Bonjour jolies fées et gentils gnomes

Jeglitterfy7151802310B81 m’appelle Catherine…

Je suis Artiste-Ecrivain-Voyageuse… et chercheuse de merveilles…

« Artiste »… dans l’âme… parce que j’aime patouiller les couleurs… La création artistique occupe une grande place dans ma vie, particulièrement la pratique du carnet créatif (ou journal d’artiste). Je crois aussi que la façon dont nous décidons de vivre nos vies, est un art à part entière.

« Écrivain »… Car j’aime écrire de belles histoires… travailler l’écriture… Et partager ce qui m’habite avec des mots choisis avec amour…

« Voyageuse »… Car j’ai sillonné le monde pendant trente ans en tant qu’hôtesse de l’air. Aujourd’hui, Je poursuis d’autres aventures, moins lointaines, à la découverte de la beauté qui m’entoure… celle de la nature, des petites choses de la vie quotidienne… Et je trouve que les voyages intérieurs sont aussi passionnants…

« Chercheuse de merveilles »… Parce que j’ai toujours réussi à préserver mes facultés d’émerveillement, et que cela m’a toujours aidé à traverser les coups durs que la vie met parfois sur le chemin… Aujourd’hui je pense modestement que ma « mission de vie » est peut-être d’inciter les gens  qui me lisent à retrouver ces facultés d’émerveillement, s’ils les ont perdues ou sont entrain de les perdre…

J’ai commencé récemment  l’écriture de ce blog pour essayer de faire partager ma vision de la vie. J’y écris des articles sur des lieux magiques à visiter,  sur mes découvertes inspirantes, sur  mes rencontres avec des personnes passionnées et passionnantes,  sur l’intérêt de développer sa créativité artistique,  sur l’importance de se reconnecter avec la nature, et tout plein d’idées pour  vous aider à réenchanter votre vie quotidienne en la saupoudrant de petits bonheurs colorés.   Aujourd’hui, je sillonne la France toujours à l’affût de belles choses à découvrir et de belles personnes à rencontrer.

Je vous invite à me suivre dans mon univers féérique, à renouer avec le merveilleux, avec le monde de l’enfance et de la pensée magique…

Ce blog s’adresse tout particulièrement aux âmes d’artistes qui sont à la recherche de sources d’inspiration.

Je crois également beaucoup à l’importance de rester le plus souvent possible en contact avec la nature., et de l’aimer d’amour… En vrai, la beauté est partout. Tout est une question de disposition d’esprit…

Alors, n’hésitez pas à me suivre en vous abonnant…(il suffit de cliquer sur l’étiquette bleue « suivre inspirations et merveilles », en haut et à droite de cette page d’accueil).

Vous pouvez déjà  aller voir quelques une de mes créations sur mon site: » la petite fabrique de merveilles  « .

…Et mes premières vidéos sur ma chaine YouTube… « Inspirations et merveilles »

Mon credo: créer du beau. Parce que créer du beau fait du bien à l’âme…

 

| La petite fabrique de merveilles sur WordPress

« La petite fabrique de merveilles »…

C’est le nom que j’ai donné à mon atelier d’artiste… Enfin… à celui que je rêve d’avoir, large, spacieux, lumineux, avec de grandes baies vitrées donnant sur la mer… Pour le moment, je vous l’avoue, je créé dans ma salle à manger!… Qui elle, est transformée en atelier d’artiste très créatif (c’est le mot que les artistes utilisent pour dire « encombré »), et dans laquelle je ne peux même plus recevoir mes amis!…

Je suis actuellement en phase active de création…
Vous pouvez déjà voir quelques unes de mes créations, pour la plupart, des objets et accessoires pour fées-bohèmes, sur mon site:

https://lapetitefabriquedemerveilles.com

« C’est véritablement utile, puisque c’est joli… » (Le Petit Prince de Saint Exupéry).

 

 

 

Ernst Haeckel

Ernst Haeckel

Je viens de découvrir Ernst Haeckel, grâce à un livre aperçu entre les mains de Valérie Lin, jeune artiste allemande que je suis sur YouTube. Un livre que j’ai commandé et que je viens de recevoir.

Artiste, biologiste et philosophe allemand, Ernst Haeckel est l’un des scientifiques les plus influents du XIXème siècle. Défenseur de la théorie de l’évolution et des idées de Darwin, Il est le créateur du terme « écologie » (science de l’ensemble des relations qu’un organisme entretient avec le monde qui l’entoure) et il est considéré comme le père de cette discipline. Si j’ai lu son intéressante biographie, en début d’ouvrage, c’est l’aspect artistique de sa vie qui m’a surtout intéressée. Le dessinateur de talent qu’il était a mis son don au service de la science en réalisant des planches intemporelles et des atlas de biologie dont le charme et la précision des illustrations restent inégalés. Et si elles étaient faites dans l’objectif d’expliquer la diversité infinie du vivant, elles provoquent surtout un sentiment de stupéfaction devant l’impressionnante beauté du monde naturel.

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Si le succès était déjà présent dans ses monographies scientifiques, ses populaires ouvrages Kunstformen der Natur (« Formes artistiques de la nature » en français), qui parurent de 1899 à 1904 sous la forme de plusieurs cahiers, étaient présents dans le foyer de toute personne cultivée de l’époque.

Ces illustrations absolument splendides nous plongent dans un univers d’une féérie incroyable…

Si son livre « Les formes artistiques de la nature » servaient une ambition scientifique, Ernst Haeckel souhaitait surtout piquer la curiosité des personnes s’intéressant aux beautés de la nature. Il visait une cible bien spécifique et ses planches devaient en effet tout particulièrement attirer les artistes et les artisans. Les beaux-arts et les arts décoratifs ont effectivement trouvé dans ces formes artistiques véritables de la nature, de fabuleux motifs inédits et inspirants. De nombreux artistes et même des mouvements entiers, comme l’Art nouveau, se sont inspirés de ses illustrations.

« Comment expliquer le succès légendaire d’Ernst Haeckel de son vivant? Que dire de ses images qui continuent de fasciner tout un public bien après sa mort? » peut-on lire dans le livre. « Qui se plonge dans l’histoire de l’Occident et des liens séculaires entre art et science ne trouvera pas d’autre chercheur au rayonnement si vaste. Quel chercheur peut se targuer d’avoir, par son travail, marqué une esthétique et le goût de son époque?. Et un siècle après sa mort, à l’heure d’Internet, la reproduction de ses illustrations et de ses images s’est accélérée partout dans le monde, et sont devenues « virales »(en langage actuel) ».

Ernst Haeckel Art Forms in Nature 22 Pull-Out Posters von

Ernst Haeckel Art Forms in Nature 22 Pull-Out Posters von

J’ai déjà très envie de feuilleter ce très beau livre et ses illustrations qui me font rêver… Et me donnent envie de regarder les éléments naturels qui m’entourent d’encore plus près!…

La dernière vidéo d’Orlane (Libre et Sauvage)

Je suis une abonnée fidèle à quelques chaines Youtube. Des chaines que j’ai choisies avec beaucoup de soin et une certaine exigence sur l’esthétique des vidéos et sur les idées qui y sont exprimées… « Libre et Sauvage » fait partie de mes préférées. Je viens de recevoir la dernière video d’Orlane Paquet (Chaine « Libre et Sauvage »). Son sujet m’a interpellée car elle s’y exprime sur un sentiment que je ressens moi aussi depuis quelques années, depuis que j’ai découvert, comme elle, le plaisir immense de dessiner en pleine nature. Je partage complètement ses propos sur tout ce que dessiner dans la nature peut apporter à celui qui pratique cette activité toute simple mais tellement enrichissante. Je voulais juste vous faire partager…Je n’aurais pas dit mieux! Je pense tout pareil!…

Pour voir d’autres vidéos de « Libre et Sauvage »: cliquez sur le lien qui suit…

Libre et sauvage

Contempler l’arrivée de l’automne au cœur du Perche.

Cette année, j’ai décidé de vivre l’arrivée de l’automne dans le Parc naturel régional du Perche.

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Entre paysages champêtres, forêts, bocages et douces collines, le Perche est une destination parfaite pour les amoureux de la vie à la campagne. Un mois d’Octobre entier, à marcher dans les magnifiques forêts du Perche, de Réno-Valdieu, de Bellême ou de la Trappe, mais aussi à découvrir de ravissants manoirs en pierre blonde, et des fermes cossues entourées de prairies où paissent plein de vaches et de chevaux. Comblée!..

Et Voici les choses merveilleuses qui m’ont inspirée…

Les forêts du Perche:

Elles s’appellent « Forêt du Perche et de la Trappe », « Forêt de Bellême », de « Senonches », de « Réno-Valdieu » ou de « Perseigne »… Autrefois, elles ne formaient qu’une seule forêt immense, la Silva Pertica. Le côté féerique de ces forêts vient sans doute du fait qu’elles sont encore très riches d’essences ancestrales, des feuillus séculaires, (beaucoup de vieux chênes notamment), qui leur confèrent une beauté particulière à l’arrivée de l’automne, lorsque les feuilles se teintent d’or, de jaune, d’ocre et de roux. (Ceci dit, cette année, avec un mois d’octobre aussi doux qu’un mois d’été, les arbres ont mis bien longtemps a adopter leurs couleurs automnales et les arbres sont aujourd’hui encore bien verts!…)

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A l’orée de la forêt de la Trappe

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Les forêts du Perche sont humides et les nombreux étangs qui s’y cachent sont autant de miroirs où se réfléchissent les reflets flamboyants de la saison…

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Étang de La Herse, forêt de Bellême

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Les arbres classés « arbres remarquables » sont nombreux dans la région…

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Le chêne de La Lambonnière a plus de cinq siècles et mesure 7,50 mètre de circonférence…Et il est dans une forme époustouflante!.. Il est dans un lieu assez isolé et un petit banc a été installé en dessous, offrant la possibilité de longs moments de communion, de méditation… ou juste de poésie…

Et dans les sous-bois moussus, le mois d’Octobre, c’est la fête des champignons!…  Même si ceux-là ne sont pas comestibles, ils sont tellement jolis à peindre!…

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Deuxième source de joie pour moi:

Les chevaux et notamment les Percherons, symboles vivants du Perche:

Quel bonheur de juste passer un moment en leur compagnie. Et je ne m’en suis pas privée!… Nous avons eu de longs échanges plein de tendresse… qui m’ont inspirés quelques mots:

« Un grand percheron a doucement approché ses naseaux de mon cou. Il me respire prudemment… Je sens la chaleur de son souffle contre ma peau. Je respire son odeur chaude de cheval. Je pose ma main sur sa joue… Instants suspendus… Nous nous regardons. C’est comme si nos âmes fusionnaient pour tout apprendre l’une de l’autre, sans le filtre des mots. Humblement. Et oui, j’ose le dire: avec Amour… »

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Rien qu’une larme d’émotion? Pour un câlin…
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« Vous comprenez, ma prairie n’est pas assez grande, et l’herbe est toujours plus verte à côté!… »

Une autre belle découverte: Le Château des rêves (La Ferté-Fresnel)

Un lieu merveilleux comme je les aime…. Ce château et ce Domaine, magnifiquement mis en valeur, sur le thème des contes de fées et des rêves…

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La statue d’un cerf, figé pour l’éternité devant Le Château des rêves

Après une histoire riche en rebondissements, le château est aujourd’hui la propriété de Laurence et Bernard Chapelle, exploitants du renommé vignoble bourguignon du Clos Bellefond. C’est eux qui ont baptisé cette prestigieuse demeure  » Le Château des Rêves » (cliquez sur ce lien vers le site très réussi du château des rêves; puis à gauche, cliquez sur « menu » pour visiter tous les chapitres de présentation). Ils en ont fait un lieu féérique et ouvert, qui m’a particulièrement touchée et dans lequel se déroulent des événements et des rencontres thématiques assez extraordinaires.

A cette période de l’année, l’intérieur du château est entièrement redécoré pour les festivités de Halloween. La visite se transforme en une découverte fabuleuse de « L’univers des sorcières ». Une mise en scène somptueuse, dans la pénombre, à peine éclairée par des chandeliers… La véritable entrée du château, avec son grand escalier magnifique, est encombré pour l’occasion de branchages et de toiles d’araignées… On y découvre des chaudrons bouillonnants dans lesquelles la sorcière fait mijoter ses potions magiques à base de crottes de chauve-souris, d’œil de crapaud ou autres délices…, des balais portant des chandeliers qui dansent doucement entre les visiteurs… une atmosphère fantastique, mais qui reste raffinée et esthétiquement très réussie. Un peu sceptique au début, parce que je ne suis généralement pas très enthousiaste concernant les fêtes de Halloween, qui sont en général grossièrement et vulgairement traitées, j’avoue que là, j’ai été emportée dans l’univers sorcier du château des rêves. Les photos à l’intérieur n’étaient bien-sûr pas autorisées, mais j’aurais aimé pouvoir fixer dans ma mémoire toutes les idées créatives absolument fabuleuses que j’y ai vues. … Oui, FABULEUX! Vraiment. Je n’ai pas trouvé d’autre mot. Et puis il y a l’ensemble du domaine dans lequel il y a plein de belles idées également…Un château des rêves qui porte décidément très bien son nom!…

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Mon amour du patrimoine français m’a fait également apprécier les très jolis manoirs de la région à l’histoire très riche…

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Château D’O

Et les maisons plus modestes sont souvent très jolies aussi, avec leur couleur blonde…

La Basilique Notre-Dame de Montligeon.

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Adossée à la forêt de Réno-Valdieu, la Basilique de Montligeon est un édifice imposant de style néo-gothique, construit à la fin du XIX ème siècle à l’initiative de l’abbé Buguet, le curé du village de La Chapelle-Montligeon de l’époque. Sa taille et son implantation dans ce tout petit village de campagne lui a valu le surnom de « Cathédrale des champs ». Rien ne semble avoir changé depuis sa construction. Depuis 1884, la Basilique est devenue un haut-lieu de prière pour les défunts. Il se dégage quelque chose de cet édifice, Indéniablement… Il invite à la paix et au recueillement. On s’y sent bien, comme à l’abri de la folie de notre époque, protégé, peut-être… Au moins pour un instant… Les vitraux sont splendides et très colorés, projetant à toute heure du jour des reflets vifs sur les colonnes et les voûtes de pierre. L’impression de recueillement et de paix qui y règne est assez impressionnante.

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Enfin, j’ai découvert ici un nouvel artiste :

Pierre-Yves Bonnot:

Ses œuvres, dont j’ai pu voir quelques exemples dans une exposition au château de Senonches, sont peintes à la gouache, rehaussée de crayons et sont toutes peintes sur des papiers anciens (atlas, cartes d’état-major, papiers peint, livres de remises de prix…) Et c’est ce qui fait le charme et le côté unique de ses créations.

Après avoir parcouru le monde pendant plusieurs années en tant qu’architecte d’intérieur, Pierre-Yves Bonnot a décidé de poser ses valises à la campagne, dans le Perche où il vit et travaille à présent. Il peut ainsi observer avec passion la nature environnante, sa source d’inspiration.

Vous pouvez voir d’autres de ses œuvres sur le site de l’artiste: (site Pierre-Yves Bonnot)

Et bien-sûr, encore et toujours, mes amours… Les vaches…

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Je logeais dans un gîte dans le petit village de Saint-Ouen de Sècherouvre, dans un gîte lumineux et très calme avec de grandes baies vitrées sur la campagne environnante et tous les matins, dès que j’ouvrais les yeux, j’avais une vue directe sur les vaches qui broutaient dans les champs qui entouraient la maison. C’était vraiment apaisant de les voir vivre, tranquilles, dans ces vertes prairies…

Pour terminer, je vous propose de visionner ce petit film réalisé par mes soins, résumant les émotions choisies parmi toutes celles que j’ai vécues ici, durant mon séjour… (choix forcément personnel et subjectif…), En vous connectant sur You tube…Un automne dans le Perche

Et si vous le souhaitez,

Ce numéro du magazine « échappées belles » sur Le Perche.

Franz Bodo: un artiste amoureux des animaux de la ferme.

Franz Bodo: un artiste amoureux des animaux de la ferme.

Je séjourne actuellement dans le Perche pendant tout le mois d’Octobre, région où je peux assouvir mon besoin de vie à la campagne, de ballades en forêt, de jolies vues sur les prairies où paissent des vaches et des chevaux, créatures très attachantes qui comblent assez bien, je dois l’avouer, mon besoin d’échanges affectifs du moment…

Je suis entrain d’écrire un article sur toutes les merveilles que j’ai découvertes ici, et sur la beauté de l’arrivée de l’automne dans cette région pittoresque et bucolique. Un article que je vous promets de publier à la fin du mois. Je voulais y évoquer un artiste que j’ai découvert ici, grâce à deux petits livres que j’ai achetés dans la boutique de l’écomusée du Perche. Mais comme Franz Bodo n’est pas originaire du Perche, et vit apparemment en Alsace, il n’y avait aucune raison que j’attende la publication de mon article sur le Perche pour vous parler de lui. Voici donc ces deux livres:

Gros coup de cœur!…

J’ai toujours éprouvé une sorte d’amour spontané pour les animaux de la ferme. Depuis ma plus tendre enfance, que ce soit les vaches que je côtoyais dans les alpages savoyards où j’ai passé tant d’étés, ou bien les chevaux, les moutons, les chèvres, les cochons, ou même les animaux de la basse-cour, toutes ces « bêtes », comme on les appellent étrangement, m’ont toujours particulièrement touchée, par leur humilité, leur expressivité, leurs attitudes parfois si drôles dans lesquelles nous nous reconnaissons parfois si bien… Le contact avec elles est tellement enrichissant! Et ceux qui ne ressentent pas ce sentiment à leur égard passent, je le pense sincèrement , à côté de quelque chose…

Ce n’est pas le cas de Franz Bodo. Car pour passer sa vie d’artiste à peindre des bovins, des cochons, des poules, et des oies, il faut beaucoup les aimer, et savoir apprécier leur grâce particulière et leur beauté humble.

J’ai souvent essayé de dessiner des vaches, parce que c’est un sujet qui m’inspire énormément, mais je trouve l’exercice particulièrement difficile. D’abord, parce qu’elles bougent tout le temps! Et ensuite parce qu’il est très compliqué de rendre fidèlement leurs expressions si étonnantes, furtives, et les reflets de la lumière sur leur poil… Et Franz Bodo sait particulièrement bien capter ces choses subtiles.

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On ne peut pas peindre avec autant de virtuosité un sujet comme celui-là, sans une bonne dose d’amour…Et des heures de contemplation attentionnée. Un vrai talent et des œuvres qui me touchent.

Citation du jour… Extraits du livre de Sylvain Tesson « Petit traité de l’immensité du monde ».

Citation du jour… Extraits du livre de Sylvain Tesson « Petit traité de l’immensité du monde ».

« Jusqu’à un certain jour où le ciel s’embrunit, je voyageais pour rencontrer les hommes. A ceux qui demandaient une raison à mes brusques départs, je décrivais l’humanisme -cet élan sentimental qui nous porte vers nos semblables- comme présidant à tout élan vagabond […] Je me méfie à présent de l’homme comme d’une eau claire que les yeux croient bonne et que le gosier découvre salée. J’ai déboulonné l’homme de mon piédestal intérieur… Je n’ai donc plus tellement soif de mes semblables.

Une fois que l’humanisme a perdu du terrain dans son âme, le vagabond ne se met plus en route sur les chemins du monde dans l’unique souci de rencontrer des hommes. Parfois même, il lui arrive de les éviter ostensiblement. Il choisit des régions dépeuplées. Il fait un détour quand il parvient en vue d’une ville ou d’un campement. Il n’a pas besoin de converser; il possède ses poèmes et le chant du monde. Il a d’autres rendez-vous: avec la beauté des forêts, avec le soupir des marais, avec le vol des insectes et le ressac des mers. Et ces rendez-vous-là sont offerts à la solitude, fidèle amante du voyageur à laquelle devrait être donné le nom de félicité.

J’ai découvert (si tard) combien un homme seul était en bonne compagnie.

[…] Apprendre à rester seul, pour vivre plus densément. Encore faut-il préciser qu’un vagabond romantique solitaire n’est jamais vraiment seul. Il a recours à la présence[…] des fées. Celui qui a fait sien le mot de Novalis invitant à « être perpétuellement en état de poésie », saura reconnaitre dans chaque expression de la nature la manifestation de leur existence.

[…] Le « recours aux forêts » (Junger) semble être la seule chose qui reste quand on a tout essayé. Dans la réclusion forestière réside peut-être la solution à nos tristesses. La forêt nous tend ses bras! Puisqu’on ne peut pas changer le monde, pourquoi ne pas se carapater dans la beauté des bois? »

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« Célébration de la beauté »(Roland de Miller). Ce livre devrait être lu par tous les êtres humains…

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Petit matin

Depuis le jour où j’ai créé ce blog, j’ai eu envie de mettre en avant l’importance de la beauté et de l’émerveillement dans nos vies quotidiennes. Mes articles sont essentiellement consacrés à la beauté (dans l’art, dans la nature…), et à l’importance d’entretenir nos facultés d’émerveillement.

Sans trop m’en expliquer les raisons, depuis mon plus jeune âge, j’ai expérimenté le fait que nos capacités d’émerveillement étaient un vecteur essentiel de notre bien-être et de notre joie de vivre…

La lecture de ce livre m’a permis de comprendre de manière concrète le mécanisme qui opère en nous lorsque nous entretenons cette faculté d’émerveillement devant la beauté. Et il m’a conforté dans cet instinct que j’ai, depuis toujours, de la chercher et de m’en nourrir chaque jour.

Pour Roland de Miller, l’auteur de ce livre, la civilisation occidentale, complètement droguée par le mythe de la croissance économique et démographique, court tout droit à son effondrement. L’auteur n’est pas tendre dans ses réflexions sur l’humanité en général, sur la surconsommation, sur l’univers de l’argent et du profit, sur la sacralisation de la technologie, et notamment sur la mentalité des français:  » Ce qui est effarant, ce ne sont pas tant les catastrophes en elles-mêmes que l’aveuglement avec lequel on continue à les répéter par un système suicidaire et intouchable: c’est l’idéologie de la croissance (du PIB surtout!)… et de la crétinisation des masses. […] Notre pays est extraordinairement beau et varié mais les français ne s’en montrent pas dignes. Le français, technophile et automobiliste acharné, gros consommateur de pesticides et de médicaments, bouliste, téléspectateur, grégaire mais individualiste, chauvin, souvent fumeur et chasseur, friand de polémique politicienne et de matchs de football mais ignorant en matière de nature, d’écologie et d’art, est un fossoyeur de la Beauté, même s’il ne le veut pas consciemment » (Oui, je vous l’ai dit: il y a des vérités qui sont difficiles à entendre!…). Il ajoute: « Dans quelques décennies, les pays d’Europe n’auront plus qu’un seul visage uniforme à offrir. C’est consternant. On appelle ça la mondialisation. ça me donne la chair de poule! Car ce qui fait la beauté de notre planète, c’est sa diversité, et non son uniformité. Perdre ses racines, sa culture, ses paysages naturels, son folklore, c’est perdre son identité ».[…] Pour des milliards de citadins à travers le monde, le cadre de vie urbain est donc devenu de plus en plus absurde et invivable. »[…] « Il y a des millions d’âmes dans notre monde qui ne peuvent supporter le silence; il leur faut constamment être baignées de bruit et d’agitation. Quel sentiment de la nature peut-il y avoir chez des individus dont les oreilles sont en permanence trépanées par le rugissement des motos, le hurlement des sirènes de police, et des musiques agressives? Cette agitation frénétique est le reflet de la profonde aliénation psychique et spirituelle qui rend nos contemporains incapables de sérénité et d’élan sincère vers la beauté.[…] Désormais, les compétitions sportives, la musique techno, la bagnole, Internet, la politique-spectacle et les milles frivolités de la consommation ostentatoire ont un attrait bien plus fort auprès du grand public que tout ce qu’on pourra dire sur l’Art, la Nature ou la culture. »

L’auteur est plutôt alarmiste: « Nous allons à la catastrophe, nous le savons depuis longtemps mais nous y allons quand même ». Il va très loin dans ses propos (parfois même un peu trop, à la limite de théories complotistes auxquelles je n’adhère pas personnellement). Mais la plupart de ses affirmations sont tout de même pertinentes, et difficiles à contester, même si elles peuvent déplaire. Et surtout, son propos essentiel sur l’importance capitale de la beauté pour la survie de l’humanité et la manière dont tout cela s’opère en nous, est franchement passionnante. Il constate avec inquiétude que, dans tous les domaines, le sens et la présence de la beauté sont en passe de s’étioler, et désertent nos vies quotidiennes de citadins pressés.

Roland de Miller est ainsi devenu un des précurseurs de ce qu’on appelle « l’écologie profonde », c’est-à-dire la réflexion sur les liens entre l’écologie et la spiritualité. Et j’aime cette phrase dont la lecture a eu un écho tout particulier en moi, sans doute parce qu’elle correspond pleinement à mon ressenti actuel:

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« J’ai le sentiment océanique et puissant que dans la valeur suprême de la Beauté, sous ses formes multiples, viennent converger toutes les motivations de mon existence. Tous mes écrits antérieurs aboutissent maintenant à cette quête essentielle. Je sais maintenant que j’ai trouvé mon Graal: ce que j’ai de plus précieux au fond de mon cœur, c’est l’adoration mystique de la Beauté divine de la Création. »

« Toutes les conditions se sont progressivement réunies pour faire de moi un être mystique, à la fois fasciné par les beautés de la Nature et engagé dans le combat chevaleresque pour sa sauvegarde »‘.

« Je reçois les rayons du soleil en plein cœur et je n’aurai de cesse de chanter la magnificence de l’univers ».

« La nature est un talisman: j’y cherche sa vibration magique, des élans et des visions cosmiques… […] J’y cherche aussi une vie, de l’inspiration pour mes jours… » (et là encore, je me reconnais dans cette quête…)

 » Chacun a sa voie. La mienne est celle de la Beauté. Je suis un apôtre de la Beauté ».

Pour Roland de Miller, il est maintenant urgent de redonner à l’écologie ses lettres de noblesse en approfondissant ses dimensions culturelles et philosophiques. Cette approche de l’écologie me touche particulièrement… Tellement plus qu’une approche faite de chiffres, de courbes et de théories scientifiques glaçantes.

« Pour célébrer la beauté cristalline du monde, je crois qu’il faut la porter déjà en soi-même, cultiver un sens de l’harmonie sans lequel nous traversons la vie en aveugles indifférents et bornés. Il y faut un regard de poète, d’artiste ou de créateur engagé au service de la vie et de la Terre. »

« A quoi sert la beauté? A nous rendre plus humains, plus sensibles, c’est-à-dire à élever notre conscience de la Vie et de l’Univers. Rien de moins. »

« Face à la société folle et déboussolée, la célébration de la Beauté comme antidote. C’est le plus grand défi de ma vie ».

« Face à l’actualité qui nous apporte son lot quotidien de laideur, de crimes et de catastrophes, la meilleure façon de se ressourcer et de se fortifier, c’est d’élever son âme et de contempler la beauté ».

L’écologie et l’esthétique sont intimement liées, et derrière le combat écologique, c’est bien la beauté de la Terre qui doit fonder nos vraies motivations et déterminer nos plus profondes raisons de sauvegarder la Nature.

Au niveau individuel, la beauté peut littéralement nous guider spirituellement. Mais l’auteur va encore plus loin:

 » Aujourd’hui, je suis de plus en plus convaincu que la Beauté est une de ces valeurs maîtresses qui peut, au niveau individuel, nous guider spirituellement, et au niveau collectif, enrayer l’effondrement culturel sous le coup de la mondialisation économique. » A propos de l’effondrement culturel, Roland de Miller fait ce constat: « Les gens lisent de moins en moins et c’est dramatique. La culture ne passe pas forcément par le livre mais avec l’abandon de la lecture, disparaissent aussi des qualités intellectuelles essentielles comme la structuration du langage, la diversité du vocabulaire, la concentration mentale, l’imaginaire, la réflexion personnelle, la mémoire collective, la liberté d’opinion, la créativité artistique, le sens de la beauté et du patrimoine ».

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« La beauté ne se perçoit pas du premier coup d’œil. Il y a une éducation des sens. Entraîner, éduquer, affiner ses sens nous permet de garder ou retrouver l’esprit de finesse. Enrichi par le goût de la découverte, de l’aventure et de la méditation solitaire, le sens de la beauté est donc assez personnel. »

« Dans les grandes villes, avec l’explosion des modes, des manières de vivre et des gadgets, est-ce que demain la notion de beauté aura encore un sens? C’est le despotisme de l’insignifiance. Les gens ne s’intéressent plus qu’à eux-mêmes : la maladie mortelle de notre époque c’est le narcissisme.[…] La Beauté qui leur est éventuellement proposée de temps à autre est celle du futile, du clinquant, du prédigéré, du luxe voyant et provocateur, des modes passagères… Cette beauté superficielle, décorative, plus ou moins artificielle, est l’expression de l’ignorance, de la pauvreté intellectuelle et morale » (je vous avais prévenu: certains arguments sont un peu durs à entendre dans ce livre, mais qui peut dire qu’ils sont faux? Ces réflexions me font penser à cette mode des selfies et des réseaux sociaux sur lesquels les gens aiment poster le moindre de leurs faits et gestes, même les plus anodins, comme si leur petite personne était la chose la plus intéressante du monde!))

Le livre est un sacré pavé (600 pages! Quand même!…). Il faut être motivé ( je l’étais!). Mais il est vraiment passionnant. Roland de Miller y fait un usage important de citations, nous faisant découvrir au passage de nombreuses personnalités remarquables (écologistes, artistes, écrivains, philosophes…). Et rien que la bibliographie, à la fin de l’ouvrage, fait 35 pages à elle toute seule!… C’est une mine d’or pour découvrir de nombreux autres livres sur le sujet de la Beauté, de la Nature, de l’art, de l’écologie. Une longue liste de trésors…

Quelques citations du livre:

Nicolas Hulot: « Souvent nous regardons sans voir, nous nous contentons du spectaculaire. Il faut probablement un long parcours initiatique, semé de grands chocs émotionnels, de rencontres bouleversantes qui petit à petit exercent la réceptivité, libèrent la sensibilité, pour enfin accéder à la vue. Les choses insignifiantes deviennent alors remarquables et soudain tout vous parle. »

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Claire Fabre: « Qui n’a jamais fait dans sa vie l’expérience d’être bouleversé par la beauté d’un paysage, d’un chant d’oiseau, d’une œuvre d’art, ou même d’un geste ou d’un regard? Ces moments fugitifs font oublier toute pesanteur, tout souci, toute barrière culturelle, jusqu’à la notion du temps. C’est l’être qui affleure alors, dans un moment de plénitude où l’homme se trouve à la fois unifié en lui-même et relié au monde. »

Ralph Waldo Emerson: » La Nature sert un des plus nobles besoins de l’homme, à savoir le besoin de beauté. Le monde existe donc pour l’âme dans le but de satisfaire le désir de beauté. J’appelle cela une fin ultime. On ne peut demander ni donner la raison pour laquelle l’âme recherche la beauté. La beauté, en son sens le plus large et le plus profond est une expression de l’univers ».

Dostoïevski: « La beauté sauvera le monde »

John Keats: « La beauté est vérité, la vérité est beauté, voilà tout ce que vous devez savoir, et tout ce qu’il faut savoir ».

Bertrand Vergely:  » L’émerveillement est un art de vivre. Mieux, une condition vitale. Une réponse à un monde désenchanté. Nous pouvons quelque chose face à la tristesse et à la violence du monde. Cela commence par une attitude intérieure, une façon de penser. S’émerveiller, c’est se réveiller. Ce qui nous fait mourir, ce n’est pas la mort, c’est de ne pas vivre. Il n’y a pas d’autre tragique. »

Rachel Carson: « Le monde de l’enfant est pur, neuf et beau, plein de merveilles et d’émotions. C’est notre malheur à la plupart d’entre nous que cette vision clairvoyante et limpide, cet élan instinctif pour ce qui est beau et impressionnant, soient obscurcis et même perdus avant d’atteindre l’âge adulte. Si j’avais une influence sur la bonne fée qui est supposée présider au baptême de tous les enfants, je lui demanderais que son don à chacun soit un sens de l’émerveillement si indestructible qu’il puisse durer toute une vie, comme un antidote infaillible contre l’ennui et le désenchantement ultérieurs, la préoccupation stérile pour des choses artificielles… »

célébration de la Beauté

« Célébration de la Beauté » Ecologie profonde: la femme, la nature, l’art et la spiritualité. de Roland de Miller aux éditions Sang de la Terre.

La lecture de ce livre devrait être obligatoire!… Pour tout le monde.

Exposition « Magies baroques » au château de Villeneuve-Lembron et au château de Parentignat.

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J’aime énormément l’art baroque et les expositions aux mises en scènes très artistiques, et j’avais l’intention de visiter ces deux expositions conjointes au mois de Juin. Cela ne s’est pas fait et je pense finalement les visiter plutôt à l’automne, toujours fidèle à ma tendance à éviter les foules estivales… (les deux expositions durent jusqu’au 23 Octobre). Cependant, j’ai tenu à vous informer dès maintenant de cette exposition, au cas où vos vacances vous amèneraient à traverser cette région, qui se situe à 40 minutes au sud de Clermond-Ferrand. Il serait dommage de passer juste à côté sans y faire une visite.

Je viens de recevoir cette vidéo de Laetitia Miéral (Merveilles en papier). Je suis abonnée à sa chaîne Youtube, et elle participe à cette exposition en tant qu’artiste. Elle y a créé un château magnifique (Alcina’s Castle) ainsi que le personnage d’Armide , quelques unes de ces merveilles en papier dont elle est la magicienne incontestable… La vidéo qu’elle a tournée le jour du vernissage de l’exposition est bien faite, alors plutôt que de vous faire attendre pour vous montrer d’hypothétiques images que je pourrais faire moi-même de cette exposition, je préfère mettre ici un lien pour vous permettre d’avoir une idée du contenu de cette exposition dès à présent. (cliquer sur l’image ci-dessous).

Cette vidéo est une première partie concernant surtout l’exposition de Villeneuve-Lembron. Et voici la deuxième partie concernant l’exposition qui a lieu au château de Parentignat (les deux expositions sont à une vingtaine de minutes l’une de l’autre).

J’ai déjà évoqué plusieurs fois dans ce blog le talent de Laetitia Miéral, la beauté de ses créations (Merveilles en papier),ses ateliers en ligne absolument passionnants et la poésie de ses vlogs (surtout ceux de la série « artist life » dont je ne me lasse pas). N’hésitez pas à vous abonner à sa chaine YouTube, je vous promets à chaque fois un moment de véritable enchantement. (https://www.youtube.com/channel/UCy5c49C6mM8eJK91uEQ5Fcw)

L’âme des vaches

J’aime la compagnie des vaches. Elles me reposent de la folie des hommes…

J’aime passer de longs moments en compagnie de quelques troupeaux qui paissent paisiblement dans les prés alentours. J’aime la façon qu’elles ont de me fixer droit dans les yeux en ruminant… Quel humain parvient à dévisager l’autre avec autant de franchise et d’humilité, sans jugement, juste comme ça, pour se regarder mutuellement?… Tant de choses passent par le regard.

J’aime leur humilité… Destin de bovin… Vache à lait, bœuf ou veau de boucherie… Leur mission de vie est de nourrir les hommes… Savons-nous leur rendre ce qu’elles nous donnent?

J’aime leurs grands yeux ronds et doux bordés de longs cils droits…

Leur houppette de poils frisottés sur le dessus de la tête m’attendrit…

Leur poils roux, blancs, tachetés de noir ou de brun, sont lisses et brillants. Leur peau frissonne sous les taquineries des mouches omniprésentes sur leurs flancs, et au bord de leurs yeux.

leurs pis gonflés de lait bougent au rythme de leur marche lente.

Elles tendent leur naseau mouillé pour renifler ma main et passent avec délicatesse leur grande langue râpeuse sur mes doigts, si gentiment, prudentes et douces à la fois…

Je passe de longs moments à les regarder, à les prendre en photos. Elles en valent tellement la peine… Ses beautés pleines d’humilité.. Voici mon dernier montage sur you tube… « L’âme des vaches » sur une musique de Ajeet Kaur.

L’âme des vaches sur You tube.

L’Aveyron que j’aime

Je vous présente mon dernier petit montage posté sur ma chaine You tube. Dans la série « S’émerveiller… »: « L’Aveyron que j’aime » (cliquer sur l’image…)

Il ne s’agit pas d’une vidéo sur les sites incontournables en Aveyron. C’est au contraire un choix extrêmement personnel sur les choses et les créatures qui me touchent et m’accompagnent lorsque je séjourne dans cette magnifique région…