« Le bonheur est dans la nature ». un livre de Marc Giraud, aux editions Delachaux et Niestlé.

9782603025550-475x500-1Encore un livre de plus sur les bienfaits de notre reconnexion avec la nature, me direz- vous…

Mais celui-ci est particulièrement agréable à lire. L’éveil des sens qu’il propose à travers quelques exercices pratiques accessibles à tous, permet de faire taire le mental et de tester le lâcher prise. Quand vous traversez des difficultés, que les contrariétés s’amoncellent à l’horizon, ne perdez pas de vue ce moyen très efficace de vous remonter le moral. L’immersion dans la nature provoque une joie intense, un bonheur étrangement simple, mais fort, viscéral. .

« Nous sommes des enfants de la nature. Notre humanité et nos racines biologiques plongent dans la nature sauvage, nous y avons été pétris pendant des milliers d’années ».

La « biophilie » avance que les humains sont, de façon innée, attirés émotionnellement par les paysages naturels. Cette attirance pour la nature est universelle et partagée par toute l’humanité.

« L’immensité de la nature est une source infinie de curiosité et d’explorations. Elle ouvre l’imagination. Sa beauté extraordinairement diversifiée mais toujours harmonieuse, stimule l’inspiration et la création. »

Se réfugier dans la nature permet de refaire le plein d’équilibre, de sérénité et de hauteur, afin de pouvoir affronter ce monde avec plus de solidité.

Quelques chapitres intéressants du livre (avec des extraits choisis):

-Libérez vos sens: en prenant conscience du fonctionnement global de notre corps, il nous est possible de savourer cette joie simple d’exister, d’être là..

L’inspiration vient en marchant: « en marchant, on renoue avec son corps, on reprend le contact avec la terre et avec le ciel. On s’inscrit dans le paysage, on se réapproprie l’espace, on s’ouvre à la grandeur du monde. En marchant, on rejoint aussi d’autres sphères, celles qui font jaillir en nous les idées spontanées et l’inspiration. Jean-Jacques Rousseau, comme tant d’autres écrivains, poètes, philosophes, peintres, musiciens ou scientifiques, ne pouvait pas penser et créer sans marcher. En marchant, on avance aussi intérieurement.

-Le bonheur est dans le présent.

La musique de la nature: « les sons de la nature agissent comme des caresses vibratoires et nous transmettent du bien-être ».

Dessinez une fleur: « Tout comme la nature, il est un domaine qui nous soutient dans les épreuves de l’existence et qui nous accueille toujours, quel que soit notre moral, c’est l’art. L’un est propice à l’autre: pratiquer un art dans la nature réunit donc deux grands alliés de notre bien-être ».

Et ce chapitre, que je trouve absolument fabuleux et qui me donne l’envie d’écrire un article approfondi  sur le spectacle grandiose de la voûte céleste… ( Cet été, j’envisageais, avant le débarquement de cet inquiétant virus dans notre pays, de faire un séjour à l’Ile aux étoiles, dans le Quercy, juste pour cela… C’est sans doute remis à une date ultérieure… A la place, je vais observer les étoiles dans le ciel Aveyronnais… Ce qui est très bien aussi puisque la pollution lumineuse y est très faible…)

Passez une nuit à la belle étoile: « Au dessus de nos têtes, le ciel étoilé nous plonge dans une immensité vertigineuse. Nous prenons conscience que notre corps est une interface entre l’infiniment grand et l’infiniment petit, entre un espace extérieur et un espace intérieur insondables. Nous nous posons des questions sur notre place dans l’univers. Regarder un ciel étoilé procure toujours une impression magique de rêve et d’enchantement. La nuit, la lune et les étoiles, c’est de la poésie à l’état pur. Le ciel nocturne éveille en nous des fascinations primitives profondes. Au dessus de nos têtes s’étend une immensité semblable à celle que regardaient nos ancêtres, ouvrant un passage à travers le temps, nous faisant entrevoir l’éternité.

Une ballade dans la nature, en pleine conscience, et avec ce sentiments profond de connexion, est une moyen particulièrement efficace pour lutter contre le blues. C’est le moment idéal pour commencer à organiser vos prochaines ballades estivales pour vous ressourcer… Tout le monde en a grandement besoin…

Nature CT

« Conversations avec la terre ».Une expérience intérieure… de Karsten Massei (aux éditions L’Emeraude)

Il y a quelques années, j’avais lu le livre de Donald Walch, « Conversations avec Dieu », et j’avais été vraiment interpellée par cet ouvrage qui avait eu une réelle influence sur ma façon de considérer la spiritualité. Mais je dois avouer que ce livre-ci (Conversations avec la Terre) m’a encore apporté un élargissement de cette vision spirituelle nouvelle.

https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/61iKPTwi0tL._SX340_BO1,204,203,200_.jpgCe livre magnifique et profond se propose d’être un « petit compagnon pour les humains qui se sentent liés à la Terre d’une manière particulière, profonde et qui devinent la relation essentielle qu’entretient leur âme avec celle de la terre. »

Et c’est vraiment mon cas!…

Karsten Massei écrit: « A chaque instant de notre existence, la Terre nous parle ».

Il nous démontre que, par ses multiples et splendides offrandes, la Terre parle à l’âme humaine. L’âme de la Terre et l’âme humaine sont sœurs et ne peuvent exister l’une sans l’autre.. « Notre corps, chaque instant de notre vie, tout endroit, le rythme quotidien et le rythme annuel, notre destin, tous ces aspects ne sont absolument rien d’autre que des cadeaux de la Terre ».

L’auteur considère que la Terre a une vie spirituelle qui lui est propre. Et celui qui entreprend de contempler la nature, de ressentir et de regarder les mystères de la Terre perçoit alors qu’aucun être, aucun arbre, aucune plante, aucun animal, et bien-sûr aucun être humain ne peut exister sans être unis à tous les autres.. « Ce lien a beau être invisible, l’âme le ressent. Une liaison mystérieuse est tissée entre tous, elle connecte chacun à tous les autres. Tout existe en relation étroite avec tout le reste »…

Pour Karsten Massei, si nous sommes attentifs, nous recevons les signes que nous envoie la Terre. Bien qu’ils soient très subtils, discrets, infimes, ils sont suffisants. Ils nous entourent en permanence et nous parlent quasiment à chaque instant de notre existence. Ils s’expriment par toutes les choses et tous les êtres que nous trouvons autour de nous…

La lecture de ce livre peut magnifiquement accompagner le genre de « retraite spirituelle » auxquelles nous invitent le livre dont j’ai parlé juste dans l’article précédent (Faire des pauses pour se (re)trouver). Il complète également la lecture du livre sur les bains de forêts… Ces thèmes sont véritablement liés dans mon esprit et tellement complémentaires!…

Lectures vivement conseillées***

Lecture: « Guide des bains de forêt » de Amos Clifford. Pour expérimenter les pouvoirs de guérison de la nature.

La sylvothérapie est très à la mode en ce moment et les ouvrages sont nombreux sur ce sujet très en vogue. Ce livre m’a particulièrement plu par sa simplicité, son style et ses idées, auxquelles j’adhère profondément. L’être humain est issu de la terre. Il ne faut pas oublier que l’espèce humaine a vécu dans un environnement naturel pendant 99% de son histoire. La forêt nous a généreusement nourri, fourni de l’oxygène en abondance, du bois et des pierres pour fabriquer nos maisons, du feu pour nous chauffer, elle nous a donné une infinité de plantes pour nous soigner… Aujourd’hui, séparés de la forêt que notre ADN identifie comme son environnement naturel, déconnectés de la terre, nous n’avons pas eu le temps de nous adapter au monde stressant que nous avons créé en un petit siècle de soi-disant « progrès » fulgurant…

Or « les arbres nous invitent à venir à eux et à profiter des bienfaits qu’ils dispensent. Et nous allons vers eux précisément parce que, au plus profond de notre ADN, nous portons le souvenir de leur puissance, de leur beauté et de leur générosité ».

 

La quatrième de couverture est magnifiquement écrite et donne une idée fidèle du contenu du livre. Je me permets de la retranscrire ici en partie:

« Pratiquer un bain de forêt, c’est se laisser porter par la grâce qui imprègne le monde, la force et la beauté qui sont partout et qui murmurent. Sentez la caresse de la brise sur votre peau, écoutez le gargouillement d’un ruisseau et l’appel des oiseaux, contemplez le mouvement des branches sous l’effet du vent »…

Si vous lisez mon blog, et que vous aimez mon univers, j’imagine que ces mots vont vous parler autant qu’à moi…

L’auteur nous explique que « le simple fait d’être présent dans la nature (avec tous nos sens en éveil), peut avoir un effet de guérison remarquable et animer en nous notre lien latent mais profond avec tous les êtres vivants ». C’est le « bain de forêt, une pratique inspirée de la tradition japonaise du shinrin yoku, et qui consiste à marcher très lentement dans les bois, à respirer profondément et à utiliser tous nos sens (les 5 plus connus mais aussi les autres, plus subtils) pour accueillir les cadeaux que la forêt nous offre, comme les sons, les odeurs, les paysages et les énergies uniques que nous percevons en chemin… ».

Et en sortant de la lecture de ce livre, il y a fort à parier que vous allez éprouver l’envie irrépressible de vous plonger dans un environnement naturel au plus vite afin de vous reconnecter avec la terre et les arbres… pour écouter ce qu’ils ont à vous dire… Et pour vous faire du bien, tout simplement.

« Le guide des bains de forêts » de Amos Clifford. Vient de sortir aux éditions Trédaniel.