L’éternel émerveillé: Vincent Munier, photographe animalier

Je sais (parce qu’un de mes fidèles lecteurs me l’a dit) que quelques uns d’entre vous ont particulièrement aimé certains reportages de la Radio-télévision suisse de la série « Passe-moi les jumelles » dont j’ ai donné les liens pour que vous puissiez les découvrir ici, directement à partir de mes articles. Dans la même série, j’ai à nouveau découvert un documentaire très intéressant qui nous présente cette fois un photographe animalier passionné et passionnant: Vincent Munier.

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Je dirais plutôt « Poète-photographe-animalier », car sa façon de parler de son métier est tellement emplie de passion et de poésie que le terme photographe ne peut pas suffire dans son cas.

Il vous suffit de cliquer sur ce lien qui vous permettra de découvrir ce portrait de Vincent Munier . Un conseil: Commencez par ce reportage avant d’aller plus loin dans la lecture de cet article. C’est esthétiquement le plus beau!… Bloquez-vous un petit moment de 50 minutes pour le visionner tranquillement. Bouffée d’oxygène garanti!…

J’ ai beaucoup aimé les réflexions de cet artiste, sa liberté créative , acquise en partie grâce à son père qui l’a initié à la photographie, et la fraîcheur de sa vision qu’il essaie de conserver, malgré le succès et les années de métier qu’il a déjà dernière lui…

J’ai énormément apprécié ses conseils d’observation, sa définition de l’affût et tout ce que cela peut apporter à celui qui le pratique, (qui se rapproche un peu de ce qu’on éprouve lorsqu’on observe longuement un paysage pour le peindre), son insatiable curiosité pour le monde animal et la nature dans son ensemble, et son infatigable enthousiasme pour son activité. Et puis ses réflexions sur le fait que parfois, il faut savoir laisser tomber l’appareil photo pour apprendre à vivre des sensations d’autant plus intenses qu’elles sont vécues dans l’instant, sans le filtre des appareils photos.J’ai enfin été particulièrement touchée par la sincérité de son émotion et les larmes qu’on perçoit dans sa voix, à la fin du reportage, lorsqu’il finit par voir les loups blancs s’approcher de lui, après des jours et des jours d’attente.

C’est un plaisir de l’entendre parler de son bonheur à exercer ce métier qu’il fait avant tout, comme il le dit lui-même, non pas seulement pour gagner sa vie, mais pour continuer à recevoir ces magnifiques cadeaux de la nature, et continuer à vivre son rêve. Il est très soucieux, bien-sûr, d’écologie, mais comme il le dit lui-même, son militantisme a lui, c’est juste de montrer le beau…C’est sa manière à lui de réveiller les consciences.

Si le premier documentaire vous a plu, j’ai ajouté un lien vers cet interview de Vincent Munier dans l’émission Sept à Huit.

Il dresse un portrait magnifique du personnage. Il nous fait partager une partie de ses aventures, nous raconte la belle histoire qui se cache derrière chaque photo. On l’écouterait parler pendant des heures! Passionnant!… Et enfin, troisième film, si vous voulez continuer à voyager encore un peu, il y a aussi ce film « Arctique » réalisé par Vincent Munier lui-même

Images sublimes…

Je viens aussi de lire un article sur le site du Nikon Club à propos de Vincent Munier. Ils lui posent des questions sur les réflexions que la crise sanitaire et le confinement lui ont inspiré:

« On se doit d’être positif, dit-il. Nous n’avons pas le choix. Même si tous les signaux nous montrent à quel point, le fait de souhaiter vivre comme avant, nous mène droit dans le mur.  Ce confinement dû à la pandémie pourrait être une opportunité unique pour tendre vers une certaine décroissance, une sobriété heureuse, ralentir cette spirale infernale de la compétition, de la consommation à outrance et prendre le temps… Prendre de le temps de créer, de réfléchir, de penser, de rêvasser, de jouir, de faire plaisir, de s’émerveiller… »

J’adhère à 100%!…

Il ajoute: »La photographie comme je l’entends, c’est « attraper » des intuitions poétiques, les saisir c’est à dire avoir un regard, qui par notre histoire, éducation, épreuve, douleurs, joie… est singulier, personnel. J’aime dire qu’on ne photographie pas ce que l’on voit mais ce qu’on ressent.

Attention, la « nature » n’est pas un terrain de jeu de l’homme. Et ça, nous avons tendance à le croire, surtout avec ces voyages photographiques, qui parfois me font penser à ceux des chasseurs de trophées, entre autres. Mais aussi ce tourisme de proximité où on ne se contente plus de bonheur simple, mais il nous faut partir sur des projets délirants et écologiquement irresponsables. Voyez comment on « utilise » nos montagnes, comment le béton grignote le sauvage. c’est affligeant ! Pour des plaisirs futiles, éphémères… J’ai la sensation parfois qu’on se doit d’occuper le peuple qui s’emmerde, qui doit consommer car on il est formaté à ça, dès son plus jeune âge.

Enfin, cette dernière remarque, qui fait réfléchir…: « Il va arriver un temps ou ce sera « has been » d’enchaîner les voyages. Il arrive, ce temps où nous devrions avoir honte de prendre l’avion. C’est mon cas ! Depuis une dizaine d’années, je suis dans ce paradoxe que j’essaie de corriger. J’y arrive et me sens plus en harmonie avec ce que je défends. »

A méditer!…

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