Baie de Somme

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« La Baie de Somme, humide encore, mire sombrement un ciel égyptien framboise, turquoise et cendre verte. La mer est partie si loin quelle ne reviendra peut-être jamais » (Colette)

La Baie de Somme, c’est une « impression de bout du monde, falaises, sables, dunes, galets, mollières et marais se succèdent et se complètent pour composer un paysage unique. Ici le ciel et la mer se confondent. Les lumières changent à chaque instant ». Les couleurs aussi. De Degas à Corot, de Jules Verne à Colette… De nombreux artistes ont été inspirés par ces terres…

Voici ce que j’ai personnellement le plus aimé de ce séjour en Baie de Somme, et un peu au delà…

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La Baie de Somme et la Baie d’Authie, côté Nature

« Estuaire de la Somme, pays du miroitement et de la brume,
où les linéaments de la terre à vau-l’eau se réduisent dans le paysage à
quelques pures et minces lignes horizontales, mangées par les reflets de lumière,
et dont la légèreté irréelle fait songer à un lavis chinois. » (Julien Gracq- Carnets du grand chemin, 1992)

Ma plus belle émotion: L’observation des phoques

Les colonies de phoques sont bien présentes, dans la baie de Somme, plus précisément à la pointe du Hourdel et surtout en Baie d’Authie, tout au bout de la digue de Berck-Plage. C’est là que j’ai pu vraiment le mieux les observer.

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DSCF5778A cet endroit, les phoques semblent avoir trouvé l’endroit idéal pour se reposer, car un chenal assez profond, aux eaux turbulentes, même à marée basse, dissuade les humains de trop s’approcher. (s’ils approchaient, la profondeur du chenal  permettrait aux phoques de plonger pour s’enfuir). Mais de là, on les voit parfaitement bien sans les déranger et, comble de l’ironie, on se demande clairement si ce n’est pas eux qui nous observent avec curiosité… Les regards s’échangent entre eux et nous, et cela éveille chez les observateurs un sentiment de tendresse palpable.

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Des bouilles absolument craquantes!…

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Rencontre émouvante

Les gens s’émerveillent, leurs yeux brillent; ils sourient, certains essaient maladroitement d’attirer l’attention des veaux marins en imitant leurs cris ou en gesticulant, d’autres restent là, fascinés, silencieux… Et j’ai eu l’impression que cela faisait émerger chez eux une espèce de conscience que ces instants de proximité avec les phoques, et donc avec une nature fragile et menacée, sont de plus en plus rares, et donc infiniment précieux… Alors les gens prennent le temps de s’ imprégner de cette magie, comme je l’ai fait moi-même… Pendant plusieurs heures…

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Lorsque la marée remonte, pour rester hors de l’eau et profiter le plus longtemps possible de leur repos, les phoques redressent la tête et les nageoires postérieures, adoptant cette posture si amusante dite de la « banane ».

Les oiseaux et les marais de Longpré-les-Corps-Saints

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On observe ici des quantités d’oiseaux de toutes sortes. Tadornes de Belon, grands cormorans, sternes, aigrettes, foulques macroules, cygnes et canards sauvages… Tous les matins, j’avais tant de plaisir à les voir traverser le ciel depuis la fenêtre de ma chambre. Mais la Baie de Somme est aussi une région de chasse intense. Tous les jours, le silence était ponctué de coups de fusils. J’avais de la peine pour les pauvres canards sauvages qui passaient par là, sur le chemin de leur migration… Heureusement qu’il existe quelques réserves ornithologiques dans la région (Parc de Marquenterre ou du Grand Laviers). Et lorsque je voyais des oiseaux partir en formation vers le Sud, j’en avais les larmes aux yeux. Je ne pouvais m’empêcher de leur adresser de vibrants vœux de bonne route; mon cœur se serrait en imaginant le nombre de fusils auxquels il leur faudrait échapper pour traverser une France blindée de chasseurs très motivés!…

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Péniche sur la Somme

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J’ai passé de longs moments au cœur de ces marais avec ma palette d’aquarelle pour essayer d’en saisir les couleurs et les lumières.

Le château de Long (aussi appelé « Folie de Bussy », et sa serre classée (juste à côté des marais de Longpré-Les-Corps-Saints)

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Bon, j’avoue… Le château est un peu branlant sur mon dessin… Mais c’est surtout la Serre qui m’a fascinée…

Selon la légende, ce château tient son nom ( « Folie de Bussy ») d’une malheureuse histoire d’amour entre Pierre de Bussy, fils du comte de Long qui a fait construire cette demeure, et Adelaïde, l’une des filles de Charles XV. L’amoureux éconduit se ruina dans l’aménagement et l’ornement de cette bâtisse magnifique dans l’espoir de la séduire… Je ne sais pas si l’histoire est vraie, mais avec ses briques roses et ses pierres blanches, son emplacement singulier sur les bords de Somme, son élégance, son toit à la Mansart, ses serres suspendues pleines de fleurs de toutes les couleurs, il faut reconnaitre que l’édifice a fort belle allure…      

La Baie de Somme côté mer

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Au sud de la Baie de Somme, Ault et sa vue magnifique depuis sa promenade panoramique:

Côté Nord, le Hâble d’ Ault et la très longue plage de galets d’Onival

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Rêves en baie de somme (poème de Nathalie Laprévote)
—- Falaises d’opale —-
«  De la mer vert d’opale à la lande glacée
Le rivage somnolant s’étale sous les galets
Les pierres roulent sous nos pieds confisquant l’équilibre
En regardant les flots on se sent pourtant libre.

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D’un côté la mer aux couleurs changeantes allant du blanc à l’émeraude, jusqu’à toutes sortes de bleus et de violets… De l’autre, les marais, les étangs et les mollières.

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Côté sud, les falaises d’albâtre et le bois de Cize...

Victor Hugo a arpenté la Baie de Somme et s’est arrêté, émerveillé, dans ce lieu atypique. L’office de tourisme a mis en place un parcours qui démarre sur le parking du Bois de Cise. Il permet de refaire le même parcours, dans les pas de l’écrivain. Dix panneaux pédagogiques, tout au long du chemin, reprennent des extraits d’une lettre de l’écrivain à son épouse Adèle Hugo datant de 1837 ainsi que des documents d’archives. Il est ainsi magique de découvrir les mots de Victor Hugo sur les paysages qu’on découvre soi-même. On a l’impression de partager la promenade avec lui. Il s’émerveille devant la muraille bleue (la mer) au bout de la Grande Rue, les falaises…

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D’autres textes, écrits par d’autres écrivains et poètes ponctuent la promenade de Ault, face à la mer. Une belle idée de la ville d’Ault que cette promenade poétique sur la digue, face à une mer éblouissante…

Baie d’Authie:

Au nord de la Baie de Somme, à partir du Parc de Marquenterre, les galets font place au sable et aux dunes… jusqu’à la Baie d’Authie.

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Côté patrimoine:

Dans l’arrière-pays: Le château de Regnière-L’Ecluse et son parc

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Depuis près de mille ans dans la même famille (dont le dernier descendant réside toujours au château), le château de Regnière-Ecluse est une création néogothique imaginée au 19ème siècle par Herman comte d’Hinnisdal. Ce dernier fait entièrement remanier l’ancienne demeure du 16ème siècle dans le style « troubadour ». Il le fait agrandir et choisit de confier sa décoration aux frères Duthoit, « derniers imagiers du Moyen-âge », selon la formule de Viollet-le-Duc. Après quatre décennies de travaux auxquels il consacre une grande partie de sa fortune, le Comte d’Hinnisdal donne à l’endroit son aspect actuel, renouant avec la splendeur passée du Domaine de ses ancêtres.

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Et c’est ce qui fait la force de l’histoire de cette demeure… Depuis l’an 1030, chaque génération a su transmettre la propriété sans jamais la vendre, jusqu’à sa descendance actuelle: les Nicolay. En 1960, lorsque l’actuel propriétaire et sa mère, décident d’habiter le château dont ils ont hérité, la bâtisse a été complètement vidée de son mobilier (les guerres et les différentes utilisations passées, notamment pendant un moment transformé en colonies de vacances). Le Comte a alors 20 ans, et il passera tout le reste de sa vie à redonner tout son faste au Château de Reignière-Ecluse. C’est une grande réussite, pleine de passion. Et être invitée à entrer dans cette demeure si particulière pour découvrir son intimité m’a sincèrement touchée.

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Autour du château, le parc paysager à l’anglaise est libre d’accès et mérite vraiment qu’on s’y attarde…

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Le parc, immense est ouvert sur la forêt de Crécy.

Les jardins de l’abbaye de Valloires

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Situés au cœur de la vallée de l’Authie au pied d’une majestueuse abbaye cistercienne, les Jardins de Valloires sont l’œuvre du paysagiste Gilles Clément. Jardinier, voyageur, biologiste et écrivain, Gilles Clément est aussi un observateur attentif et infatigable de la nature à travers le monde. Pour lui, le jardin n’est pas un musée où la nature serait domestiquée et les végétaux présentés en collections botaniques, mais un lieu d’émerveillement, où l’organisation est avant tout esthétique. Ce qui compte, c’est le sens et l’harmonie des couleurs. Une démarche artistique, donc, qui éveille forcément beaucoup d’intérêt chez moi….

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Gilles Clément a aussi voulu saluer ici le travail de Jean-Baptiste Lamarck, naturaliste et fondateur de la biologie en tant que science de la vie ou science des êtres vivants. Son œuvre fut méconnue du public, mal comprise par ses contemporains, dénigrée et déformée par ses adversaires. La visite de ces jardins permet aux visiteurs de découvrir ou de redécouvrir l’homme brillant qu’il fut, grâce à ses citations, reprises sur plusieurs panneaux disséminés dans les allées…Comme celle-ci: « Si l’on veut que la Terre survive, l’humanité doit être jardinière »… Un précurseur… Ou cette autre: « Pour la nature, le temps n’est rien et n’est jamais une difficulté; elle l’a toujours à sa disposition et c’est pour elle un moyen sans bornes avec lequel elle fait les plus grandes choses comme les moindres »…

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Et puis la visite de l’abbaye cistercienne donne l’occasion de découvrir l’abbatiale au style baroque rocaille assez éblouissant.

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Enfin, au-delà de tout cela, ce sont, comme souvent, les lumières et les couleurs de cette région qui m’ont le plus éblouie….

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A ne pas rater, dès votre arrivée: La maison de la Baie de Somme. C’est un très bon point de départ de tout séjour en Baie de Somme. Dans ce lieu qui est bien plus qu’un simple musée, tout a été pensé pour que chacun puisse nourrir sa soif d’apprendre ! Les phoques de la baie (véritables attractions), mais aussi les activités traditionnelles ou encore les risques naturels… Toutes les facettes de la baie sont abordées. L’exploration se termine avec des témoignages de pêcheurs à pied, d’artistes, d’éleveurs, de chasseurs, de guides nature, de ramasseurs de galets, de mytiliculteurs… chacun peut y trouver des informations sur ses centres d’intérêt.

Mon lieu de séjour: La Pontonnière à Petit port (Saigneville). Une ravissante maison juste au bord de la Somme, pleine de charme et très confortable.

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Autrefois, la Somme s’écoulait librement dans un lit de 3 kilomètres de large. Et c’est son cours changeant qui a façonné cette large Baie maritime qu’est la Baie de Somme. Au XIXème siècle, Napoléon 1er entreprit de dompter le fleuve un peu trop tumultueux en le canalisant pour permettre aux navires arrivant par la mer, de remonter jusqu’à Abbeville. La faible déclivité de la vallée de la Somme permit de ne pas avoir à créer d’écluses, mais obligea les ingénieurs du canal à créer des ponts tournants afin de leur permettre de passer. Chaque pont tournant était doté d’une maison qui hébergeait autrefois le pontonnier, la personne chargée d’actionner le pont tournant pour permettre l’avancée des bateaux.

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Le pont tournant de Petit Port.


Je garde un très joli souvenir de cette maison, juste au bord de la Somme, et à proximité d’un étang plein de canards auxquels je rendais visite tous les jours…

Rosa Bonheur, la fée des animaux…Visite de son atelier, au Château de By.

Rosa Bonheur, la fée des animaux…Visite de son atelier, au Château de By.

Vous connaissez déjà mon amour pour ce qu’on appelle un peu péjorativement les « animaux de la ferme » (vaches, cochons, moutons, ânes, chevaux, poules, lapins…etc…).

Il y a quelques années, j’ai découvert avec une certaine fascination, les œuvres de Rosa Bonheur… J’ai été immédiatement intéressée par le travail et la vie de cette artiste, qui fut la première femme peintre animalière, mais aussi la plus connue de tous…

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J’ai découvert récemment qu’on pouvait visiter l’atelier de Rosa Bonheur dans sa demeure de Thomery, juste à la lisière de la forêt de Fontainebleau: Le Château de By, dans lequel elle a passé les quarante dernières années de sa vie. J’ai donc décidé de profiter de cette fin d’été en région parisienne pour découvrir son atelier et son domaine afin de mieux connaitre et comprendre la femme et l’artiste qu’elle a été…

Petit rappel biographique:

Rosalie Bonheur (affectueusement appelée Rosa par sa mère), nait à Bordeaux, le 16 mars 1822. La famille vit très modestement. D’après les témoignages familiaux, Rosa est une enfant indisciplinée et a du mal à apprendre à lire. Pour y remédier, sa mère lui apprend à écrire les lettres de l’alphabet en associant chacune d’elles à un dessin d’animal. Dès l’enfance, les animaux font partie de sa vie. Son père ne vit pas avec la famille car il fait partie de la mouvance Saint-Simoniste et passe le plus clair de son temps dans sa communauté. La petite Rosa n’a que 11 ans lorsque sa mère, épuisée par le travail et la charge de ses quatre enfants, est emportée par une épidémie de choléra à l’âge de 36 ans. Profondément marquée, la petite Rosa vouera durant toute sa vie un véritable culte au souvenir de sa mère .

Après cette disparition dramatique, Rosa Bonheur fréquente l’école élémentaire, puis est mise en apprentissage comme couturière, puis en pension. Mais autant dire que la petite fille ne se montre pas très docile à ces tâches. Elle veut dessiner!…Son père, artiste et professeur d’art également, finit par la prendre dans son atelier, où se révèlent ses aptitudes artistiques. Il sera son seul et unique professeur. Il lui fait découvrir Félicité de la Mesnais, qui prétendait que les animaux avaient une âme, ce dont elle reste convaincue toute sa vie, ainsi que les romans « champêtres » de George Sand. Les animaux deviennent alors sa spécialité, tant en peinture qu’en sculpture.

« Je ne me plaisais qu’au milieu de ces bêtes, je les étudiais avec passion dans leurs mœurs. Une chose que j’observais avec un intérêt spécial, c’était l’expression de leur regard : l’œil n’est-il pas le miroir de l’âme pour toutes les créatures vivantes ? N’est-ce pas là que se peignent les volontés, les sensations des êtres auxquels la nature n’a pas donné d’autre moyen d’exprimer leur pensée ? » écrit-elle.

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« Aussi loin que mes souvenirs peuvent remonter, je vois encore l’empressement avec lequel je courais au pré où l’on mettait paître les bœufs. Ils ont failli me corner bien des fois, ne se doutant pas que la petite fille qu’ils poursuivaient devait passer sa vie à faire admirer la beauté de leur pelage. J’avais pour les étables un goût irrésistible[…]. Vous ne sauriez vous douter du plaisir que j’éprouvais à me sentir lécher la tête par quelque excellente vache que l’on était en train de traire! » R.B.

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Rosa Bonheur fut l’une des artistes les plus célèbres et les plus vendue de son siècle, tant en France qu’en Angleterre et aux États-Unis. Sa carrière internationale est éblouissante : vivant de son art dès l’âge de 14 ans, elle est la première femme artiste à recevoir la Légion d’honneur de la main de l’impératrice Eugénie. Ne devant sa réussite qu’à elle-même et à son talent, elle force le respect de ses contemporains : Georges Bizet, Buffalo Bill, la Reine Victoria, Napoléon III, Victor Hugo… 

Cette petite femme d’ 1m50, s’est battue tout au long de sa vie pour « élever la femme » et montrer que « le génie n’avait pas de sexe ». Armée de ses pinceaux et de son pantalon, (pour lequel elle avait fait une demande d’autorisation en bonne et due forme), elle arpentait les forêts et les foires aux bestiaux afin de croquer ses modèles. Amoureuse de la nature et des animaux, je ne peux m’empêcher de penser que j’aurais aimé rencontrer cette femme. Mais je me console en me disant, (comme je le fais souvent pour les artistes ou les écrivains disparus), que je peux d’une certaine manière la rencontrer à travers ses œuvres, ses peintures, ses écrits, et bien-sûr en étant à l’écoute de ce que me soufflent les murs de cette demeure, qui fut la sienne pendant quarante ans… Je peux alors peut-être essayer de saisir ce qui habitait son esprit, son cœur et son âme…

Barbaro après la chasse Rosa Bonheur

Mais la gloire que connait Rosa Bonheur de son vivant faiblit rapidement après sa mort ; sa peinture est trop éloignée des tendances modernes.

Katherien Brault l’explique très bien dans une interview à la presse: « Son style de peinture n’a jamais été très prisé en France. Il s’agit de l’art animalier. C’est une peinture que les Français n’aiment pas beaucoup, que l’on considère avec mépris comme une peinture de seconde zone, une peinture ringarde. En fait, on l’étudie très peu en France et comme on ne l’étudie pas, on ne la comprend pas et donc, on la méprise.

Au contraire les Anglo-saxons, qu’ils soient Américains ou Anglais, ou encore les Sud-américains, adorent le style de Rosa parce qu’elle peint ce qu’elle voit et qu’elle va peindre les animaux comme ils sont et non pas en faire une métaphore par rapport à l’homme. »

.Aujourd’hui, grâce à un engouement nouveau (et regrettablement tardif!) pour le naturalisme, et grâce à l’énergie infatigable de la nouvelle propriétaire du château, l’art de Rosa Bonheur retrouve la place qu’il n’aurait jamais dû quitter.

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Le château de By

le château a été acquis par Rosa en 1859, à la suite de la vente de son tableau Le Marché aux chevaux. Rosa Bonheur est alors la première femme à acheter seule, à son nom, un bien immobilier grâce au fruit de son travail. L’artiste charge l’architecte Jules Saulnier d’y construire son atelier. Elle s’y installe un an après et y passera les quarante dernières années de sa vie.

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Après son décès, la propriété revient à sa « fille d’adoption » Anna Klumpke, artiste peintre, qui préservera le domaine avec une immense dévotion, ouvrant l’atelier de Rosa au public afin de faire vivre la mémoire de l’illustre peintre. Choyé par les différentes générations de la famille Klumpke-Dejerine-Sorrel, l’atelier est successivement ouvert puis fermé au public avant d’être repris par Katherine Brault en septembre 2017. Avec sa famille, elle a fait restaurer le château, l’atelier et le domaine, et milite avec beaucoup d’intelligence et de courage, pour la réhabilitation de l’œuvre de Rosa Bonheur. A noter que deux chambres du château, dont celle de Rosa Bonheur, ont été aménagées en chambre d’hôtes…

Je vous invite à visiter ces liens choisis parmi d’autres sur YouTube:

Petit retour sur Anna Klumpke

En 1889, Rosa Bonheur rencontre donc Anna Klumpke, jeune peintre américaine qui sert d’interprète entre John Arbuckle, un ami de Buffalo Bill et Rosa Bonheur, dont la renommée est alors immense aux États-Unis. Les deux femmes correspondent pendant dix ans. Anna Klumpke finit par oser demander à Rosa Bonheur l’autorisation de réaliser son portrait ; la réponse de Rosa Bonheur est enthousiaste. Anna Klumpke vient séjourner au château de By . Rosa Bonheur a alors 76 ans, et l’arrivée de l’Américaine lui redonne de la joie de vivre. Pendant cette année sous le toit de l’artiste, Anna écrit, sous la dictée de Rosa Bonheur, une biographie qu’elle complète par son propre journal. J’ai trouvé ce livre à la Boutique du château de By et je me suis immédiatement plongée dans sa lecture. Je l’ai trouvé passionnant et il est bon de le lire si l’on souhaite avoir un récit fidèle de la vie de Rosa Bonheur.

A la mort de Rosa, en mai 1899, la famille découvre avec stupeur que celle-ci a décidé de faire de Anna Klumpke sa légataire universelle…Cette dernière fait alors tout ce qui est en son pouvoir pour conserver l’atelier et les œuvres de Rosa Bonheur afin de les transmettre aux générations futures. La famille de l’artiste veut revendre les œuvres de l’artiste. Anna Klumpke obtient un compromis et parvient à en préserver la moitié. Fidèle à sa promesse, elle parviendra peu à peu à racheter certaines toiles et elle a surtout conservé des milliers de croquis et d’études qui se trouvaient dans les greniers du château.

Katherine Brault, la nouvelle propriétaire du château, a cette idée que je trouve excellente cet été, de mettre également à l’honneur l’art de Anna Klumpke. La jeune peintre américaine mérite d’être découverte. Passionnée par les portraits et les jardins, ses tableaux aux couleurs douces sont pleins de poésie. En ce moment, l’exposition de ses œuvres, entre les arbres et les fleurs du jardin, ajoute une belle atmosphère à tout le parc du château.

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J’ai passé une magnifique journée en compagnie de ces deux femmes extraordinaires. Je pourrais dire trois, car la nouvelle propriétaire est également une femme passionnée par sa mission de préservation. Elle semble avoir très à cœur de réhabiliter l’œuvre de l’artiste, et réussit à faire de cet endroit magnifique un lieu où continue de souffler l’esprit de Rosa Bonheur. De nombreux évènements artistiques y sont régulièrement organisés, et je vous conseille vivement une visite si vous passez dans la région de Fontainebleau…

Cette journée très agréable et enrichissante à bien des égards s’est terminée par un délicieux moment passé au salon de thé du château. A l’occasion de ce bel après-midi d’été, les tables et les fauteuils avaient été installés sur la pelouse. La carte des thés et des pâtisseries y est absolument irrésistible!… J’en ai profité pour sortir ma palette de couleurs pour faire une aquarelle du château de By…

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Je crains, hélas, que Rosa Bonheur ne me féliciterait pas pour cette petite aquarelle… Quoique!…

pour visiter le site du château de By: https://www.chateau-rosa-bonheur.fr/

Enfin j’ai posté une très courte vidéo sur ma chaîne YouTube « Inspirations et Merveilles », juste comme une impression évanescente de cette belle journée en compagnie de Rosa…

Parc naturel régional de Millevaches en Limousin

Parc naturel régional de Millevaches en Limousin

Mai 2023… Ce mois-ci, c’est à Saint-Hilaire les courbes (Corrèze) que j’ai posé mes valises…(oui, parce qu’il y a deux valises, plus un sac de livres et de cahiers pour l’écriture, avec mon ordinateur, bien-sûr, plus un sac de matériel artistique, papier aquarelle, palette de couleurs, crayons et même peinture à l’huile, un sac de produits pour la cuisine, herbes aromates etc…). J’ai loué un studio aux « Sources de la Chabanne », un très joli domaine forestier privé avec un étang de pêche, une cascade et un ruisseau qui traverse la forêt. Tout au bout d’une petite route qui zigzague sur des collines verdoyantes, on arrive à ce lieu enchanteur, géré de main de maître par Matthieu, un hôte sympathique, courageux (parce que c’est beaucoup de travail de s’occuper d’un domaine pareil!), et passionné de pêche.

J’ai eu l’impression immédiate, en me promenant près de la cascade bordée de bois moussus, que l’endroit était aussi occupé par quelques esprits de la nature qui manifestement participent discrètement à l’enchantement du lieu…

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les maisons du site « Sources de la Chabanne »

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La forêt qui l’abrite

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L’étang de pêche, si paisible…

Et la Chabanne qui caracole dans le creux du vallon

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La cascade enchantée…

Ce lieu m’a tellement inspiré que j’en ai fait un petit film sur ma chaîne You Tube… (lien à la fin de cet article…)

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Un de ces endroits habités par les esprits de la nature….

Les autres coups de cœur de mon séjour:

-Le plateau de Millevaches Une incroyable palette de verts!…

Au creux de cette région de landes couverte d’herbes folles, de fleurs, de genêts et de bruyères, courent en tous sens des ruisseaux ivres d’espace qui s’épuisent dans le ventre gras des tourbières ou enflent sur des lits de granit pour former des rivières (La Vienne, la Vézère,ou la Corrèze). Un vaste territoire à arpenter…

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La Corrèze

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Prairies et forêts, à perte de vue…
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Non non, l’origine du nom Millevaches ne vient pas de mes amies les vaches… Plusieurs versions s’affrontent… Mais il s’agirait probablement d’une déformation du patois local qui veut dire  « Mille sources »…

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De jolies fermes alternent avec les forêts

Ou les bois moussus…

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Petit vallon fleuri parmi tant d’autres…

-Le pont de Seinoueix…

Situé au coeur du plateau de Millevaches. Un lieu si inspirant qu’il mérite qu’on y passe un peu de temps, à l’écoute des murmures du ruisseau, ou des vibrations des ailes des libellules…

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Le ravissant petit pont de Seinoueix
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le ruisseau coule entre l’herbe rase des prairies et les rochers couverts de lichen…

Amoureux de la campagne et des sites préservés,cette région est faite pour vous. Pas besoin de courir au bout du monde!…Certains endroits ressemblent d’ailleurs beaucoup au Canada… Comme le lac de Vassivières.

L’île de Vassivières

Le lac de Vassivières est un de ces nombreux lacs créés en France par la construction d’un barrage et d’une usine hydroélectrique, immergeant au passage des terres et des villages… L’ancien château et une partie du domaine de la famille de Vassivières, qui étaient situés sur les hauteurs, n’ont donc pas été immergés. Mais le domaine est littéralement devenu une île. Racheté à la famille Vassivières par la commune de Beaumont-du-lac, et de Royère-de-Vassivière, l’île de Vassivières abrite depuis 1990 un centre d’art contemporain. Le château accueille aujourd’hui des artistes en résidence. On y trouve un café-restaurant doté d’une très belle terrasse à la vue magnifique!… Juste à côté, on trouve un étrange phare et une grande bâtisse abritant des expositions et une librairie. Quelques maisons de pierre entourent le château (boutique, autre restaurant …)

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La vue depuis la terrasse du château

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-La cité des insectes (tout près de Nedde)

Magnifique découverte du monde des insectes. une visite pleine de couleurs et d’étonnantes surprises…

J’ai trouvé ce musée passionnant car il aborde tous les aspects du monde des insectes, y compris leur utilisation dans l’art, et en tant que symboles dans toutes les cultures ancestrales. J’ai notamment découvert Jean-Henri Fabre (1823-1915), dont il est beaucoup question dans le musée. Grand humaniste, naturaliste, entomologiste, compositeur mais aussi écrivain et poète. Un personnage qui m’a intéressé par la multiplicité de ses facettes. Je trouve ça fascinant d’apprendre de ces êtres qui sont capables d’avoir des connaissances scientifiques tout en gardant une âme de poète et une vision artistique des choses… Jean Rostand disait de lui qu’il était « un grand savant qui pense en philosophe, voit en artiste, sent et s’exprime en poète ». Passionnant personnage.

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Il y avait également une belle salle consacrée aux cabinets de curiosités (sujet qui ma passionne depuis longtemps) avec une collection de très belles boites d’entomologistes. Du XVIII au XXème siècle, ces boites souvent richement décorées, étaient le contenant emblématique qui accompagnait le naturaliste sur le terrain.

L’ancien village de Clédat, dans le massif des Monédières.

Ancien village abandonné, au coeur du massif des Monédières… Sa construction remonterait au 11ème siècle, lorsque l’évêché de Limoges a souhaité créer un lieu d’accueil pour les voyageurs et pèlerins dans cette contrée reculée du plateau de Millevaches. Un hospice est alors fondé et une petite chapelle dédiée à Sainte-Magdeleine est édifiée.

L’activité va alors bon train et le village va se développer autour de sa chapelle. S’ajoute à la communauté religieuse une population de paysans qui va s’installer durablement, défrichant des terres pour cultiver du blé et faire de l’élevage.Mais les voies de circulation évoluent et les pèlerins et les voyageurs disparaissent peu à peu, entrainant la fermeture de l’hospice. Le hameau va quand même garder son prieuré et une relative prospérité au XIXe siècle car on vient de loin pour les fêtes de sainte Magdeleine et pour la fontaine du même nom, réputée pour soigner les maladies de peau.

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Passer un moment seule, près de cette fontaine, dans ce village abandonné, au cœur  de la forêt ….. Instantanément, on sent la présence de toutes ces âmes qui sont venues là, s’agenouiller et prier devant cette fontaine avant vous, depuis des siècles… Un joli moment de communion avec les âmes du passé…

En 1901, Clédat compte encore 37 habitants mais son isolement et l’éloignement des voies de communication le condamnent inexorablement… Sans électricité, eau courante ni téléphone, les derniers habitants l’abandonnent en 1963.

Le domaine est alors racheté par un Groupement Forestier puis, en 1989, les 221 hectares sont acquis par l’Office national des forêts. A la fin des années 90, les communes de Grandsaigne, Bonnefond et Pradines se mobilisent pour la sauvegarde du lieu et une association (Renaissance des vieilles pierres entre Millevaches et Monédières) s’occupe alors de faire de ce village abandonné un des plus jolis lieu du Parc naturel Régional du plateau de Millevaches. Voilà pour l’histoire…

Aujourd’hui, l’endroit dégage une atmosphère sacrée et se prête magnifiquement bien à la méditation et au ressourcement. Chaumières, vieilles pierres, adorable chapelle, arbres remarquables, chaos rocheux et même un surprenant jardin de sculpture en pierres de Michel Kirsch… On comprend tout de suite que l’endroit soit tout naturellement devenu une sorte de lieu de spiritualité pour les gens qui passent par là… Et j’ai moi-même été happée par l’esprit des lieux…

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Un vieux sage…

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Pour terminer, voici les liens pour aller voir les deux videos que je vous propose aujourd’hui:

-Sur le lieu de mon hébergement d’abord (Les sources de la Chabanne) que j’ai trouvé tellement « habité » . Puis un deuxième sur le Parc naturel régional du plateau des Millevaches, plus général…

Cap Sizun… quelques impressions d’un séjour à Plozevet…Entre Pointe du Raz et phare d’Eckhmül…

Dans le cours de ma vie de « nomade contemplative »(!…), j’ai choisi de passer le mois d’Avril à Plozevet, petite commune implantée à flanc de colline, plein sud, face à l’Atlantique, avec une vue ouverte sur la baie d’Audierne. La maison que je loue se trouve un peu au dessus de la « Route du vent solaire » qui relie Plouhinec à Pouldreuzic par le bord de mer.

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La route du Vent solaire. Un très joli nom qui va si bien à cette petite route côtière magnifique…

Je l’ai parcourue tous les jours, par tous les temps. Quelle que soit la couleur du temps, vent, pluie, soleil, tempête, brouillard…  La beauté du paysage est partout. Atmosphères changeantes, lumières fugaces,  et cette palette de bleus infinie contrastant avec le vert printanier des champs qui descendent vers la mer…

 

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L’incontournable et ravissant petit port de Pors Poulhan

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Parmi les lieux qu’il ne faut pas rater, bien-sûr, il y a l’incontournable trio:

« Pointe du Raz-Pointe du Van- et la baie des trépassés »

La Bretagne est une terre tellement riche de légendes. L’une d’elle a particulièrement accompagné mes balades le long de ces falaises: La légende de la cité d’Ys et de la princesse Dahut… (lien à la fin de l’article pour connaitre l’histoire de la cité engloutie). Il est certain que me nourrir de la lecture de ces contes pendant toute la durée de mon séjour sur le Cap Sizun a ajouté à mes contemplations une dimension épique très enrichissante et pleine de mystère… (livre: « La légende de la ville d’Ys » de Charles Guyot, acheté dans une petite librairie d’Audierne pleine de trésors: Ar Vro).

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La pointe du Raz au petit matin… J’ai eu beaucoup de plaisir à dessiner ces lieux mythiques dans mes carnets.

Ma préférence va sans doute à La Pointe du Van et à ses énormes blocs rocheux couverts d’herbe rase, qui sont autant de paradis pour les oiseaux qui voltigent comme des virtuoses au dessus de l’écume.

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Au sommet de la pointe du Van trône la petite chapelle Saint-They , face à l’Océan. C’est là que j’avais planté le décors de ma nouvelle « Les fiancés de la mer », écrite il y a quelques années… Une étrange histoire d’amour, de tempête, de naufrages et de revenants, mêlant rêve et réalité…

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Une splendeur… Incontestable…

Et entre la pointe du Raz et la pointe du Van, la baie des trépassés. Ce nom étrange a lui aussi son histoire… La légende raconte qu’autrefois, les corps des marins qui avaient perdu la vie en mer venaient s’y échouer. La faute à la configuration des courants de marée et aux vents dominants de secteur ouest qui poussaient les corps des naufragés vers la baie des Trépassés. Dans la légende d’Ys, c’est la princesse Dahut qui y jetait le corps de ses amants… Une tradition celtique rapporte par ailleurs que cette baie était peut-être le lieu d’embarquement des druides morts, en partance pour l’île de Sein, juste en face… Tant de raisons de faire de cet endroit un lieu d’inspiration…

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La plage de la baie des trépassés.

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Ces lieux sauvages et mystérieux m’ont inspiré cette vidéo, publiée sur ma chaîne YouTube… (à regarder de préférence sur You tube pour pouvoir le regarder en pleine page- cliquer en bas à gauche de l’image…)

Mais ces grands sites touristiques, heureusement plutôt bien préservés, ne m’ont pas empêchée de partir à la découverte d’autres lieux moins connus mais tout aussi magiques, d’autres atmosphères, d’autres émotions… La pointe de Brézellec, de Castelmeur, Pors Theolen…

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Pointe de Castelmeur

 

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Pointe de Castelmeur

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Pointe du Millier

Un lieu, surtout, m’a littéralement enchantée…

C’est le jardin merveilleux qui sert d’écrin au moulin de Kériolet...

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Le moulin par lui-même, est ravissant, mais la surprise pour moi a été de découvrir l’atmosphère  féérique qui règne dans ce lieu naturel absolument charmant.

La petite rivière qui alimente le moulin en eau vive, caracole entre les rochers couverts de mousse et descend jusqu’à la mer, au milieu d’une prairie fraîche couverte d’herbe d’un vert intense et parsemée de petites fleurs printanières,  primevères , jacinthes et violettes… Un paysage d’une beauté envoûtante.

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Cet endroit est absolument unique. On y sent une présence bienfaisante. J’en ai conclu qu’il était certainement entretenu par des fées ou quelques gentils korrigans autochtones… En tout cas, un lieu qui semble éternel, habité par une présence sereine sensible.

J’ai instantanément eu envie de revenir passer une journée entière dans cet endroit. Pour y écouter les messages des fées, pour dessiner le lieu et le laisser m’inspirer… j’ai décidé de faire un film sur cet endroit, à regarder sur ma chaîne You Tube en suivant ce lien ( cliquez de préférence sur la brique « Regarder sur you Tube ») :

D’autres lieux remarquables:

La pointe de la Torche et son immense plage de sable blanc.

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Autre lieu, autre atmosphère, bien différente mais particulièrement agréable. C’est LA plage de surf par excellence et les surfeurs de toute la région apprécient ce site pour ses vagues plutôt gentilles et qui durent, qui durent… et permettent de longs moments de glisse très appréciables. Et pour les esthètes, le lieu est juste très beau à regarder…

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Juste à côté, au bout de la pointe de Penmarch, trône l’impressionnant phare d’Eckmühl.

 

Les petits sentiers dans les zones humides des étangs et les bois de l’arrière pays…

J’ai aussi beaucoup aimé la présence de lieux humides naturels, étangs, estrans, marais côtiers sauvages et très bien préservés, autant de lieux de promenades variées.

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Les petits chemins des zones humides, marais et étangs côtiers.

J’ai aussi marché sur les petits chemins de l’arrière pays et notamment dans le bois de Névet où la légende situe le lieu d’ermitage de Saint Ronan (et oui! les légendes! toujours!…).

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herbes folles du printemps!…

Le musée de l’Amiral

A Pouldreuzic, juste à côté de Plozévet, se trouve « Le musée de l’Amiral », juste en bord de mer. Sa visite a été pour moi une très jolie surprise. Sa collection de coquillages du monde entier, mais aussi d’insectes, de minéraux et son exposition sur les oiseaux côtiers m’ont beaucoup étonnée par leur richesse.

Moi qui aime tant passer des heures à chercher des coquillages… J’étais éblouie. Et puis: les scarabées avec leurs costumes irisés!… Encore un motif d’émerveillement!…

J’ai également rencontré quelques personnages marquants, comme ce prince aux yeux bleus, transformé en cheval par une sorcière…

Ou ce chat des rochers, sauvage et mystérieux, qui disparaissait avec une grande agilité dans les galeries secrètes de ces digues de rochers…Et réapparaissait cinquante mètres plus loin, observant les mouettes et les passants sans que personne ne le remarque… Sauf moi! (avec beaucoup de patience et de détermination…)

 

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Une région vraiment revigorante, sauvage… Et inspirante, de mille et une façons…

 

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une page de mon carnet avec le collage d’une illustration de l’artiste Brucero ( Korrigan « Tête de bois »)

Enfin, si la légende d’Ys vous intéresse, j’ai découvert, sur la chaîne You tube « Arcane », cette vidéo très bien faite qui nous raconte cette histoire…

Lumières d’automne sur la Côte de Granit Rose.

Lumières d’automne sur la Côte de Granit Rose.

Même si, lorsque je l’ai quitté, mon métier d’hôtesse de l’air et le mode de vie qui allait avec, m’ont beaucoup manqués, le temps de la désorientation est bel et bien derrière moi, et aujourd’hui, j’apprécie énormément ce temps ralenti et cette liberté qui me sont offerts pour découvrir les splendeurs de notre doux pays de France, tranquillement, en prenant le temps de me poser, partout où je vais… Prendre le temps de respirer l’odeur des arbres, de la mer, des champs et des bois… Sentir le bien que cela fait d’entrer en communion avec les éléments naturels… Regarder, dessiner… Lire, bien-sûr, et rêver…Observer les comportement des animaux qui m’entourent (humains compris, quelquefois!).

Juste être là, au coeur de la nature, dans toute sa beauté, même simple… Je remercie le ciel chaque jour de m’offrir cette chance de pouvoir le faire…

Voici donc mes coups de cœur de ce mois de Novembre, passés sur la Côte de Granit Rose, à Beg Leguer, à côté de Trebeurden… Au calme, face à la mer…

Tredrez-Locquemeau et le Domaine du Dourven

Mon plus gros coup de cœur… Au bout de la Pointe du Dourven, on entre dans ce magnifique Domaine par une grille en fer forgé grande ouverte sur un parc planté d’arbres anciens, élancés et majestueux, juste au dessus de la mer. Somptueux…

Se trouvent là, deux des choses que j’aime le plus dans la nature: la mer et des arbres magnifiques. Ce très bel endroit se situe sur les hauteurs de Trédrez-Locquemeau, un joli village de pêcheurs, plein de charme. J’ai adoré l’atmosphère de ce lieu. A ne pas rater… Pour se ressourcer…

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les allées paisibles du Domaine du Dourven
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La petite plage de Kirio, juste sous le flanc Est du Domaine du Dourven.
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N’est-ce pas là un endroit idyllique?

Ma vision du lieu…

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Après le ressourcement dans le Domaine de Dourven, j’aimais descendre faire un tour jusqu’au petit port de Locquemeau. Dans un coin abrité de la digue, juste à côté d’une boutique d’antiquités à la façade magnifiquement décorée, on trouve sur les galets des quantités incroyables de coquilles Saint-Jacques vides, que le courant dépose et empile, là… Un paradis pour les amoureux de jolis coquillages… En vrai… (A mon avis)… Un cadeau discret de quelque sirène!…

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Un trésor précieux…
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Tous plus beaux les uns que les autres… La beauté des coquillages a toujours été une source d’émerveillement pour moi…Et d’inspiration…

Et juste à l’ouest de Locquemeau, les falaises de Tredrez… A faire à pied, bien-sûr.

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La Côte de granit Rose

… Même s’il faut vraiment éviter Ploumanach, Trégastel et Perros-Guirec en pleine saison! (beaucoup trop de monde!)… A l’automne, il faut reconnaitre que ce coin de Bretagne est une splendeur!….

La lumière d’automne rehausse le ton rose et ocre du granit, donnant cette couleur si douce aux énormes rochers battus par les marées depuis des siècles…Le contraste avec le bleu profond de la mer laisse toujours un souvenir unique…

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Ploumanach
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La côte de granit Rose vers Port-Blanc

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Trebeurden- L’ile Millau-La pointe de Bihit- Le château de Ker Nelly et le quartier de Lan Kerelen

J’ai bien aimé mes balades à Trebeurden. Il y a d’abord Le bourg lui-même qui est très agréable. L’Ile Millau est un lieu sauvage et préservé, juste en face de la plage et du port. On ne peut y accéder qu’à marée basse, et seulement pour deux heures environs, avant que le passage ne se referme sur le lieu… Magnifique balade. On se sent au bout du monde, tranquille et loin de la « civilisation »…

L’entrée de L’Ile Millau…

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Et une fois au sommet de l’Ile…

A Trebeurden même, tout le quartier de Lan Kerellec est particulièrement agréable, avec ses jolies maisons de granit pleines de charme (on peut plutôt parler ici de manoirs)… Et puis il y a le remarquable château de Ker Nelly, qui a forcément titillé mon imaginaire…

La pointe du château (Plougrescant):

Un lieu assez sauvage et plutôt bien préservé, propice à de très belles balades à pied.

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Une mention particulière aussi pour Le Sillon de Talbert, au dessus de Tréguier et pour la ville de Tréguier elle-même, qui a su garder tout le charme de la vieille ville…

La Presqu’île Renote à Trégastel, magnifique lieu de promenade.

Port-Blanc et Pors Scarf, avec ses rochers déchiquetés impressionnants.

Le château de Tonquédec, château féodal édifié au dessus de la rivière… Au milieu des bois parés des couleurs dorées de l’automne. Une belle atmosphère.

Les lumières d’automne sur la côte de granit rose.

Comme j’aime souvent le rappeler, je trouve que les lumières d’automne sont belles, claires et contrastées. Les couleurs explosent. Et même s’il fait gris ou s’il pleut, en bord de mer, les changements de couleurs et de tons sont fascinants, allant du gris, à l’anthracite, en passant par le mauve, le violet, le marine…Un festival pour les amoureux de couleurs et de lumières, les peintres et les photographes…

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J’ai pris des centaines de photos comme celles-ci, qui inspireront mes exercices d’aquarelle et de peinture pour toute la durée de l’hiver qui arrive!… Et quel bol d’air on prend quand on arpente le sentier des douaniers, qui borde toute la côte!… Un bonheur dont j’ai profité chaque jour, sans exception!…(même par temps de pluie. Un tonifiant inégalable!)

Et puis je vous propose d’aller voir cette vidéo sur ma chaine Youtube… Un petit exercice créatif que j’aime de plus en plus… avec toute la modestie qui s’impose…

Contempler l’arrivée de l’automne au cœur du Perche.

Cette année, j’ai décidé de vivre l’arrivée de l’automne dans le Parc naturel régional du Perche.

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Entre paysages champêtres, forêts, bocages et douces collines, le Perche est une destination parfaite pour les amoureux de la vie à la campagne. Un mois d’Octobre entier, à marcher dans les magnifiques forêts du Perche, de Réno-Valdieu, de Bellême ou de la Trappe, mais aussi à découvrir de ravissants manoirs en pierre blonde, et des fermes cossues entourées de prairies où paissent plein de vaches et de chevaux. Comblée!..

Et Voici les choses merveilleuses qui m’ont inspirée…

Les forêts du Perche:

Elles s’appellent « Forêt du Perche et de la Trappe », « Forêt de Bellême », de « Senonches », de « Réno-Valdieu » ou de « Perseigne »… Autrefois, elles ne formaient qu’une seule forêt immense, la Silva Pertica. Le côté féerique de ces forêts vient sans doute du fait qu’elles sont encore très riches d’essences ancestrales, des feuillus séculaires, (beaucoup de vieux chênes notamment), qui leur confèrent une beauté particulière à l’arrivée de l’automne, lorsque les feuilles se teintent d’or, de jaune, d’ocre et de roux. (Ceci dit, cette année, avec un mois d’octobre aussi doux qu’un mois d’été, les arbres ont mis bien longtemps a adopter leurs couleurs automnales et les arbres sont aujourd’hui encore bien verts!…)

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A l’orée de la forêt de la Trappe

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Les forêts du Perche sont humides et les nombreux étangs qui s’y cachent sont autant de miroirs où se réfléchissent les reflets flamboyants de la saison…

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Étang de La Herse, forêt de Bellême

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Les arbres classés « arbres remarquables » sont nombreux dans la région…

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Le chêne de La Lambonnière a plus de cinq siècles et mesure 7,50 mètre de circonférence…Et il est dans une forme époustouflante!.. Il est dans un lieu assez isolé et un petit banc a été installé en dessous, offrant la possibilité de longs moments de communion, de méditation… ou juste de poésie…

Et dans les sous-bois moussus, le mois d’Octobre, c’est la fête des champignons!…  Même si ceux-là ne sont pas comestibles, ils sont tellement jolis à peindre!…

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Deuxième source de joie pour moi:

Les chevaux et notamment les Percherons, symboles vivants du Perche:

Quel bonheur de juste passer un moment en leur compagnie. Et je ne m’en suis pas privée!… Nous avons eu de longs échanges plein de tendresse… qui m’ont inspirés quelques mots:

« Un grand percheron a doucement approché ses naseaux de mon cou. Il me respire prudemment… Je sens la chaleur de son souffle contre ma peau. Je respire son odeur chaude de cheval. Je pose ma main sur sa joue… Instants suspendus… Nous nous regardons. C’est comme si nos âmes fusionnaient pour tout apprendre l’une de l’autre, sans le filtre des mots. Humblement. Et oui, j’ose le dire: avec Amour… »

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Rien qu’une larme d’émotion? Pour un câlin…
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« Vous comprenez, ma prairie n’est pas assez grande, et l’herbe est toujours plus verte à côté!… »

Une autre belle découverte: Le Château des rêves (La Ferté-Fresnel)

Un lieu merveilleux comme je les aime…. Ce château et ce Domaine, magnifiquement mis en valeur, sur le thème des contes de fées et des rêves…

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La statue d’un cerf, figé pour l’éternité devant Le Château des rêves

Après une histoire riche en rebondissements, le château est aujourd’hui la propriété de Laurence et Bernard Chapelle, exploitants du renommé vignoble bourguignon du Clos Bellefond. C’est eux qui ont baptisé cette prestigieuse demeure  » Le Château des Rêves » (cliquez sur ce lien vers le site très réussi du château des rêves; puis à gauche, cliquez sur « menu » pour visiter tous les chapitres de présentation). Ils en ont fait un lieu féérique et ouvert, qui m’a particulièrement touchée et dans lequel se déroulent des événements et des rencontres thématiques assez extraordinaires.

A cette période de l’année, l’intérieur du château est entièrement redécoré pour les festivités de Halloween. La visite se transforme en une découverte fabuleuse de « L’univers des sorcières ». Une mise en scène somptueuse, dans la pénombre, à peine éclairée par des chandeliers… La véritable entrée du château, avec son grand escalier magnifique, est encombré pour l’occasion de branchages et de toiles d’araignées… On y découvre des chaudrons bouillonnants dans lesquelles la sorcière fait mijoter ses potions magiques à base de crottes de chauve-souris, d’œil de crapaud ou autres délices…, des balais portant des chandeliers qui dansent doucement entre les visiteurs… une atmosphère fantastique, mais qui reste raffinée et esthétiquement très réussie. Un peu sceptique au début, parce que je ne suis généralement pas très enthousiaste concernant les fêtes de Halloween, qui sont en général grossièrement et vulgairement traitées, j’avoue que là, j’ai été emportée dans l’univers sorcier du château des rêves. Les photos à l’intérieur n’étaient bien-sûr pas autorisées, mais j’aurais aimé pouvoir fixer dans ma mémoire toutes les idées créatives absolument fabuleuses que j’y ai vues. … Oui, FABULEUX! Vraiment. Je n’ai pas trouvé d’autre mot. Et puis il y a l’ensemble du domaine dans lequel il y a plein de belles idées également…Un château des rêves qui porte décidément très bien son nom!…

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Mon amour du patrimoine français m’a fait également apprécier les très jolis manoirs de la région à l’histoire très riche…

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Château D’O

Et les maisons plus modestes sont souvent très jolies aussi, avec leur couleur blonde…

La Basilique Notre-Dame de Montligeon.

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Adossée à la forêt de Réno-Valdieu, la Basilique de Montligeon est un édifice imposant de style néo-gothique, construit à la fin du XIX ème siècle à l’initiative de l’abbé Buguet, le curé du village de La Chapelle-Montligeon de l’époque. Sa taille et son implantation dans ce tout petit village de campagne lui a valu le surnom de « Cathédrale des champs ». Rien ne semble avoir changé depuis sa construction. Depuis 1884, la Basilique est devenue un haut-lieu de prière pour les défunts. Il se dégage quelque chose de cet édifice, Indéniablement… Il invite à la paix et au recueillement. On s’y sent bien, comme à l’abri de la folie de notre époque, protégé, peut-être… Au moins pour un instant… Les vitraux sont splendides et très colorés, projetant à toute heure du jour des reflets vifs sur les colonnes et les voûtes de pierre. L’impression de recueillement et de paix qui y règne est assez impressionnante.

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Enfin, j’ai découvert ici un nouvel artiste :

Pierre-Yves Bonnot:

Ses œuvres, dont j’ai pu voir quelques exemples dans une exposition au château de Senonches, sont peintes à la gouache, rehaussée de crayons et sont toutes peintes sur des papiers anciens (atlas, cartes d’état-major, papiers peint, livres de remises de prix…) Et c’est ce qui fait le charme et le côté unique de ses créations.

Après avoir parcouru le monde pendant plusieurs années en tant qu’architecte d’intérieur, Pierre-Yves Bonnot a décidé de poser ses valises à la campagne, dans le Perche où il vit et travaille à présent. Il peut ainsi observer avec passion la nature environnante, sa source d’inspiration.

Vous pouvez voir d’autres de ses œuvres sur le site de l’artiste: (site Pierre-Yves Bonnot)

Et bien-sûr, encore et toujours, mes amours… Les vaches…

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Je logeais dans un gîte dans le petit village de Saint-Ouen de Sècherouvre, dans un gîte lumineux et très calme avec de grandes baies vitrées sur la campagne environnante et tous les matins, dès que j’ouvrais les yeux, j’avais une vue directe sur les vaches qui broutaient dans les champs qui entouraient la maison. C’était vraiment apaisant de les voir vivre, tranquilles, dans ces vertes prairies…

Pour terminer, je vous propose de visionner ce petit film réalisé par mes soins, résumant les émotions choisies parmi toutes celles que j’ai vécues ici, durant mon séjour… (choix forcément personnel et subjectif…), En vous connectant sur You tube…Un automne dans le Perche

Et si vous le souhaitez,

Ce numéro du magazine « échappées belles » sur Le Perche.

L’Aveyron que j’aime

Je vous présente mon dernier petit montage posté sur ma chaine You tube. Dans la série « S’émerveiller… »: « L’Aveyron que j’aime » (cliquer sur l’image…)

Il ne s’agit pas d’une vidéo sur les sites incontournables en Aveyron. C’est au contraire un choix extrêmement personnel sur les choses et les créatures qui me touchent et m’accompagnent lorsque je séjourne dans cette magnifique région…

Aimer notre patrimoine culturel… Et apprendre des générations qui nous ont précédées…

Aimer notre patrimoine culturel… Et apprendre des générations qui nous ont précédées…

Je parle souvent, dans mes articles, de mon amour pour la Terre et de mon sentiment profond et fusionnel pour les éléments naturels. Le contact avec la Nature est un besoin vital pour moi. J’y trouve le calme indispensable à ma sérénité et c’est aussi une source inépuisable d’inspiration. Mais j’ai « aussi » beaucoup de respect et d’admiration pour certaines créations humaines et pour le travail des générations qui nous ont précédées.

Même s’il m’arrive (trop?) souvent de critiquer certains comportements humains qui me laissent dubitative, et si j’ai quelquefois bien du mal à comprendre l’état d’esprit de mes contemporains, et les préoccupations actuelles de mes compatriotes, il n’en reste pas moins que cet amour que je ressens pour la Nature, je le ressens aussi pour notre patrimoine culturel, auquel je suis viscéralement attachée. Certains humains trouvent grâce à mes yeux!…

Tant d’hommes (et de femmes!) remarquables ont vécus avant nous, se sont aimés, ont étudié, réfléchi avant nous et nous ont laissé le fruit de leur travail, de leurs idées, de leurs savoirs, de leurs découvertes et de leurs pensées (patrimoine matériel ou immatériel)… Dans leurs écrits, dans leurs constructions architecturales, dans leurs créations artistiques ou même artisanales. Il faut bien reconnaitre que toutes ces créations humaines sont tout de même fascinantes et méritent notre plus grand respect… Il est tellement dommage que nombre de nos contemporains confondent modernité et destruction systématique du passé. Nous avons beaucoup à y perdre…

Je pense notamment à tous ces magnifiques châteaux, qui constellent notre pays, construits par les artisans des siècles passés. Je pense à la beauté grandiose des cathédrales édifiées dans la plupart des villes de France, lieux uniques dans lesquels l’architecture entre en communion avec le sacré… Mais aussi à toutes ces petites églises qui trônent dans presque tous nos villages, même les plus modestes, construites parfois par les villageois eux-mêmes. Tant d’hommes y sont passés, avec leurs prières, leurs peines et leurs moments de bonheur aussi… Tant de choses de toutes ces vies, restent comme suspendues dans l’air, dans les édifices, dans les créations humaines…. Si on prend le temps de se poser pour y penser un peu… Des choses dont nous pouvons nous inspirer…

J’éprouve beaucoup de tendresse pour certains artistes, écrivains, ou philosophes de l’histoire, que je ne considère pas comme des entités lointaines, plus ou moins fictives et séparées de moi. Je ressens plutôt pour eux une sorte de proximité affectueuse, un intérêt sincère, comme celui que je pourrais ressentir pour un ancêtre dont je me sens proche, avec lequel j’aurais de vraies affinités, et dont j’aurais beaucoup à apprendre. Hommes célèbres, ou même anonymes…

Lorsque je visite un château, une cathédrale, ou un monument remarquable, je pense à ceux qui l’ont imaginé, à ceux qui ont participé à sa construction, ou à sa rénovation. Aux heures qu’ils y ont consacrées, aux rêves qu’ils ont échafaudés… Je suis alors en communion avec eux. Lorsque je regarde un tableau, je pense à l’artiste qui l’a réalisé, à sa vie, aux émotions qu’il a ressenties, à ce qu’il a voulu exprimer et nous transmettre. Lorsque je regarde un beau film, je pense au réalisateur, mais aussi à tous les gens qui ont participé au tournage, aux techniciens qui se sont appliqués dans leur travail pour que la lumière soit parfaite, aux costumières, au scénariste qui a écrit les répliques, à celui qui crée les décors, aux comédiens à qui il incombe de faire passer les émotions… Un travail d’équipe pour réaliser un film dont le but sera de toucher les spectateurs, présents et futurs… Les artistes du présent sont (comme l’a dit Julia Cameron) « assis sur les épaules » des artistes du passé. Nous créons tous à partir de ce qui a été créé avant nous. Je pense, par exemple que Tim Burton a dû sentir ce lien avec Lewis Caroll lorsqu’il a réalisé son film « Alice au pays des Merveilles »…

Et j’aime, aussi et surtout, ces grands auteurs dont les textes sont parvenus jusqu’à nous et dont la lecture me réjouit et me fait tant de bien. Mon esprit se nourrit de leurs pensées, de leur vécu, de leurs émotions, depuis que je sais lire. Ils m’inspirent chaque jour de ma vie. Je pense, en vrac, à Montaigne, George Sand, Colette, Jean D’Ormesson, Beatrix Potter, Lewis Caroll, Jules Verne, Jack London, Rousseau… et tant d’autres.

Tous, sont des êtres humains que j’aurais aimé rencontrer et côtoyer. (Et là, j’inclus les auteurs contemporains que j’aime, mais que je ne peux guère rencontrer…). Mais ce qui est magique, c’est que d’une certaine façon, lire les textes de ces auteurs qui me touchent particulièrement, est une manière de véritablement les rencontrer et de passer un moment en leur compagnie. Puisqu’ils nous ont dévoilé dans leurs œuvres un peu de leur âme… Lire les textes qu’ils ont écrits, c’est véritablement entrer en communion avec l’être humain qu’ils ont été…

Et cette sensation de connexion avec les générations passées, on peut l’expérimenter grâce à l’immense patrimoine qu’ils nous ont laissé.

Il est important de prendre conscience de cette richesse incroyable et de s’en nourrir quotidiennement avec respect, reconnaissance… Et humilité…

« Le chant des ondes »: exposition sur les sirènes, les nymphes et autres créatures aquatiques (imaginaires?)

Je viens de visionner le dernier vlog de Laetitia Miéral, cette magicienne du papier dont je vous ai déjà beaucoup parlé. Elle a participé à l’exposition « Le Chant des ondes », pour laquelle elle a fait deux créations de papier magnifiques « Mélusine », et « L’opéra baroque ».

Cette exposition itinérante a lieu au musée Benoît-De-Puydt, dans la petite ville de Bailleul, à une vingtaine de minutes de Lille, tout près de la frontière Belge. Si votre été vous amène dans cette région, et que vous êtes sensible à ces univers féeriques et poétiques, n’hésitez pas à faire un petit détour. L’entrée est gratuite. Les dates ont été déplacées par rapport aux dates initialement prévues, du fait de la crise sanitaire, et l’évènement se prolongera maintenant jusqu’en Janvier 2022.

Je vous propose de visionner cette vidéo de présentation . Elle donne une idée de l’univers merveilleux de l’exposition, et de la poésie des créations qui y sont présentées et qui nous invitent toutes à plonger dans l’élément aquatique à la rencontre de ses créatures légendaires qui ont traversé les siècles et hantent les rêves humains depuis la nuit des temps.

image de Laetitia Miéral

Voyager en solo… C’est bien aussi!…

Si vous vivez seul(e), depuis peu, ou depuis longtemps, voire depuis toujours, il est possible que l’idée de voyager seul(e) vous rebute ou même vous fasse peur… Il est même possible que vous n’ayez jamais tenté l’aventure du voyage en solo. Pourtant, pour être très souvent partie en voyage en solitaire, et depuis de nombreuses années, je trouve cela plutôt agréable, surtout pour l’immense sensation de liberté que cela procure. En plus, vues les nouvelles recommandations de distanciation sociale préconisées pour cet été, c’est le moment de tester le voyage en solo!… Même en restant sur le territoire Français… (Ce sera plus facile pour débuter- et psychologiquement plus confortable- de commencer par un voyage en France).

Or, j’ai trouvé il y a quelques temps déjà, un article qui résume parfaitement bien tous les avantages du voyage en solo sur un site très intéressant et inspirant qui s’appelle instincts.fr . L’article, écrit par David, s’appelle 10 raisons de voyager en solo. Je trouve que tout y est très bien résumé et argumenté. Je n’aurais pas fait mieux. Il a été écrit à une époque où l’auteur avait fait un voyage en solo au Japon. Mais tout ce qui est écrit s’applique aussi bien à un voyage moins lointain…

Par rapport à cet article, j’ajouterai juste une 11 ème bonne raison de voyager seul, concernant plus spécifiquement les artistes… Lorsqu’on est deux ou plus, on passe beaucoup de temps à discuter, partager ses impressions. La création artistique, que ce soit l’écriture, la peinture, le carnet créatif, la photo etc… demande plutôt une bonne dose d’introspection,  donc de calme, de silence… Pour développer son propre style, un artiste doit apprendre à écouter ses propres pensées, ses propres sensations; la nature profonde d’un individu ne se développe réellement que lorsqu’il se trouve en tête à tête avec lui-même. De plus, pour être créatif, un artiste doit aussi apprendre à écouter la terre sur laquelle il voyage. Écouter les oiseaux, les rivières, les vagues, le vent, les coquillages, les pierres… C’est dans le silence qu’on apprend à le faire.  Et puis le voyage en solo permet de suivre son instinct, de choisir de partir à droite plutôt qu’à gauche, de s’asseoir ou de marcher… et de laisser ainsi libre cours à son imagination, à ses sensations, sans influence ni censure extérieure… Et l’inspiration  arrive mieux jusqu’à nous…

Je vous propose donc d’aller visiter ce blog  très bien fait et inspirant. Sa devise : « suis tes instincts, ils ont des messages pour toi… ».