« Layers of light »: un atelier en ligne de mixed media très inspirant… par Laly Mille

Par ces temps d’isolement imposé (depuis plusieurs mois et pour encore un bon moment, je le crains…), je viens de m’inscrire avec plaisir et impatience à un atelier en ligne de création artistique particulièrement inspirant et rafraîchissant, que je viens de découvrir et qui s’appelle « Layers of light ».

LayersofLightOnlineMixedMediaPaintingClasswithLalyMilleProposés par Laly Mille, une artiste anglophone vivant aujourd’hui dans la vallée de la Loire, et dont la sensibilité artistique semble se porter sur des thèmes très similaires à ceux qui m’inspirent généralement, ces tutoriels sont visuellement très agréables à regarder et donnent vraiment très envie de se mettre sans attendre à la création artistique. La vidéo de présentation est enregistrée en anglais, car les participants s’y inscrivent à travers le monde entier. Mais si vous décidez de vous inscrire, il est utile de savoir que la plupart des vidéos disposent d’une version francophone. Pour vous donner une idée du contenu de ces ateliers, je vous invite à cliquer sur le lien suivant: « Layers of light ».

Mon besoin de nature et de lumière, la recherche des minuscules petits bonheurs que j’essaie de puiser dans mes simples rêveries quotidiennes, trouvent une résonance dans ces tutoriels particulièrement inspirants. Je suis déjà impatiente de commencer… et de replonger mes doigts dans les couleurs…(j’adore peindre avec mes doigts! Essayez! C’est un plaisir enfantin particulièrement jouissif!).

Je le sens, ces ateliers vont m’accompagner en douceur pour les mois qui viennent…

Vous pouvez visiter le très joli site de Laly Mille en cliquant sur ce lien

Vous y trouverez, entre autres, une vidéo très intéressante sur la pratique du Art journaling (ou carnets d’artistes), les articles de son blog, auquel vous pouvez vous abonner, la présentation des différents ateliers proposés par Laly Mille, et même un atelier gratuit… Bref tout plein de belles choses qui font du bien…

 

« Trouver du réconfort dans la création »: Le dernier vlog de Laétitia Miéral (Merveilles en papier) à savourer sans attendre…

21.2.2020Abonnée au blog de Laétitia Miéral, artiste et magicienne du papier, et créatrice de « Merveilles en papier », je reçois régulièrement ses vlogs et c’est à chaque fois pour moi un véritable moment de délice et d’émerveillement. La suivre, l’écouter me parler de ses découvertes, de ses créations, me fait beaucoup de bien, et ces moments qu’elle partage avec ses abonnés sont à chaque fois une source d’inspiration et un moment de plaisir délicat (ma madeleine de Proust à moi!…). J’ai reçu il y a quelques jours ce petit vlog intitulé « Finding confort and joy in creating », dans lequel elle explique, de manière très poétique, les bienfaits de la création artistique sur son état d’esprit, son humeur et sur son bien-être psychologique. Encore une fois, le film est en anglais, mais sincèrement, même en ne captant que partiellement ce qu’elle dit, vous n’aurez pas de mal à comprendre le propos; et de plus, la vidéo est esthétiquement très réussie..

.A voir ABSOLUMENT… (en cliquant ici)

Vous pouvez également aller voir son magnifique site et toutes ses vidéos.Elles sont toutes extrêmement agréables à regarder. Vous y découvrirez son univers de contes de fées,  ses magnifiques créations de papier, ainsi que le détail de ses ateliers en ligne. Je vous promets un moment de rêve et d’évasion. Et surtout, SURTOUT!… N’hésitez pas à vous abonner à sa newsletter et à sa chaine You Tube…  C’est la promesse de recevoir régulièrement des nouvelles d’un monde magique et enchanté!..Par les temps qui courent, ça ne se refuse pas!…Merveilles en papier (lien)

« Mister Finch », créateur de personnages fantasmagoriques en tissu.

Je viens de retrouver sur les étagères très chargées de ma bibliothèque, un livre que j’avais acheté il y a deux ans, qui s’appelle « Mister Finch, La vie dans un monde féerique », et qui présente le travail et l’univers imaginaire de cet artiste textile anglais plein de poésie.

« Mister Finch » (puisque c’est son vrai nom) fabrique des créatures fantasmagoriques en tissu en utilisant uniquement des matériaux recyclés. Il trouve son inspiration dans la nature, et fabrique donc surtout des fleurs, des animaux, des insectes et des oiseaux. Il aime humaniser les animaux en leur faisant porter des chaussures et des costumes inspirés des contes et légendes que nous connaissons tous, comme des sorcières aux formes diverses, des lièvres envoutés par la lune, des insectes étranges, des araignées parées de perles, des papillons de nuit avec des ailes en tapisserie, des escargots…

Ses créations sont particulièrement expressives et oscillent souvent entre la vie et la mort, entre la mélancolie et la gaité, la beauté et le bizarre. Et comme beaucoup d’artistes dont le travail me plait, il essaie d’insuffler un peu de magie et de poésie dans ses créations. Il aime partir à la chasse de pièces pour son travail, objets perdus, matériaux de récup, vieux tissus, non seulement pour des raisons éthiques, mais surtout parce qu’il trouve que c’est ce qui donne un charme si particulier à ses créations. Les rideaux de velours d’un vieil hôtel, une robe de mariée en lambeaux, un vieux tablier se transforment en oiseaux, en papillons de nuit et en bêtes sauvages fantaisistes.

Vous pouvez voir quelques unes de ses créations sur la vidéo you tube qui suit:

« Mister Finch » a également un site que je vous invite à visiter en cliquant ici.

« Lettres à un jeune auteur ». de Colum Mc Cann chez Belfond.

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Si vous aimez écrire, il est fort probable que vous connaissiez déjà le livre de Rainer Maria Rilke: « lettres à un jeune poète ». Sur le même principe, Colum Mc Cann propose dans son livre ses propres conseils personnels à destination des amoureux d’écriture.

Différent du livre de Rainer Maria Rilke dans son style, plus moderne et plus adapté, peut-être, aux pratiques littéraires actuelles (même si le livre de Rainer Maria Rilke reste toujours un incontournable pour les aspirants écrivains).

Quelques extraits choisis pour vous:

-La panne d’inspiration est une excuse bien trop facile. Tu dois t’asseoir et repousser le vide. Reste à ton bureau. Ne quitte pas la pièce. Ne te laisse divertir d’aucune manière avant d’avoir le sentiment d’avoir vraiment essayé, de t’être vraiment battu. Tu dois y consacrer le temps nécessaire. Si tu n’es pas là, les mots ne viendront pas. C’est aussi simple que cela.[…] L’écrivain est celui qui pose son cul sur la chaise, même s’il a envie de tout sauf ça.

-« Où allez-vous chercher vos idées? » Vous savez quoi? La plupart du temps, les écrivains l’ignorent. Elles sont là, c’est tout. […] Les écrivains s’adressent à leurs obsessions. L’astuce consiste à être ouvert au monde. Il faut écouter. Regarder. Guetter l’inspiration. L’idée générale provient peut-être d’un journal, d’une phrase entendue dans le métro; peut-être est-ce une histoire tapie dans le grenier familial. Elle peut découler d’une photographie, d’un autre livre.

-Aie toujours un carnet sur toi. Trouves-en un qui soit assez souple et assez petit pour tenir dans ta poche. Assez fin pour ne pas t’encombrer. Griffonne dans ses pages à toute occasion. Images, idées, bribes de dialogues, recueillies dans la rue, descriptions- tout ce qui est susceptible, à terme, de se glisser dans une phrase.De simples étincelles, glanées ici ou là…

-Tes personnages doivent être difficiles, compliqués, imparfaits. Ce sont des sacs de nœuds, d’os et de chair, qui vous brisent le cœur.[…] Ce que tu dois faire, c’est créer quelqu’un de réel. Tu dois être capable, en fermant les yeux, d’habiter le corps de ton personnage. le son de sa voix. Le rythme de ses pas. Promène-toi un moment avec elle. Installe-la dans le bazar de ta mémoire.

-L’intrigue compte, bien évidemment, mais elle n’est pas essentielle. Elle sera toujours soumise à ta langue. Ce qui arrive n’est jamais aussi intéressant que la manière dont c’est raconté. N’importe qui peut raconter une grande histoire, mais tout le monde ne chuchotera pas à ton oreille un souffle de beauté.

-Les recherches sont le soubassement de presque tout bon travail d’écriture, poésie comprise. Nous devons être capables de nous projeter dans des vies, des périodes, des géographies éloignées de nous. Cela nécessite des recherches approfondies. Va à la bibliothèque. Google est utile, mais le monde est bien plus vaste que cela.[…] Ouvre les casiers pleins de photographies. Apprend à écouter. […] Concentre-toi sur le petit détail qui révèle tout un monde.

-La prose doit être aussi bien rédigée que la poésie. Cheville des mots que personne n’a encore jamais assemblés. C’est ainsi que l’on obtient un style unique. Il t’arrivera peut-être de passer des semaines sur une seule phrase. Voire des mois. Sans rire.

-Un jeune auteur doit lire. Lire, lire et lire. Comme un aventurier, sans discrimination. […] Tu lis pour t’embraser le cœur. Un bon bouquin fera basculer ton univers. Bouleversera ta façon d’écrire. Nous apprenons à faire en imitant, en résonnant… Si tu ne lis pas, tu ne nourriras jamais ta propre écriture.

-N’oublie jamais qu’écrire, c’est distraire. Oui, ton devoir est de dépeindre le monde, mais aussi de lui apporter un peu de brillance. Mets de la couleur. les meilleurs livres nous gardent éveillés, nous interpellent et nous rendent heureux d’être vivants-aussi bref cela soit-il.

-Fais une pause, une fois de temps à autre. Pars en vacances. Oublie tout, sauf ton carnet. Apprends à retrouver le plaisir d’écrire.

« Lettre à un jeune auteur » est un livre très riche et drôle, « vitaminé », je dirais même!… qui donne envie de s’y remettre! J’y ai puisé beaucoup de conseils enrichissants et extrêmement motivants. Je vous en conseille la lecture si vous aimez écrire. Et si le sujet vous intéresse,prenez une minute pour visionner  cet extrait de La grande librairie consacrée à ce livre.

Citations du jour: extraits du livre « La vie en bleu » de Martin Steffens.

-« Viennent à nous mille choses qu’on ne peut esquiver[…], il faut faire à partir de là et s’en sortir par le haut. Ce qu’il faut, c’est être heureux « à partir  » de la vie, à partir de ce qu’elle est, tantôt banale, tantôt terrifiante, souvent joyeuse… Mais jamais confortable. Il faut partir du donné, si contrariant soit-il, mais faire à partir de ce point d’arrêt imprévu, un point de départ. Improviser sa vie, donc.C’est là toute l’histoire de notre petite vie humaine. C’est ce qui fait de tout vivant un artiste et de toute vie une œuvre. » (Quelle merveille cette phrase!)

-« Grandir en humanité, c’est échanger son cœur de pierre contre un cœur de chair, c’est-à-dire un cœur plus à même de se laisser toucher par le monde. C’est gagner en vulnérabilité ».

-« Laisser le temps au temps, c’est laisser à la vie le temps de ressurgir »…

-« Car quoi qu’on en pense d’ordinaire, il n’y a qu’un danger: s’épargner la souffrance de vivre, la souffrance propre à toute vie. Il est vrai qu’on souffre d’autant plus qu’on vit davantage, qu’on vibre davantage aux beautés de la vie. Aimer la vie, cela suppose de souffrir, de s’ouvrir, de prendre la risque de souffrir. Mais c’est là le plus beau risque qui soit. »

-« Ainsi croit-on que le plus grand bien qu’on puisse faire à l’être qu’on aime est de lui éviter toute souffrance. Or, ce serait désirer pour lui qu’il ne soit une pierre, une amibe, une fougère, enfin quelque chose qui ne sent pas, qui n’aime pas, qui ne vit pas pleinement. Car vivant, sentant, se mouvant dans l’espace risqué de cette vie humaine, l’être que nous aimons rencontrera l’épreuve, nécessairement. Et c’est précisément pour cette raison qu’il aura besoin de notre amour[…] Remettons donc les choses à l’endroit: ce n’est pas parce que nous aimons quelqu’un qu’il faut lui épargner l’épreuve; c’est parce que l’épreuve fait partie de la vie qu’il a d’autant plus besoin de notre amour ».

-« Le bonheur n’est pas au bout du chemin. Le bonheur est la marche même, la joie de vivre ce qu’on doit vivre. Être heureux, c’est, dans cette ascension qui honore notre humanité, accueillir toutes choses: les pics et les falaises, les monts et les vallées, les paysages et l’ombre des bois ».

Juste un livre que tout le monde devrait lire …*****

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Citation du jour… Si vous vous sentez un peu perdu…

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Photo de Alex Azabache sur Pexels.com

« Soyez patients en face de tout ce qui n’est pas résolu dans votre cœur. Essayez d’aimer vos questions elles-mêmes… Ne cherchez pas… des réponses qui ne peuvent vous être apportées, parce que vous ne saurez pas… les vivre. Et il s’agit précisément de tout vivre. Ne vivez pour l’instant que vos questions. Peut-être simplement finirez-vous par entrer insensiblement, un jour, dans les réponses ».

Rainer Maria Rilke. (Épigraphe du livre « Une année à la campagne » de Sue Hubbell).

                 

« S’émerveiller »… Un court-métrage de Simon Maurissen, primé au festival « Nature » de Namur en 2017 .

Aujourd’hui, j’aimerais vous faire partager ce petit cadeau matinal… En vous proposant un réveil en douceur avec

ce film primé au festival de Namur… « S’émerveiller ».   Bonne journée à vous…

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« Osons l’émerveillement ». Un livre de Philippe Baudassé et Emmanuel Navarro.

Ce petit livre très court est un trésor que j’ai envie de partager avec vous. Son contenu fait un bien fou, au milieu de l’actualité morose qui a tendance, ces temps-ci, à jeter un voile opaque sur notre horizon…

Déjà, j’aime le titre: « Osons l’émerveillement ». Par les temps qui courent, déclarer croire encore au pouvoir de l’émerveillement est effectivement osé! Il faut s’accrocher sérieusement pour résister à l’accumulation de nouvelles angoissantes!… Mais ce livre a le mérite de nous y aider… Un peu…

Vous savez sans doute que l’émerveillement, sous toutes ses formes, est un des fils conducteurs de mes articles. J’en ai compris l’importance et les bienfaits depuis très longtemps. Et ces derniers mois, il m’est devenu « essentiel » (mot devenu très à la mode!…) d’en rechercher toutes les occasions. La lecture de tous les livres sur le sujet de l’émerveillement m’intéresse donc tout naturellement, et me permet d’en approfondir tous les aspects. J’essaie de garder une certaine foi en ce qu’on appelle la « pensée magique » et surtout je crois aux bienfaits d’un certain regard sur la nature et sur le monde… Mais beaucoup de gens autour de moi objectent que le monde va mal, que tout est bien sombre et que mes arguments en faveur de l’émerveillement sont un peu déconnectés des réalités, voire carrément naïfs… Que la vie m’a gâtée de bien des manières et qu’il est un peu indécent de ma part de parler d’émerveillement à des personnes qui traversent des drames, des guerres et autres catastrophes naturelles… Difficile de répondre à cela, même si je sens, au fond de moi, que ce n’est pas le même sujet!.. Et c’est précisément sur ces arguments-là que ce livre m’a apporté un éclairage un peu différent!. « Osons l’émerveillement » est un petit livre court et très vite lu, mais c’est aussi un des plus enrichissants sur ce sujet.

Voici quelques extraits choisis:

« N’y a-t-il pas quelque chose d’obscène et de déplacé à vouloir inviter chacun à s’émerveiller alors que le fardeau de la vie ne permet pas toujours de savoir comment trouver le pain d’aujourd’hui, la façon d’affronter seul une maladie ou une soudaine perte d’emploi, de trouver comment faire face à un deuil cruel et inattendu? Le décalage semble considérable entre le monde réel dans lequel nous vivons et le monde magique et illusoire du merveilleux ».

« Devant les drames de l’existence-qu’ils soient personnels (maladie, deuil, séparation, perte d’emploi…) ou collectifs (catastrophes naturelles, épidémies, attentats, guerre…)- peut-on encore parler d’émerveillement? Certes, la première pensée se tourne vers l’épreuve qui se présente et ceux qui la traversent.[…] Mais beaucoup indiquent que, sans perdre de vue le drame ni banaliser l’épaisseur de la tragédie, ces instants permettent parfois de trouver aussi et de façon surprenante, un sens renouvelé de la vie. »

« Sans rien opposer,peut-être nous faut-il accepter de perdre la notion de merveilleux de l’enfance, pour trouver celle de l’âge adulte, passée au creuset des difficultés de la vie: purifiée, amplifiée, décomplexée, grandissant au même rythme que notre découverte du monde et de ses trésors ».

« Nous pensons trop vite avoir fait le tour des choses: de soi, de la vie, des autres… N’est-ce pas un peu présomptueux? ».

« L’émerveillement de l’âge adulte consiste à croire que nous avons encore à apprendre des autres, du monde, de la vie, de nous-même et de Dieu peut-être ».

« Et s’il s’agissait en fait de nous donner à nous-même la chance de voir une autre partie de l’univers, insoupçonnée jusque là, ou plutôt de voir le même monde avec un autre regard? Et si l’émerveillement n’était pas autre chose que de regarder ce monde dans son habit de fête au lieu de ne considérer que son âpre nudité? ».

« Une autre sorte de merveilleux, à portée de main et inépuisable est celui que nous offre l’univers. De l’infiniment grand à l’infiniment petit; de la plus minuscule des étoiles aux poissons phosphorescents des fonds océaniques […] Le monde ruisselle de surprises que nous n’aurons jamais fini d’admirer ».

Photo de Magda Ehlers sur Pexels.com

« Les moments rares et intenses que nous offre cet émoi sont semblables à des étoiles filantes dont la beauté est un cadeau furtif que nous offre la vie ».

« Tout sur terre nous interpelle, nous hèle,mais si finement que nous passons mille fois sans rien voir. Nous marchons sur des joyaux sans les voir ». (citation de Christiane Singer).

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« Et puis il y a aussi l’émerveillement suscité par des « miracles » ordinaires: conjugaison au même moment de facteurs improbables, qui fait advenir l’inespéré ».

« L’émerveillement surgit dès que nous acquiesçons de toutes nos forces à ce qui est, sans pour autant que l’ego prenne toute la place. Nous pourrions alors contempler tout bonnement le paysage époustouflant qui s’offre à nous, au lieu de se servir de ce paysage comme la toile de fond de notre nouveau selfie. Tant de fois nous préférons nous mettre en scène en des lieux insolites ou en compagnie de célébrités afin de montrer combien notre vie est formidable. Mais ces clichés seront-ils le souvenir d’une authentique rencontre, ou reflèteront-ils seulement le désir un peu vain de nous mettre en avant par tous les moyens? Notre découverte de la planète aujourd’hui ne se fait trop souvent qu’au travers de nos tablettes et téléphones. Nous ne prenons plus le temps de savourer le panorama et n’assistons plus vraiment aux évènements: nous les filmons! Et dans cette virtualité qui s’instaure, notre rapport au monde change et prend une désolante distance. »

« Qu’est-ce au fond que l’émerveillement, si ce n’est être vivant? Or, être vivant est un élan amoureux. Comme l’amour, l’émerveillement se rencontre donc en toutes saisons, par tous les temps, de jour comme de nuit, dans la joie comme dans l’épreuve. Certes il est des moments plus ardus qui nous masquent l’avenir et stoppent net nos projets. Mais il restera toujours ce regard amoureux qui pose sur les personnes et les situations une lumière bienfaisante et inespérée. Avec recul et lucidité, nous ferons mémoire des meilleurs moments comme des plus éprouvants, les baignant du même amour puisque chacun d’eux nous a nourris et façonnés, d’une manière ou d’une autre ».

« L’émerveillé n’est pas quelqu’un qui cherche du sensationnel partout, mais quelqu’un qui laisse la beauté du monde et des êtres rejoindre et bousculer sa vie.[…] L’émerveillement est donc ce ravissement pouvant se déployer à tout moment, quel que soit l’âge et les circonstances de la vie: il faut savoir le sauvegarder précieusement en chaque période de l’existence ».

La beauté des flocons de neige…

Vous savez déjà, sans doute, que les flocons de neige sont tous différents les uns des autres. Et leurs magnifiques motifs sont tous uniques. En fait, j’ai entendu dire l’autre jour dans un de ces films de Noël qui passent en boucle à la télévision en ces périodes de fêtes, que c’est au moment où les flocons de neige tombent en tourbillonnant jusqu’au sol, que se forment les petits cristaux de glace qui donnent à chaque flocon de neige son motif et sa beauté absolument unique. Et que la constitution des flocons de neige pouvait être interprétée comme une belle métaphore de la nature humaine. En effet, chacun de nous traverse la vie en tourbillonnant, d’une expérience à l’autre. Et chacune de ces expériences qui constituent notre vie fait de nous ce que nous sommes, c’est-à-dire des personnes uniques, toutes différentes les unes des autres… Comme les flocons de neige.

Aussi, comme il neige ces jours-ci dans beaucoup de régions, j’ai eu envie d’écrire cet article sur la beauté féérique des flocons de neige. Pour vous donner envie d’aller marcher sur une couche de poudreuse blanche et ouatée, la bouche grande ouverte vers le ciel pour y goûter les flocons de neige virevoltants, qui viennent fondre sur votre langue, comme lorsque vous étiez enfant…

La plupart du temps, les flocons de neige ne sont pas de beaux cristaux solitaires de glace réguliers. En général, ce sont des agrégats assez complexes de cristaux, parfois recouverts de micro-gouttelettes glacées, qui tombent en abondance. La géométrie de ces formations fragiles est assez mal connue car il est difficile de les observer en plein vol avant qu’elles ne s’écrasent au sol, perdant ainsi une partie de leurs propriétés.
Des chercheurs de l’université de l’Utah ont donc mis au point, avec le partenariat financier de la Nasa et de l’armée américaine, un dispositif permettant de photographier les flocons pendant leur chute. Constitué de trois appareils à déclenchement ultra-rapide (1/40.000 s) et de capteurs de vitesse, il permet de saisir sur le vif des milliers de flocons en une seule nuit. Les trois appareils sont espacés de 36°, ce qui doit permettre de reconstituer des images en 3D.
(Source : Le Figaro).

L’Organisation météorologique mondiale a pu recenser ainsi sept catégories principales de cristaux de neige : plaquettes, étoiles, colonnes, aiguilles, dendrites, boutons de manchette, cristaux irréguliers, la septième regroupant trois autres formes de précipitation, la neige roulée, les granules de glace et la grêle. À l’intérieur de ces catégories, les formes, les poids, les volumes varient énormément. Mais quel que soit leur aspect, les flocons ont une caractéristique commune : ils ont tous une symétrie hexagonale. Ce qui reste un mystère.

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Encore une des merveilleuses énigmes de notre belle planète…Alors, si vous voyez la neige tomber, derrière la fenêtre, n’hésitez pas à mettre le nez dehors et à marcher sous les flocons qui tombent du ciel en virevoltant. Transformez les chutes de neige en fête!…

Et que dire de la beauté d’un champ recouvert de neige poudreuse sur laquelle personne n’a encore marché?… Une beauté éphémère à ne pas rater quand elle s’offre à nous…