« Le bonheur est dans la nature ». un livre de Marc Giraud, aux editions Delachaux et Niestlé.

9782603025550-475x500-1Encore un livre de plus sur les bienfaits de notre reconnexion avec la nature, me direz- vous…

Mais celui-ci est particulièrement agréable à lire. L’éveil des sens qu’il propose à travers quelques exercices pratiques accessibles à tous, permet de faire taire le mental et de tester le lâcher prise. Quand vous traversez des difficultés, que les contrariétés s’amoncellent à l’horizon, ne perdez pas de vue ce moyen très efficace de vous remonter le moral. L’immersion dans la nature provoque une joie intense, un bonheur étrangement simple, mais fort, viscéral. .

« Nous sommes des enfants de la nature. Notre humanité et nos racines biologiques plongent dans la nature sauvage, nous y avons été pétris pendant des milliers d’années ».

La « biophilie » avance que les humains sont, de façon innée, attirés émotionnellement par les paysages naturels. Cette attirance pour la nature est universelle et partagée par toute l’humanité.

« L’immensité de la nature est une source infinie de curiosité et d’explorations. Elle ouvre l’imagination. Sa beauté extraordinairement diversifiée mais toujours harmonieuse, stimule l’inspiration et la création. »

Se réfugier dans la nature permet de refaire le plein d’équilibre, de sérénité et de hauteur, afin de pouvoir affronter ce monde avec plus de solidité.

Quelques chapitres intéressants du livre (avec des extraits choisis):

-Libérez vos sens: en prenant conscience du fonctionnement global de notre corps, il nous est possible de savourer cette joie simple d’exister, d’être là..

L’inspiration vient en marchant: « en marchant, on renoue avec son corps, on reprend le contact avec la terre et avec le ciel. On s’inscrit dans le paysage, on se réapproprie l’espace, on s’ouvre à la grandeur du monde. En marchant, on rejoint aussi d’autres sphères, celles qui font jaillir en nous les idées spontanées et l’inspiration. Jean-Jacques Rousseau, comme tant d’autres écrivains, poètes, philosophes, peintres, musiciens ou scientifiques, ne pouvait pas penser et créer sans marcher. En marchant, on avance aussi intérieurement.

-Le bonheur est dans le présent.

La musique de la nature: « les sons de la nature agissent comme des caresses vibratoires et nous transmettent du bien-être ».

Dessinez une fleur: « Tout comme la nature, il est un domaine qui nous soutient dans les épreuves de l’existence et qui nous accueille toujours, quel que soit notre moral, c’est l’art. L’un est propice à l’autre: pratiquer un art dans la nature réunit donc deux grands alliés de notre bien-être ».

Et ce chapitre, que je trouve absolument fabuleux et qui me donne l’envie d’écrire un article approfondi  sur le spectacle grandiose de la voûte céleste… ( Cet été, j’envisageais, avant le débarquement de cet inquiétant virus dans notre pays, de faire un séjour à l’Ile aux étoiles, dans le Quercy, juste pour cela… C’est sans doute remis à une date ultérieure… A la place, je vais observer les étoiles dans le ciel Aveyronnais… Ce qui est très bien aussi puisque la pollution lumineuse y est très faible…)

Passez une nuit à la belle étoile: « Au dessus de nos têtes, le ciel étoilé nous plonge dans une immensité vertigineuse. Nous prenons conscience que notre corps est une interface entre l’infiniment grand et l’infiniment petit, entre un espace extérieur et un espace intérieur insondables. Nous nous posons des questions sur notre place dans l’univers. Regarder un ciel étoilé procure toujours une impression magique de rêve et d’enchantement. La nuit, la lune et les étoiles, c’est de la poésie à l’état pur. Le ciel nocturne éveille en nous des fascinations primitives profondes. Au dessus de nos têtes s’étend une immensité semblable à celle que regardaient nos ancêtres, ouvrant un passage à travers le temps, nous faisant entrevoir l’éternité.

Une ballade dans la nature, en pleine conscience, et avec ce sentiments profond de connexion, est une moyen particulièrement efficace pour lutter contre le blues. C’est le moment idéal pour commencer à organiser vos prochaines ballades estivales pour vous ressourcer… Tout le monde en a grandement besoin…

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Et maintenant?… Il faut vraiment s’occuper de notre magnifique planète… Et c’est urgent!…

Et maintenant?… Il faut vraiment s’occuper de notre magnifique planète… Et c’est urgent!…

Je ne peux m’empêcher de comparer la crise sanitaire que nous venons de vivre, dont la survenue avait été largement évoquée depuis longtemps par certains spécialistes et qu’aucun pays n’a préparé comme il l’aurait fallu, à la catastrophe écologique planétaire annoncée depuis tant d’années, par tant de scientifiques, et que le monde entier semble refuser de regarder en face… Exactement de la même manière.

On entend partout les gens se réjouir de la réouverture des restaurants, des bars, des magasins de vêtements (alors que nos armoires débordent!…). Vite, vite, retournons à nos vies d’avant. A la sacro-sainte croissance! Consommons!… Achetons!.. Il ne s’est rien passé! ou presque!… On dirait que c’est derrière nous! Et on veut très vite oublier et reprendre nos activités, avec tous leurs excès, sans rien y changer, surtout!…

Et la terre étouffe à nouveau… Comme avant…

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On estime que 48 OOO personnes meurent chaque année en France à cause de la pollution de l’air. Entre 5 et 8 millions à travers le monde. Et c’est sans évoquer la pollution de l’eau que l’on boit, pleine de perturbateurs endocriniens, les pesticides agricoles et leurs effets cancérigènes avérés… Selon l’OMS (l’Organisation Mondiale de la Santé) 30 % des pathologies ont d’ores et déjà une origine environnementale. Mais fidèle à lui-même, l’homme attend que la catastrophe le touche personnellement pour s’en préoccuper. Mais cette fois, il faudrait vraiment se bouger avant qu’il ne soit trop tard. Car ce ne sera plus un problème touchant essentiellement les personnes âgées (argument qui semble en consoler certains, à propos de la pandémie de Covid 19). C’est la survie de l’humanité entière qui est directement menacée.

Arrêtons cette fuite en avant effrayante et sans conscience.

Qu’on ne s’y trompe pas, la terre, elle, n’est pas en danger. Et c’est tant mieux!… Lorsqu’on lit partout qu’il faut sauver la planète, il faut prendre conscience que la terre, débarrassée de l’humanité, continuera à exister! Même mieux, sans doute… En quelques centaines d’années, ce qui est très peu en comparaison de sa longue histoire, la nature aura utilisé sa faculté d’absorber la pollution, et débarrassée des êtres humains, elle retrouvera assez vite son bel équilibre!…

Ne vous y trompez pas… C’est bel et bien l’espèce humaine qui est en danger… A cause de son aveuglement… Je ne peux résister au plaisir de citer Albert Einstein à ce sujet… Une citation que j’adore:

« Deux choses sont infinies : l’univers et la bêtise humaine… En ce qui concerne l’univers, je n’en ai pas acquis la certitude absolue ». Excellent, non?…

Profitez de cet été un peu inhabituel pour prendre des vacances au sein de la nature. Immergez-vous dans la verdure, marchez sur les petits chemins, à travers les champs et dans les bois.  Longez les côtes et contemplez l’océan, baignez-vous dans la mer, ou dans les rivières… Respirez à pleins poumons cet air encore respirable à la campagne…(cet air qui m’a tant manqué pendant le confinement en région parisienne). Entrez en communion avec la nature, vraiment… Et pensez au trésor inestimable qu’est notre planète… Réfléchissez!… Sérieusement et profondément.

Citation du jour

Vivre, c’est passer consciemment par chaque instant, c’est remplir avec application chaque petit évènement qui se présente, avec grand soin, avec respect même, afin que rien n’en soit perdu. Savourer le moindre instant, goûter la moindre chose, sentir le moindre parfum, jouir de la présence de chaque personne, éprouver la moindre peur, ressentir la plus infime douleur, apprécier chaque syllabe du chant, chaque goutte de cette immense fontaine de joie et de peine qu’est l’arbre de la vie.

Placide Gaboury

« La douane de mer » de Jean d’Ormesson

« La douane de mer » de Jean d’Ormesson

Je me demande ce que Jean d’Ormesson aurait pensé de cette pandémie. Lui qui aimait tant les voyages, l’Italie, Venise, les bains de mer, les livres et tous les plaisirs de l’existence…

Ce grand enfant émerveillé par la vie, manque à beaucoup de gens. Je fais partie de ceux-là. Heureusement, il nous reste ses livres. Des trésors précieux à savourer…

J’ai toujours aimé la lecture, mais la période de confinement que nous venons de vivre, m’a permis de renouer avec le plaisir intemporel des grandes lectures romanesques. Ces dernières années, je favorisais la lecture de livres pratiques et d’essais sur la création artistique, le développement personnel, la spiritualité… J’ai redécouvert ces temps-ci le plaisir immense de m’évader en lisant de grandes et belles histoires dépaysantes.

Je viens de lire « La douane de mer ». J’aime beaucoup Jean d’Ormesson. Sa très grande culture, sa personnalité attachante, sa franchise désarmante et le charme irrésistible de ses conversations solaires et joyeuses, sa légèreté teintée de profondeur… Un délice. Je vous propose un lien pour aller voir cet interview de Jean D’O par Léa Salamé , dans lequel il joue de son charme coutumier avec une sincérité touchante,  ou encore ce numéro de La Grande librairie… Il y a sur la toile de nombreux interviews de Jean d’Ormesson. Ces deux-là méritent vraiment d’être écoutés avec attention… Il était aussi le roi des citations d’autres auteurs, toujours parfaitement choisies et dites avec tant d’éloquence.

Quel bonheur de retrouver le style unique et si caractéristique de cet amoureux des mots. Un exemple pour tout aspirant écrivain… Sa vision du monde et de la vie, est également une source d’inspiration pour tout être humain qui, comme lui, aime la vie et tente, tant bien que mal, d’y trouver un sens.

Le propos de « La douane de mer »: l’auteur (O), meurt dès la première page. Alors qu’il s’apprête à quitter la terre pour s’envoler vers une destination inconnue, il croise A, un esprit venant d’une galaxie lointaine dans le but d’étudier la terre et ses habitants. A demande à O de lui accorder trois jours avant de quitter définitivement la terre, afin de l’aider à comprendre le fonctionnement du monde, et surtout celui des hommes,  leur histoire, leurs modes de vie… Tout cela dans le but de rédiger un rapport qu’il doit ramener dans sa galaxie. Survolant la terre, trois jours durant, les deux esprits parcourent ainsi l’espace et le temps…

Ce sujet en or est évidemment le prétexte à une présentation haute en couleurs du monde, des aléas de son histoire… C’est aussi l’occasion d’un portrait touchant: celui des êtres humains, créatures vulnérables et attachantes, aux comportements parfois déroutants, qui doivent affronter, depuis la nuit des temps, leurs destins de mortels avec courage, tout en essayant d’être aussi heureux que possible.

Quelques extraits choisis:

-« Même achevée par la mort, la vie est une splendeur ».

-« Le temps emporte les hommes. Mais ils passent leur vie, leur vie si courte et si belle à penser à autre chose […]. A l’argent. Au travail. Au confort. Au plaisir. Au temps qu’il fait. Aux vêtements à porter. Aux gens qu’il s’agit de voir. Aux affaires à traiter. A toutes les règles du jeu. A presque rien et à tout.[…] Les hommes se débattent comme ils peuvent au milieu des pièges et des désastres qui surgissent de partout. Le monde est surtout un bonheur parmi tant de malheur. C’est une fête en larmes. C’est un échec radieux. Je savais qu’un jour ou l’autre mon histoire ici-bas allait finir assez mal et que j’allais mourir puisque j’étais un homme. J’ai fait ce que j’ai pu de cette stupeur ardente qui m’a été donnée sous forme de jours et de nuits, de forêts où me promener, de mers où me jeter, de mots à lire ou à écrire, de beauté et de rires. »

-« Aucune aventure humaine n’est une aventure solitaire. Les hommes sont liés entre eux par des liens innombrables. Aucun de ces liens n’est aussi fort que l’amour qui emporte en même temps les corps et les âmes ».

-« Rien de plus flou que l’amour. Ni de moins scientifique. Il n’est fait que de détails, d’accidents, de paradoxes, de surprises. Et de silences ».

-« Partir est un grand bonheur. J’ai beaucoup aimé partir. J’ai beaucoup aimé le monde. J’ai beaucoup aimé la vie. J’ai beaucoup aimé les femmes, les routes, les paysages. J’ai beaucoup aimé le plaisir. J’ai beaucoup aimé l’amour. »

-« Je cherchais dans mes souvenirs ce que j’avais aimé – Peut-être le monde lui-même. La vie, bien-sûr, mais plus encore le monde. Le monde et son spectacle […] J’aimais regarder le monde d’un peu loin, comme si j’étais de passage.  Et je l’étais en effet. Une sorte de touriste en vacances sur les plages de cette planète, dans ses collines, dans ses campagnes. […] Le monde est un théâtre. Nous y bâclons tous notre numéro sous les projecteurs de l’histoire. Nous récitons notre texte, on nous applaudit, on nous siffle et, après avoir fait de la figuration à peine intelligente dans la plus belle des pièces – un succès universel, un triomphe, un chef d’œuvre: l’histoire des hommes sur la terre – , nous rentrons à jamais dans les loges de l’oubli et de l’éternité ».

-« Il y a eu sur cette terre des machines à faire rêver qui ont laissé un nom dans la mémoire de ses hôtes. On les appelle les livres. »

-« Peut-être parce que chacun d’eux est lui-même une histoire, les hommes aiment à la folie qu’on leur raconte des histoires. Le monde n’est qu’une histoire où s’emboitent des histoires. La tienne, la mienne, la nôtre… »

-« L’important est de jouer avec notre destin pour nous distraire du temps qui passe et de détourner vers des voies de garage l’angoisse de notre condition […] Tout est histoire, les guerres, les maladies, les larmes, les souffrances, le savoir, l’inconscient, la mort […]. Il y a des histoires plus complètes, plus achevées, plus cohérentes que d’autres. On les appelle des chefs-d’œuvre. Le chef-d’œuvre le plus achevé, le plus cohérent, le plus complet, c’est l’histoire du monde dont les héros sont les hommes. »

-« La vraie gloire des hommes, ce ne sont pas les génies, les talents, ceux qui se distinguent des autres. La vraie gloire des hommes est ailleurs. Dans le silence, dans le travail, dans la patience, dans le courage. La vraie gloire des hommes, ce sont les hommes eux-mêmes, dans leur diversité et leur totalité. Les milliards et les milliards d’hommes dont les noms sont perdus mais dont la seule existence a fait marcher l’histoire.

Je profite de cet article pour ajouter quelques extraits d’autres livres écrits par Jean d’Ormesson et que j’aimerais vous faire partager:

-« Rien n’est plus proche de l’absolu qu’un amour entrain de naître. Le stupéfiant, le merveilleux, c’est que cet absolu nait du hasard ».(Dieu, sa vie, son oeuvre)

-« Souvent, je suis triste. Le monde n’est pas gai. Alors, je trompe mon monde en riant. La gaité est la forme de ma mélancolie ».(Un jour je m’en irai sans en avoir tout dit »)

-« Les hommes veulent d’abord survivre. Et tout de suite après, les meilleurs d’entre eux au moins, ceux qui font bouger l’ordre établi et qui laissent derrière eux des traces de leur passage, se désespèrent de voir leur vie se perdre dans les sables et tomber dans l’oubli. Ils veulent qu’elle prenne un semblant de sens. Alors, ils chantent, ils peignent, ils se servent de la terre ou du bois ou de la pierre ou de la toile ou du papier pour inventer des objets, ils font la révolution, ou des livres, ils laissent derrière eux des sortes de monuments. Ils souffrent et ils espèrent. Et ils regardent les nuages dans le ciel, l’eau qui coule, la mer si elle est là, les étoiles la nuit. Je crois qu’ils aimeraient tous savoir ce qu’ils font là. » ( Un jour je m’en irai sans en avoir tout dit).

-« Ce qu’il y a de plus remarquable dans l’histoire de l’univers, c’est que les malédictions ne tardent jamais longtemps à se changer en bénédictions. » ( Un jour je m’en irai sans en avoir tout dit).

-« Ce que j’ai aimé le plus au monde, je crois que c’était la vie.[…]. J’aimais beaucoup les matins, le soleil, la lumière qui est si belle. Et les soirs avec leurs secrets. Et les nuits aussi. Après les surprises et l’excitation du jour, je m’enfonçais dans l’absence avec une silencieuse allégresse. J’aimais beaucoup dormir. Et j’aimais me réveiller et aller me promener dans les forêts ou le long de la mer. » […] Il y avait dans cette attitude quelque chose d’audacieux: elle n’était pas répandue chez ceux de mon époque. Ils cultivaient leur refus et leur mauvaise humeur avec ostentation. […] Le bonheur d’être au monde que j’ai éprouvé avec tant de violence n’était pas très bien vu.[…] Il y avait du mal dans ce monde, le sang y coulait à flots, des mères cherchaient leurs enfants au milieu des décombres, l’homme allait peut-être disparaitre, victime de son propre génie, et il n’en finissait pas de souffrir. Est-ce que je l’ignorais? A côté des horreurs qui n’avaient jamais cessé de s’enchaîner les unes aux autres et en attendant les désastres qui ne pouvaient manquer de survenir, il y avait aussi des roses […], il y avait de jolies choses à lire, à voir, à écouter, de très bonnes choses à manger et à boire, des coccinelles pleines de gaité, de la neige sur les montagnes, des îles dans une mer très bleue.. »( C’était bien)

J’espère que ce choix vous donnera envie de replonger dans l’œuvre de cet enchanteur de la littérature et de la vie.

Et vous pouvez terminer par cette belle émission hommage  datant de Décembre 2017 (La grande librairie de François Busnel.)

-C’est « Épatant »!… dirait Jean d’Ormesson.

 

 

Riya Sokol: une artiste à l’origine de très beaux poèmes de gratitude qui circulent actuellement sur you tube.

Riya Sokol est une artiste, auteur-interprête, prônant de la plus belle manière les bienfaits de la gratitude. Elle nous invite à affronter cette période étrange avec courage et confiance. Dans mon dernier article, j’avais mis un lien pour aller écouter un poème illustré par de très belles images,(Thank you coronavirus), dit par Riya Sokol elle-même. Un regard clair, des messages simples, touchants, qui vont droit au cœur et à l’âme.

Depuis, elle a écrit un deuxième poème de gratitude qui s’appelle tout simplement « Thank you Coronavirus – part 2 », que je vous fait partager ci-dessous. J’aime sa voix,  extrêmement apaisante. Les textes sont bien écrits Ils sont toujours en anglais et ne sont pas traduits… Mais encore une fois, faciles à comprendre, surtout avec les images qui illustrent le propos, et cette voix qui touche directement, même si vous n’en comprenez pas tous les mots…

Traduction de certains passages de cette « prière » de gratitude:

« -Merci… Comme nous ne pouvons pas sortir, nous avons le temps d’ explorer notre vie intérieure…

L’angoisse, la frustration, le désespoir…

… Merci de nous apprendre comment gérer ces sentiments…

Oui, nous sommes terrifiés, mais nous ne pouvons plus fuir, et nous devons faire face avec courage. Nous devons continuer à respirer à travers ça… Une respiration après l’autre…

Nous apprenons à donner un sens à ce moment étrange et à apprécier les choses les plus simples, sans savoir de quoi demain sera fait.

Et face à cette peur dévastatrice, nous sommes là quand même…

… Merci de nous obliger à ne regarder que le moment présent. Tout le reste est incertain…

Le déconfinement (progressif) est prévu pour bientôt. Moment périlleux, s’il en est… Et autre ambiance… Certains sont très pressés de retrouver leurs vies d’avant. D’autres, plus inquiets de l’évolution de cette pandémie resteront prudents jusqu’à l’été, voire au delà… Mais quel que soit le comportement de chacun d’entre nous, n’oublions pas ce que tout le monde prétendait au début de  cette étrange crise sanitaire: « rien ne sera plus comme avant… Il y aura un « avant » et un « après » Coronavirus »…

Or, à voir cette folle envie de beaucoup de gens de retrouver coûte que coûte leur mode de vie d’avant, (on a tous vu à la télévision l’image de cette file de voitures faisant la queue pendant 3 heures lors de la réouverture d’un fast-food de la région parisienne… Comme si c’était la chose qui avait le plus manqué dans ce confinement!…), on ne peut s’empêcher de craindre que toutes les belles résolutions de changer nos habitudes de consommation ne s’envolent en fumée, en même temps que le retour à ce que beaucoup considèrent comme la « Normale »… Dès le lundi 11 mai, les bouchons vont reprendre aux abords des grandes agglomérations… Fini l’air pur…

… Fin de pause pour la terre et la nature?…

Alors ce dernier poème… « We need to trust »…

La folle vie d’un aventurier philosophe de 95 ans…Les rencontres étonnantes de la série suisse « Passe-moi les jumelles ».

J’ai découvert la nuit dernière sur you tube, une chaîne suisse proposant une série appelée « Passe-moi les jumelles ». Il s’agit de courts reportages nous permettant de rencontrer toutes sortes de personnes passionnées et passionnantes qui méritent vraiment d’être découvertes.

Souvent, ce sont des êtres qui, par leur mode de vie, leur métier, ou leur passion,  sont parvenus à suspendre le temps, chacun à leur manière. Des contemplatifs, des personnes simples, particulièrement inspirantes. Des hommes et des femmes aux destins à la fois un peu atypiques, qui nous montrent un autre visage de l’humanité, des manières de penser inhabituelles qui font plutôt du bien, en ces périodes troublées , où certaines de nos valeurs matérialistes sont remises en question. Des gens pour lesquels la vie intérieure semble essentielle, aussi…Le genre de chose qu’il nous est possible d’explorer plus en profondeur en ce moment…

J’ai particulièrement apprécié le portrait de cet aventurier philosophe de 95 ans, la jeunesse de son regard, sa philosophie… et celui de cette toute jeune femme pleine de vitalité qui a pourtant choisi d’entrer dans les ordres. Parce que pour elle, les gens qui sont dehors ne sont pas aussi « vivants »… Lorsque vous aurez vu le premier reportage, d’autres vous seront proposés, dans la série « Passe-moi les jumelles »… Des portraits d’artistes, d’agriculteurs, d’éleveurs, d’aventuriers, d’ébénistes, portraits de gens ordinaires … Pas si ordinaires… A vous de choisir ceux qui vous inspirent le plus… Mais ils nous offrent tous un petit moment d’évasion… et de réflexion sur nos propres valeurs, auxquelles il peut être bon de réfléchir…

 

 

« Sagesse et spiritualité pour les nuls »… Le livre qui m’accompagne dans cette étrange période de confinement: (Non, non, ne souriez pas: ce livre est très enrichissant…)

« Sagesse et spiritualité pour les nuls »… Le livre qui m’accompagne dans cette étrange période de confinement: (Non, non, ne souriez pas: ce livre est très enrichissant…)

La collection « …pour les nuls » et l’utilisation d’une certaine « vulgarisation » pour rendre toutes sortes d’enseignements abordables au plus grand nombre n’a pas une très bonne réputation… Surtout au sein d’une certaine élite intellectuelle… Et pourtant…

Il y a quelques années, déstabilisée par ce changement qu’a représenté l’arrêt d’une vie professionnelle riche d’expériences merveilleuses de toutes sortes, mais vécues à un rythme démentiel, j’ai éprouvé le besoin de ralentir, et de partir en quête d’une dimension un peu plus « spirituelle »dans ma manière d’appréhender la vie… Bien-sûr, j’avais déjà lu des quantités de livres sur la spiritualité, mais justement, je me perdais un peu dans toutes ces lectures, ces idées, ces philosophies, ces textes à connotation religieuse, dont certains me laissaient dubitative et dont les théories m’apportaient finalement de plus en plus de doutes et de questionnements.

Et puis j’ai trouvé ce livre dans les rayons d’une librairie: « Sagesse et spiritualité pour les nuls », écrit par Sharon Janis.

Bien-sûr, comme tout le monde, je connaissais cette collection… Qui n’a pas eu un jour un de ces livres dans sa bibliothèque? Il en existe sur TOUS les sujets!… Alors pourquoi pas la sagesse? J’avais besoin, à ce stade, d’une vue d’ensemble de tous ces concepts spirituels pour faire le tri entre les idées qui m’attiraient sur le sujet, et celles, au contraire, qui ne m’inspiraient pas du tout. La quatrième de couverture affirmait que l’ouvrage était accessible aux lecteurs de toutes confessions, comme à ceux qui n’ont pas de convictions religieuses… (je trouvais ça plutôt bien!), et proposait au lecteur de se familiariser avec les concepts religieux fondamentaux. Le livre s’appuie sur des notions issues de textes sacrés et permet de bien comprendre la différence entre la spiritualité et la religion, le Moi inférieur, le Moi supérieur et, entre autres choses passionnantes, la connexion corps-mental.

Et franchement, j’ai trouvé ce livre très enrichissant.

Comme je le fais toujours lorsque je lis un livre, j’ai souligné au crayon noir les phrases qui me plaisaient ou m’inspiraient (et il y en a eu beaucoup dans celui-là!). Je les ai recopiées dans un joli carnet et c’est ce carnet, pleins de la substantifique moelle de mes lectures préférées, qui m’accompagne aujourd’hui dans cette période étrange de confinement que nous traversons. Et j’aimerais vous faire partager ce soir, quelques extraits de ce livre qui est devenu un compagnon de chevet et une aide précieuse pour me réconforter dans ces moments difficiles…

Quelques extraits choisis pour vous:

-« Personne ne sait vraiment avec précision pourquoi nous sommes sur terre et en quoi consiste ce grand jeu qu’est la vie.

-« Le cheminement spirituel donne de nouveaux yeux pour regarder le monde:

                    – Derrière chaque joie et chaque peine, vous commencez à ressentir l’ivresse de la vie.

                    – Même lorsque vous êtes complètement seul, vous savez que vous ne l’êtes pas vraiment.

                    – Lorsque vous subissez une épreuve, vous comprenez qu’il s’agit d’une leçon que votre âme s’efforce d’apprendre.

-« Chaque instant de la vie a un sens. Chaque personne que vous rencontrez a un rôle dans votre vie ».

-« Imaginez le monde comme une école pour l’âme. Votre vie se compose d’expériences, d’épreuves et de leçons. Chaque individu a des leçons à tirer, qui dépendent de son histoire personnelle. Une leçon n’est pas une contrainte imposée; d’un point de vue spirituel, une leçon explique pourquoi vous êtes là et pourquoi vous vous êtes manifesté sous cette forme humaine avec les pensées, les émotions et les intuitions qui vous sont propres. Vous êtes nés dans des circonstances précises, agréables ou désagréables, parce que vous deviez en faire l’expérience pour apprendre les leçons nécessaires à votre évolution personnelle. »

-« L’univers est un ami qui vous met dans les situations nécessaires à votre évolution spirituelle. A chaque défi est associé la grâce de la surmonter pour aller plus loin ».

-« L’univers pourvoit continuellement à vos besoins – mais à sa guise, à son rythme et souvent de façon invisible et impénétrable ».

-« L’univers peut parler à travers n’importe quoi. Les messages divins peuvent provenir d’une émission de télévision, d’une chanson qui passe à la radio, d’un petit bout de conversation que l’on saisit au passage, ou d’une petite voix intérieure. Après avoir demandé l’inspiration divine, écoutez! »

-« Soyez ouverts et réceptifs face aux expériences que la vie vous propose, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, agréables ou pénibles. Servez-vous des épreuves comme d’un tremplin pour dépasser votre vision limitée de l’existence terrestre. Profitez-en pour essayer de voir ce qui se passe au-delà de cet étrange pèlerinage qu’est la vie ».

-« La vie comporte toujours des épreuves. Les luttes et les conflits sont compris dans le prix de notre croisière. Lorsque les difficultés arrivent, vous avez le choix entre deux réactions: laisser les émotions vous paralyser ou avoir un regard objectif. Même si une partie de vous cède à la tristesse, vous pouvez être conscient de cette autre partie de vous qui est un simple témoin de votre vie. »

– » La prochaine fois que vous êtes bouleversé, n’hésitez pas à pleurer un bon coup. La vie est difficile. Depuis votre naissance, vous avez déjà tellement fait, tous les jours, simplement pour survivre. L’amour apporte parfois la douleur, et tout ce à quoi vous tenez peut disparaitre et vous plonger dans la souffrance. La vie n’est pas tendre. Et vous êtes là, souffle fragile d’esprit pur, au beau milieu de ce cruel jeu terrestre. Pleurer est une façon de sortir du jeu, de connecter votre cœur à celui de votre être intérieur et à celui de Dieu. »

-« Vos pires erreurs sont parfois celles qui servent le mieux votre évolution spirituelle. Par conséquent, ne vous abandonnez pas à la douleur de la culpabilité et de la honte. Les regrets sont une entrave à l’avenir. »

-« Imaginez ce monde comme un jeu de société. Tous les évènements de votre vie et tous les aspects de votre personnalité sont autant de pions dont vous disposez pour jouer. Votre meilleur atout est d’être satisfait de ce que vous avez et de ce que vous n’avez pas. Avancez vos pions dans cet état d’esprit. Jouez sans vous soucier de gagner ou de perdre. Si vous profitez du jeu en vous adonnant au rire, aux larmes, à l’amour, à l’échec, à la gratitude et à l’évolution spirituelle, vous serez toujours gagnant ».

-« Quoique vous fassiez, faites-le en étant présent dans l’instant. Être pleinement concentré sur ce que vous faites, ne faire qu’un avec ce que vous faites : voilà le secret du pouvoir spirituel. La conscience de l’instant présent, c’est comme se trouver dans l’œil d’un cyclone. L’univers entier tournoie autour de vous, mais vous restez centré sur le pouvoir de l’instant présent. Vivre pleinement le moment présent est une sorte d’état méditatif. Votre mental s’apaise ».

-« Lâcher prise… et s’abandonner au flux de l’énergie universelle… La vie est toujours en mouvement et en évolution, comme le vent. Votre rôle est de suivre le mouvement sans rester prisonnier d’aucune période, que celle-ci soit agréable ou pénible. Chaque période a un sens et comporte un bénéfice potentiel.

         -les périodes de solitude peuvent vous aider à comprendre et à vous souvenir que vous n’êtes jamais seul.

          -les périodes d’amour empathique peuvent provoquer en vous un élan de force vitale, de passion divine et de tendresse.

          -les périodes de tristesse peuvent vous aider à puiser dans l’énergie de l’abandon qui accompagne les larmes.

          -les périodes de bonheur vous font profiter de la vie, augmente votre confiance en Dieu et vous rappellent l’intérêt de voir le monde avec les yeux du bonheur.

Si vous vivez pleinement chaque instant, vous serez capable de surfer sur les vagues de la vie ».

-« Cherchez l’inspiration à l’intérieur de vous-même et soyez à l’écoute de votre âme, qui est sans doute la meilleure fréquentation que vous puissiez avoir. Faites de votre âme votre meilleure amie. »

Et ceci n’est qu’un tout petit échantillon de propos choisis au fil des chapitres passionnants de ce livre. Et tellement réconfortant en ce moment… Sa lecture est une aide précieuse et simple pour partir à la découverte de sa vie intérieure et commencer à comprendre les principes fondamentaux de la spiritualité humaine.

***lecture vivement conseillée si votre âme et votre spiritualité vous intéressent…

En cette période difficile à traverser…

Le mot est lâché: nous faisons face à une pandémie mondiale… Et l’angoisse a très vite envahi la terre entière… De nombreux pays à travers le monde se sont figés dans la peur. Des millions d’êtres humains sont confinés chez eux, les plus chanceux dans leurs maisons avec jardin à la campagne, d’autres dans leurs petits appartements citadins. D’autres sont encore obligés d’aller travailler, la peur au ventre… Nous allons tous devoir faire face à beaucoup d’incertitudes et faire preuve de grandes facultés d’adaptation, de calme, de patience et de courage… aussi. Nos vies sont subitement comme suspendues… l’avenir est inquiétant, aussi bien sanitairement, socialement, qu’économiquement. Bien-sûr, certaines régions sont un peu moins impactées pour l’instant, parce que le confinement a démarré à un moment où les cas n’étaient que sporadiques. Mais dans l’Est et en région parisienne, la situation s’est très vite compliqué. Et nous nous surprenons à prier avec ferveur pour que nos soignants tiennent le coup…

La vocation de ce blog est d’offrir une vision belle et positive de la vie et d’en apprécier la beauté infinie… De vous inciter à retrouver et à cultiver vos facultés d’émerveillement. J’avoue que l’exercice est un peu compliqué aujourd’hui… Pas facile de publier un article foncièrement optimiste, lorsqu’on subit la menace de cet ennemi invisible, et lorsqu’on doit rester confiné chez soi, sans possibilité de se réfugier au sein de la nature dont je prône si souvent les bienfaits… Et surtout, difficile d’imaginer comment sortir sereinement de cette période si étrange, à l’issue incertaine et imprévisible…

Je me souviens de cette conférence prémonitoire de Bill Gates (à voir ici) , en 2015… Il s’était montré particulièrement visionnaire et disait déjà que la prochaine guerre que le monde devait craindre d’affronter ne serait pas une guerre nucléaire, mais plus probablement une pandémie mondiale déclenchée par un virus…. Et qu’aucun pays au monde ne semblait s’en préoccuper ni s’y préparer…

On dit parfois que c’est souvent lors de ce genre de grande crise, que certaines questions essentielles remontent à la surface:

-Y a-t-il un sens aux difficultés que nous traversons?

-Qu’est-ce qui est essentiel dans nos vies? Et surtout, au delà du malheur qui s’abat sur nous, Y-a-t-il quelque chose de positif qui peut sortir de tout cela? Un enseignement?

-Doit-on y voir comme une sorte de message de l’univers à l’humanité toute entière? Un avertissement?…

Les drames peuvent être des tremplins pour prendre conscience de certaines choses, remettre en question nos habitudes, comprendre nos erreurs, reconsidérer nos priorités, et identifier ce qui est fondamental dans nos vies et ce qui ne l’est pas. Encore faut-il en prendre conscience… On entend souvent dire qu’il y aura un « avant » et un « après » Coronavirus. Et quelque part, il faut l’espérer… Parce qu’il y a tant de choses à changer dans nos mentalités et dans nos modes de vie… Pensez-y…

Parmi  les dizaines de messages reçus de toutes parts, j’ai choisi de vous faire partager Cette vidéo qu’une amie m’a fait parvenir et que je trouve assez réussie. Ce film très court nous fait prendre conscience de certaines choses que nous devons bien admettre sur notre fonctionnement et sur certains aspects de l’humanité. Il est en anglais, mais assez facile à comprendre (avec quelques bases…). Et son propos est tellement juste. Si ce virus pouvait nous permettre de réévaluer ce qui est important dans nos vies et ce qui ne devrait pas l’être!…

Pour ceux qui sont confinés chez eux, il va falloir essayer d’utiliser ces semaines (voire ces mois) à vivre autrement. Je vous conseille de ne pas rester branchés en permanence sur les infos angoissantes qui passent en boucle sur nos écrans. Une demi-heure par jour est une dose suffisante. Il ne sert à rien de s’angoisser pour des choses que l’on ne peut pas contrôler. Essayez plutôt de vous concentrer sur ce que vous pouvez contrôler et de vous ancrer dans le présent. L’important, c’est de rester confiné chez soi au maximum pour éviter la saturation des hôpitaux.

Alors puisque les voyages sont impossibles, il nous reste la possibilité d’entreprendre un voyage intérieur, de partir vraiment à la découverte de ce qui nous habite. De méditer, ou d’apprendre à le faire. De se relaxer en visualisant des paysages que nous aimons ou d’en imaginer de nouveaux. De lire… beaucoup… De créer (pour ceux qui ont une âme d’artiste… ou qui ignorent encore qu’ils en ont une…). De bricoler. De jardiner, si on a la chance d’avoir un jardin. (C’est aussi une forme de méditation). D’écrire ce que l’on ressent aussi, pourquoi pas? Ou simplement écrire aux gens qu’on aime. Bref, continuer à vivre, différemment certes, mais vivre quand même. Pour que ces mois à venir ne soient pas « perdus », mais fassent partie intégrante de notre expérience de vie, dans toute sa diversité, avec ses moments merveilleux, agréables, joyeux, inoubliables, mais aussi avec ses épreuves à traverser et à surmonter… C’est la totalité de toutes ces expériences humaines qui constitue la richesse de nos vies… et de nos âmes.

Alors, Courage à tous!… L’humanité va traverser cette épreuve comme elle en a traversé d’autres.

Et pendant ce temps, la terre respire un peu… et nous observe.

Citation du jour: extrait du livre « Si j’étais Dieu » de Barjavel.

« Le combat que l’homme mène pour un bonheur futur l’empêche d’être heureux aujourd’hui. Le bonheur de demain n’existe pas. Le bonheur, c’est tout de suite ou jamais. Ce n’est pas organiser, enrichir, dorer, capitonner la vie, mais savoir la goûter à tout instant. c’est la joie de vivre quelles que soient l’organisation et les circonstances. C’est la joie de boire l’univers par tous ses sens, de goûter, sentir, entendre, le soleil et la pluie, le vent et le sang, l’air dans les poumons, l’outil dans le poing, dans l’œil le ciel et la marguerite. Si tu ne sais pas que tu es vivant, tout cela tourne autour de toi sans que tu y goûte, la vie te traverse sans que tu retiennes rien des joies ininterrompues qu’elle t’offre. »

« Faire des pauses pour se (re)trouver. » Le bon moment pour lire ce livre de Anne Ducrocq. Ed Leduc pratique, (et en livre de poche également.)

Nous traversons en ce moment une période un peu angoissante d’épidémie qui peut donner envie à certains d’entre nous de moins sortir et de rester tranquillement chez eux, (du moins lorsqu’ils ne sont pas obligés de sortir pour aller travailler)… J’avoue que j’ai tendance à faire partie de ceux-là… En plus, la météo n’étant pas très clémente ces jours-ci, l’envie de faire de grandes ballades à la campagne est moins grande. C’est donc le moment idéal pour lire, écrire, peindre, créer… réfléchir…  et se ressourcer (au moins le temps du week-end, pour ceux qui travaillent!..)

Cette étrange période que nous traversons peut devenir un moment propice à l’introspection et à la réflexion, auxquelles on laisse généralement peu de place , dans nos vies trop souvent surchargées d’activités.

41IB4ZES3LL._SX347_BO1,204,203,200_Je viens de retrouver ce livre, publié en 2018 et sur lequel j’avais écris un article à cette époque: « Faire des pauses pour se (re)trouver », écrit par Anne Ducrocq. Je trouve le moment idéal pour revenir dessus et mettre en pratique les idées très intéressantes qui y sont développées sur l’importance de faire des pauses dans nos vies survoltées. Il fait partie de ces livres qu’il est bon de garder précieusement pour s’y replonger régulièrement.

Voici de quoi il s’agit:  nous vivons dans un monde qui nous laisse peu de temps pour réfléchir, peu de temps pour nous exprimer, peu de temps pour nous arrêter. L’auteur nous donne des pistes pour faire cesser ce mouvement de remplissage qui nous avale comme une spirale. « On ne cesse de faire des pleins: plus de travail, plus de divertissements, plus de vêtements, plus d’appareils technologiques, plus d’amis, plus d’amants, plus de voyages, plus de sport… » . Ce monde tourne trop vite. Anne Ducrocq nous propose de nous retirer de l’agitation du monde, SEUL, pour quelques heures ou (encore mieux) pour quelques jours, afin de renouer avec notre dimension intérieure. Et son livre est un véritable guide pour organiser et profiter au maximum de ces sortes de « retraites spirituelles » solitaires, indispensables pour se recentrer sur l’essentiel.

Bien-sûr, certains peuvent rétorquer que tout le monde n’a pas un tempérament d’ermite, ni une semaine devant soi, ni la chance de vivre à la campagne. Mais une seule journée de pause peut déjà faire beaucoup de bien.

Le livre nous explique clairement et simplement l’importance de telles retraites, le moyen de les aborder le mieux possible, et d’en comprendre les bienfaits…

Quelques extraits choisis pour vous

-« Faire le vide, de pensées, d’activités, de projets, de relations, d’obligations, est une expérience qui porte des fruits à nulle autre comparables.

-« Il est urgent de revenir à soi, à un « chez soi », et de cesser d’habiter chez l’autre et ce qu’il pense, ce qu’il va dire, ce qu’il va faire… Ces autres qui nous cannibalisent sont nombreux. Nous sommes enfant de, époux ou épouse de, mère ou père de, secrétaire de, directeur de… même le sans-emploi célibataire sans enfant sera toujours le voisin ou l’ami de quelqu’un. On a trop tendance à vouloir plaire, s’adapter,se défendre… Pour celui qui mène tant de vies en simultané-amoureuse, familiale, professionnelle, amicale, associative, politique, religieuse…-, s’offrir un temps rien que pour soi n’est pas un luxe, mais une nécessité dont il n’a pas suffisamment conscience.

– » Pour plusieurs jours de retraite personnelle, nous alternerons des moments centrés sur notre corps (relaxation, repas, marche, repos), d’autres sur notre psyché ( activités créatives, artistiques, culturelles, intellectuelles, introspection, réflexion), et d’autres, enfin, rien que pour nourrir notre esprit (méditation, contemplation, communion avec la nature). »

-« Comme les moines; nous devrions essayer d’éviter de penser à l’activité suivante. Concentrons-nous au contraire sur le moment présent. Attachons-nous à ce que nous sommes entrain de faire. »

-« La plupart d’entre nous n’avons pas reçu d’éducation à la voie solitaire. On a perdu l’habitude de s’ennuyer, on préfère fuir. […] Pourquoi craint-on à ce point de faire l’expérience de l’ennui? C’est pourtant une belle rencontre, souvent étonnante… »

-« Il faut apprendre à apaiser notre mental. […] Notre incapacité à nous arrêter de penser est un véritable poison. La pensée n’est qu’une image mentale, une interprétation du réel. »

Sur l’écriture

– » Une retraite spirituelle est un temps idéal pour descendre dans le puits des mots enfouis, des non-dits, des merveilles oubliées ou jamais partagées. […] Je me régale de ces journées entièrement dédiées à l’écriture. J’entre dans un autre temps que celui des horloges, comme quand on peint, quand on sculpte… Je suis prise par l’enchantement de l’écriture et de la vigilance qu’elle exige. Écrire, aimer écrire, savoir écrire est l’un des plus beaux cadeaux que la vie m’ait fait. Cela me console de tout. »

Évidemment, le thème de l’émerveillement m’a interpellée…

-« L’émerveillement, c’est un moment d’éclaircie, un état de stupeur: on croyait les choses finies, limitées, et l’on s’aperçoit qu’elles commencent, que tout rebondit » (citation de Bertrand Vergely).

-« S’émerveiller du plus extraordinaire au plus banal, c’est introduire une fêlure dans l’ordre du temps; un étonnement, un trouble, une joie, une émotion s’y glisse. Exister suffit. S’émerveiller, c’est se réveiller intérieurement […]. Il faut laisser monter en nous cet enthousiasme qui est capable de transformer de fond en comble le quotidien. Ce qui nous fait mourir, ce n’est pas la mort, c’est de ne pas vivre. »

-« La vie n’est pas une quantité mais une qualité! S’émerveiller, c’est revenir sur Terre habiter le monde tel qu’il est et le trouver bon. »

-« La nature est par excellence un lieu de rencontre avec le sacré ».

-« Il ne faut jamais hésiter à s’offrir un moment de contemplation de la beauté […]. Dessiner, peindre, faire des collages, faire un bouquet… »

L’ouvrage contient également des conseils de lectures et de films à découvrir pour élargir l’expérience, pendant ces périodes de retraites spirituelles…

Lecture vivement conseillée***.