Voici un manifeste résolument optimiste qui invite chacun à laisser entrer la création artistique dans sa vie… Si vous avez envie de vous mettre sérieusement à une pratique artistique quelle qu’elle soit, mais que vous ne parvenez pas à vous y mettre, pour des milliers de raisons, ce livre est fait pour vous.
Ce que j’en retiens…
-Où trouver la matière première de l’inspiration?: La vie de chacun de nous est une expérience unique… « Depuis l’enfance, vous avez emmagasiné des images et une expérience de vie qui vous sont propres.Tous vos sens ont expérimenté des évènements et des sensations particulières, qui sont les vôtres. C’est ce qui fait votre richesse et votre singularité, et c’est aussi ce qui constitue la matière dans laquelle vous pourrez puiser votre inspiration. »
-« Pour être créatif, il faut renouer avec l’enfant que vous avez été. Un enfant crée sans peur et sans inhibition. Il teste et expérimente au gré de ses envies. C’est cette liberté d’action qu’il faut retrouver ».

-Nourrir son « enfant intérieur », c’est:
– Être curieux et ouvert au monde extérieur comme à son monde intérieur.
– Vous intéresser au monde de l’art en général (textiles, arts plastiques, design, architecture,décoration intérieure).
– Lire, écouter de la musique, voir des films, des spectacles (lorsque cela sera possible!…), voyager (lorsque cela sera possible aussi!!!…Et oui; ce livre a été écrit avant l’arrivée « très remarquée » de la Covid 19 dans nos vies!… ), se promener, marcher dans la nature, faire du sport…
-Quelle que soit notre pratique artistique, l’auteur nous conseille de pratiquer d’autres activités créatives. « Cela pourra vous apporter de nouvelles pistes, nourrir votre créativité et votre univers personnel. Dansez, jouez d’un instrument, écrivez des histoires, lisez, sculptez, brodez, faites de la céramique… Tout peut alimenter votre travail! ».
– Accueillir les nouvelles idées qui surgissent sans jugement et sans auto-critique. Le perfectionnisme n’a pas sa place dans la création: c’est un ennemi à fuir.
– Créez librement, sans arrière pensée et sans projection du résultat. Si vous pratiquez le dessin, autorisez-vous à sortir du dessin d’observation pour aller vers le dessin d’imagination.
-Un conseil: Toujours avoir un carnet sur soi. « Observez le monde un crayon à la main, afin de consigner vos observations, noter les idées qui traversent votre esprit. Votre carnet deviendra pour vous une source d’inspiration indispensable. »
– « Un artiste doit être une personne curieuse, toujours à la recherche de sources d’inspiration différentes et personnelles. En effet, on trouve aujourd’hui des images sur Internet qui font le tour du monde. Internet ne doit pas constituer la seule source d’inspiration, sinon, nous finirons tous par créer la même chose, par suivre les mêmes tendances mondiales formatées, ce qui constituerait un tarissement terrible de la créativité ».
-Le choix des thèmes que vous traitez dans vos créations est essentiel. Vous devez aborder des thèmes qui vous plaisent et vous intéressent personnellement. Au fur et à mesure de votre pratique, vous développerez des affinités avec certains sujets, et cela définira votre style personnel.
-Il y a un chapitre consacré aux bienfaits de la tenue de carnets de voyages. Ils nous incitent à nous poser, à regarder pleinement ce que l’on a devant les yeux. Lorsqu’on dessine quelque chose, on est obligé de l’observer dans le détail… Dans une profonde concentration… Et cela procure un sentiment de bien-être inestimable.
A défaut de pouvoir voyager en ce moment, il vous est permis de découvrir que « le voyage intérieur dans votre monde sensible et personnel participe également à l’émergence de votre création singulière. Trouver sa voie, c’est avant tout parvenir à exprimer ce que l’on est intérieurement, être proche de son ressenti et de ses sensations, sans à-priori. Il est très important d’arriver à vous écouter, à ressentir et à prendre le temps de savoir ce qui se passe en vous, sans jugement.[…] Pour mieux vous connaitre, tenez un carnet personnel, et consignez-y chaque jour vos idées, vos envies, vos œuvres préférées et vos découvertes« . (Pour cela, apprenez également à vous couper du monde en laissant votre portable et les réseaux sociaux de côté).
L’auteur nous donne une autre astuce efficace pour enclencher le processus créatif: mettre de la musique et écouter vos morceaux favoris peut vous porter pour commencer à créer. La musique peut-être très inspirante pour commencer une production.
Après un chapitre sur l’inspiration, Valérie Belmokhtar aborde également dans son livre, le sujet de la formation, des cours en ligne, des tutoriels destinés à nous aider à nourrir et à mûrir notre pratique artistique, et termine sur un chapitre concernant la diffusion éventuelle de nos créations. Plein de conseils, donc, pour vous aider à nourrir votre créativité.
–En guise de conclusion:« L’art et la création vous accompagneront toujours, dans les moments joyeux comme dans les moments difficiles. Ils vous aideront et pourront même jouer le rôle de thérapie ou d’aide psychologique. C’est une bouée anti-naufrage dans la vie, un atout précieux pour traverser l’existence. Créer, c’est donner une dimension supplémentaire à sa vie ».



C’est une ancienne tradition païenne axée sur la symbiose avec la nature. « Suivre le sentier du druidisme, c’est rendre hommage au monde naturel et à tout ce qui vit, développer une relation avec le monde et chercher à travailler avec lui en harmonie et en équilibre ». Longtemps pourchassé par la hiérarchie chrétienne, le druidisme existe toujours et connait même un regain d’intérêt ces dernières années. Les druides suivent de longues années d’enseignement. Ils peuvent être considérés comme les prêtres des anciens cultes celtiques, mais ils sont aussi des enseignants, des scientifiques, des érudits, des juges, voire des prophètes, véritables intermédiaires entre le monde surnaturel et les hommes. En général leur savoir est très vaste; il va de l’astronomie à la botanique, à la pharmacopée, en passant par la poésie et la philosophie. Si l’on souhaite partager avec d’autres ce chemin de vie, il est possible de devenir membre d’un ordre de druides ou de découvrir ces pratiques dans certains festivals spécialisés. Soucieux de préserver leurs secrets, les druides tiennent des assemblées nocturnes en des lieux isolés, souvent connus d’eux seuls.
Il traite des bases du druidisme et nous montre comment les appliquer simplement à notre vie quotidienne pour l’enrichir d’un sentiment de beauté, de magie et de mystère. Sur ce chemin solitaire, nous finissons par nous rendre compte que nous ne sommes jamais seuls dans ce monde, et par notre lien avec la nature, nous voyons que l’idée même de séparation n’est qu’une illusion.
Encore un livre de plus sur les bienfaits de notre reconnexion avec la nature, me direz- vous…

Je viens de retrouver ce livre, publié en 2018 et sur lequel j’avais écris un article à cette époque: « Faire des pauses pour se (re)trouver », écrit par Anne Ducrocq. Je trouve le moment idéal pour revenir dessus et mettre en pratique les idées très intéressantes qui y sont développées sur l’importance de faire des pauses dans nos vies survoltées. Il fait partie de ces livres qu’il est bon de garder précieusement pour s’y replonger régulièrement.