Le charme du Cotentin… Ballade hivernale entre mer, falaises, sentiers et marais.

Ces derniers mois, j’ai découvert le charme des grandes ballades hivernales au bord de la mer et dans ces régions côtières que la plupart des gens préfèrent visiter en été. Le bord de mer en hiver est d’une beauté inouïe… Je suis maintenant complètement séduite… J’aimerais aujourd’hui partager avec vous quelques impressions d’un séjour que je viens de faire dans le Cotentin, au cœur de l’hiver…

La première chose qui frappe, ici, c’est la lumière changeante et la beauté époustouflante des paysages.

Des falaises cabrées face à la mer comme celles du nez de Jobourg, aux dunes lunaires de Biville, en passant par le phare de Goury, la nature offre ici un spectacle saisissant.

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Le nez de Jobourg

Le cap de La Hague est un endroit exceptionnel pour les amoureux de photographie et les artistes peintres, poètes et écrivains. Les couleurs y sont tellement vibrantes et belles.

Ici, on a vraiment l’impression d’assister à la rencontre passionnée de la Terre, de la mer et du ciel. Rencontre parfois douce et langoureuse, lorsque la brume ouate le contour des falaises, que le vent est tombé et que la mer lèche les plages immenses avec volupté… Ou rencontre frontale, vive et forte en émotions, lorsque les éléments se déchainent et que le vent en rafales fait défiler l’ombre des nuages sur la lande…

Côté terre, les prés sont couverts d’une herbe rase et drue d’un vert vif, et sont sagement séparés par des murets de pierres sèches, qui descendent doucement vers la Manche. Un petit côté irlandais…

Au dessus des dunes de Biville, le panorama depuis le calvaire laisse en état de grâce…

Et dans le bocage, haies et chemins creux mènent à des villages qui n’ont pas perdu leur âme…

Il y a Vauville, et son château si inspirant…

Il y a aussi Omonville-la-petite, où l’on peut voir la maison natale du poète Jacques Prévert, qui a choisi d’être enterré là-bas, dans le petit cimetière de son village. Le minuscule port-Racine, blotti à l’abri du vent… Landemer, accroché sur les hauteurs, avec ses villas cossues datant d’une époque où l’infante d’Espagne aimait séjourner pour respirer l’air de la mer. Tout près, le chateau du Dur Ecu, et son charmant gite, avec vue sur la mer…

Une atmosphère pleine de charme et de magie, dans une nature magnifique… Un peu de rêve… et pas besoin d’aller au bout du monde!…

Annabel Margaret… « Tales of my life ». Les vlogs d’une jeune américaine à découvrir sans attendre…

Annabel Margaret… « Tales of my life ». Les vlogs d’une jeune américaine à découvrir sans attendre…

Je viens de découvrir cette nouvelle chaine You tube (« Tales of my life »). Après Laetitia Miéral (créatrice de « Merveilles en papier ») et Jonna Jinton, jeune artiste vivant dans les grands espaces du Nord de la Suède, J’aimerais vous présenter les vlogs d’ Annabel Margaret. Il s’agit d’ une jeune américaine qui a décidé en 2020, de tenter l’expérience d’une vie plus solitaire et plus authentique, en immersion dans les forêts du Nord des États-Unis. Elle y a donc vécu, seule avec ses deux chiens, les périodes d’isolement induits par la pandémie, dans un environnement naturel calme et vaste dans lequel elle a trouvé la sérénité à laquelle elle aspirait. Cette nouvelle vie lui a appris beaucoup sur elle-même. Les vidéos sont belles à regarder et font beaucoup de bien. Pour commencer, sa première vidéo…

Je sais que ces vidéos sont encore une fois en anglais. On peut, sur certaines, régler les sous-titres pour les avoir en français (en cliquant sur « paramètres », puis sur « sous-titres » et « Français »), mais les traductions automatiques de Youtube sont souvent très approximatives. Je continue de penser que la beauté des images et des musiques peuvent suffire à saisir l’esprit du propos et d’apprécier quand même les vidéos.

Dans ce vlog, Annabel nous fait partager son mode de vie et ses questionnements. Souffrant depuis la naissance d’une maladie génétique,diagnostiquée seulement en 2016, et qui lui cause de nombreux soucis de santé, elle est particulièrement touchante lorsqu’elle nous fait partager ses doutes et ses peurs, mais aussi lorsqu’elle parvient à nous transmettre  sa force et nous parle de sa philosophie de vie pour faire face aux difficultés que nous devons tous affronter un jour ou l’autre, d’une manière ou d’une autre… Des évènements qui nous font souvent grandir, si on intègre les messages qu’ils nous apportent… Elle évoque l’importance de l’immersion au sein de la nature et de son inépuisable beauté, qui reste selon elle le meilleur moyen de redonner un nouveau souffle et de nouvelles perspectives, tellement essentiels à la vie…

Il y a des gens, comme ça, dont la trajectoire nous inspire, nous interpelle. Parfois, on y capte quelque chose qui nous touche et nous remotive. Cette jeune femme fait partie de ceux-là. Pour moi, en tous cas…

« Caméras espions en terre animale »: des reportages animaliers d’un genre nouveau. Avec l’aide d’animaux animatroniques incroyables!

Je viens de voir un reportage animalier sortant vraiment de l’ordinaire. C’était un numéro d’une série de documentaires qui s’appelle « Caméras espions en terre animale ».

Cette nouvelle série documentaires diffusée au départ sur BBC One et filmée en UHD, infiltre littéralement les animaux en filmant leur comportement à l’aide… d’animaux animatroniques ! Autrement dit, des objets de paille, des leurres animés mais vraiment très réalistes ! Résultat: Outre les prises de vues spectaculaires que ce procédé autorise, il résulte de cette immersion dans l’intimité des animaux, des interactions inespérées et souvent très touchantes, entre l’objet animé et l’animal vivant, et des situations que la BBC a filmées là pour la première fois.   

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Pour ce projet pharaonique, les producteurs du programme ont collecté jusqu’à 8000 heures de rushes compilés durant 800 jours de tournage dans 21 pays. Au total 34 créatures espionnes ont interagi avec une trentaine d’animaux tels que des orangs-outans, des crocodiles, des hippopotames, des semnopithèques, des éléphants ou encore des suricates.

les animaux animatroniques créés par la BBC

Une somme d’images et de scènes qui permettent à BBC One de diffuser au final 300 minutes réparties en 5 documentaires que nous pouvons voir chez nous en ce moment sur France 5.

Le reportage animalier a décidément bien changé avec ce style de productions. Les images sont exceptionnelles et ce procédé permet de saisir des moments très inattendus, tels un vol de vêtements appartenant à l’équipe par les loups arctiques, ou le harcèlement d’un léopard par une meute de lycaons. Et ce que j’ai particulièrement aimé, ce sont les gros plans sur tous les visages et les attitudes si touchantes de tous ces animaux filmés de si près…

Si vous souhaitez voir ces films, il vous est possible de vous connecter sur le site de France TV pour voir ces replay de la série. Bien-sûr, pour les visionner, il est nécessaire de s’inscrire aux replays de France TV. Mais c’est très facile, vite fait et gratuit. Et cela vous permettra de voir ou revoir des dizaines d’autres documentaires de France TV, de grande qualité, en général. A garder en tête pour les soirées d’hiver où le programme TV est sans grand intérêt!…

« La panthère des neiges »… Le film.

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Après le livre de Sylvain Tesson, le film tiré de l’aventure, et réalisé par Vincent Munier et Marie Amiguet, sort au cinéma ce mercredi 15 Décembre.

Au cœur des hauts plateaux tibétains, le photographe Vincent Munier décide d’entraîner l’écrivain Sylvain Tesson dans sa quête de la panthère des neiges. Il l’initie à l’art délicat de l’affût, à la lecture des traces et à la patience nécessaire pour entrevoir les bêtes. En parcourant les sommets habités par des présences invisibles, les deux hommes tissent un dialogue sur notre place parmi les êtres vivants et célèbrent la beauté du monde.

L’écrivain Sylvain Tesson a tiré de cette extraordinaire aventure un livre, « La panthère des neiges », publié en 2019, vendu à plus de 500 000 exemplaires, et couronné du prix Renaudot la même année. Aujourd’hui, Vincent Munier, en collaboration avec la réalisatrice Marie Amiguet, sa compagne, en a fait un film magnifique. « Vincent à eu l’idée de convier Sylvain » en mode « prête-moi ta plume, je te montrerai la panthère des neiges », a expliqué à l’AFP Marie Amiguet, pour qui le film peut aider à « découvrir les vertus de l’affût »: « notre cerveau mouline, mouline, s’apaise, se calme, puis se met au diapason des lieux ».

Volontiers contemplatif, le film, tourné dans des conditions extrêmes, parfois par -25°, est également une ode à la nature immaculée. Je vous propose de regarder ici la bande-annonce du film

Vous avez peut-être lu mon article sur Vincent Munier, extraordinaire photographe animalier, publié en novembre 2020 dans la catégorie « Personne passionnée et passionnante » de mon blog. Vous pouvez, si vous le souhaitez relire l’ article ici…

Sylvain Tesson: un écrivain-voyageur passionnant à découvrir, à lire, à écouter… très inspirant, en somme…

Sylvain Tesson: un écrivain-voyageur passionnant à découvrir, à lire, à écouter… très inspirant, en somme…

sylvain Tesson

J’ai cité quelques fois Sylvain Tesson dans ce blog (notamment dans un article sur Vincent Munier écrit en novembre 2020, avec lequel il a voyagé et écrit un livre). … Cet écrivain-voyageur, géographe de formation, est un personnage atypique, connu pour ses voyages et ses expéditions souvent extrêmes ( ses traversées de continents entiers, à vélo ou à pied) dont il rapporte des carnets de notes ou des films. Il est aussi un auteur prolifique, devenu à présent un de mes écrivains préférés.

Sans avoir lu ses livres, j’avais entendu parler de l’auteur fantasque et de l’aventurier qu’il était avant son accident. En 2014, il chute du toit d’une maison qu’il avait escaladée, après une de ces soirées bien arrosées dont il était coutumier à l’époque. Il reste plusieurs jours dans le coma et sort de cet accident cassé de partout et en partie défiguré.

Ces derniers mois, je suis tombée plusieurs fois sur des reportages le concernant. L’intelligence de ses interventions à la télévision ou à la radio, a commencé à m’interpeller. Je trouve ses propos brillants et toujours très pertinents. J’ai notamment regardé l’émission littéraire « la grande librairie » de François Busnel dans laquelle Sylvain Tesson parlait de son parcours d’écrivain et de voyageur solitaire. Il racontait aussi son accident, sa convalescence et son cheminement pour se sortir de l’état dans lequel cette chute l’a plongé. Son histoire, sa façon de s’exprimer, son éloquence, ses idées et sa vision de la vie m’inspirent. J’ai commencé par lire le livre qu’il présentait ce soir-là ( « un été avec Rimbaud »). J’ai eu naturellement envie d’en lire un autre (« Une très légère oscillation »), puis un autre (« Sur les chemins noirs », dans lequel il raconte la marche « rédemptrice » qu’il entreprend après son accident, à pied et en solitaire, entre Le Mercantour et le Cotentin). Puis j’ai lu sa « Géographie de l’instant »… Et je me suis vraiment régalée avec chacun de ces livres.

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J’aime son style insolent, parfois drôle, parfois poétique… ses propos sont toujours plein de bon sens et d’intelligence…Je partage la plupart de ses idées sur la société, sur la marche du monde, sur la nature humaine, ainsi que son amour de la nature et des grands espaces. J’aimerais juste avoir un peu de sa virtuosité verbale.

Je ne suis pas la seule à m’intéresser au personnage, à ses idées et à son écriture, puisque je viens d’apprendre qu’un film inspiré de son livre « Sur les chemins noirs » est en tournage actuellement, avec le comédien Jean Dujardin dans le rôle de Sylvain Tesson. Il s’appellera « Sur les chemins de pierres », et je suis déjà impatiente de le voir.

Un autre film inspiré de son livre « Dans les forêts de Sibérie » était déjà sorti en 2016. Je vous propose de cliquer sur le lien qui suit pour visionner la bande annonce du film ( « Dans les forêts de Sibérie« )

Alors si aujourd’hui, un deuxième film est tourné sur ce personnage particulièrement inspirant, c’est plutôt une bonne nouvelle. Si c’est le moyen pour qu’un plus large public puisse le découvrir et ait envie de lire ses livres, ce sera une très bonne chose.

En attendant le plaisir de voir ce film, je vous propose ici de découvrir quelques extraits de ses livres, dont je vous conseille vivement la lecture.

-« Le bloc-notes est le genre qui convient le mieux au voyageur, à celui qui souffre de ne pouvoir consigner par écrit tout ce que sa curiosité lui offre d’émerveillement ou lui cause de chagrin. Qu’est-ce qu’un bloc-note? Un herbier. Sur le chemin, on cueille une aimable vision, dans un livre, on rafle une pensée. Une scène de la vie quotidienne nous émeut, nous indispose […] Dans le ciel, un nuage prend la forme d’un visage aimé. Ces copeaux, tombés de la roue du temps, sont jetés dans le carnet de notes. De l’harmonisation de ces instantanés jaillira une géographie de l’instant ».( Comme j’aimerais écrire comme ça!!!…)

« Il y a des êtres comme cela, insolents, désinvoltes, étrangers aux circonstances. La grotesque agitation de leurs semblables les ennuie au suprême. Ils savent le chant d’un oiseau ou le vers d’un poète plus importants que les affaires des hommes. A l’humanité empêtrée dans ses guerres, ils semblent dire: »un peu de silence, s’il vous plait! « . C’est vrai, quoi, dans ce monde, on n’entend plus le rossignol! »

-« Nous sommes entrés dans le temps de la connexion permanente […]Les auteurs explorent les bouleversements qu’Internet a provoqué dans tous les champs de nos existences, se félicitent de l’accélération cybernétique, s’enthousiasment de la révolution qui point. Peut-on se permettre un bémol? Et signaler que souvent, Fogel et Patino confondent la puissance de réseau, son avancée fulgurante, sa force virale, sa capacité d’envahissement, avec se valeur intrinsèque. Ce n’est pas parce que nous sommes tous connectés en permanence qu’il en sortira quelque chose. Disposer en un clic de tout le savoir du monde ne rend personne intelligent et Aristote a pu produire sa Métaphysique sans logiciel ».

« Il faut militer pour le recul des écrans qui envahissent le champ de nos existences. Et lutter contre ce discours marchand qui nous promet une société et un monde meilleur grâce aux nouvelles technologies. Nous sommes encore quelques mohicans à préférer le sens de l’orientation au GPS, le sentiment de la Nature à Google Earth, la truculence aux dictionnaires en ligne […] Ils oublient vite, ces hypnotisés du virtuel qu’en matière de technologie, il y a une chose sous nos cheveux qui s’appelle le cerveau. Et que cette très ancienne invention est autrement plus mystérieuse, puissante, passionnante, évolutive et prometteuse que toute application numérique clignotant tristement sur un écran livide. » (parvenir à critiquer la technologie avec poésie… Trop fort!)

-« Marcher, c’est célébrer la lenteur dans un monde qui s’agite; accepter l’ennui dans une société qui ne croit qu’au divertissement; s’adonner à un plaisir modeste dans un système où tout se paie; se replier dans ses pensées dans le brouhaha ambiant […] Flâner, courir les bois, se promener, musarder, sont des actes de liberté, minuscules certes, mais qui appartiennent à celui qui les accomplit ».

-« La marche est un alambic qui distille les scories du corps ».

-« J’ai identifié dans la marche et dans l’écriture des activités qui permettent, sinon d’arrêter le temps, du moins d’en épaissir le cours ».

« La lecture est un refuge par temps de laideur.[…]. Lire nous confirme que la solitude est un trésor. Lire c’est laisser une parole s’élever dans le silence, vous traverser, vous emporter et vous laisser, métamorphosé, sur le rivage de la dernière page. Pour que cette alchimie opère, il faut être seul ».

Extraits du livre « Une très légère oscillation »:

-« Ces derniers mois, j’ai souffert des bavasseries électorales, des huées des députés, des harangues de nos intellectuels. Tous ces gens clamant leurs certitudes sont passablement vulgaires. Si les bêtes et les fleurs sont si nobles, c’est par la grâce de leur mutisme suppliant. Comme il parait doux, le ballet silencieux des cumulus, après ces coulées logorrhéiques »

-« C’est l’aube, le ciel est pur, neuf. Les passereaux se réveillent en pépiant, une tourterelle, déjà, roucoule sous le toit, l’air a gagné quelques degrés de température et l’on entend le crépitement de la neige réchauffée par un rayon mauve. Un chat s’étire en craquant, une araignée répare sa toile éventrée par un drame nocturne, les premières pensées s’ébrouent dans la tête, encore gauches, encore engluées de sommeil. Et c’est dans un tel moment de jeunesse, de gloire et de grâce qu’il faudrait allumer la radio pour écouter les « matinales »?

-« La seule leçon que nous donnent les morts, c’est de nous hâter de vivre. De vivre plus, de vivre avidement. De s’échiner à un surplus de vie. De bénir tout instant.Et d’offrir ce surcroît de vie à eux, les disparus, qui flottent dans le néant, alors que la lumière du soir transperce les feuillages ».

« Le seul inconvénient de la disparition de l’humanité est qu’il n’y aura personne pour se réjouir de l’évènement ».

« La politique de l’enfant unique vient d’être supprimée en Chine. Désormais, chaque petit chinois pourra partager avec son petit frère ou sa petite sœur son désespoir de vivre dans un monde pollué à mort ».

-« Alain Peyrefitte avait raison, la Chine s’est réveillée. Les européens ne se sont pas encore rendu compte qu’ils étaient au menu du petit-déjeuner ».

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Extraits du livre « Sur les chemins noirs » (dont sera tiré le film évoqué plus haut):

« Il ne s’agirait pas de mépriser le monde, ni de manifester l’outrecuidance de le changer. Non! Il suffirait de ne rien avoir de commun avec lui. L’évitement me paraissait le mariage de la force avec l’élégance. Orchestrer le repli me semblait une urgence. Les règles de cette dissimulation existentielle se réduisaient à de menus impératifs: ne pas tressaillir aux soubresauts de l’actualité, réserver ses colères […] demeurer entre les murs de livres et les haies forestières ». ( Se souvenir de ce conseil génial!)

-« Les nouvelles technologies envahissaient les champs de mon existence, bien que je m’en défendisse. Il ne fallait pas se leurrer, elles n’étaient pas de simples innovations destinées à simplifier la vie. Elles en étaient le substitut.[…] Il était ingénu de penser qu’on pouvait les utiliser avec justesse. Elles remodelaient la psyché humaine. Déjà, elles régentaient la langue, injectaient leurs bêta-bloquants dans la pensée. La vie avait-elle plus de grâce depuis qu’elle transitait par les écrans? « 

-« Expression lue sur un panneau à l’entrée d’un chemin: »La praticabilité de cet itinéraire n’est pas garantie ». On devrait annoncer cela à tous les nouveaux-nés au matin de leur vie! »

Je vous propose de visionner l’émission « Thé ou Café » et de regarder cet ( Entretien avec Sylvain Tesson) dans lequelle Catherine Ceylac dresse un joli portrait de l’écrivain. Il y exprime sa passion des livres, nous parle de son travail d’écrivain, et nous parle un peu de lui. Je ne peux m’empêcher de penser que la richesse et l’aisance de son discours changent agréablement de ceux qu’on entend trop régulièrement sur la plupart des réseaux sociaux actuels, et se distinguent des discours tenus par tous ces « influenceurs » à la mode, venus de nulle part, souvent caractérisés par la pauvreté de leur vocabulaire et leur absence totale d’intérêt.

Et il y a aussi cet interview de 2013 :« Une liberté vertigineuse » dans laquelle il nous parle de sa passion des livres…

L’automne au domaine de Courson

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Château de Courson

Ne passez pas à côté de la splendeur de l’automne!… On a parfois tendance à se promener dans l’espace vert le plus proche de notre domicile. Or, en allant parfois juste un peu plus loin, on n’y pense pas toujours, mais il existe de très nombreux parcs et jardins dans toutes les villes et dans toutes les régions de France. Souvent magnifiquement arborés, ces jardins botaniques ou paysagers, et ses parcs de châteaux, sont des endroits où la contemplation des couleurs de l’automne prend une dimension féérique.

Le domaine de Courson est un de ces « jardins remarquables ». Il possède une collection d’arbres extraordinaires. Ne manquez pas le Séquoia Géant, qui a obtenu le label « arbre remarquable de France », attribué par l’association A.R.B.R.E.S.. Le parc abrite beaucoup d’autres espèces rares, comme le cèdre bleu pleureur, le chêne pyramidal en forme de candélabre, les cyprès chauves de Louisiane, les tulipiers de Virginie ou l’épicéa du Li Kiang rapporté de Chine par Roy Lancaster.

Et quel que soit l’endroit où vous vivez, cherchez quels sont les plus beaux parcs et jardins de votre région, et allez-y! Profitez du splendide spectacle que nous offrent ces jardins arborés et ses parcs de châteaux, parés des teintes flamboyantes et de la lumière magique de l’automne; un excellent moyen de se remplir les yeux de couleurs éclatantes avant la plongée dans l’hiver.

Un dernier conseil: n’oubliez pas votre carnet à dessin et votre boite d’aquarelle!… Quand on voit de telles couleurs, on a envie de les poser sur le papier…

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La pelouse

A regarder aussi:

les photos du site officiel du domaine de Courson

(je dois l’avouer: elles sont plus jolies que les miennes!…)

Jonna Jinton, une attachante jeune artiste et blogueuse suédoise, amoureuse de la nature…

Je viens de découvrir la chaine Youtube d’une jeune artiste suédoise particulièrement attachante et surtout très inspirante, qui s’appelle Jonna Jinton.

A l’âge de 21 ans, alors qu’elle était au chômage depuis plusieurs mois, elle a décidé de quitter Göteborg et sa vie de jeune citadine, pour venir vivre toute seule dans la petite maison de vacances familiale, à Grundjärn, un village isolé du nord de la Suède, situé sous des latitudes où l’hiver est particulièrement rude mais où la nature encore sauvage, est belle à couper le souffle. Jonna a retrouvé là-bas le silence et la sérénité auxquels elle aspirait, ainsi que les grands espaces et la splendeur des paysages dont elle avait gardé le souvenir, et qui allaient devenir si essentiels à sa vie d’artiste et de femme.

Cet environnement naturel et somptueux lui inspire sa nouvelle passion: déclarer son amour de la nature grâce à ses mots et ses images. Autodidacte, elle commence toute seule à faire des photos, puis elle découvre la peinture…

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Elle écrit, fait de la musique, monte elle-même ses films avec de plus en plus de technique (elle utilise même un drone pour certaines prises de vues)… Elle puise son inspiration dans la Nature et surtout dans la lumière de ce ciel nordique aux hivers si longs et si rigoureux.

Bien-sûr, surtout les premiers hivers, ces conditions de vie extrêmes ont demandé beaucoup de courage à Jonna. Mais elle n’a jamais songé à retourner en ville, même dans les moments les plus difficiles. Très vite, elle a commencé à tenir un blog, où elle racontait les défis de sa vie quotidienne dans cet endroit isolé où l’hiver est glacial… Et elle constata avec surprise que le nombre de ses abonnés intéressés par ses propos et son mode de vie, augmentait rapidement. Au début, la liaison internet étant très chaotique, elle devait faire 120 km pour aller poster ses vlogs depuis le domicile de son frère… La connexion Internet s’est heureusement améliorée depuis…

J’ai beaucoup d’admiration et de respect pour son courage face à ces conditions de vie difficiles, mais je suis surtout très sensible à la poésie de sa vision artistique. J’aime sa manière de faire partager ses émotions. Et sa sensibilité à la beauté de la nature est en résonance avec la mienne, profondément… C’est la raison pour laquelle, j’ai eu très envie de vous faire découvrir cette jeune femme étonnante. Peut-être aussi parce qu’elle parvient à exprimer simplement et parfaitement, ce que je ressens moi-même au contact de la nature, et que je ne parviens pas toujours à expliquer à certains de mes amis citadins qui ont parfois un peu de mal à comprendre mon besoin de solitude… Contempler les grands espaces naturels et entrer en symbiose avec les éléments, sentir qu’on ne fait qu’un avec ce monde… Cette dimension spirituelle de communion avec la nature, est une expérience personnelle et intime. Il faut être seul et silencieux pour y accéder…Comme Jonna, même si j’ai toujours aimé ces moments de contemplation et d’immersion solitaire dans la nature, aujourd’hui je ressens ce besoin de grands espaces, de manière plus viscérale qu’auparavant; bouleversement en partie exacerbé par la crise sanitaire, mais aussi parce que j’ai expérimenté depuis, de quelle manière tout cela opère en moi. Et j’ai compris que le respect de ce besoin pouvait être particulièrement bénéfique pour stimuler l’imagination, pour me mettre profondément à l’écoute de ma propre voix intérieure, choses indispensables à l’émergence d’une inspiration plus personnelle, et surtout, SURTOUT… j’ai compris pourquoi tout cela était devenu essentiel à mon équilibre et à ma sérénité. Jonna Jinton est une toute jeune femme, mais elle a touché tout cela du doigt de manière précoce, et c’est assez remarquable. Je l’admire pour ça aussi…

Dans un de ses vlogs, on la voit sortir au petit matin, et saluer les fleurs qui viennent de s’ouvrir dans un rayon de soleil printanier… Je me sens tellement proche de ça… Et cette communion avec la nature, lorsque je la ressens profondément, m’apaise et me remplit de gratitude…

Regarder les vidéos de Jonna est un enchantement dont je ne me lasse pas. Il y en a de nombreux sur sa chaine YouTube, et ils sont tous très réussis, mais je vous conseille de commencer par visionner ce film: « the story of my life » dans lequel elle se présente très simplement, et raconte son parcours peu ordinaire… C’est certainement celui qui vous donnera le plus envie de la connaitre davantage…

Elle s’y exprime en anglais, mais il y a des sous-titres en français ( il vous suffit d’actionner les sous-titres sur YouTube et de choisir le français). Les images sont magnifiques et donnent envie d’aller s’installer dans un de ces lieux où la beauté des paysages sait si bien consoler les humains qui y sont disposés… (peut-être un lieu un peu moins longtemps enneigé tout de même!…).

Je me suis abonnée à la chaine YouTube de Jonna Jinton pour ne pas rater ses prochains posts. Sa fraîcheur, sa poésie et sa vision de la vie font un bien fou. Enfin, si vous aimez peindre, j’ai trouvé également en fouillant dans ses anciennes vidéos, un film intéressant sur sa manière de fabriquer ses pigments de couleurs avec des éléments naturels. Ici: (ses secrets pour fabriquer ses propres pigments issus de la nature).

Je vous conseille d’aller voir chacun de ses films… Ou juste ceux qui vous attirent…

Celui-ci est juste magnifique : la nuit polaire

Je pense que tout artiste puisant son inspiration dans la beauté de la nature ne peut qu’être profondément touché et inspiré par cette lumineuse jeune femme…Passionnée et passionnante…

Enfin, pour info, le blog de Jonna:…Jonnajintonsweden?com

 

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Rachel Carson. Écrivain, biologiste… Et inspiratrice des débuts du mouvement écologique.

Je viens de lire deux livres de Rachel Carson:(« Le sens de la merveille », et « La mer autour de nous »), qui m’ont permis de découvrir cette femme exceptionnelle et visionnaire.

Née à Pittsburgh en 1927, dès sa plus tendre enfance, Rachel a toujours été fascinée par la nature. Son goût, son amour et son respect pour la nature lui ont été transmis par sa mère, Maria, qui connaissait la botanique autant que les oiseaux et les insectes, et avec laquelle elle explorait les alentours de la maison familiale. Après ses études universitaires à Springdale, près de Pittsburgh, lorsque Rachel rentre dans son village, elle retrouve sa rivière Alleghany entièrement polluée et le paradis de son enfance dévasté par l’industrialisation. Première prise de conscience. Elle s’oriente naturellement vers des études de biologie et travaille au bureau des pêches où elle commence à rédiger des textes à vocation éducative. Mais sa carrière est largement entravée par le fait qu’elle est une femme. Elle choisit alors d’écrire ses articles scientifiques sous le nom de R.L. Carson, car elle savait que son travail ne serait pris au sérieux que si l’auteur était un homme. (On est alors dans les années quarante…).

Dès avant-guerre, consciente des ravages à venir sur la question de l’empoisonnement de l’environnement, au nom d’un soi-disant « progrès », cachant en fait une recherche permanente de profit et d’expansion économique, Rachel Carson défend l’idée qu’en polluant l’air et les océans, en détruisant le littoral, en voulant toujours aller plus loin, l’homme, perverti par son propre pouvoir, précipite sa propre destruction en même temps que celle du monde.

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En 1951, elle publie « The sea around us », un livre qui s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires aux USA, et dont fut tiré un documentaire éponyme récompensé par un oscar. Bon nombre d’océanographes doivent leur vocation à ce livre. C’est le premier du genre qui parvienne à brosser, pour un large public de non-spécialistes le tableau le plus complet des connaissances océanographiques de l’époque en une langue pleine de vie et de poésie. Traduit en français en 1952, sous le titre « La mer autour de nous », le livre traite des océans et de ses profondeurs, mais aussi des origines et de l’histoire de notre planète et de la vie. C’est une œuvre remarquable à bien des égards. Rachel Carson a beaucoup navigué et son livre est avant tout un « chant d’amour pour l’océan, notre planète et les hommes qui l’ont explorée ».

En 1962, elle publie un autre grand livre; « Le printemps silencieux », qui déclencha un renversement dans la politique nationale américaine envers les biocides,conduisant à une interdiction du DDT et d’autres pesticides. Le monde entier peut lui en être reconnaissant!… Ce livre a clairement contribué à lancer le mouvement écologiste dans le monde.

Extraits:

-« L’univers d’un enfant est original, nouveau et magnifique, riche en merveilles et en enthousiasme. Pour la plupart d’entre nous, c’est notre malheur que cette lucidité, cette aspiration authentique, vers ce qui est beau et sublime, soient affaiblies ou même soient perdues avant même que nous ayons atteint l’âge adulte. Si j’avais la moindre influence sur la bonne fée qui est supposée présider au baptême de tous les enfants, je lui demanderais d’offrir à tout nouveau-né, à son entrée dans le monde, un sens de l’émerveillement si indestructible qu’il persisterait tout au long de sa vie, tel un antidote infaillible contre l’ennui, le désenchantement, et les préoccupations stériles face à des choses factices ». (Le sens la merveille)

-« Le postulat que les rivières, l’atmosphère et les océans sont assez vastes pour absorber tout ce que nous y déversons est totalement absurde ». […] Nous nous comportons comme cette proverbiale ménagère qui chasse la poussière sous le tapis pour qu’elle soit à l’abri des regards. »(Le sens de la Merveille)

Je repense à l’article que j’ai publié le 8 Aout dernier, dans lequel j’exprimais le sentiment de communion que je ressens avec les êtres humains qui ont foulé cette terre avant nous, qui l’ont aimée, et qui nous ont laissé le fruit de leurs recherches ou de leur travail. Rachel Carson a été une des premières à nous ouvrir les yeux sur notre rapport à la Terre et à notre environnement. Et c’est important… Pour moi… Pour nous tous… Elle nous a quitté en 1964. Il m’arrive de me demander ce qu’elle penserait, plus de cinquante ans plus tard, de l’inertie des décisions humaines concernant la préservation de l’environnement en général, et de l’océan en particulier…

Je me suis promis d’avoir une pensée sincère et reconnaissante pour cette femme, la prochaine fois que je  contemplerai l’océan, qu’elle a tant aimé en y consacrant sa vie…

(Si le sujet vous intéresse, vous pouvez également visionner ce lien vers une video présentant Rachel Carson)

Le tourisme de masse… C’est reparti?… Au secours! L’instinct grégaire refait surface!…

Bien-sûr, la vocation première de ce blog n’est pas de polémiquer. J’essaie en général d’éviter les sujets qui fâchent, parce que, vous l’avez compris, j’ai résolument décidé de me concentrer sur les beautés de ce monde et sur l’émerveillement qu’elles suscitent.

Mais là, franchement, je ne résiste pas à l’envie de réagir à ce que je viens de voir et d’entendre…

Vous avez certainement vu, vous aussi, ces derniers jours, quelques reportages sur la satisfaction générale à propos de la reprise du tourisme, en France et partout dans le monde. Je comprends le besoin d’évasion. Si j’ai exercé le métier d’hôtesse de l’air pendant trente ans, c’est assurément que j’avais des affinités avec la notion de voyage. Mais je pense juste que cette crise sanitaire aurait dû provoquer une prise de conscience à propos de ce qu’on appelle de manière si éloquente, le « tourisme de masse »… Malheureusement, elle semble provoquer le contraire chez beaucoup de gens. Après l’isolement imposé de ces derniers mois, apparemment difficile à vivre pour certains, « l’Instinct grégaire » ressurgit, irrésistiblement! … Je viens notamment de voir un reportage sur la reprise des croisières sur ces bateaux gigantesques qui ressemblent à des barres d’immeubles. Et surtout cette image choquante de ce monstrueux paquebot longeant à nouveau la fragile lagune de Venise…

 

Ces paquebots gigantesques aux proportions inhumaines (entre 5000 et 7000 passagers) sont le symbole d’un tourisme de masse complètement délirant que je pensais dépassé et dont la reprise me laisse dubitative… Le passage de ces mastodontes fragilise les fondations vulnérables de Venise. Les hordes de touristes qui en débarquent en masse, visitent le site au pas de course, et font la queue pour se prendre en selfies devant le pont des soupirs ou le pont du Rialto, juste pour montrer aux copains qu’ils y étaient!…

Overcrowded Venice during carnival 2018, Italy

Puis le soir venu, tout le monde remonte à bord de ces monstres des mers qui ressemblent de plus en plus à des parcs d’attractions. Ils y retrouvent leurs occupations de croisiéristes débordés, et « remplissent » les heures de navigation de toutes sortes d’activités dont il leur est apparemment difficile de se passer (jeux vidéos, simulateurs en tous genres, bowling, piscine avec musique tonitruante et cours d’aquagym, toboggans géants, escalade, shopping, repas gargantuesques -plutôt « burgers » que gastronomie fine – alcool à volonté, casinos… Bref, toutes les activités « enrichissantes » qu’on peut pratiquer partout ailleurs, dans quasiment toutes les villes du monde, ou dans tous les parcs d’attractions…). Il y a de quoi s’interroger sur la nature humaine…

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Et que dire de ces images vues lors du déconfinement en Chine, où des milliers de gens se bousculaient sur la muraille de Chine, au point de ne plus pouvoir avancer… Quel intérêt de visiter la muraille de Chine dans ces conditions?

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Alors oui, tout va bientôt recommencer comme avant… Peut-être en pire… Les avions vont recommencer à déverser chaque jour des millions de touristes dans les aéroports… La plupart vont faire le tour des capitales du monde entier en une journée (ou deux, pour les plus chanceux)… Sans oublier, bien-sûr les passages obligés dans les magasins de produits détaxés…

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Qu’en est-il de la contemplation des lieux? De l’observation des détails qui en font tout l’intérêt et le charme? De la découverte des cultures locales? De l’imprégnation sensorielle de l’ambiance? De l’atmosphère des quartiers? Des surprises dans l’emploi du temps de ces journées trépidantes? Des rencontres inattendues avec la population autochtone? Rien ne s’imprime dans le cœur et dans l’esprit de ce type de voyageur. Peut-être parce que ce ne sont pas des voyages. C’est de la consommation.

Au milieu de cette ambiance d’orgie touristique qui repointe le bout de son nez, peut-être serait-il bon de trouver un endroit bien au calme et de se plonger dans les livres de vrais voyageurs, comme Robert Louis Stevenson, Jack London, ou même Sylvain Tesson, dont j’ai dévoré les livres l’année dernière. Je viens d’apprendre qu’il sera l’invité de François Busnel dans la grande librairie, Jeudi prochain (30 Juin) à 20h50. Un rendez-vous à ne pas rater pour redécouvrir ce que devrait être un voyage digne de ce nom (et s’en inspirer): Une aventure faite de découvertes passionnantes, de vraies rencontres, authentiques… De silence, parfois… Ou au contraire, d’écoute attentive. Adopter un rythme plus lent, permettant de longs moments de contemplation. Voir peut-être moins de choses, mais plus tranquillement, moins superficiellement. Juste prendre le temps, afin que les émotions puissent s’imprimer en nous durablement. Savourer… Ces derniers mois m’ont tellement fait réfléchir à tout cela. Je pensais que le monde aurait envie de redécouvrir cet art d’un voyage différent… Après toutes ces images, vues ces derniers jours à la télévision, j’ai quelques doutes…

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Une bouffée de printemps à la campagne… Enfin!

Et devinez quoi?… Je n’ai plus de vert dans ma boite d’aquarelle!…