Vosges: La mythique route des crêtes et ses alentours.

Aujourd’hui, je vous emmène à la découverte de la route des crêtes vosgiennes.

Cette route, a été construite pendant la guerre de 14-18, pour ravitailler les troupes au combat. Il ne faut pas oublier que ces montagnes et forêts magnifiques ont été le théâtre de batailles sanglantes au cours des deux dernières guerres mondiales et des milliers de soldats sont tombés ici. D’ailleurs, de nombreux cimetières militaires et monuments peuvent être visités dans toute la région.

La route des crêtes, longue d’environs 80 kilomètres part de la ville de Saintes-marie aux mines et va jusqu’à Cernay. Elle est fermée l’hiver et n’est ouverte généralement que de la mi-avril à la mi-novembre.

J’aimerais vous faire partager mes plus belles émotions et découvertes sur, et autour de cette route devenue aujourd’hui une des plus belles routes touristiques de France.

Je commence par la rencontre qui m’a le plus touchée: celle d’un magnifique chamois, au poil étincelant dans les dernières lumières du soleil couchant, tout en haut du Rothenbachkopf. (chemin facile d’accès au départ d’un petit parking de la route des crêtes).

Le GR5 : Le tracé du GR 5 longe et souvent surplombe la route des crêtes. Ces chemins qui vont du Gazon du Faing jusqu’aux hautes chaumes de Rottenbach en passant par le sommet du Honneck sont vraiment ceux que j’ai le plus aimés. Pas trop difficiles (en prenant soin d’éviter les variantes plus sportives) et pourtant magnifiques et pleins de vues pittoresques sur les hautes chaumes, les lacs et les fameuses forêts de sapins vosgiens…

vue sur les hautes chaumes de Rottenbach depuis le sommet du Honneck
Vue sur la ferme-auberge du sommet du Honneck
vue sur le lac Blanc depuis le GR5
La route des crêtes
Depuis le sommet du Rothenbachkopf, juste là où j’ai rencontré le chamois.
La route des crêtes traverse aussi des forêts de sapins immenses…
Vue sur le lac de Blanchemer depuis la Route des crêtes, après un saupoudrage neigeux…
Vue sur le grand ballon depuis la route des crêtes et plus précisément depuis la ferme-Auberge Freudstein où j’ai dégusté une tarte aux bribelles (spécialité de la région) et où j’ai rencontré quelques vaches bien attachantes…et très assoifées…

A côté de la Route des crêtes, plusieurs endroits m’ont aussi charmée:

-La tourbière de Lispach: un endroit tellement propice à la contemplation…

les lacs de Longemer, Retournemer, Blanchemer, Lac Blanc, lac Vert… et Lac des corbeaux… entre autres… Il y règne une atmosphère paisible et tranquille bien appréciable dans notre monde moderne si destabilisant…

Château du Haut Koenigsbourgh

Un peu à l’écart de La Route des crêtes, j’ai bien aimé ma visite du château du Haut-Koenigsbourgh.(côté Alsace).

Il a fière allure, ce château de pierre rose accroché au sommet de son avancée rocheuse adossé au massif vosgien, et surplombant toute l’immensité de la plaine alsacienne… Mais c’est l’histoire de sa reconstruction que j’ai trouvé très intéressante.

Guillaume II, dernier empereur germanique, voulait ressusciter l’époque des chevaliers et offrir au Moyen-âge un véritable musée. Il fait l’acquisition du château (complètement en ruines à l’époque) et commence les travaux immédiatement. Il confie ce chantier colossal, achevé en à peine 8 ans, à un jeune architecte berlinois, Bodo Ebhadt. Toute l’histoire de ce chantier unique est parfaitement illustrée dans une exposition, à l’intérieur du château. Dès l’attribution du chantier à Bodo Ebhardt, les critiques fusent. Ces polémiques sont évidemment orientées contre le symbole politique que devient le Haut-Koenigsbourg entre les mains de l’empereur allemand. Parce qu’en vérité, Bodo Ebhardt, spécialiste des châteaux forts,s’appuie sur des principes très rigoureux de restauration.Il consulte et interprète de nombreux textes d’archives. Le résultat, il faut bien le dire, est remarquable…

Les forêts de sapins des Vosges (et les vrais bonbons des Vosges aux essences de sapin-INCONTOURNABLES!…)

Que dire sur ces forêts splendides sans reparler encore des bienfaits des bains de forêts? S’y promener procure un bien-être quasi immédiats… On le ressent physiquement, viscéralement, psychologiquement et spirituellement.

Enfin, je vous propose de visionner ces quelques images publiées sur ma chaîne YouTube en cliquant sur le lien « regarder sur YouTube:

Laisser un commentaire