Stage « art et spiritualité » à Vezelay. Rencontre avec Frédérique Lemarchand

Pour comprendre mon envie de suivre ce stage et de rencontrer Frédérique Lemarchand, je vous propose de visionner d’abord cette interview qui permet de découvrir cette jeune femme incandescente et son parcours de vie à la fois bouleversant et miraculeux. S’en remettant avec confiance à celui qu’elle appelle « le grand semeur de destinée », elle y raconte son étrange parcours avec force,  simplicité, et même, quelquefois, avec beaucoup d’humour…Visionnez les 20 minutes de ce témoignage (c’est vraiment important!… Vous allez voir: ça décoiffe!…), et seulement ensuite…revenez à cet article…

En cherchant davantage de renseignements sur Frédérique Lemarchand, j’ai donc trouvé un article annonçant ce stage « art et spiritualité » organisé par le forum 104, animé par Frédérique elle-même, à Vezelay,  du 13 au 15 Décembre.

Pour moi, la création artistique est une activité à la fois sensorielle et spirituelle. Particulièrement impressionnée par ce témoignage et par la personnalité de Frédérique Lemarchand, j’ai donc été tout naturellement très attirée par l’idée de m’inscrire à ce stage mêlant peinture et spiritualité. Une de mes meilleures idées récentes!..

Pas facile de décrire fidèlement le ressenti intime de mon expérience… Il est des rencontres qui vous font faire des bonds en avant dans votre évolution spirituelle, des personnes qui savent ouvrir des portes de lumière sur votre chemin, et nourrir votre âme avec les choses dont elle a besoin, juste au bon moment… Frédérique est une de ces personnes.

Photo de Frédérique Lemarchand, extraite de son site

 

Lumineuse, donc… Courageuse, rescapée étincelante, touchée par la grâce, intense, voire incandescente, lorsqu’elle parle de son Dieu solaire, revivifiante, et apaisante en même temps, une âme belle, constituée d’or et de diamant pur… Incarnation bouleversante …

Difficile d’expliquer concrètement ce que Frédérique Lemarchand est capable de vous apporter en deux petits jours… Tout simplement, parce que c’est une expérience personnelle qu’il faut vivre soi-même pour en saisir toute la richesse et la portée spirituelle. En fait, je crois que ce qui m’a touchée, c’est qu’elle parle de « Dieu » comme j’ai toujours eu envie qu’on m’en parle… Loin des dogmes, des systèmes et des doctrines religieuses. Elle, parle d’Amour, de confiance, de gratitude.

Le stage a débuté par une découverte de la calligraphie hébraïque. Le but premier de mon inscription étant surtout de rencontrer Frédérique elle-même, de découvrir son art et sa façon de le pratiquer, j’abordais donc ce chapitre un peu dubitative… Mais avec curiosité et confiance quand même, me disant que cela devait faire partie d’un cheminement nécessaire à la compréhension de la suite du stage. Parce qu’elle est née des textes sacrés, la  calligraphie est un art sacré. Complètement novice en la matière, j’ai découvert l’utilisation du Calame, l’outil  avec lequel on trace les lettres, dans le souffle de la respiration. Toute une philosophie se cache derrière chaque trait. D’après les maîtres de la calligraphie hébraïque, la pratique est intéressante parce qu’elle est « révélatrice de la façon dont nous mettons en œuvre ou non les forces de vie en nous ». Frédérique considère que c’est la connaissance des lettres hébraïques, auxquelles elle a été initiée par Annick De Souzenelle, qui lui a permis de retrouver « le vivant du verbe », et l’a ressuscitée à la vie. C’est une force de vie qu’elle a aujourd’hui envie de transmettre aux autres.

Mais je ne cache pas que le meilleur moment du stage pour moi, a été le spectacle de peinture en direct, offert par Frédérique en communion avec l’improvisation musicale du jeune musicien qui l’accompagnait, Albin. Au début, elle est assise dans la pénombre, en méditation devant une grande toile blanche. Elle se lève, un pinceau dans chaque main (une main pour le feu, l’autre pour l’eau). Puis doucement, elle commence. Il s’agit de faire entrer en résonance les particules de peinture, avec la texture sonore de la musique,  dans une sorte de danse amoureuse, dans laquelle elle entraine nos âmes avec la sienne. En peignant, Frédérique entre dans une forme de prière, calant sa respiration au geste.

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Et le lendemain, ce fut notre tour de nous livrer à l’expérience… Première tentative de descente dans les profondeurs de l’âme… Ce n’est pas rien. « Il faut accepter de se perdre, de se mettre face à nos peurs pour mieux se trouver ». Ce qui compte, ce n’est pas le résultat qui est sur la toile à la fin… Le résultat est bien ailleurs… Ce qui compte, c’est  » la manifestation de la lumière en nous ».

Il m’en reste… L’envie de renouveler l’exercice, sur une toile encore plus grande… Et d’aller encore plus loin.

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Deuxième descente…

Frédérique Lemarchand ajoute l’écriture à sa vie. Elle a écrit « Le cantique du cœur », un livre dans lequel elle raconte son chemin de vie avec un style très personnel. Je vous en ai choisi quelques extraits qui me touchent particulièrement:

– » Je comprend vite que la création est mon langage le plus élevé. Créer est mon verbe. Peindre répond à tout mon désir d’aimer. Un amour qui aime sans se lasser d’aimer ».

– » Je traverse ma vie comme mon œuvre, les bras grands ouverts »

– » Je peux déconcerter les religieux comme les agnostiques et les athées, prisonniers de leurs certitudes au sujet du feu sacré qu’ils n’ont, pour la plupart jamais touché »

– » En peignant j’y retrouve ma folie d’amour. J’aime ce qui est libre, ce qui respire, vibre et rayonne ».

Des mots qui résonnent en moi. J’aime son vocabulaire inhabituel… Les fulgurances de son style…

Enfin, même si le village de Vézelay lui-même n’est pas le sujet principal de cet article, je vous conseille de le visiter. La basilique Sainte Madeleine, haut-lieu de la spiritualité, est une merveille architecturale qui vaut le détour… (J’avais déjà écris sur ce blog un article sur Vézelay en 2018). La saison hivernale, permet de profiter pleinement de la paix offerte par  » la colline éternelle »… C’est ce que j’ai fait dès mon arrivée sur place. Seule, dans l’immense basilique, vaisseau de pierre blanche et de lumière, avec pour seul compagnon le bruit du vent contre les murs.

Et comme « regarder ne suffit pas pour voir »(comme il est indiqué sur leur brochure), si vous voulez vraiment entrer dans cet univers d’harmonie et comprendre ses lois, je vous conseille, comme nous l’avons fait au début du stage, de commencer votre visite par une halte à « La maison des visiteurs ». Des guides très compétents vous feront découvrir le savoir-faire des artisans et des moines bâtisseurs de l’époque, et comment ils  « dialoguaient » avec le soleil. Avec une maquette restituant la course du soleil sur la basilique au solstice d’été et au solstice d’hiver, ils vous feront comprendre l’approche symbolique de la lumière dans la conception de la Basilique. Et pourquoi on peut dire qu’elle contient véritablement l’univers… L’homme fait partie de l’univers; il vit en symbiose avec lui.

Ils vous aideront aussi à décrypter les messages intemporels des images sculptées en haut des chapiteaux. Car la construction entière de la Basilique est une métaphore de la rencontre de l’homme avec la lumière. Elle nous porte le message que, même au cœur des ténèbres, la lumière peut toujours briller pour chacun de nous.

Ci-dessous, la maison Saint Bernard, la belle demeure de caractère dans laquelle nous étions accueillis pour la durée du séjour.

Enfin, voici un lien vers le site de Frédérique Lemarchand… Si l’aventure de ce stage vous tente… Vous y trouverez, au chapitre Actualités, toutes les dates de stages prévus un peu partout en France, ainsi que des reportages filmés passionnants sur Frédérique, des explications sur ses spectacles de peinture en direct et une galerie de photos de ses œuvres.

Pour terminer, je vous fait partager ce que je retiens de cette première rencontre avec Frédérique:

-« Cette incarnation est notre trésor… »

– » Les épreuves ne nous sont pas données pour nous écraser ou nous punir, mais comme force d’apprentissage. »

– » Il faut choisir de consentir à ce qui s’offre à nous… Ne pas résister à son destin, mais plutôt s’ouvrir à toute expérience qu’il nous est donné de vivre. »

 

 

 

 

 

 

 

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