou leur passion,  sont parvenus à suspendre le temps, chacun à leur manière. Des contemplatifs, des personnes simples, particulièrement inspirantes. Des hommes et des femmes aux destins à la fois un peu atypiques, qui nous montrent un autre visage de l’humanité, des manières de penser inhabituelles qui font plutôt du bien, en ces périodes troublée , où certaines de nos valeurs matérialistes sont remises en question. Des gens pour lesquels la vie intérieure semble essentielle, aussi…Le genre de chose qu’il nous est possible d’explorer plus en profondeur en ce moment…

J’ai particulièrement apprécié le portrait de cet aventurier philosophe de 95 ans, la jeunesse de son regard, sa philosophie… et celui de cette toute jeune femme pleine de vitalité qui a pourtant choisi d’entrer dans les ordres. Parce que pour elle, les gens qui sont dehors ne sont pas aussi « vivants »… Lorsque vous aurez vu le premier reportage, d’autres vous seront proposés, dans la série « Passe-moi les jumelles »… Des portraits d’artistes, d’agriculteurs, d’éleveurs, d’aventuriers, d’ébénistes, portraits de gens ordinaires … Pas si ordinaires… A vous de choisir ceux qui vous inspirent le plus… Mais ils nous offrent tous un petit moment d’évasion… et de réflexion sur nos propres valeurs, auxquelles il peut être bon de réfléchir…

« Sagesse et spiritualité pour les nuls »… Le livre qui m’accompagne dans cette étrange période de confinement: (Non, non, ne souriez pas: ce livre est très enrichissant…)

« Sagesse et spiritualité pour les nuls »… Le livre qui m’accompagne dans cette étrange période de confinement: (Non, non, ne souriez pas: ce livre est très enrichissant…)

La collection « …pour les nuls » et l’utilisation d’une certaine « vulgarisation » pour rendre toutes sortes d’enseignements abordables au plus grand nombre n’a pas une très bonne réputation… Surtout au sein d’une certaine élite intellectuelle… Et pourtant…

Il y a quelques années, déstabilisée par ce changement qu’a représenté l’arrêt d’une vie professionnelle riche d’expériences merveilleuses de toutes sortes, mais vécues à un rythme démentiel, j’ai éprouvé le besoin de ralentir, et de partir en quête d’une dimension un peu plus « spirituelle »dans ma manière d’appréhender la vie… Bien-sûr, j’avais déjà lu des quantités de livres sur la spiritualité, mais justement, je me perdais un peu dans toutes ces lectures, ces idées, ces philosophies, ces textes à connotation religieuse, dont certains me laissaient dubitative et dont les théories m’apportaient finalement de plus en plus de doutes et de questionnements.

Et puis j’ai trouvé ce livre dans les rayons d’une librairie: « Sagesse et spiritualité pour les nuls », écrit par Sharon Janis.

Bien-sûr, comme tout le monde, je connaissais cette collection… Qui n’a pas eu un jour un de ces livres dans sa bibliothèque? Il en existe sur TOUS les sujets!… Alors pourquoi pas la sagesse? J’avais besoin, à ce stade, d’une vue d’ensemble de tous ces concepts spirituels pour faire le tri entre les idées qui m’attiraient sur le sujet, et celles, au contraire, qui ne m’inspiraient pas du tout. La quatrième de couverture affirmait que l’ouvrage était accessible aux lecteurs de toutes confessions, comme à ceux qui n’ont pas de convictions religieuses… (je trouvais ça plutôt bien!), et proposait au lecteur de se familiariser avec les concepts religieux fondamentaux. Le livre s’appuie sur des notions issues de textes sacrés et permet de bien comprendre la différence entre la spiritualité et la religion, le Moi inférieur, le Moi supérieur et, entre autres choses passionnantes, la connexion corps-mental.

Et franchement, j’ai trouvé ce livre très enrichissant.

Comme je le fais toujours lorsque je lis un livre, j’ai souligné au crayon noir les phrases qui me plaisaient ou m’inspiraient (et il y en a eu beaucoup dans celui-là!). Je les ai recopiées dans un joli carnet et c’est ce carnet, pleins de la substantifique moelle de mes lectures préférées, qui m’accompagne aujourd’hui dans cette période étrange de confinement que nous traversons. Et j’aimerais vous faire partager ce soir, quelques extraits de ce livre qui est devenu un compagnon de chevet et une aide précieuse pour me réconforter dans ces moments difficiles…

Quelques extraits choisis pour vous:

-« Personne ne sait vraiment avec précision pourquoi nous sommes sur terre et en quoi consiste ce grand jeu qu’est la vie.

-« Le cheminement spirituel donne de nouveaux yeux pour regarder le monde:

                    >> Derrière chaque joie et chaque peine, vous commencez à ressentir l’ivresse de la vie.

                    >> Même lorsque vous êtes complètement seul, vous savez que vous ne l’êtes pas vraiment.

                    >> Lorsque vous subissez une épreuve, vous comprenez qu’il s’agit d’une leçon que votre âme s’efforce d’apprendre.

-« Chaque instant de la vie a un sens. Chaque personne que vous rencontrez a un rôle dans votre vie ».

-« Imaginez le monde comme une école pour l’âme. Votre vie se compose d’expériences, d’épreuves et de leçons. Chaque individu a des leçons à tirer, qui dépendent de son histoire personnelle. Une leçon n’est pas une contrainte imposée; d’un point de vue spirituel, une leçon explique pourquoi vous êtes là et pourquoi vous vous êtes manifesté sous cette forme humaine avec les pensées, les émotions et les intuitions qui vous sont propres. Vous êtes nés dans des circonstances précises, agréables ou désagréables, parce que vous deviez en faire l’expérience pour apprendre les leçons nécessaires à votre évolution personnelle. »

-« L’univers est un ami qui vous met dans les situations nécessaires à votre évolution spirituelle. A chaque défi est associé la grâce de la surmonter pour aller plus loin ».

-« L’univers pourvoit continuellement à vos besoins – mais à sa guise, à son rythme et souvent de façon invisible et impénétrable ».

-« L’univers peut parler à travers n’importe quoi. Les messages divins peuvent provenir d’une émission de télévision, d’une chanson qui passe à la radio, d’un petit bout de conversation que l’on saisit au passage, ou d’une petite voix intérieure. Après avoir demandé l’inspiration divine, écoutez! »

-« Soyez ouverts et réceptifs face aux expériences que la vie vous propose, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, agréables ou pénibles. Servez-vous des épreuves comme d’un tremplin pour dépasser votre vision limitée de l’existence terrestre. Profitez-en pour essayer de voir ce qui se passe au-delà de cet étrange pèlerinage qu’est la vie ».

-« La vie comporte toujours des épreuves. Les luttes et les conflits sont compris dans le prix de notre croisière. Lorsque les difficultés arrivent, vous avez le choix entre deux réactions: laisser les émotions vous paralyser ou avoir un regard objectif. Même si une partie de vous cède à la tristesse, vous pouvez être conscient de cette autre partie de vous qui est un simple témoin de votre vie. »

– » La prochaine fois que vous êtes bouleversé, n’hésitez pas à pleurer un bon coup. La vie est difficile. Depuis votre naissance, vous avez déjà tellement fait, tous les jours, simplement pour survivre. L’amour apporte parfois la douleur, et tout ce à quoi vous tenez peut disparaitre et vous plonger dans la souffrance. La vie n’est pas tendre. Et vous êtes là, souffle fragile d’esprit pur, au beau milieu de ce cruel jeu terrestre. Pleurer est une façon de sortir du jeu, de connecter votre cœur à celui de votre être intérieur et à celui de Dieu. »

-« Vos pires erreurs sont parfois celles qui servent le mieux votre évolution spirituelle. Par conséquent, ne vous abandonnez pas à la douleur de la culpabilité et de la honte. Les regrets sont une entrave à l’avenir. »

-« Imaginez ce monde comme un jeu de société. Tous les évènements de votre vie et tous les aspects de votre personnalité sont autant de pions dont vous disposez pour jouer. Votre meilleur atout est d’être satisfait de ce que vous avez et de ce que vous n’avez pas. Avancez vos pions dans cet état d’esprit. Jouez sans vous soucier de gagner ou de perdre. Si vous profitez du jeu en vous adonnant au rire, aux larmes, à l’amour, à l’échec, à la gratitude et à l’évolution spirituelle, vous serez toujours gagnant ».

-« Quoique vous fassiez, faites-le en étant présent dans l’instant. Être pleinement concentré sur ce que vous faites, ne faire qu’un avec ce que vous faites : voilà le secret du pouvoir spirituel. La conscience de l’instant présent, c’est comme se trouver dans l’œil d’un cyclone. L’univers entier tournoie autour de vous, mais vous restez centré sur le pouvoir de l’instant présent. Vivre pleinement le moment présent est une sorte d’état méditatif. Votre mental s’apaise ».

-« Lâcher prise… et s’abandonner au flux de l’énergie universelle… La vie est toujours en mouvement et en évolution, comme le vent. Votre rôle est de suivre le mouvement sans rester prisonnier d’aucune période, que celle-ci soit agréable ou pénible. Chaque période a un sens et comporte un bénéfice potentiel.

         >>les périodes de solitude peuvent vous aider à comprendre et à vous souvenir que vous n’êtes jamais seul.

          >>les périodes d’amour empathique peuvent provoquer en vous un élan de force vitale, de passion divine et de tendresse.

          >>les périodes de tristesse peuvent vous aider à puiser dans l’énergie de l’abandon qui accompagne les larmes.

          >>les périodes de bonheur vous font profiter de la vie, augmente votre confiance en Dieu et vous rappellent l’intérêt de voir le monde avec les yeux du bonheur.

Si vous vivez pleinement chaque instant, vous serez capable de surfer sur les vagues de la vie ».

-« Cherchez l’inspiration à l’intérieur de vous-même et soyez à l’écoute de votre âme, qui est sans doute la meilleure fréquentation que vous puissiez avoir. Faites de votre âme votre meilleure amie. »

Et ceci n’est qu’un tout petit échantillon de propos choisis au fil des chapitres passionnants de ce livre. Et tellement réconfortant en ce moment… Sa lecture est une aide précieuse et simple pour partir à la découverte de sa vie intérieure et commencer à comprendre les principes fondamentaux de la spiritualité humaine.

***lecture vivement conseillée si votre âme et votre spiritualité vous intéressent…

 

 

 

 

En cette période difficile à traverser…

Le mot est lâché: nous faisons face à une pandémie mondiale… Et l’angoisse a très vite envahi la terre entière… De nombreux pays à travers le monde se sont figés dans la peur. Des millions d’êtres humains sont confinés chez eux, les plus chanceux dans leurs maisons avec jardin à la campagne, d’autres dans leurs petits appartements citadins. D’autres sont encore obligés d’aller travailler, la peur au ventre… Nous allons tous devoir faire face à beaucoup d’incertitudes et faire preuve de grandes facultés d’adaptation, de calme, de patience et de courage… aussi. Nos vies sont subitement comme suspendues… l’avenir est inquiétant, aussi bien sanitairement, socialement, qu’économiquement. Bien-sûr, certaines régions sont un peu moins impactées pour l’instant, parce que le confinement a démarré à un moment où les cas n’étaient que sporadiques. Mais dans l’Est et en région parisienne, la situation s’est très vite compliquée. Et nous nous surprenons à prier avec ferveur pour que nos soignants tiennent le coup…

La vocation de ce blog est d’offrir une vision belle et positive de la vie et d’en apprécier la beauté infinie… De vous inciter à retrouver et à cultiver vos facultés d’émerveillement. J’avoue que l’exercice est un peu compliqué aujourd’hui… Pas facile de publier un article foncièrement optimiste, lorsqu’on subit la menace de cet ennemi invisible, et lorsqu’on doit rester confiné chez soi, sans possibilité de se réfugier au sein de la nature dont je prône si souvent les bienfaits… Et surtout, difficile d’imaginer comment sortir sereinement de cette période si étrange, à l’issue incertaine et imprévisible…

Je me souviens de cette conférence prémonitoire de Bill Gates (à voir ici) , en 2015… Il s’était montré particulièrement visionnaire et disait déjà que la prochaine guerre que le monde devait craindre d’affronter ne serait pas une guerre nucléaire, mais plus probablement une pandémie mondiale déclenchée par un virus…. Et qu’aucun pays au monde ne semblait s’en préoccuper ni s’y préparer…

On dit parfois que c’est souvent lors de ce genre de grande crise, que certaines questions essentielles remontent à la surface:

-Y a-t-il un sens aux difficultés que nous traversons?

-Qu’est-ce qui est essentiel dans nos vies? Et surtout, au delà du malheur qui s’abat sur nous, Y-a-t-il quelque chose de positif qui peut sortir de tout cela? Un enseignement?

-Doit-on y voir comme une sorte de message de l’univers à l’humanité toute entière? Un avertissement?…

Les drames peuvent être des tremplins pour prendre conscience de certaines choses, remettre en question nos habitudes, comprendre nos erreurs, reconsidérer nos priorités, et identifier ce qui est fondamental dans nos vies et ce qui ne l’est pas. Encore faut-il en prendre conscience… On entend souvent dire qu’il y aura un « avant » et un « après » Coronavirus. Et quelque part, il faut l’espérer… Parce qu’il y a tant de choses à changer dans nos mentalités et dans nos modes de vie… Pensez-y…

Parmi  les dizaines de messages reçus de toutes parts, j’ai choisi de vous faire partager Cette vidéo qu’une amie m’a fait parvenir et que je trouve assez réussie. Ce film très court nous fait prendre conscience de certaines choses que nous devons bien admettre sur notre fonctionnement et sur certains aspects de l’humanité. Il est en anglais, mais assez facile à comprendre (avec quelques bases…). Et son propos est tellement juste. Si ce virus pouvait nous permettre de réévaluer ce qui est important dans nos vies et ce qui ne devrait pas l’être!…

Pour ceux qui sont confinés chez eux, il va falloir essayer d’utiliser ces semaines (voire ces mois) à vivre autrement. Je vous conseille de ne pas rester branchés en permanence sur les infos angoissantes qui passent en boucle sur nos écrans. Une demi-heure par jour est une dose suffisante. Il ne sert à rien de s’angoisser pour des choses que l’on ne peut pas contrôler. Essayez plutôt de vous concentrer sur ce que vous pouvez contrôler et de vous ancrer dans le présent. L’important, c’est de rester confiné chez soi au maximum pour éviter la saturation des hôpitaux.

Alors puisque les voyages sont impossibles, il nous reste la possibilité d’entreprendre un voyage intérieur, de partir vraiment à la découverte de ce qui nous habite. De méditer, ou d’apprendre à le faire. De se relaxer en visualisant des paysages que nous aimons ou d’en imaginer de nouveaux. De lire… beaucoup… De créer (pour ceux qui ont une âme d’artiste… ou qui ignorent encore qu’ils en ont une…). De bricoler. De jardiner, si on a la chance d’avoir un jardin. (C’est aussi une forme de méditation). D’écrire ce que l’on ressent aussi, pourquoi pas? Ou simplement écrire aux gens qu’on aime. Bref, continuer à vivre, différemment certes, mais vivre quand même. Pour que ces mois à venir ne soient pas « perdus », mais fassent partie intégrante de notre expérience de vie, dans toute sa diversité, avec ses moments merveilleux, agréables, joyeux, inoubliables, mais aussi avec ses épreuves à traverser et à surmonter… C’est la totalité de toutes ces expériences humaines qui constitue la richesse de nos vies… et de nos âmes.

Alors, Courage à tous!… L’humanité va traverser cette épreuve comme elle en a traversé d’autres.

Et pendant ce temps, la terre respire un peu… et nous observe.

 

Citation du jour: extrait du livre « Si j’étais Dieu » de Barjavel.

« Le combat que l’homme mène pour un bonheur futur l’empêche d’être heureux aujourd’hui. Le bonheur de demain n’existe pas. Le bonheur, c’est tout de suite ou jamais. Ce n’est pas organiser, enrichir, dorer, capitonner la vie, mais savoir la goûter à tout instant. c’est la joie de vivre quelles que soient l’organisation et les circonstances. C’est la joie de boire l’univers par tous ses sens, de goûter, sentir, entendre, le soleil et la pluie, le vent et le sang, l’air dans les poumons, l’outil dans le poing, dans l’œil le ciel et la marguerite. Si tu ne sais pas que tu es vivant, tout cela tourne autour de toi sans que tu y goûte, la vie te traverse sans que tu retiennes rien des joies ininterrompues qu’elle t’offre. »