Le syndrome de la cabane.

Le syndrome de la cabane.

ça y est!… Je pense avoir mis un nom sur ce que je ressens:

Je suis atteinte du « syndrome de la cabane »…

Qu’est-ce donc? me demanderez-vous… On commence à entendre parler de ce phénomène post-confinement dans les médias .

Dans cette période incertaine, où le danger reste bien présent partout, le domicile apparait comme un refuge, un havre de paix dans lequel on se sent plus en sécurité qu’ailleurs. Lorsqu’on vit un long moment, seule, chez soi, isolée mais protégée, comme cela a été le cas pendant cette période de confinement dû à la pandémie de Covid 19, il peut arriver que certaines personnes n’aient plus très envie de ressortir du cadre rassurant de leur domicile, même lorsqu’elles en ont le droit, parce qu’elles se sentent plus sereines chez elles, à l’abri. C’est le « syndrome de la cabane »… Apparemment, beaucoup de gens  sont atteints de ce syndrome en ce moment, et ressentent cette envie de rester planqués tranquillement chez eux, même après le déconfinement!… Surtout après! Ressortir vite pour retrouver la fébrilité de sa vie d’avant, n’est pas forcément la priorité de tout le monde…

Certains diront que c’est à cause de la peur du virus. Bien-sûr, on ne va pas se le cacher, c’est la raison essentielle. Cette « saloperie » (car c’en est une…) circule toujours, surtout en Ile de France. Et oui, lorsqu’on connait personnellement des victimes qui ont vraiment été « sonnées » par cette maladie sournoise aux ravages inconnus et dévastateurs, il est normal d’essayer d’éviter de l’attraper. Lorsqu’on sort, on croise encore tellement de gens inconséquents (ou inconscients?) qui touchent à tout dans les supermarchés, qui ne portent pas de masque et continuent à répandre allègrement leurs miasmes partout… Il y a de quoi être inquiet. On nous dit qu’il va falloir apprendre à vivre avec le virus… Certes…

Je veux bien essayer, mais doucement… Car en même temps, on nous incite à ne rien changer à nos modes de vie, notre consumérisme, nos habitudes, et tout est fait pour que tout le monde recommence très vite à dépenser son argent dans les magasins, réserve vite ses vacances pour sauver le secteur touristique. Les facultés d’adaptation des hommes sont parfois étonnantes, et pour inciter les vacanciers à venir sur les plages, des techniciens travaillent activement sur l’installation de blocs de plexiglas sur le sable (Si si!  il y en a qui l’envisagent!… partir en vacances! coûte que coûte! Quelles que soient les conditions!…) Est-ce que « apprendre à vivre avec le virus », implique ce genre de chose? Sincèrement, je ne suis pas très tentée… Je peux comprendre le désarroi des commerçants ( oui, sincèrement, je le comprends) et cette envie folle des français de partir en vacances, ( et Dieu sait combien la France est belle et combien je l’aime!). J’ai beaucoup d’empathie pour les êtres humains, dont je fais partie… Pauvres créatures que nous sommes, empêtrés dans nos contradictions. Nous voulons sincèrement sauver la terre mais nous avons tant de mal à changer nos habitudes de vie, à élever notre conscience, alternant maladroitement des gestes de fraternité parfois si touchants et les manifestations incorrigibles d’un individualisme jamais bien loin… Cette pandémie est pourtant un avertissement. La nature humaine n’en tient pas compte, ou si peu, trop préoccupée qu’elle est à reprendre très vite ses activités habituelles, à retrouver ses repères…

Mais la peur du virus, et les moyens désarmants et peu attirants envisagés pour « vivre avec le virus » ne sont  pas les seules raisons de rechigner à ressortir.

Il peut y avoir plein d’autres motifs de prolonger une sorte de semi-confinement. Certains ont trouvé dans cette curieuse période l’occasion de faire les choses différemment, de découvrir les bons côtés du télé-travail, par exemple, ou l’envie de consommer de manière plus responsable, de bricoler chez eux pour améliorer leur habitat, d’avancer sur des projets qu’ils avaient depuis longtemps et qu’ils remettaient toujours à plus tard, de trouver du temps pour créer… Le moment est venu pour beaucoup de s’engager dans de nouveaux défis. De se remettre en question. De déplacer ses priorités. Certains ont pu partager des moments de complicité avec leur compagnon, leurs enfants et sentent que passer plus de temps en famille est devenu plus important qu’user toute leur énergie dans leur travail… D’autres au contraire, ont pris la décision de se séparer… De donner un coup de pied dans la fourmilière. Ce moment de repli sur nos vies personnelles a parfois provoqué des changement de cap, de priorités… Ou pas.

De mon côté,  j’ai traversé seule ce confinement, et j’ai fait l’expérience de longs moments de solitude, et d’ introspection.  Il y a dans la vie des moments pleins, des moments intenses où les expériences s’enchainent à un rythme parfois démentiel… On court d’une activité à l’autre… Pourquoi cette fébrilité continuelle? Pourquoi cherchons-nous absolument à « remplir » notre temps? Bien-sûr, certains étaient obligés de continuer à travailler, parfois la peur au ventre.  Je les ai trouvé extrêmement courageux. Ne travaillant plus, j’ai trouvé un certain charme à ces instants de calme imposés par la situation. Et quelques bons côtés à l’absence de sollicitations extérieures continuelles… J’ai découvert l’intérêt de faire un peu de place à l’ennui. L’ennui fait  partie de la vie. Pourquoi, dans nos sociétés occidentales modernes, cherche-t-on à l’éviter à tout prix? La peur de descendre dans nos profondeurs, sans doute… Ces moments sont pourtant riches d’enseignements. En tous cas, c’est la sensation que j’ai eue.

Pas immédiatement… C’est vrai… Le premier mois, comme beaucoup de gens, j’étais trop désarçonnée par le cataclysme brutal qu’a été l’extension fulgurante de cette pandémie, pour être capable d’envisager quoi que ce soit de positif à cette situation. J’étais juste profondément triste parce que j’avais l’impression que le destin me volait quelque chose… Des semaines, des mois, des années? Du temps de vie, en tous cas. Un temps qui passe déjà si vite, trop vite!… Mais à quoi bon se révolter? Peu à peu, au fil des semaines, je me suis calmée… puis posée… Enfin, j’ai accepté les choses telles qu’elles sont… Puis j’ai doucement (très doucement!) commencé à trouver quelques bons côtés à ce confinement. Un peu ceux d’une retraite spirituelle…

Retrouver du temps pour entrer en soi-même, d’abord Pour faire le point sur sa vie, et le tri entre ce qui est important, et ce qui l’est moins. Et je sais que je ne suis pas la seule à avoir utilisé cette période figée pour beaucoup réfléchir à ce qui se passait en moi. Contrairement à beaucoup de gens, ce n’est pas la vie sociale qui m’a manqué le plus. (même si je suis très attachée à mes amis, et notamment  à mes camarades danseurs, avec lesquels j’ai partagé tant de moments de bonheur). Non, ce qui m’a manqué le plus, c’est le contact avec la nature. Un manque viscéral que j’ai ressenti au plus profond de mes tripes, et plus intensément que jamais. Quelque chose d’animal, de presque violent, qui m’a fait comprendre à quel point la proximité avec les éléments naturels devait dorénavant devenir  une priorité dans ma vie. Je sais que beaucoup de gens ont ressenti cela, surtout en région parisienne. J’aurais tellement préféré vivre cette période de confinement (et de déconfinement!) dans un « chez moi » à la campagne, au milieu des arbres ou avec une vue -même lointaine- sur la mer… en communion avec la nature, amie fidèle et confidente indéfectible des âmes solitaires…

Puis Il y a eu ce plaisir renouvelé de la lecture… Replonger dans de bons gros bouquins pleins de belles et grandes histoires m’a littéralement permis de m’évader, m’a réconforté tout en douceur, et m’a reboostée en me remettant sur les rails de mes envies (d’écrire, entre autres…). Certains romans ont pour décors des paysages sauvages, des lieux de rêve, ou des sites naturels décrits de si belle façon que vous avez l’impression d’y être transporté instantanément… Ce sont des moments d’évasion incomparables! On suit les aventures d’autres êtres humains de toutes sortes, vivant à des époques différentes de la nôtre, mais partageant les mêmes préoccupations que les nôtres, finalement, les mêmes peines, les mêmes rêves et on se sent tout à coup si proches d’eux… Et puis il y a les romans philosophiques, qui sont d’un grand soutien émotionnel. Découvrir les idées de grands auteurs, dans le calme de la nuit, entrer en résonance avec les grands penseurs du passé, ou du présent, s’inspirer d’eux, de leur philosophie de vie, blottie sous la couette, au chaud, la tête calée aux creux de trois oreillers douillets, en sachant qu’on a toute la nuit devant nous, si on a envie… Franchement: c’était bien !…

Autre bon côté: l’absence de sollicitations extérieures perpétuelles m’a permis de dégager beaucoup plus de temps pour écrire.  L’écriture est une pratique difficile, même lorsqu’on prétend aimer ça!… C’est un véritable travail. Il est  extrêmement facile de trouver toutes sortes d’excuses pour ne pas s’y mettre. Le confinement m’a retiré ces mauvaise excuses... Et m’a obligé à m’engager dans cet espace-temps consacré à l’écriture. Mes lectures m’ont inspirée… La période que nous traversons est par ailleurs une expérience de vie particulièrement riche en émotions de toutes sortes … Une véritable tempête intérieure, faite d’une succession  de sentiments exacerbés: de la tristesse due à tous les  empêchements, les renoncements, de la peur, de la déception, du découragement, de l’impatience, de la compassion, des doutes, de l’empathie, des questionnements. Bref… Les montagnes russes!… Et tout ceci constitue un terreau extraordinaire pour y puiser de la matière littéraire, de l’inspiration, des idées… Alors j’ai beaucoup écrit, et j’ai envie de continuer à le faire; et parce que ça, au moins, je peux le faire sans sortir… D’habitude, j’aime partir à la campagne pour écrire au contact de la nature. Et si je suis honnête avec moi-même, lorsque j’y suis, je passe beaucoup plus de temps à arpenter les champs et les forêts qu’à écrire!…  Cet été, de toutes façons,  je crois qu’il va être très compliqué de trouver des endroits calmes et tranquilles… Alors il est urgent d’attendre, et de patienter… Et ma retraite spirituelle à domicile risque de se prolonger, encore un peu… Mais mon envie d’écrire est relancée pour de bon…

Quoi qu’il en soit pour chacun d’entre vous, victimes du « syndrome de la cabane » ou pas… Bon courage à tous, pour ce « déconfinement progressif »!… … Et, zones rouges ou zones vertes, surtout, restez humbles et prudents!!!…La bestiole est toujours là… Pour le moment… l’épidémie finira bien par s’arrêter un jour… C’est l’impermanence de toutes choses… Il faut juste essayer d’être patient, malgré l’envie de vivre, plus forte que tout.

 

Riya Sokol: une artiste à l’origine de très beaux poèmes de gratitude qui circulent actuellement sur you tube.

Riya Sokol est une artiste, auteur-interprête, prônant de la plus belle manière les bienfaits de la gratitude. Elle nous invite à affronter cette période étrange avec courage et confiance. Dans mon dernier article, j’avais mis un lien pour aller écouter un poème illustré par de très belles images,(Thank you coronavirus), dit par Riya Sokol elle-même. Un regard clair, des messages simples, touchants, qui vont droit au cœur et à l’âme.

Depuis, elle a écrit un deuxième poème de gratitude qui s’appelle tout simplement « Thank you Coronavirus – part 2 », que je vous fait partager ci-dessous. J’aime sa voix,  extrêmement apaisante. Les textes sont bien écrits Ils sont toujours en anglais et ne sont pas traduits… Mais encore une fois, faciles à comprendre, surtout avec les images qui illustrent le propos, et cette voix qui touche directement, même si vous n’en comprenez pas tous les mots…

Traduction de certains passages de cette « prière » de gratitude:

« -Merci… Comme nous ne pouvons pas sortir, nous avons le temps d’ explorer notre vie intérieure…

L’angoisse, la frustration, le désespoir…

… Merci de nous apprendre comment gérer ces sentiments…

Oui, nous sommes terrifiés, mais nous ne pouvons plus fuir, et nous devons faire face avec courage. Nous devons continuer à respirer à travers ça… Une respiration après l’autre…

Nous apprenons à donner un sens à ce moment étrange et à apprécier les choses les plus simples, sans savoir de quoi demain sera fait.

Et face à cette peur dévastatrice, nous sommes là quand même…

… Merci de nous obliger à ne regarder que le moment présent. Tout le reste est incertain…

Le déconfinement (progressif) est prévu pour bientôt. Moment périlleux, s’il en est… Et autre ambiance… Certains sont très pressés de retrouver leurs vies d’avant. D’autres, plus inquiets de l’évolution de cette pandémie resteront prudents jusqu’à l’été, voire au delà… Mais quel que soit le comportement de chacun d’entre nous, n’oublions pas ce que tout le monde prétendait au début de  cette étrange crise sanitaire: « rien ne sera plus comme avant… Il y aura un « avant » et un « après » Coronavirus »…

Or, à voir cette folle envie de beaucoup de gens de retrouver coûte que coûte leur mode de vie d’avant, (on a tous vu à la télévision l’image de cette file de voitures faisant la queue pendant 3 heures lors de la réouverture d’un fast-food de la région parisienne… Comme si c’était la chose qui avait le plus manqué dans ce confinement!…), on ne peut s’empêcher de craindre que toutes les belles résolutions de changer nos habitudes de consommation ne s’envolent en fumée, en même temps que le retour à ce que beaucoup considèrent comme la « Normale »… Dès le lundi 11 mai, les bouchons vont reprendre aux abords des grandes agglomérations… Fini l’air pur…

… Fin de pause pour la terre et la nature?…

Alors ce dernier poème… « We need to trust »…

La folle vie d’un aventurier philosophe de 95 ans…Les rencontres étonnantes de la série suisse « Passe-moi les jumelles ».

J’ai découvert la nuit dernière sur you tube, une chaîne suisse proposant une série appelée « Passe-moi les jumelles ». Il s’agit de courts reportages nous permettant de rencontrer toutes sortes de personnes passionnées et passionnantes qui méritent vraiment d’être découvertes.

Souvent, ce sont des êtres qui, par leur mode de vie, leur métier, ou leur passion,  sont parvenus à suspendre le temps, chacun à leur manière. Des contemplatifs, des personnes simples, particulièrement inspirantes. Des hommes et des femmes aux destins à la fois un peu atypiques, qui nous montrent un autre visage de l’humanité, des manières de penser inhabituelles qui font plutôt du bien, en ces périodes troublées , où certaines de nos valeurs matérialistes sont remises en question. Des gens pour lesquels la vie intérieure semble essentielle, aussi…Le genre de chose qu’il nous est possible d’explorer plus en profondeur en ce moment…

J’ai particulièrement apprécié le portrait de cet aventurier philosophe de 95 ans, la jeunesse de son regard, sa philosophie… et celui de cette toute jeune femme pleine de vitalité qui a pourtant choisi d’entrer dans les ordres. Parce que pour elle, les gens qui sont dehors ne sont pas aussi « vivants »… Lorsque vous aurez vu le premier reportage, d’autres vous seront proposés, dans la série « Passe-moi les jumelles »… Des portraits d’artistes, d’agriculteurs, d’éleveurs, d’aventuriers, d’ébénistes, portraits de gens ordinaires … Pas si ordinaires… A vous de choisir ceux qui vous inspirent le plus… Mais ils nous offrent tous un petit moment d’évasion… et de réflexion sur nos propres valeurs, auxquelles il peut être bon de réfléchir…

 

 

« Sagesse et spiritualité pour les nuls »… Le livre qui m’accompagne dans cette étrange période de confinement: (Non, non, ne souriez pas: ce livre est très enrichissant…)

« Sagesse et spiritualité pour les nuls »… Le livre qui m’accompagne dans cette étrange période de confinement: (Non, non, ne souriez pas: ce livre est très enrichissant…)

La collection « …pour les nuls » et l’utilisation d’une certaine « vulgarisation » pour rendre toutes sortes d’enseignements abordables au plus grand nombre n’a pas une très bonne réputation… Surtout au sein d’une certaine élite intellectuelle… Et pourtant…

Il y a quelques années, déstabilisée par ce changement qu’a représenté l’arrêt d’une vie professionnelle riche d’expériences merveilleuses de toutes sortes, mais vécues à un rythme démentiel, j’ai éprouvé le besoin de ralentir, et de partir en quête d’une dimension un peu plus « spirituelle »dans ma manière d’appréhender la vie… Bien-sûr, j’avais déjà lu des quantités de livres sur la spiritualité, mais justement, je me perdais un peu dans toutes ces lectures, ces idées, ces philosophies, ces textes à connotation religieuse, dont certains me laissaient dubitative et dont les théories m’apportaient finalement de plus en plus de doutes et de questionnements.

Et puis j’ai trouvé ce livre dans les rayons d’une librairie: « Sagesse et spiritualité pour les nuls », écrit par Sharon Janis.

Bien-sûr, comme tout le monde, je connaissais cette collection… Qui n’a pas eu un jour un de ces livres dans sa bibliothèque? Il en existe sur TOUS les sujets!… Alors pourquoi pas la sagesse? J’avais besoin, à ce stade, d’une vue d’ensemble de tous ces concepts spirituels pour faire le tri entre les idées qui m’attiraient sur le sujet, et celles, au contraire, qui ne m’inspiraient pas du tout. La quatrième de couverture affirmait que l’ouvrage était accessible aux lecteurs de toutes confessions, comme à ceux qui n’ont pas de convictions religieuses… (je trouvais ça plutôt bien!), et proposait au lecteur de se familiariser avec les concepts religieux fondamentaux. Le livre s’appuie sur des notions issues de textes sacrés et permet de bien comprendre la différence entre la spiritualité et la religion, le Moi inférieur, le Moi supérieur et, entre autres choses passionnantes, la connexion corps-mental.

Et franchement, j’ai trouvé ce livre très enrichissant.

Comme je le fais toujours lorsque je lis un livre, j’ai souligné au crayon noir les phrases qui me plaisaient ou m’inspiraient (et il y en a eu beaucoup dans celui-là!). Je les ai recopiées dans un joli carnet et c’est ce carnet, pleins de la substantifique moelle de mes lectures préférées, qui m’accompagne aujourd’hui dans cette période étrange de confinement que nous traversons. Et j’aimerais vous faire partager ce soir, quelques extraits de ce livre qui est devenu un compagnon de chevet et une aide précieuse pour me réconforter dans ces moments difficiles…

Quelques extraits choisis pour vous:

-« Personne ne sait vraiment avec précision pourquoi nous sommes sur terre et en quoi consiste ce grand jeu qu’est la vie.

-« Le cheminement spirituel donne de nouveaux yeux pour regarder le monde:

                    – Derrière chaque joie et chaque peine, vous commencez à ressentir l’ivresse de la vie.

                    – Même lorsque vous êtes complètement seul, vous savez que vous ne l’êtes pas vraiment.

                    – Lorsque vous subissez une épreuve, vous comprenez qu’il s’agit d’une leçon que votre âme s’efforce d’apprendre.

-« Chaque instant de la vie a un sens. Chaque personne que vous rencontrez a un rôle dans votre vie ».

-« Imaginez le monde comme une école pour l’âme. Votre vie se compose d’expériences, d’épreuves et de leçons. Chaque individu a des leçons à tirer, qui dépendent de son histoire personnelle. Une leçon n’est pas une contrainte imposée; d’un point de vue spirituel, une leçon explique pourquoi vous êtes là et pourquoi vous vous êtes manifesté sous cette forme humaine avec les pensées, les émotions et les intuitions qui vous sont propres. Vous êtes nés dans des circonstances précises, agréables ou désagréables, parce que vous deviez en faire l’expérience pour apprendre les leçons nécessaires à votre évolution personnelle. »

-« L’univers est un ami qui vous met dans les situations nécessaires à votre évolution spirituelle. A chaque défi est associé la grâce de la surmonter pour aller plus loin ».

-« L’univers pourvoit continuellement à vos besoins – mais à sa guise, à son rythme et souvent de façon invisible et impénétrable ».

-« L’univers peut parler à travers n’importe quoi. Les messages divins peuvent provenir d’une émission de télévision, d’une chanson qui passe à la radio, d’un petit bout de conversation que l’on saisit au passage, ou d’une petite voix intérieure. Après avoir demandé l’inspiration divine, écoutez! »

-« Soyez ouverts et réceptifs face aux expériences que la vie vous propose, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, agréables ou pénibles. Servez-vous des épreuves comme d’un tremplin pour dépasser votre vision limitée de l’existence terrestre. Profitez-en pour essayer de voir ce qui se passe au-delà de cet étrange pèlerinage qu’est la vie ».

-« La vie comporte toujours des épreuves. Les luttes et les conflits sont compris dans le prix de notre croisière. Lorsque les difficultés arrivent, vous avez le choix entre deux réactions: laisser les émotions vous paralyser ou avoir un regard objectif. Même si une partie de vous cède à la tristesse, vous pouvez être conscient de cette autre partie de vous qui est un simple témoin de votre vie. »

– » La prochaine fois que vous êtes bouleversé, n’hésitez pas à pleurer un bon coup. La vie est difficile. Depuis votre naissance, vous avez déjà tellement fait, tous les jours, simplement pour survivre. L’amour apporte parfois la douleur, et tout ce à quoi vous tenez peut disparaitre et vous plonger dans la souffrance. La vie n’est pas tendre. Et vous êtes là, souffle fragile d’esprit pur, au beau milieu de ce cruel jeu terrestre. Pleurer est une façon de sortir du jeu, de connecter votre cœur à celui de votre être intérieur et à celui de Dieu. »

-« Vos pires erreurs sont parfois celles qui servent le mieux votre évolution spirituelle. Par conséquent, ne vous abandonnez pas à la douleur de la culpabilité et de la honte. Les regrets sont une entrave à l’avenir. »

-« Imaginez ce monde comme un jeu de société. Tous les évènements de votre vie et tous les aspects de votre personnalité sont autant de pions dont vous disposez pour jouer. Votre meilleur atout est d’être satisfait de ce que vous avez et de ce que vous n’avez pas. Avancez vos pions dans cet état d’esprit. Jouez sans vous soucier de gagner ou de perdre. Si vous profitez du jeu en vous adonnant au rire, aux larmes, à l’amour, à l’échec, à la gratitude et à l’évolution spirituelle, vous serez toujours gagnant ».

-« Quoique vous fassiez, faites-le en étant présent dans l’instant. Être pleinement concentré sur ce que vous faites, ne faire qu’un avec ce que vous faites : voilà le secret du pouvoir spirituel. La conscience de l’instant présent, c’est comme se trouver dans l’œil d’un cyclone. L’univers entier tournoie autour de vous, mais vous restez centré sur le pouvoir de l’instant présent. Vivre pleinement le moment présent est une sorte d’état méditatif. Votre mental s’apaise ».

-« Lâcher prise… et s’abandonner au flux de l’énergie universelle… La vie est toujours en mouvement et en évolution, comme le vent. Votre rôle est de suivre le mouvement sans rester prisonnier d’aucune période, que celle-ci soit agréable ou pénible. Chaque période a un sens et comporte un bénéfice potentiel.

         -les périodes de solitude peuvent vous aider à comprendre et à vous souvenir que vous n’êtes jamais seul.

          -les périodes d’amour empathique peuvent provoquer en vous un élan de force vitale, de passion divine et de tendresse.

          -les périodes de tristesse peuvent vous aider à puiser dans l’énergie de l’abandon qui accompagne les larmes.

          -les périodes de bonheur vous font profiter de la vie, augmente votre confiance en Dieu et vous rappellent l’intérêt de voir le monde avec les yeux du bonheur.

Si vous vivez pleinement chaque instant, vous serez capable de surfer sur les vagues de la vie ».

-« Cherchez l’inspiration à l’intérieur de vous-même et soyez à l’écoute de votre âme, qui est sans doute la meilleure fréquentation que vous puissiez avoir. Faites de votre âme votre meilleure amie. »

Et ceci n’est qu’un tout petit échantillon de propos choisis au fil des chapitres passionnants de ce livre. Et tellement réconfortant en ce moment… Sa lecture est une aide précieuse et simple pour partir à la découverte de sa vie intérieure et commencer à comprendre les principes fondamentaux de la spiritualité humaine.

***lecture vivement conseillée si votre âme et votre spiritualité vous intéressent…

En cette période difficile à traverser…

Le mot est lâché: nous faisons face à une pandémie mondiale… Et l’angoisse a très vite envahi la terre entière… De nombreux pays à travers le monde se sont figés dans la peur. Des millions d’êtres humains sont confinés chez eux, les plus chanceux dans leurs maisons avec jardin à la campagne, d’autres dans leurs petits appartements citadins. D’autres sont encore obligés d’aller travailler, la peur au ventre… Nous allons tous devoir faire face à beaucoup d’incertitudes et faire preuve de grandes facultés d’adaptation, de calme, de patience et de courage… aussi. Nos vies sont subitement comme suspendues… l’avenir est inquiétant, aussi bien sanitairement, socialement, qu’économiquement. Bien-sûr, certaines régions sont un peu moins impactées pour l’instant, parce que le confinement a démarré à un moment où les cas n’étaient que sporadiques. Mais dans l’Est et en région parisienne, la situation s’est très vite compliquée. Et nous nous surprenons à prier avec ferveur pour que nos soignants tiennent le coup…

La vocation de ce blog est d’offrir une vision belle et positive de la vie et d’en apprécier la beauté infinie… De vous inciter à retrouver et à cultiver vos facultés d’émerveillement. J’avoue que l’exercice est un peu compliqué aujourd’hui… Pas facile de publier un article foncièrement optimiste, lorsqu’on subit la menace de cet ennemi invisible, et lorsqu’on doit rester confiné chez soi, sans possibilité de se réfugier au sein de la nature dont je prône si souvent les bienfaits… Et surtout, difficile d’imaginer comment sortir sereinement de cette période si étrange, à l’issue incertaine et imprévisible…

Je me souviens de cette conférence prémonitoire de Bill Gates (à voir ici) , en 2015… Il s’était montré particulièrement visionnaire et disait déjà que la prochaine guerre que le monde devait craindre d’affronter ne serait pas une guerre nucléaire, mais plus probablement une pandémie mondiale déclenchée par un virus…. Et qu’aucun pays au monde ne semblait s’en préoccuper ni s’y préparer…

On dit parfois que c’est souvent lors de ce genre de grande crise, que certaines questions essentielles remontent à la surface:

-Y a-t-il un sens aux difficultés que nous traversons?

-Qu’est-ce qui est essentiel dans nos vies? Et surtout, au delà du malheur qui s’abat sur nous, Y-a-t-il quelque chose de positif qui peut sortir de tout cela? Un enseignement?

-Doit-on y voir comme une sorte de message de l’univers à l’humanité toute entière? Un avertissement?…

Les drames peuvent être des tremplins pour prendre conscience de certaines choses, remettre en question nos habitudes, comprendre nos erreurs, reconsidérer nos priorités, et identifier ce qui est fondamental dans nos vies et ce qui ne l’est pas. Encore faut-il en prendre conscience… On entend souvent dire qu’il y aura un « avant » et un « après » Coronavirus. Et quelque part, il faut l’espérer… Parce qu’il y a tant de choses à changer dans nos mentalités et dans nos modes de vie… Pensez-y…

Parmi  les dizaines de messages reçus de toutes parts, j’ai choisi de vous faire partager Cette vidéo qu’une amie m’a fait parvenir et que je trouve assez réussie. Ce film très court nous fait prendre conscience de certaines choses que nous devons bien admettre sur notre fonctionnement et sur certains aspects de l’humanité. Il est en anglais, mais assez facile à comprendre (avec quelques bases…). Et son propos est tellement juste. Si ce virus pouvait nous permettre de réévaluer ce qui est important dans nos vies et ce qui ne devrait pas l’être!…

Pour ceux qui sont confinés chez eux, il va falloir essayer d’utiliser ces semaines (voire ces mois) à vivre autrement. Je vous conseille de ne pas rester branchés en permanence sur les infos angoissantes qui passent en boucle sur nos écrans. Une demi-heure par jour est une dose suffisante. Il ne sert à rien de s’angoisser pour des choses que l’on ne peut pas contrôler. Essayez plutôt de vous concentrer sur ce que vous pouvez contrôler et de vous ancrer dans le présent. L’important, c’est de rester confiné chez soi au maximum pour éviter la saturation des hôpitaux.

Alors puisque les voyages sont impossibles, il nous reste la possibilité d’entreprendre un voyage intérieur, de partir vraiment à la découverte de ce qui nous habite. De méditer, ou d’apprendre à le faire. De se relaxer en visualisant des paysages que nous aimons ou d’en imaginer de nouveaux. De lire… beaucoup… De créer (pour ceux qui ont une âme d’artiste… ou qui ignorent encore qu’ils en ont une…). De bricoler. De jardiner, si on a la chance d’avoir un jardin. (C’est aussi une forme de méditation). D’écrire ce que l’on ressent aussi, pourquoi pas? Ou simplement écrire aux gens qu’on aime. Bref, continuer à vivre, différemment certes, mais vivre quand même. Pour que ces mois à venir ne soient pas « perdus », mais fassent partie intégrante de notre expérience de vie, dans toute sa diversité, avec ses moments merveilleux, agréables, joyeux, inoubliables, mais aussi avec ses épreuves à traverser et à surmonter… C’est la totalité de toutes ces expériences humaines qui constitue la richesse de nos vies… et de nos âmes.

Alors, Courage à tous!… L’humanité va traverser cette épreuve comme elle en a traversé d’autres.

Et pendant ce temps, la terre respire un peu… et nous observe.

 

Citation du jour: extrait du livre « Si j’étais Dieu » de Barjavel.

« Le combat que l’homme mène pour un bonheur futur l’empêche d’être heureux aujourd’hui. Le bonheur de demain n’existe pas. Le bonheur, c’est tout de suite ou jamais. Ce n’est pas organiser, enrichir, dorer, capitonner la vie, mais savoir la goûter à tout instant. c’est la joie de vivre quelles que soient l’organisation et les circonstances. C’est la joie de boire l’univers par tous ses sens, de goûter, sentir, entendre, le soleil et la pluie, le vent et le sang, l’air dans les poumons, l’outil dans le poing, dans l’œil le ciel et la marguerite. Si tu ne sais pas que tu es vivant, tout cela tourne autour de toi sans que tu y goûte, la vie te traverse sans que tu retiennes rien des joies ininterrompues qu’elle t’offre. »

« Faire des pauses pour se (re)trouver. » Le bon moment pour lire ce livre de Anne Ducrocq. Ed Leduc pratique, (et en livre de poche également.)

Nous traversons en ce moment une période un peu angoissante d’épidémie potentielle qui peut donner envie à certains d’entre nous de moins sortir et de rester tranquillement chez eux, (du moins lorsqu’ils ne sont pas obligés de sortir pour aller travailler)… J’avoue que j’ai tendance à faire partie de ceux-là… En plus, la météo n’étant pas très clémente ces jours-ci, l’envie de faire de grandes ballades à la campagne est moins grande. C’est donc le moment idéal pour lire, écrire, peindre, créer… réfléchir…  et se ressourcer (au moins le temps du week-end, pour ceux qui travaillent!..)

Cette étrange période que nous nous apprêtons à traverser peut devenir un moment propice à l’introspection et à la réflexion, auxquelles on laisse généralement peu de place , dans nos vies trop souvent surchargées d’activités.

41IB4ZES3LL._SX347_BO1,204,203,200_Je viens de retrouver ce livre, publié en 2018 et sur lequel j’avais écris un article à cette époque: « Faire des pauses pour se (re)trouver », écrit par Anne Ducrocq. Je trouve le moment idéal pour revenir dessus et mettre en pratique les idées très intéressantes qui y sont développées sur l’importance de faire des pauses dans nos vies survoltées. Il fait partie de ces livres qu’il est bon de garder précieusement pour s’y replonger régulièrement.

Voici de quoi il s’agit:  nous vivons dans un monde qui nous laisse peu de temps pour réfléchir, peu de temps pour nous exprimer, peu de temps pour nous arrêter. L’auteur nous donne des pistes pour faire cesser ce mouvement de remplissage qui nous avale comme une spirale. « On ne cesse de faire des pleins: plus de travail, plus de divertissements, plus de vêtements, plus d’appareils technologiques, plus d’amis, plus d’amants, plus de voyages, plus de sport… » . Ce monde tourne trop vite. Anne Ducrocq nous propose de nous retirer de l’agitation du monde, SEUL, pour quelques heures ou (encore mieux) pour quelques jours, afin de renouer avec notre dimension intérieure. Et son livre est un véritable guide pour organiser et profiter au maximum de ces sortes de « retraites spirituelles » solitaires, indispensables pour se recentrer sur l’essentiel.

Bien-sûr, certains peuvent rétorquer que tout le monde n’a pas un tempérament d’ermite, ni une semaine devant soi, ni la chance de vivre à la campagne. Mais une seule journée de pause peut déjà faire beaucoup de bien.

Le livre nous explique clairement et simplement l’importance de telles retraites, le moyen de les aborder le mieux possible, et d’en comprendre les bienfaits…

Quelques extraits choisis pour vous

-« Faire le vide, de pensées, d’activités, de projets, de relations, d’obligations, est une expérience qui porte des fruits à nulle autre comparables.

-« Il est urgent de revenir à soi, à un « chez soi », et de cesser d’habiter chez l’autre et ce qu’il pense, ce qu’il va dire, ce qu’il va faire… Ces autres qui nous cannibalisent sont nombreux. Nous sommes enfant de, époux ou épouse de, mère ou père de, secrétaire de, directeur de… même le sans-emploi célibataire sans enfant sera toujours le voisin ou l’ami de quelqu’un. On a trop tendance à vouloir plaire, s’adapter,se défendre… Pour celui qui mène tant de vies en simultané-amoureuse, familiale, professionnelle, amicale, associative, politique, religieuse…-, s’offrir un temps rien que pour soi n’est pas un luxe, mais une nécessité dont il n’a pas suffisamment conscience.

– » Pour plusieurs jours de retraite personnelle, nous alternerons des moments centrés sur notre corps (relaxation, repas, marche, repos), d’autres sur notre psyché ( activités créatives, artistiques, culturelles, intellectuelles, introspection, réflexion), et d’autres, enfin, rien que pour nourrir notre esprit (méditation, contemplation, communion avec la nature). »

-« Comme les moines; nous devrions essayer d’éviter de penser à l’activité suivante. Concentrons-nous au contraire sur le moment présent. Attachons-nous à ce que nous sommes entrain de faire. »

-« La plupart d’entre nous n’avons pas reçu d’éducation à la voie solitaire. On a perdu l’habitude de s’ennuyer, on préfère fuir. […] Pourquoi craint-on à ce point de faire l’expérience de l’ennui? C’est pourtant une belle rencontre, souvent étonnante… »

-« Il faut apprendre à apaiser notre mental. […] Notre incapacité à nous arrêter de penser est un véritable poison. La pensée n’est qu’une image mentale, une interprétation du réel. »

Sur l’écriture

– » Une retraite spirituelle est un temps idéal pour descendre dans le puits des mots enfouis, des non-dits, des merveilles oubliées ou jamais partagées. […] Je me régale de ces journées entièrement dédiées à l’écriture. J’entre dans un autre temps que celui des horloges, comme quand on peint, quand on sculpte… Je suis prise par l’enchantement de l’écriture et de la vigilance qu’elle exige. Écrire, aimer écrire, savoir écrire est l’un des plus beaux cadeaux que la vie m’ait fait. Cela me console de tout. »

Évidemment, le thème de l’émerveillement m’a interpellée…

-« L’émerveillement, c’est un moment d’éclaircie, un état de stupeur: on croyait les choses finies, limitées, et l’on s’aperçoit qu’elles commencent, que tout rebondit » (citation de Bertrand Vergely).

-« S’émerveiller du plus extraordinaire au plus banal, c’est introduire une fêlure dans l’ordre du temps; un étonnement, un trouble, une joie, une émotion s’y glisse. Exister suffit. S’émerveiller, c’est se réveiller intérieurement […]. Il faut laisser monter en nous cet enthousiasme qui est capable de transformer de fond en comble le quotidien. Ce qui nous fait mourir, ce n’est pas la mort, c’est de ne pas vivre. »

-« La vie n’est pas une quantité mais une qualité! S’émerveiller, c’est revenir sur Terre habiter le monde tel qu’il est et le trouver bon. »

-« La nature est par excellence un lieu de rencontre avec le sacré ».

-« Il ne faut jamais hésiter à s’offrir un moment de contemplation de la beauté […]. Dessiner, peindre, faire des collages, faire un bouquet… »

L’ouvrage contient également des conseils de lectures et de films à découvrir pour élargir l’expérience, pendant ces périodes de retraites spirituelles…

Lecture vivement conseillée***.

Continuer à s’émerveiller… Pourquoi est-ce si important?

L’émerveillement est certainement l’une des plus grandes sources de bien-être au monde.

La beauté est partout, lorsqu’on sait la voir. S’en émerveiller est vital.

N’imaginez-pas que je vis perpétuellement dans un monde de Bisounours. Je suis parfaitement consciente des choses effrayantes qui se passent un peu partout dans le monde. J’ai aussi beaucoup d’empathie pour les personnes qui souffrent et qui traversent des épreuves dans leur vie. J’ai moi-même parfois eu des moments difficiles à affronter, comme tout le monde… Les périodes compliquées n’épargnent personne et la vie n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Mais j’ai vite compris que le choix d’entretenir ses facultés d’émerveillement aidait énormément à la résilience. Et c’est pour ça que j’ai consciemment décidé de me concentrer sur les belles choses, notamment celles qu’on ressent au contact de la nature, et sur les pépites qui subsistent encore dans le cœur de certaines personnes inspirantes. Je choisis volontairement de focaliser sur la beauté et sur le côté merveilleux de la vie et c’est ma façon à moi de tenir à distance la peur,  et les idées négatives. Et j’aimerais vous aider à y parvenir vous aussi… En vrai… Vous le savez déjà: c’est la vocation de ce blog…

Passer du temps à admirer la course des nuages dans le ciel. Se dire que cette fine couche d’atmosphère qui enveloppe la terre est un vrai miracle. Observer les couleurs moirées des scarabées, continuer à s’étonner de celles des arcs en ciel… Tourner son visage vers la lumière du soleil qui joue avec le feuillage. Caresser un bout de soie, passer ses doigts dans le sable chaud et irisé d’une plage. Respirer le parfum inouï d’une fleur. Jouir de la beauté d’un texte bien écrit… Ressentir l’émotion d’un bon film dont l’histoire résonne avec la vôtre… Percevoir l’âme lumineuse de quelqu’un à travers un regard croisé… qui vous touche de manière inattendue… Tant de choses, dans la vie peuvent être source d’émerveillement… Il faut juste essayer de les voir et d’en prendre conscience, VRAIMENT.

J’ai lu récemment un article passionnant sur le livre « Du récit merveilleux ou l’ailleurs de l’enfance » de Alain Montandon (Ed Imago). L’auteur explique pourquoi il est si important de garder ses capacités d’émerveillement. La méthode pour y parvenir: Continuer à découvrir le monde avec enthousiasme et curiosité, tout en préservant ses facultés à s’émouvoir de choses simples. Et c’est cet aspect qui me plait. L’auteur nous rappelle la puissance radicale des premières sensations de l’enfance.

pexels-461202« La première cerise que l’enfant mange est une merveille; cette sensation est un absolu, car elle est détachée de toute référence, elle est unique. La première cerise vous foudroie de délice. Seuls le temps et l’expérience, qui relativise toutes choses, arracheront l’enfant à cette vive émotion, pour l’entrainer dans le cercle des habitudes, des compromissions, des fatigues de l’existence »…

DSC01122 - Copie - Copie (2)Cette réflexion m’a fait comprendre l’importance de préserver coûte que coûte nos facultés d’émerveillement. Regarder les choses avec la curiosité des premières fois, Croire que tout est possible, que les forces de l’univers sont capables de conspirer en notre faveur. Croire en l’existence des fées, en la magie de leurs interventions, me permet de conserver, envers et contre tous, ce regard d’enfant et cette vision étonnée sur la vie et sur le monde. Et c’est le meilleur moyen que j’ai trouvé pour m’aider à vivre, à me réparer lorsque c’est nécessaire, à retrouver cette sensation d’unité avec l’univers, d’osmose avec la nature et d’y puiser une sorte de douceur réconfortante…

Pensez-y, la prochaine fois que quelque chose vous touche par sa beauté. Gardez précieusement cette belle émotion au fond de votre cœur. Collectionnez précieusement ces moments. Et n’hésitez-pas à les faire remonter à la surface lorsque vous en éprouvez le besoin…

Très belle journée à vous…

« La création met l’homme debout ». Un livre jubilatoire et inspirant… Ecrit par Brigitte Sénéca.

appel_silence.jpg.ashxDe la même manière que le reportage sur Frédérique Lemarchand m’avait immédiatement donné envie de la rencontrer et de faire un stage avec elle, la lecture de ce livre me pousse aujourd’hui à espérer une rencontre prochaine avec cette femme tellement inspirante qu’est Brigitte Sénéca.

Artiste peintre, art-thérapeute, guide de méditation et philosophe, Brigitte Sénéca anime depuis plus de 40 ans des ateliers de création. Elle a fondé en Bourgogne ( près de Cluny), un « centre de création, de silence et de beauté », où elle dispense des formations d’art-thérapie, dans une école de « passeurs de vie », comme elle les nomme. Elle propose également des  retraites individuelles, dans lesquelles elle accompagne toutes les personnes désireuses de se retirer de l’agitation pour descendre dans leurs profondeurs, à l’aide de la création artistique, du silence, et de méditations marchées ou assises, dans la nature environnante… Et si vous allez voir cette courte vidéo (la beauté selon Brigitte Sénéca) , ou celle-ci (« L’appel du silence ») il est possible que cette aventure qui allie silence, création artistique et méditation en pleine nature, vous tente autant que moi…

Pour Brigitte Sénéca, la beauté nous entoure, elle est partout, y compris en nous. Elle nous invite à découvrir notre beauté intérieure, et à voir le sacré et la beauté en nous et chez tous les êtres vivants qui nous entourent. Grâce à la peinture, la contemplation et le silence… Il ne s’agit pas de religion. C’est juste une manière de regarder la vie. « Le sacré,  c’est rendre l’ordinaire extraordinaire ».

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J’ai découvert son livre « la création met l’homme debout », un peu par hasard dans le rayon librairie d’une boutique d’arts créatifs..

 

J’ai choisi ces quelques extraits de son livre pour vous les faire partager:

-Je dis souvent en riant: » Je suis une bonne sœur en liberté et ma bible est infinie, car elle est beauté, et mon ordre est le vivant ».

-L’art est le langage de l’âme, cette part de sensible destinée à unir Matière et Esprit.

-L’art n’est pas un savoir. Il ne vient pas de la tête. Il vient du vivant. Je dis cela pour rappeler notre réelle condition d’être humain: nous sommes nés pour écrire, danser, peindre, chanter, aimer, chercher, rendre grâce et participer à l’éveil de l’univers.

– Le monde est d’une beauté à couper le souffle.[…] Regardez l’étincelante beauté du monde…

– J’ai naturellement goûté le vent, le sel de l’océan, la merveille du vivant. Humblement, je n’ai eu besoin de personne pour capter la beauté des choses. Cela m’a été donné.

– Peindre me réconcilie avec la vie. Quelque chose de profond qui me dit combien la vie est belle autour de moi et en moi.

Le rôle de l’art est de nourrir l’âme, de l’éveiller, de la faire respirer ample, large, de chanter et de danser la joie de vivre.

– Nous oublions trop souvent que nous voguons en plein espace, en plein ciel, qu’une boule bleue aux chairs infinies nous porte, et que la lumière nous cherche, et que tout cela, c’est tout sauf… ordinaire. Redécouvrir cette réalité, chaque jour, suffit à rire, à aimer, à ouvrir les yeux comme les enfants les ouvrent, et à avoir soif d’innocence, d’intensité, de légèreté. Chaque instant « ordinaire » peut se vivre, dans le secret du cœur, de façon « extraordinaire ».

Franchement?… Une femme qui écrit ce genre de chose? Cela ne vous donne pas envie de la rencontrer?

le lien pour vous renseigner sur ce lieu:

Centre de Création de Silence et de beauté

 

« Fantaisies pour un palais »…Une exposition pour redécouvrir le charme irremplaçable de l’esthétique rocaille…   Au château de Maisons-Laffitte.

« Fantaisies pour un palais »…Une exposition pour redécouvrir le charme irremplaçable de l’esthétique rocaille… Au château de Maisons-Laffitte.

Mon amie-fée Laetitia Miéral, merveilleuse artiste magicienne du papier ( n’hésitez pas à visiter son site… Merveilles en papier si vous ne l’avez pas encore fait… Il ne faut pas passer à côté de cette pépite!…) Lætitia, donc, vient d’annoncer sa participation à l’exposition « Fantaisies pour un palais », au château de Maisons-Laffitte. Connaissant la qualité et la beauté des  créations de Lætitia,  je me suis bien-sûr rendue à cette exposition, qui m’a permis de découvrir, par la même occasion, le château de Maisons-Laffitte que je n’avais encore jamais visité.

Le chateau de Maisons-Laffitte.jpg

Organisé par le centre des monuments nationaux, l’exposition explore toute la richesse de la thématique théâtrale et fantaisiste de l’art rocaille à travers plusieurs tableaux et mises en scènes, toutes plus belles les unes que les autres.

L’exposition est esthétiquement très réussie. Installée dans la pénombre des soubassements du château, quatre très beaux tableaux ont été mis en scène.

L’île enchantée: Les organisateurs ont demandé à Lætitia de créer pour eux une nef de style Rococo inspirée par le tableau de Watteau « l’embarquement sur l’île de Cythère », pièce maîtresse du tableau baptisé « L’Ile enchantée »……. Lætitia elle-même, a réalisé  une vidéo  dans laquelle elle nous fait partager les étapes de la création de cette très jolie pièce, et fait un petit résumé de son escapade à Maisons-Laffitte pour cette occasion. Ses petits films sont toujours un régal à visionner… Elle y parle en anglais, mais même si vous ne comprenez pas la langue, ses vlogs sont toujours très agréables à regarder et nous permettent de plonger dans son univers tellement féérique. (Une âme sœur…).

le salon des miroirs avec de fabuleux jeux de reflets du plus bel effet .

La grotte mystérieuse, avec ce miroir étrange dans lequel on voit les ondulations d’une sirène au fond des mers, dans une grotte fabuleuse ornée de coquillages et de pierres précieuses… Comme vous êtes plongé dans le bleu des profondeurs océanes, vous avez l’inpression d’être une sirène qui découvre un trésor après le naufrage d’un navire corsaire…

-Le bosquet des fées, composition bucolique, couverte de fleurs et de perles, éclairée par des candélabres.

Ce qu’on apprend sur l’art rocaille:

En 1699, Louis XIV, endeuillé et las de toutes les guerres qui ont assombri la France, déclare dans une lettre concernant la décoration des appartements de Versailles, son désir de délaisser le faste pour plus d’élégance et de fantaisie. « Il faut de l’enfance répandue partout », écrit-il.

En rupture majeure, donc, avec l’art baroque qui le précède, ce nouveau style qu’on nommera dans un premier temps Art rocaille, fut appelé plus tard péjorativement « Rococo ». Ce terme,  entendait tourner en dérision l’ancien style en forgeant un néologisme résultant de la contraction de rocaille et de barroco (baroque en espagnol). Mais s’il prend racine dans le baroque, le rococo s’en distingue nettement par l’esprit. Léger, badin, sentimental, facétieux, il marque une rupture avec la grandiloquence et la solennité du baroque.

C’est dans les contes de fées apparus à la fin du XVIIème siècle, que sont décrits ce style de décors merveilleux: pierreries, porcelaines, jeux de miroirs, mais également grottes en coquillages, dorures, parterres de fleurs… Autant d’éléments qui annoncent l’art Rococo et son esthétique qui nous transporte dans un monde féerique et qui va métamorphoser les palais, les châteaux et les  hôtels particuliers.

Ces décors féériques s’inspirent aussi des grandioses mises en scènes de l’opéra et des fêtes royales.

Grâce à d’ingénieuses machines, des palais magiques ou des jardins fabuleux surgissent sous les yeux éblouis des spectateurs, survolés par des dieux emportés par des chars de nuages.

Cette exposition m’a permis de replonger dans le souvenir d’une expérience magnifique que j’ai vécue, il y a quelques années, lors du tournage de Vatel auquel j’ai eu le plaisir de participer en tant que figurante.  J’ai surtout gardé un souvenir inoubliable des scènes tournées de nuit, dans les jardins et autour des fontaines et des pièces d’eau du parc de Saint-Cloud. La scène était une reconstitution de ces fêtes galantes offertes à la cour du roi Soleil. Des centaines de figurants déambulaient dans les allées, dans de magnifiques costumes d’époque. Et il y avait ce spectacle sur l’eau. Des machineries incroyables, fonctionnant avec des cordes tirées par des chevaux, actionnaient un chariot couvert d’or survolant les pièces d’eau, et dans lequel était embarqué un castrat  qui chantait au milieu d’un feu d’artifice éblouissant.

Et le plus merveilleux, c’est que les scènes ont été tournées plusieurs fois, sous plusieurs angles… Et à chaque fois, les techniciens rechargeaient les feux d’artifices, repartaient au point de départ avec les chevaux… Et tout le spectacle reprenait!… Cette merveille a duré toute la nuit, jusqu’au petit matin. Ce n’est pas rien de passer ainsi une nuit entière habillée en courtisane au milieu de ces fêtes royales…

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J’ai eu la troublante impression de faire un saut dans une sorte de faille spacio-temporelle!… Vatel (bande annonce) … Sans doute un de mes plus beaux souvenirs de tournages…