L’éternel émerveillé: Vincent Munier, photographe animalier

Je sais (parce qu’un de mes fidèles lecteurs me l’a dit) que quelques uns d’entre vous ont particulièrement aimé certains reportages de la Radio-télévision suisse de la série « Passe-moi les jumelles » dont j’ ai donné les liens pour que vous puissiez les découvrir ici, directement à partir de mes articles. Dans la même série, j’ai à nouveau découvert un documentaire très intéressant qui nous présente cette fois un photographe animalier passionné et passionnant: Vincent Munier.

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Je dirais plutôt « Poète-photographe-animalier », car sa façon de parler de son métier est tellement emplie de passion et de poésie que le terme photographe ne peut pas suffire dans son cas.

Il vous suffit de cliquer sur ce lien qui vous permettra de découvrir ce portrait de Vincent Munier . Un conseil: Commencez par ce reportage avant d’aller plus loin dans la lecture de cet article. C’est esthétiquement le plus beau!… Bloquez-vous un petit moment de 50 minutes pour le visionner tranquillement. Bouffée d’oxygène garanti!…

J’ ai beaucoup aimé les réflexions de cet artiste, sa liberté créative , acquise en partie grâce à son père qui l’a initié à la photographie, et la fraîcheur de sa vision qu’il essaie de conserver, malgré le succès et les années de métier qu’il a déjà dernière lui…

J’ai énormément apprécié ses conseils d’observation, sa définition de l’affût et tout ce que cela peut apporter à celui qui le pratique, (qui se rapproche un peu de ce qu’on éprouve lorsqu’on observe longuement un paysage pour le peindre), son insatiable curiosité pour le monde animal et la nature dans son ensemble, et son infatigable enthousiasme pour son activité. Et puis ses réflexions sur le fait que parfois, il faut savoir laisser tomber l’appareil photo pour apprendre à vivre des sensations d’autant plus intenses qu’elles sont vécues dans l’instant, sans le filtre des appareils photos.J’ai enfin été particulièrement touchée par la sincérité de son émotion et les larmes qu’on perçoit dans sa voix, à la fin du reportage, lorsqu’il finit par voir les loups blancs s’approcher de lui, après des jours et des jours d’attente.

C’est un plaisir de l’entendre parler de son bonheur à exercer ce métier qu’il fait avant tout, comme il le dit lui-même, non pas seulement pour gagner sa vie, mais pour continuer à recevoir ces magnifiques cadeaux de la nature, et continuer à vivre son rêve. Il est très soucieux, bien-sûr, d’écologie, mais comme il le dit lui-même, son militantisme a lui, c’est juste de montrer le beau…C’est sa manière à lui de réveiller les consciences.

Si le premier documentaire vous a plu, j’ai ajouté un lien vers cet interview de Vincent Munier dans l’émission Sept à Huit.

Il dresse un portrait magnifique du personnage. Il nous fait partager une partie de ses aventures, nous raconte la belle histoire qui se cache derrière chaque photo. On l’écouterait parler pendant des heures! Passionnant!… Et enfin, troisième film, si vous voulez continuer à voyager encore un peu, il y a aussi ce film « Arctique » réalisé par Vincent Munier lui-même

Images sublimes…

Je viens aussi de lire un article sur le site du Nikon Club à propos de Vincent Munier. Ils lui posent des questions sur les réflexions que la crise sanitaire et le confinement lui ont inspiré:

« On se doit d’être positif, dit-il. Nous n’avons pas le choix. Même si tous les signaux nous montrent à quel point, le fait de souhaiter vivre comme avant, nous mène droit dans le mur.  Ce confinement dû à la pandémie pourrait être une opportunité unique pour tendre vers une certaine décroissance, une sobriété heureuse, ralentir cette spirale infernale de la compétition, de la consommation à outrance et prendre le temps… Prendre de le temps de créer, de réfléchir, de penser, de rêvasser, de jouir, de faire plaisir, de s’émerveiller… »

J’adhère à 100%!…

Il ajoute: »La photographie comme je l’entends, c’est « attraper » des intuitions poétiques, les saisir c’est à dire avoir un regard, qui par notre histoire, éducation, épreuve, douleurs, joie… est singulier, personnel. J’aime dire qu’on ne photographie pas ce que l’on voit mais ce qu’on ressent.

Attention, la « nature » n’est pas un terrain de jeu de l’homme. Et ça, nous avons tendance à le croire, surtout avec ces voyages photographiques, qui parfois me font penser à ceux des chasseurs de trophées, entre autres. Mais aussi ce tourisme de proximité où on ne se contente plus de bonheur simple, mais il nous faut partir sur des projets délirants et écologiquement irresponsables. Voyez comment on « utilise » nos montagnes, comment le béton grignote le sauvage. c’est affligeant ! Pour des plaisirs futiles, éphémères… J’ai la sensation parfois qu’on se doit d’occuper le peuple qui s’emmerde, qui doit consommer car on il est formaté à ça, dès son plus jeune âge.

Enfin, cette dernière remarque, qui fait réfléchir…: « Il va arriver un temps ou ce sera « has been » d’enchaîner les voyages. Il arrive, ce temps où nous devrions avoir honte de prendre l’avion. C’est mon cas ! Depuis une dizaine d’années, je suis dans ce paradoxe que j’essaie de corriger. J’y arrive et me sens plus en harmonie avec ce que je défends. »

A méditer!…

Le défi fou d’un peintre amoureux de la nature… Laurent Willinegger: Une aquarelle par jour…

Je vous propose aujourd’hui de découvrir un nouveau documentaire produit par l’excellente chaîne de la Radio Télévision Suisse « passe-moi les jumelles ». J’ai déjà évoqué cette série d’émissions dans d’autres articles de ma rubrique « personnes passionnées et passionnantes », car leurs reportages (qu’on peut voir sur Youtube, pour la plupart) sont toujours d’une grande qualité et nous permettent de découvrir à chaque fois des artistes ou des êtres atypiques aux univers toujours étonnants et enrichissants.

Cette fois, il s’agit d’un documentaire sur un artiste qui s’appelle Laurent Willenegger. Amoureux fou de la nature, il a décidé de sortir tous les jours, quelles que soient les conditions météorologiques, pour peindre à l’aquarelle les paysages qu’il découvre, autour de chez lui.

Même si je ne vais pas dessiner dans des conditions aussi extrêmes que lui, (même les tempêtes de neige ne l’arrêtent pas), je comprends et j’admire sa démarche. Je partage avec lui ce plaisir de plonger corps et âme dans l’observation de la nature en la dessinant. Se laisser « absorber »par un paysage pour le peindre, a le pouvoir de nous projeter hors du temps…La concentration que l’on met à observer les lignes, les couleurs, les reflets, fait qu’on est comme hypnotisé et qu’on oublie tout!… Si vous faites partie des gens qui aiment pratiquer la peinture dans la nature, ou qui aiment dessiner dans des carnets de voyages, je suis sure que vous savez de quoi je parle…

https://youtu.be/9o7WrNFClTwBien-sûr, en ce moment, on est un peu bridés dans les distances qu’on peut parcourir… Mais cette crise sanitaire aura bien une fin, et, en plus, vous pouvez profiter de la période actuelle pour commencer à apprendre chez vous quelques techniques, notamment celle de l’aquarelle… Et si vous n’avez encore jamais essayé de le faire, je vous invite à vous lancer! Même si vous pensez ne pas savoir dessiner, ça vaut vraiment la peine d’essayer!.. En tous cas, inspirez-vous de ce documentaire… Il est possible que cela vous tente d’essayer, dans le kilomètre autour de chez vous, à l’abri des regards!… Alors Cliquez sur https://youtu.be/9o7WrNFClTw

…Bon visionnage!…

S’émerveiller… De la beauté des vaches, broutant dans nos prairies…

La plupart des gens aiment bien les vaches…

Avec ce reconfinement, beaucoup d’entre nous sont à nouveau coincés en ville, loin de la nature… Mais qui n’a pas quelques bons souvenirs de vacances à la campagne? De visites à la ferme, où l’on côtoie toujours avec autant plaisir des ânes, des moutons, des cochons, des poules… et des vaches, bien-sûr?… Les animaux de la ferme ont ce charme si particulier. Leur humilité nous touche.

Lors de mon dernier séjour prolongé dans l’Aveyron, j’ai vite pris l’habitude de passer de longs, de très longs moments, en compagnie d’un beau troupeau de vaches, qui paissaient tranquillement dans les champs, près du village où je me trouvais. Et j’étais si bien, assise, là… Juste à les regarder…

Je me suis posée la question des raisons de mon addiction très rapide à ces moments de communion partagées avec ces bêtes si attachantes.

J’ai vite compris que m’asseoir là, face à elles, et les regarder brouter et ruminer me procurait un sentiment de grande sérénité, de calme et de paix. Loin de toute agitation, la contemplation de ces vaches m’apaisait, tout simplement… J’ai donc découvert cette toute nouvelle forme de méditation…

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Aviez-vous remarqué cette petite houppette de poils sur le sommet de la tête… qui ressemble à une moumoute?… Trop chou!

Mon propos dans cet article n’est pas de polémiquer sur la cruauté de certains élevages ni de critiquer les techniques d’abattage des animaux destinés aux boucheries. D’autant plus que la ferme où je me rendais pour deviser avec ces jolies vaches semblait particulièrement respectueuse de ses bêtes qui broutaient toute la journée dans des champs immenses. Elles étaient chouchoutées, très propres et bichonnées comme des princesses!… J’ai beaucoup de respect pour les agriculteurs. C’est un métier difficile qui demande beaucoup de courage.

Et il ne s’agit pas non plus de faire l’apologie du régime végétarien, ni de jeter la pierre aux mangeurs de viande. Loin de là!… J’aime trop le pot au feu pour faire partie de ceux qui tirent à boulets rouges sur les carnivores.

Non, le propos de cet article est juste d’attirer votre attention sur la beauté et la douceur des vaches. Elles partagent la vie des hommes depuis la nuit des temps. J’ai simplement envie de leur rendre hommage, pour ce qu’elles nous offrent. Et vous faire partager mes images afin de vous donner envie à vous aussi (dès que cela vous sera possible), de vous rapprocher d’elles pour tester ce moyen original de méditer et de vous détendre: La contemplation des vaches!…

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C’est moi qui les regarde? ou ce sont elles qui m’observent?

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Baiser affectueux!…A bientôt, dans nos prés!… On vous attend!…

.. Et puis je ne résiste pas au plaisir d’ajouter un lien vers ce petit film réjouissant qui nous montre des vaches retrouvant leurs prés, après un long hivernage…avec un plaisir non dissimulé!… Leur réaction met en joie!… Les agriculteurs appellent cela « La danse des vaches »! ça me rappelle ma propre joie lorsque j’ai retrouvé les champs après le premier confinement!… J’étais un peu dans le même état!… Et je suis déjà impatiente de retrouver mes douces copines, le printemps prochain!…

« Eloge de la solitude » de Véronique Aïache, aux éditions Flammarion.

Confinement: deuxième acte!…

Moins strict que le premier (avec l’ouverture des écoles)… donc vraisemblablement beaucoup moins efficace sur l’évolution de la pandémie… Cette période extrêmement perturbée risque donc de se prolonger. Alors il ne faut pas perdre courage et s’organiser pour l’affronter le mieux possible.

Les personnes seules (je m’adresse spécifiquement à vous, tout en étant consciente qu’on peut se sentir très seul même au sein d’un couple… Mais c’est un autre sujet!…), les personnes seules, donc, vont avoir à gérer à nouveau une période de solitude plus importante. Après la lecture du livre « L’esprit de solitude », de Jacqueline Kelen, sur lequel j’ai écris un article le mois dernier, je viens de lire un autre livre sur le sujet, que j’ai trouvé plutôt réconfortant. « Eloge de la solitude » de Véronique Aiache, chez Flammarion.

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.Le sujet de la solitude y est abordé sous un angle moins philosophique, mais plus « pratique » et dans un style gai et très positif. « La solitude, comprenez celle qui va et vient dans les existences, ne reflète pas forcément le désert de l’âme. Au contraire, quand elle entre dans une vie même sans y être invitée, elle peut enrichir au lieu de blesser. »Alors, nous y sommes!… Les solitaires vont sans doute être encore plus seuls que d’habitude. Ce livre vous fournira pleins d’idées pour mettre à profit ces moments de solitude.

Et « ce n’est pas un hasard si depuis tellement longtemps, tant de penseurs la chérissent et la réclament comme le salut de leur identité. Des solitaires de Port Royal aux retraites de Bouddha, des promeneurs rousseauistes aux chamans amérindiens, des philosophes de la Grèce antique aux artistes de la Renaissance, combien ont-ils été à aller puiser dans la solitude le meilleur d’eux-mêmes? De tous temps et dans toutes les cultures, combien ont choisi de s’isoler pour mieux créer, se trouver ou accéder aux savoirs? C’est en effet de cela qu’il s’agit dans l’art d’être seul: un recueillement du corps et de l’esprit, capable d’ouvrir toutes les consciences sur le monde qui nous entoure. »

« Si c’est au sein du groupe que l’individu se réalise, c’est aussi à l’extérieur du groupe qu’il parvient à s’identifier. C’est en étant seul de temps en temps qu’il trouve sa juste place parmi les autres. Trouver en soi les réponses aux questions que l’on se pose. Prendre conscience des reliefs de son identité pour mieux profiter de tous ses potentiels. Goûter aux plaisirs d’agir librement, se découvrir des forces insoupçonnées, se défaire des interdits ou encore, réussir à se réaliser sans dépendre du bon vouloir de l’autre. […]

Aussi agréable puisse-t-elle être, la compagnie-dans le sens le plus large du terme- oblige forcément à se soumettre. Ou plus exactement, elle prive au quotidien d’un tas de petits choix. A commencer par celui de vivre à son rythme, sans se soucier des impératifs des uns et des autres. Être seul permet de nous réapproprier- du moins partiellement- ce que les autres nous prennent en masse ».

Pour Véronique Aïache, la solitude:

–Libère la pression : elle permet de reprendre son souffle.

–Ouvre le champ des possibles : elle donne du piment à la vie en ouvrant en grand ses portes à l’inattendu et à l’improvisation.

–Elle permet d’être vrai : « qui n’a jamais fait semblant au moins une fois dans sa vie? Qui n’a jamais dit quelque chose, en pensant le contraire, sourit en ayant envie de pleurer ou fait preuve d’amabilité en ravalant sa colère? Avouons-le: au nom des convenances et du savoir-vivre social, nous sommes tous tenus de composer à un moment ou à un autre, pour éviter un conflit ou tenir le rôle qui nous est attribué » (et là, je sais que beaucoup d’entre vous se reconnaitront)- . »C’est en cela que la solitude permet d’être vrai, d’être soi, et non le personnage que les autres veulent voir. Ni le corps ni l’esprit n’ont besoin de fards lorsqu’ils n’ont pas de témoins. »

–Elle rend authentique : »plus la peur de la solitude motive pour créer des liens, plus ces liens fragiles renverront au sentiment de solitude par leur absence de profondeur ».

–Elle adoucit les chagrins : »D’aucuns peuvent voir en la solitude une aire de repos pour l’esprit, sur laquelle il est bon de s’arrêter de temps en temps lorsque l’on trace à toute allure sur l’autoroute de la vie. D’autres puisent dans la tranquillité qui l’accompagne la source de leur inspiration. Les uns la chérissent pour le vent de liberté qu’elle souffle sur leur quotidien[..] Et puis il y a ceux qui la considèrent comme un lieu de convalescence, comme un endroit abrité où les peines de cœur et de l’esprit se soignent ».

–Elle réveille les potentiels : »lorsqu’il s’agit de résoudre un problème ou de sortir d’une impasse, être seul oblige à aller chercher en soi l’aide que l’on a l’habitude de trouver chez les autres. On constate que plus on parvient à se débrouiller par soi-même, plus on gagne en confiance en soi ».

–Elle dégage l’horizon existentiel : »S’extraire de temps en temps de son cercle proche permet de voir ce qui se passe au delà. Autrement dit, être seul permet de ne pas se restreindre à la volonté d’autrui et d’élargir ses perspectives ».

–Elle apprend l’indépendance affective : »En amitié comme en amour, nous attendons souvent que les êtres qui nous sont chers agissent à notre égard comme nous le faisons pour eux. De cette attente souvent insatisfaite, nait la douleur de la déception. A trop espérer de l’autre, nous oublions au passage que les valeurs qui nous animent ne sont pas les mêmes chez tout le monde. Selon le philosophe William James, la manière la plus simple d’être heureux, consiste à se libérer de cette attente. Réussir à aimer l’autre aussi librement que sereinement, oblige à cultiver son autonomie. De la même façon que la solitude apprend à ne compter que sur soi pour se sortir d’un mauvais pas, elle enseigne aussi à puiser en soi les sources de bonheur ».

–Elle développe la réflexion : »Il n’y a pas meilleur outil que la solitude pour se mettre au service de la réflexion et du dialogue intérieur ».

-Elle booste l’ennui productif : » Pour créer, innover, inventer, il est important de pouvoir entendre les mots que chuchotent les pensées. C’est en effet au plus profond de soi que dorment les idées. C’est au fond de soi qu’il faut aller chercher les joyaux de notre matière grise. Et pour réussir à se concentrer pleinement sur son monde intérieur, il faut commencer par accepter de se déconnecter complètement du monde extérieur. L’essentiel est d’être seul avec ses pensées pour les laisser s’exprimer, et de ne pas craindre l’ennui si les idées tardent à venir. Car l’ennui a des effets bénéfiques sur le cerveau. S’il n’y a pas de stimulus autour de soi, le cerveau le crée en soi« .

–Elle sacralise le silence : »Les recherches scientifiques ont mis en lumière les effets positifs du silence sur le cerveau. Elles ont prouvé qu’il suffit de deux heures de silence continu par jour pour lui permettre de se régénérer, et même de stimuler les zones dont dépendent l’apprentissage, la concentration et la mémorisation. Le silence est une denrée rare dans le quotidien; il faut donc aller le chercher dans les moments de solitude. »

–Elle procure un sentiment de liberté « Que l’on soit en couple ou avec des amis, le compromis est inévitable, si l’on souhaite mettre tout le monde d’accord. Il est toujours question d’accorder son violon au diapason de la majorité ».

Cet article n’a pas pour vocation de vous détourner définitivement de toute vie sociale, ni de prôner l’égoïsme d’une vie vécue uniquement pour soi-même. On a besoin les uns des autres, socialement, matériellement et surtout affectivement. D’ailleurs, « De sa nature initiale, l’être humain a gardé au fond de lui le besoin de clan et la crainte d’en être exclu. Depuis l’aube des temps, il est resté celui qui imbrique son destin à celui des autres pour se sentir exister et donner un sens à ce qu’il fait comme à ce qu’il est ». Voilà pourquoi tant de gens souffrent aujourd’hui d’être privés de contacts. Le but de cet article est juste d’attirer l’attention de ceux d’entre vous qui ne supportent pas de devoir s’isoler, sur les avantages non négligeables de ces moments de solitude qui se profilent à nouveau dans nos vies… Et que nous avons tout intérêt à en faire quelque chose de positif. Ne perdons pas de vue que ces moments si particuliers seront, malgré tout, des moments riches d’enseignements.

Un livre très intéressant pour ceux qui craignent viscéralement la solitude. Et aussi pour ceux qui l’apprécient sans bien savoir pourquoi, et sans être conscients de tous les bienfaits qu’ils peuvent éventuellement en tirer!…

Allez, Bon courage à tous!… Restez prudents!… Et prenez bien soin de vous!…

« L’esprit de solitude »: extraits du livre de Jacqueline Kelen.

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« Solitaire je suis… »

« Solitaire comme un défi à la banalité, comme un refus de se résigner. Solitaire pour continuer à m’aventurer ».

« Notre époque, friande de grand public et de rassemblements, parle très peu de cette conduite de vie solitaire qui favorise la réflexion et affermit l’indépendance, de cette solitude belle et courageuse, riche et rayonnante, que pratiquèrent tant de sages, d’artistes, de saints et de philosophes. »

« Le solitaire sait qu’il a beaucoup à apprendre. Il lit, écoute, réfléchit, mûrit ses pensées comme ses sentiments. »

« Dès qu’on a le goût de l’intelligence, la passion de l’étude, on se retrouve immanquablement seul. Dès que l’on a soif de nouveau, d’originalité, on s’éloigne de la collectivité humaine, des gros remous et des menus plaisirs du monde. On se tourne vers soi, vers le silence et vers les livres. Vers tous ceux qui, avant nous, ont pensé. »

« Vivre solitaire demeure la seule façon de ne pas se compromettre, de sauvegarder son irréductible étrangeté et d’accéder à ce qui ne périt pas. »

« Les uns vivent en couple dès qu’ils quittent leurs parents, les autres se précipitent dans des aventures toujours décevantes, d’autres sortent sans arrêt pour rencontrer quelqu’un, en fait pour ne pas se retrouver seul; tous, à leur manière, croient briser ou conjurer leur solitude, mais ce besoin des autres, ce besoin d’être à deux va aggraver plus encore leur sentiment d’isolement. Bien-sûr, tout l’environnement social, les joyeuses familles et les couples satisfaits sont là pour asséner à l’individu qu’être seul, c’est vivre mal, c’est vivre à moitié. Peu rétorquent qu’à vivre toujours ensemble, on devient l’ombre de soi-même. »

« A vivre en groupe continuement, un homme régresse dans sa vie émotionnelle, intellectuelle et spirituelle. C’est pourquoi dès que quelqu’un, même un enfant, veut réfléchir ou faire le point sur une situation, il se met à l’écart.C’est que l’intelligence va seule et qu’elle s’accroît d’autant plus qu’elle ne se laisse pas troubler par les manifestations, les modes et les préjugés de la foule. »

« Personne ne nous apprend à être seul. Au contraire, toute éducation, qu’elle soit dispensée par la famille ou à l’école, vise à ne jamais laisser l’enfant dans le silence, face à lui-même: on l’oblige à jouer avec ses camarades, à faire partie d’une équipe sportive, bref à « communiquer » et à s’intégrer, ces deux poncifs tyranniques de la société contemporaine. Plus tard, il voyagera en groupe ou au moins avec quelqu’un. Très vite aussi, s’il ne choisit pas de s’incruster chez ses parents, il se mettra en ménage ou bien se mariera puisqu’on lui a appris que l’homme ne doit pas rester seul. Dépossédé de lui-même, l’être humain devient nécessairement dépendant des autres. On appellera cela l’esprit de famille, la camaraderie, le sens de la communauté. De fait, ce sont tous ces dispositifs sociaux qui empêchent l’individu de demeurer seul, qui l’empêchent d’être autonome et de penser par lui-même. Ainsi, dans le monde moderne contemporain, l’être humain ne vit jamais avec soi. Tout est programmé pour égayer ou briser ses rares moments de silence et de solitude. (et cela est encore plus évident avec l’envahissement exponentiel des réseaux sociaux). Lorsque cet homme affrontera des ruptures sentimentales, des deuils ou tout simplement s’il se retrouve au chômage ou à la retraite, il s’épouvantera et perdra pied; depuis qu’il est né, on lui a fait croire que sans les autres il n’est rien, il ne sert à rien. »

« Le célibat désigne un état civil. La solitude est un état d’esprit. On veut la faire passer pour une malédiction alors qu’elle est le sceau de notre nature humaine, sa chance d’accomplissement. »

« La solitude s’avère toujours féconde voire heureuse pour qui l’honore au lieu de la fuir. »

« Pour devenir soi et devenir quelque peu libre, il faut lâcher le recours permanent à l’autre, au regard de l’autre. Marcher seul. »

« Ceux qui ne l’ont pas goûtée qualifient volontiers la solitude de vie égoïste. Mais les vrais solitaires y savourent des moments d’exaltation intérieure et de multiples joies, des bonheurs infimes à longue résonance. Dans le jardin bruissant de la solitude, l’attention aux choses est le maître mot: la fleur que l’on contemple et que l’on frôle, le baiser envoyé aux nuages, le salut aux oiseaux. Le livre qu’on hume et qu’on entrouvre n’est plus une marchandise, un produit fait de carton et de papier, il est craquant de vie, de mots et de secrets. Plus rien n’est ordinaire, tout devient très précieux-un insecte, une brindille, une pierre, une rafale de vent. Dans la solitude, je redécouvre l’émouvante fragilité des choses ».

« Être solitaire, tel un diamant étincelant, c’est:

–Être unique, singulier,

-Être rassemblé, unifié, un, entier,

-Être libre et disponible, garant de son existence,

-Être capable d’aimer sans accaparer ou nuire,

-Être ouvert à tout le monde vivant, se sentir relié, fraterniser avec toute la création,

-Se verticaliser, se spiritualiser, s’approcher de la solitude divine voire se fondre en elle ».

« Il y a en chacun de vous une solitude qui est ce que vous avez de plus précieux. Une solitude inaliénable, magnifique, qui est la solitude même de l’esprit ».

Toutes ces phrases sont extraites du livre qui m’ accompagne en ce moment: « l’esprit de solitude » de Jacqueline Kelen, publié en 2005 chez Albin Michel.

Le propos de ce livre fait beaucoup réfléchir, surtout en cette période où tant de gens se plaignent de souffrir d’isolement, et encore plus depuis qu’il nous est demandé de « limiter » nos contacts sociaux. Un empêchement qui semble plonger certains dans des angoisses insurmontables… Jacqueline Kelen exprime son point de vue. certains contesteront ses propos, mais elle a le mérite de déranger nos idées toutes faites et de nous faire entrevoir certains de nos conditionnements. Pourquoi avons-nous tendance à fuir la solitude et le silence par tous les moyens possibles. De quoi avons-nous peur? Pourquoi cherchons-nous si souvent à nous divertir, à sortir, à nous étourdir le plus souvent possible de moments festifs, à être toujours entouré? Pourquoi avons-nous si peur de rester seuls avec nous-mêmes?..

Jacqueline Kelen nous encourage à découvrir les bienfaits d’une vie solitaire… Bien-sûr, dés le début du livre, elle dégage le paysage et précise qu’elle ne parle pas de la solitude malheureuse , celle des êtres hautains qui méprisent les autres, ni celle des plaintifs et des dépressifs perpétuels, qui passent leur temps à médire et à maugréer, ni la solitude des égocentriques qui s’isolent et font le vide autour d’eux. Pas de cette solitude qui enferme, rétrécit et conduit au ressassement et à la désespérance. Non: ce qu’elle évoque dans son livre, c’est la belle solitude. Celle qui est à la fois remplie et légère, celle qui, au final, ouvre et relie. Elle déplore que, dans nos sociétés, à force de vouloir combattre toutes les formes d’isolement, on a tendance à « soigner  » tout sentiment de solitude comme s’il sagissait d’une maladie. Il serait dommage de vouloir s’en guérir ou s’en débarrasser complètement, parce que ce sentiment « signe en nous la conscience humaine: une conscience qui s’élève au dessus des conditions et des besoins de survie élémentaire et qui envisage, la mort, le destin et le sens de la vie ». « Accepter ce sentiment de solitude (que tout être humain a forcément déjà ressenti dans sa vie) et l’étudier au fond de soi, équivaut à aller explorer les frontières de l’humain, à imaginer, à inventer, à accéder à nos ressources insoupçonnées, et à nos énergies endormies. Une solitude qui peut être poignante et douloureuse, mais qui mène à la liberté et à la souveraineté de soi ».

Un livre réconfortant et très intéressant pour les gens qui vivent déjà seuls (ils y découvriront tout ce que leur solitude-choisie ou non- peut leur apporter intellectuellement, émotionnellement et spirituellement)… Mais un livre particulièrement questionnant, sans doute, pour tous les autres…

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Mes images d’un séjour bienfaisant en terre aveyronnaise…

Mes images d’un séjour bienfaisant en terre aveyronnaise…

« Choisissez toujours la route pittoresque », ais-je lu un jour …

C’est ce que j’essaie toujours de faire, partout où je vais… Je pourrais même dire que c’est le choix que je m’applique à faire dans tous les aspects de ma vie… Je suis très reconnaissante à cette région, à ses habitants, à ses arbres et ses animaux, pour leur accueil simple et chaleureux depuis plusieurs semaines, alors que j’étais à la recherche d’un endroit paisible pour vivre plus sereinement cette période de rentrée sur fond de crise sanitaire.

Je me suis sentie comme enveloppée, réconfortée par cette nature généreuse…

Alors, pour vous, qui êtes ailleurs, peut-être au milieu de la foule citadine et de ses obligations stressantes… ces quelques « impressions aveyronnaises », sous forme de photos… Pour vous faire partager en images, ma « route pittoresque »…

plateau de l'Aubrac

Sur les plateaux

All-focus

All-focus

Les raspes du Tarn

« S’émerveiller »… Le très bon livre de Belinda Cannone sur le sujet de l’émerveillement.

Je suis une « émerveillée » de nature. C’est comme ça depuis que je suis toute petite. Disposition naturelle… Ou génétique… Ou aptitude acquise, grâce à l’éducation… (Mon père était aussi un contemplatif et un rêveur… Il attirait toujours mon attention sur les belles choses)… Ou acquise grâce à mon métier d’hôtesse de l’air, qui m’a permis de sillonner le monde et de découvrir tant de merveilles? Ou peut-être un peu tout ça à la fois…

La pandémie de Covid 19 et le confinement qui a suivi m’ont donné l’occasion de réaliser de manière encore plus vive, l’importance de préserver ses facultés d’émerveillement, pour traverser plus sereinement l’étrange période que nous vivons. Et, plus généralement, pour vivre une vie plus riche et plus intense…

Je me suis donc organisé une sorte de « retraite post-confinement », pour réfléchir à tout ça, et pour cela, j’avais besoin de trois choses essentielles:

  • Un endroit en pleine nature. Un endroit calme où l’air est pur… où je n’aurai qu’à passer la porte pour être au milieu des champs et des arbres et pour marcher autant que j’en aurai besoin. Un endroit silencieux pour écouter juste le chant des oiseaux, les nuages qui passent et le bruit de l’herbe sous mes pas… (La campagne m’a tellement manqué pendant le confinement. Hors de question d’avoir à passer cette rentrée en région parisienne! Trop flippant à mon goût! Trop de monde! trop de bruit! trop de pollution!…). J’ai la chance inouïe de pouvoir le faire, alors je le fais et je savoure…
  • J’avais bien-sûr également besoin de mon matériel de dessin, pour mes incontournables carnets créatifs. Dessiner les choses est le meilleur moyen qu’on ait trouvé pour observer profondément. Et la contemplation est une forme de méditation vraiment très efficace… Et tellement agréable!…

-Enfin, j’avais besoin d’une sélection de livres à savourer sur le sujet de l’émerveillement et de la beauté de la nature. Ces sujets qui me passionnent tant.

Ah! Et puis j’avais quand même aussi besoin de mon ordinateur… Pour écrire!… Une autre de mes activités favorites… Et pour la rédaction des articles de ce blog, dont je vous rappelle le sujet de base, depuis sa création en 2017: « cultiver ses facultés d’émerveillement »…

Et aujourd’hui, j’aimerais vous parler d’un de ces livres, dont je viens de terminer la lecture. Il s’agit du livre de Belinda Cannone, qui s’intitule « S’émerveiller ». L’auteur introduit son livre comme ceci:

« J’étais comme toujours émerveillée par les objets et les paysages simples qui m’entouraient, sentant que dans les années à venir, atteindre la concentration indispensable pour vivre plus continûment dans un état de vigilance poétique serait ma grande affaire, car seules cette concentration et cette vigilance permettent de ressentir pleinement la puissance de l’existence, des lieux et de la joie. Je décidais d’écrire un essai où j’explorerais ce travail intérieur qui permet d’ouvrir assez les yeux sur le monde pour en percevoir toute la beauté.

Très consciente du fait que le monde va souvent mal, et face à sa déception, parfois, face à la nature humaine, Belinda Cannone écrit:

« J’ai toujours déploré que le XXème siècle se soit à ce point complu dans le négatif […]? Cela ne m’a pourtant jamais empêchée de percevoir la beauté et d’accueillir la joie, quand elle venait, en dépit de l’inquiétude ». A méditer, par les temps qui courent!…

« L’émerveillement résulte du regard désirant posé sur le monde […]. Parce que le monde est fait pour nous, il recèle ce que notre désir sait y convoquer. Un hasard n’est souvent qu’une vigilance inconsciente. »

« Le désir général de vivre, comme celui, plus aigu, d’aimer, est une réponse à l’enténèbrement. Soudain se présente sous nos yeux une chose, un paysage, une personne (qu’on ne savait pas attendre) et dont on réalise qu’il correspond pourtant à un désir; inimaginé, inespéré, et cependant accordé au plus secret, connivent. Cet écart -l’objet est inattendu mais mystérieusement ajusté- est la condition (la définition) de l’émerveillement dont on peut dire, en ce sens, qu’il n’est jamais ce qu’on cherche mais ce qui survient.« 

« Je sais que le retrait dans la solitude des champs est la situation propice à la concentration et donc à l’ émerveillement.

« Tous les hommes ont vécu cette expérience du regard levé vers la voûte étoilée. Quel sentiment nous étreint alors? L’émerveillement devant l’immensité de l’univers, l’immuabilité du ciel, la sensation d’un temps qui nous précède et nous suivra ».

« S’émerveiller, c’est d’abord saisir la présence des choses et des êtres ».

« Les circonstances de la vie ordinaire sont de nature à contrarier notre capacité d’émerveillement et c’est pourquoi la solitude, souvent, accroit les chances de l’éprouver. Faire taire les bruits et l’agitation du monde pour se rassembler en soi, se concentrer. »…

Et c’est ce que je fais dans cette « retraite » si particulière, au sein de cette nature si calme et si paisible…

« L’émerveillement est une foudre délicate qui s’inscrit fugitivement au ciel- pauvre écrivain qui prétendrait la fixer! ». Et pourtant, Belinda Cannone le fait très bien!

« Ils (les oiseaux qui pépient) manifestaient la joie d’être en vie, de se répandre dans le ciel vaste, de faire courir leurs trilles selon les mille lignes de fuite qui nous relient à l’univers, de sentir l’existence, c’est-à-dire l’énergie pure du désir. Les oiseaux venaient de lui rappeler la possibilité d’éprouver le désir de vivre. L’émerveillement n’est-il pas, à travers l’expérience déroutante (qui nous fait sortir de notre route) de la beauté, le rappel de notre intime relation avec le monde et le profond assentiment au fait simple d’être vivant?« 

Tout est dit ici… Et de la plus belle façon. J’ai vraiment beaucoup aimé le style d’écriture, et la manière dont certains sujets sont abordés.

Lecture vivement conseillée+++

L’artiste Jean A. Mercier: Les aquarelles inoubliables des livres de mon enfance.

L’artiste Jean A. Mercier: Les aquarelles inoubliables des livres de mon enfance.

Jean A Mercier est un peintre, illustrateur et affichiste renommé du XXème siècle. Il a créé beaucoup d’affiches publicitaire, mais personnellement, je l’apprécie surtout pour les aquarelles finement colorées et raffinées avec lesquelles il a illustré tant de livres de contes et de comptines pour enfants dans les années 60. Je me souviens surtout d’un livre de chansons françaises magnifiquement illustré, offert par mes parents lorsque j’étais toute petite, et que j’ai encore à ce jour dans ma bibliothèque.

La fraîcheur des couleurs et la poésie des scènes que je voyais dans mes livres de petite fille, me projetaient  dans un monde féérique plein de rêve et de beauté. Ils ont certainement grandement participé à mon goût pour les couleurs et les atmosphères féériques, puisque je les apprécie toujours autant aujourd’hui.

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Ses illustrations à l’aquarelle sont peuplées de silhouettes féminines en robe à panier, de fleurs, d’oiseaux et de châteaux fantastiques…

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« Timestorm Films ». Des paysages sublimés par des Films en Timelapse d’une qualité exceptionnelle.

Lors de la rédaction de mon dernier article sur les étoiles filantes, je suis tombée sur un très beau film  appelé Nox Atacama. Le désert chilien d’Atacama est un endroit où le ciel est un des plus clairs et des plus purs au monde, mais aussi un des plus sombres la nuit. Il permet donc des images célestes d’une grande beauté, que je vous conseille vivement de visionner, pour vivre  un merveilleux moment d’évasion (enfin!…), dans un décors grandiose…(Nox Atacama)

Nox Atacama

Ce film m’a permis surtout de découvrir Timestorm Films, une maison de production basée en Allemagne, dirigée par Martin Heck, jeune cinématographe particulièrement doué, grand spécialiste de la technique du Timelapse.  C’est une technique qui consiste à filmer un sujet en mouvement en diminuant la cadence des prises de vue pour que le mouvement du sujet soit accéléré à la projection. (en français, « images accélérées », tout simplement).

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En allant sur cette page d’accueil de leur chaîne you tube, vous pouvez cliquer sur une l’icône « vidéos : tout regarder », qui vous amènera directement sur une liste de tous les films. Tournés aux quatre coins du monde, ils vous permettront de passer des instants magiques dans des paysages époustouflants. Cela va de la Nouvelle Zélande, à l’ Icelande, en passant par la Patagonie, l’Argentine, le pôle Sud…

Timestom films PatagonieA regarder sans modération…

Avec mon besoin énorme d’évasion très contrarié par les circonstances du moment, ces images m’ont fait un bien fou!… J’espère qu’elle vous donneront à vous aussi cette sensation d’évasion. Vous pouvez choisir dans la liste proposée les films dont les titres vous attirent le plus. De toutes façons, ils sont tous plus beaux les uns que les autres. Personnellement, j’ai particulièrement apprécié South Pole/Antarctic silence , avec des aurores boréales féériques. ( le mot n’est pas exagéré!…). J’aimais tellement les observer pendant les vols de nuit… J’ai aussi beaucoup aimé celui qui s’appelle Norway (à voir ici) et qui m’a rappelé un voyage en Norvège, pays dont la beauté sauvage m’avait particulièrement touchée..

Le tout à regarder de préférence sur ordinateur plutôt que sur téléphone portable… Toujours en réglant vos paramètres (en bas, à droite de l’image) sur HD, bien-sûr…

Je vous souhaite un très Bon Voyage!… virtuel… Mais bon!… En attendant mieux!…

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L’Observation de la voûte céleste… Source inépuisable d’émerveillement…

L’Observation de la voûte céleste… Source inépuisable d’émerveillement…

L’observation de la voûte céleste est une source inépuisable d’émerveillement… Et les étoiles filantes sont un cadeau du ciel…

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Il y a des averses d’étoiles filantes plus ou moins intenses tout au long de l’année. Mais le ciel est généralement plus dégagé en été et il est plus facile de les observer dans la chaleur des nuits d’été. Le début du mois d’Aout est donc le moment idéal pour cela. C’est la saison des Perséides.  Les Perséides sont de petites particules de la comète Swift Turtle, qui croisent l’orbite terrestre chaque année entre la mi-juillet et la fin du mois d’Août.  En entrant dans l’atmosphère, à plus de 54.000 km/heure, elles se désintègrent et se transforment en étoiles filantes.

C’est pour cette raison que les amoureux d’astronomie se donnent rendez-vous pour les fameuses « nuit des étoiles », un évènement qui a lieu tous les ans à cette période. (du 7 au 9 Août cette année). A cette occasion, diverses manifestations sont organisées partout en France , dans les planétariums, les  observatoires et les clubs d’astronomie. Cette année, le pic du nombre d’étoiles filantes se produira dans la nuit du 12 au 13 Août. A ne pas rater!… En tous cas, moi, je serai au rendez-vous, les regard plongé dans l’espace…

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Les hommes ont toujours été fascinés par ces phénomènes célestes, depuis la nuit des temps.  Je me demande parfois ce que nos ancêtres imaginaient lorsqu’ils voyaient une étoile filante traverser le ciel nocturne, alors qu’ils ignoraient encore tout ce que nous savons aujourd’hui sur le cosmos. Y voyaient-ils un signe? un bon présage? Un clin d’œil divin?…   Il parait que durant l’antiquité, les hommes pensaient tout simplement qu’il s’agissait d’étoiles en train de mourir qui se décrochaient du ciel avant de s’éteindre… J’aime ces interprétations ancestrales, venant d’époques où la science n’expliquait pas tout.

Lorsque je regarde rêveusement le firmament, je préfère oublier ce que la science dit des étoiles parce que les explications scientifiques manquent parfois de poésie et cassent un peu le rêve… Par ailleurs, il m’arrive de m’irriter de voir les milliards qui sont consacrés à la conquête spatiale, à la recherche d’une planète hypothétiquement vivable pour les humains (mais dans quelles conditions?!..), alors que tous nos moyens devraient être consacrés à la préservation de notre magnifique planète qui possède déjà naturellement tout ce dont nous avons besoin pour vivre… Sans parler de la mise en orbite de milliers de satellites qui commencent à polluer l’espace…

Je préfère orienter mes pensées vers les artistes qui, par leurs poèmes, leurs peintures, ou leurs chansons, savent si bien évoquer la magnificence d’un ciel étoilé.

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Dans l’hémisphère nord, en levant les yeux par une nuit claire, on voit les constellations boréales brillant comme des cristaux. Le mieux, pour se plonger dans les profondeurs du firmament, c’est de s’éloigner des villes où la pollution lumineuse gêne beaucoup l’observation des étoiles, et de partir dans des régions isolées et si possibles montagneuses, où l’absence de lumières parasites permet de profiter au maximum de ce spectacle grandiose (et gratuit!)… Le parc national des causses du Quercy (appelé triangle noir pour cette raison) est une des régions les plus sombres de France. Le ciel y est très pur et les conditions sont donc optimales pour admirer la voûte céleste et les étoiles filantes. Il y a aussi de bons endroits en Bourgogne, dans le morvan ( le mont Beuvray dans la Nièvre), les Cévennes, les Pyrénées (Pic du midi), les hauteurs alpines, les montagnes d’Auvergne… Alors réservez votre nuit, préparez une couverture, un coussin ou un transat, pour vous installer confortablement couché dans l’herbe, et profitez de ce spectacle magique… (et absolument gratuit!…). Vous pouvez éventuellement écouter une musique planante en même temps (là… A vous de voir, mais ça peut encore augmenter l’émotion. Musique ou silence… C’est une question de préférences personnelles…).

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Et si vous ne vous lassez pas du spectacle fabuleux de ces ciels étoilés, ou si vous n’avez pas la possibilité de les observer cette année, je vous invite à regarder 4 petites merveilles… D’abord, un film de Miche Shoshana, qui s’appelle Shooting stars. un pur moment de beauté, à regarder en plein écran et dans le noir, si possible… Ensuite,  ces deux films de la Yosemite channel (–The Milky way-La voie lactée), cet autre, (Planet earth beneath the milky way) deux films absolument magnifiques de Barry Chall, réalisés pour la Yosemite Channel américaine.  Puis vous pourrez enchaîner avec ce film de Adrien Mauduit : « The night of shooting stars ». Le tout est à regarder de préférence en HD, sur votre ordinateur… Le téléphone portable, à cause de la petite taille de l’écran, ne pourra pas vous procurer la même émotion!…

Mais rien ne vaut l’immersion réelle dans ce décor cosmique, les yeux plongés dans les profondeurs de la nuit, le nez dans l’air frais, la peau caressée par l’atmosphère des nuits d’été… Moi, ce genre de vision me fait rêver et planer très très haut… Pas besoin de substances illicites…

En se plongeant dans les profondeurs de la voûte céleste, on se sent à la fois minuscule, et en même temps, on a la sensation d’appartenir à un tout, à quelque chose d’immense, d’éternel et de tellement mystérieux encore… L’impression de faire partie intégrante de ce mystère infini de l’univers et de la vie…

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